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(fr) Monde libertaire # 1459 - 14 au 20 décembre 2006

Date Thu, 14 Dec 2006 11:13:16 +0100 (CET)


« Le mot même de travailleur ne suppose-t-il pas qu?il y a ceux qui ne
travaillent pas? »
T-Bone Slim

*** Le sommaire :
La croissance contre l?emploi, par M. Lhourson, page 3
Lettre à un juge, par J.-M. Raynaud, page 5
L?autruche dans toute sa splendeur, par F. Ladrisse, page 5
Brèves de combat, page 6
Kessler le gros porc, par P. Schindler, page 7
RESF, par J.-P. Fournier, page 9
Le chavisme, par C. Reeve, page 11
Oaxaca en lutte, par Fred, page 14
Lâches intellectuels, par J.-P. Tertrais, page 15
Un cadre de rêve, par C. Cetti, page 18
Merci au Pentagone, par Nestor Potkine, page 20
Les amis de Radio libertaire, page 21
Radio libertaire, page 22
Agenda, page 23


*** L?éditorial :

Il y a 2007 ans, nul ne pouvait encore se douter qu?il allait se produire
dans les jours qui suivaient un événement à partir duquel plus rien ne
serait comme avant. Un événement pourtant des plus naturels qui fera
référence dans l?histoire de l?humanité. Il y aura désormais un avant et
un après. Cet événement est la naissance d?un enfant, le dénommé Jésus, né
au milieu des chèvres sur de la paille souillée. Jusque-là, on se demande
bien ce que cet événement peut avoir de si particulier. Et bien,
voyez-vous, ce qu?il faut savoir, c?est que sa mère prénommée Marie l?a
mis bas alors qu?elle était encore vierge. Bon, je vous entends déjà
douter, bien sûr que cela est «impossible » et que l?acte de procréation
qui a eu lieu était sans doute trop ignoble pour qu?elle ose le raconter.
La femme, de tout temps, n?a pu vivre sa sexualité en dehors de la volonté
de l?homme à qui elle doit s?abandonner et dont elle doit satisfaire
toutes les envies ; que de tout temps, elle a subi des violences ignobles
de la part des hommes et que toujours il a été difficile pour elle d?en
parler, car c?est la femme qui est toujours jugée par l?opinion publique.
Et puis, de tout temps, dans bien des sociétés, la femme vierge a toujours
été l?objet de nombreux fantasmes.

Finalement, dans cette histoire, son vrai silence et sa « virginité »
arrangeaient bien tout le monde, de Joseph aux fous de dieu. Ceux-ci y ont
vu, comme ils l?ont toujours fait, un silence honteux ou de la misère
humaine à exploiter à leurs fins et, encore une fois, cela n?était pas
pour déplaire ni à Joseph ni aux autres.

Ainsi, dans quelques jours, c?est Noël, c?est la nouvelle année, c?est des
bonnes résolutions, bref, l?espace de quelques jours on oublie les
promesses non tenues de l?année d?avant et on recommence. C?est des
cadeaux, c?est de l?argent jeté par la cheminée et finalement la même
misère dès le matin de la Saint-Sylvestre, où rien n?aura changé.

Alors, bien sûr, que vive la fête, mais comme rien n?a changé, il y aura
toujours les mêmes qui mangeront du caviar et les mêmes qui passeront la
nuit sous un pont.

L?équipe du Monde libertaire profite tout de même de ce non-événement pour
prendre ses congés. La semaine prochaine, vous trouverez le hors-série de
votre journal, qui restera dans les kiosques pour trois semaines.

Et comme rien ne change, on se retrouvera le jeudi 11 janvier pour un
nouveau numéro.


*** Et en prime un article :

La croissance contre l?emploi

SI JE VOUS DIS: « Dieu est amour », vous me rirez au nez. Vous objecterez,
avec quelque raison, que, pour commencer, Dieu n?existe pas. Que, quand
bien même son existence pouvait être acceptée (et, ajouterez-vous, ce
n?est pas le cas), rien en l?état actuel de la science ne vient corroborer
une affirmation selon laquelle il serait amour, haine, soupe à l?oignon ou
n?importe quoi d?autre. Vous citerez Bakounine, certainement, au passage.

Vous m?accuserez ensuite d?avoir voulu, par la juxtaposition (injustifiée,
selon vous!) d?un mot chargé d?affect positif, et la répétition d?une
formule lustrée par la patine des siècles, passer en contrebande mon Dieu
infect. Puis vous me sommerez de me rétracter, en me laissant entendre
sans équivoque qu?un recours aux voies de fait est tout à fait
envisageable.

Maintenant je vous déclare: « La croissance crée l?emploi. » Je vous
abuse, bien sûr, tout pareil. Pourtant, vous ne dites pas grand-chose.
L?économie, c?est compliqué.

Et puis on nous le répète matin, midi et soir à la télé. Si tous les
politiques, tous les économistes, tous les journalistes le disent? À la
limite, c?est plutôt ça qui vous foutrait un doute: si tous les
politiques, tous les économistes, tous les journalistes le disent, c?est
sûrement une arnaque. Oui, vous avez raison, c?en est une.

Une première remarque, de bon sens. Le produit intérieur brut (PIB) est un
instrument de mesure de la production. Il nous informe sur un « résultat
», celui des heures passées à l?atelier ou au bureau, celui du travail. Si
nous travaillons plus, ou plus nombreux, ou plus intensément, ou de
manière plus efficace, le PIB augmente; dans le cas inverse, il diminue.

Autrement dit, la croissance est la résultante de l?emploi, corrigée par
la productivité, et non l?inverse. Si ce résultat peut devenir une cause,
ce n?est que dans l?usage qu?il peut être fait du produit supplémentaire
dégagé par le travail, chacun, par exemple, travaillant moins pour une
même rémunération.

Mais c?est oublier que le capitalisme n?est pas seulement un mode de
production. C?est aussi un régime d?exploitation. En haut de l?échelle, le
patronat s?empare pour son usage de la part du lion ? nous verrons ce
qu?il en fait; en bas, il est difficilement concevable de se contenter de
« la même » rémunération, puisque celle-ci suffit à grand-peine à
satisfaire les besoins de base. Les « fruits de la croissance »
n?échappent pas ? par quel miracle? ? à la lutte des classes: se les
approprie qui est assez fort pour les prendre.

Les capitalistes en jouissent à leur aise, en ces temps d?hiver
prolétarien. Et, donc, ils capitalisent, ils investissent, ils
modernisent, ils restructurent? et ils licencient (1). La croissance, par
le mécanisme de la concurrence et la recherche de productivité, porte en
elle les mutations techniques qui détruisent l?emploi humain. Les bras
ainsi désoeuvrés sont supposés trouver à s?employer, et venir accroître
encore la production.

En second lieu, l?instrument ne nous renseigne pas du tout sur la «
qualité » du résultat, c?est-à-dire la capacité de ce qui est produit à
répondre de manière efficiente à un besoin. Produire des milliers de
tonnes d?acier et les transformer, mettons, en un porte-avions dont
l?utilité est douteuse, compte tout autant que créer la même valeur en
logements, vêtements, nourriture ou objets de plaisir. Mieux: quand le
funeste instrument donné des preuves de son efficacité, la reconstruction
des routes, ponts, bâtiments et autres sera, de nouveau, comptée dans le
PIB.

Cette question de qualité a des implications plus quotidiennes.
Permettez-moi, en guise d?exemple, d?emprunter un détour. J?ai chez moi
quatre chaises. J?en tiens deux de ma grand-mère, quelques morceaux de
bois emboîtés et collés. Celles-là servent depuis un demi-siècle, et je
n?hésite jamais à monter dessus pour changer une ampoule. Les deux autres
me viennent de mes parents, qui les ont achetées à la fin des années
soixante: tube d?acier et formica, elles ne tiennent qu?à un fil et nul ne
se hasarderait dessus autrement que sagement assis. Elles n?ont que trente
ans et vont vers leur trépas. Ces meubles correspondent tous à la
catégorie de ce qu?un ménage sans grands moyens pouvait se payer à
l?époque où ils furent achetés. L?équivalent moderne se trouve dans les
grandes surfaces parfois scandinaves. Leur valeur marchande est en gros
identique, leur valeur d?usage nettement inférieure de génération en
génération. Ils durent infiniment moins et cela ne doit rien au hasard.

L?ennemi de la production de masse, c?est la saturation du marché qu?elle
porte en elle. La diffusion de biens durables, dont l?usage se perpétue
dans le temps, cesse d?être envisageable à mesure que les investissements
nécessaires à la production augmentent. Si une usine peut produire un
million de chaises, alors il faut vendre un million de chaises. Si une
chaise dure cinq ans au lieu de vingt, alors on en vendra quatre fois
plus. Et l?usine sera rentabilisée quatre fois plus vite. La logique de
croissance impose, paradoxalement, de satisfaire de moins en moins bien
les besoins à mesure qu?on est capable d?en satisfaire plus.

La formule « la croissance crée l?emploi » est vicieuse à plus d?un titre.
Non contente d?être une insulte à la raison et à la statistique, elle
passe, en contrebande comme le Dieu malpropre du début, l?idée que la
production vaut pour elle-même, indépendamment de sa capacité à satisfaire
les besoins humains. Elle affirme que l?emploi tel qu?il est, aussi
inutile, aussi nuisible ou aussi pénible soit-il, est désirable.

Une société sainement construite s?inquiéterait de répondre aux besoins
des individus qui la composent, en fonction non seulement des capacités
techniques et des limites naturelles, mais aussi de la bonne volonté des
intéressés à se soumettre au travail. Rompre avec la croissance, c?est
remettre l?économie à l?endroit, au service des êtres humains, c?est
choisir de consacrer moins de temps au labeur. Produire moins et vivre
mieux. Les possédants mènent la Terre à sa ruine et l?humanité à sa perte.
Ils nous usent dans une course sans fin et sans raison. Nous pouvons leur
arracher les moyens de production, reprendre le monde à notre compte.

Max Lhourson

1. Une part de l?investissement file aussi vers les pays dits « émergents
», où elle sert à bâtir et faire tourner des bagnes sans nom. On pourrait
croire que l?emploi perdu « chez nous » se retrouve là bas, peut-être
multiplié. C?est oublier que le phénomène s?accompagne des mêmes
transformations que celles qui ont bouleversé l?Europe: destruction des
structures sociales rurales traditionnelles, prolétarisation massive et
paupérisation en conséquence. Si l?on admet même que ces pays connaîtront
un développement comparable à celui de l?Occident ? ce qui est peu
probable étant donné la finitude des réserves énergétiques et minérales de
la planète ? rien ne laisse imaginer que les restructurations que nous
avons connues ici leur seront épargnées. Déplacer les problèmes n?a jamais
été les régler.


Le PIB

Quand on parle de croissance, c?est à l?évolution du Produit intérieur
brut, qu?on s?intéresse. Ledit PIB est, selon le Dictionnaire d?économie
de C.-D. Échaudemaison, l?« agrégat de la comptablilité nationale
fournissant une mesure de la production; il est égal à la somme des
valeurs ajoutées, augmentée de la TVA grevant les produits et des droits
de douane nets des subventions à l?importation ».

Selon le même ouvrage: « La valeur ajoutée brute (VAB) est égale à la
valeur de la production moins la valeur des consommations intermédiaires.
» Sous ce dernier vocable se cache « la valeur des biens et services
totalement transformés (planches pour une table) ou détruits (électricité)
au cours du processus de production. »

Merci, Claude-Danièle!


La loi du nombre

Voyons ce que disent les chiffres, des statistiques tout à fait récentes
(source Insee). En 1998, le PIB s?élevait à 1324,6 milliards d?euros, et
la population active occupée à 23491700 personnes. En 2003, à 1585,2
milliards d?euros pour 25146500 actifs. Le PIB a crû de 19,67 %; l?emploi
de 7,04 %. L?écart s?est creusé de 12,5 points en quelques années.

Déjà, le lien entre croissance et emploi paraît plus ténu: si la première
« crée » le second, ce n?est pas, dans les faits, à un rythme identique.
Dans la statistique récente, il n?existe aucun cas où l?emploi ait
progressé plus vite, ou même aussi vite que le PIB. Si on se penche sur
les évolutions annuelles, il n?y a qu?en 1993, année de récession, qu?on
observe une baisse un peu plusrapide du PIB que de l?emploi: - 0,9 %
contre - 0,6 %. Retour à la « normale » en 1994, où le PIB a augmenté de
2,1 % par rapport à l?année précédente, tandis que l?emploi reculait de
0,8 %. Même chose en 1997: + 1,9 % pour le PIB, - 1,2 % pour l?emploi. Et
pourtant personne n?allait alors clamant « La croissance détruit l?emploi!
» Au contraire. L?industrie automobile a connu ces dernières années une
croissance remarquable: on a produit en France en 1990 3295000 véhicules.
En 2004, 5168000 (données CCFA et Insee). Dans le même temps, 22400
emplois disparaissaient (de 253200 à 230800). Production en hausse de
56,84 %, emploi en baisse de 9,9 %.


*** Et pour finir l?agenda du Monde libertaire :

Jeudi 14 décembre

Rouen
Diffusion du documentaire Putain d?usine, d?après le livre de Jean-Pierre
Levaray, à 20h30, au cinéma Le Melville,
75, rue du Général-Leclerc.

Ivry-sur-Seine (94)
Récital de Gaston Couté par Bruno Daraquy accompagné au piano par Philippe
Mira, au forum Léo-Ferré, spectacle à 20h30, ouverture des portes à 19
heures, au 11, rue Barbès, en face du vieux moulin. Petite restauration
possible sur place.

Nîmes
Constitution d?un collectif de soutien aux opposants au fichage ADN au
Centre P. Néruda, rue du Cirque-Romain, à 20 heures.

Vendredi 15 décembre

Paris 20e
Lecture mise en musique d?extraits du livre de Jean-Pierre Levaray Putain
d?usine (éd. L?Insomniaque, Agone) par la compagnie Action discrète,
Valérie Lavollé, (lecture, chant) Alain Brühl (saxophone, chant,
percussions ménagères, instruments divers?) à 20h30, chez Pascaline, 49,
rue Pixéricourt, métro Télégraphe, Renseignements, réservations:
0144622280. Libre participation aux frais.

Avignon
Présentation de l?autobiographie de l?Ennemi public n° 1 (Jacques
Mesrine), par l?équipe du journal CQFD qui vient de rééditer ce texte
(édition Le Chien rouge, novembre 2006), à 18h30 à la Maison IV de Chiffre
(26, rue des Teinturiers). Rencontre organisée par l?Infokiosk d?Avignon.

Samedi 16 décembre

Sagy (71)
Manifestation contre « le bruit infernal du circuit de Bresse » de 8
heures à 12 heures, au rond point du Miroir, sortie A39.

Orléans
Départ à 15 heures devant la cathédrale d?Orléans, une manifestation
départementale avec pour mots d?ordre: des papiers, des logements, des
écoles pour tous! Le groupe Gaston-Couté (FA Loiret) est signataire et
partie prenante de l?organisation de cette manifestation.

Dimanche 17 décembre

Cuisery (71)
Exposition-vernissage de peintures et de dessins de David Thevenet, suivi
d?une lecture de L?Image de Samuel Beckett par Laurent Patry, à 15 heures,
à la librairie Les Chats noirs, 19, rue du Pavé.

Lundi 18 décembre

Nîmes
Retour sur le Vaaag, Village autogéré anti-autoritaire et antiguerre. À la
suite de la soirée sur l?autogestion, projection du film À l?épreuve du
réel retraçant l?expérience du Vaaag qui s?est tenu à l?occasion du G8 à
Évian en 2003. Le film sera suivi de témoignages de personnes ayant fait
vivre ce village (si vous y étiez, venez nous raconter votre Vaaag) et
d?un débat autour de cet événement, à 20 heures, au Mille-Feuilles, 12, rue
Saint-Mathieu.

Jeudi 21 décembre

Nîmes
Soirée concert de soutien à la CNT, No pasaran, et à la Fédération
anarchiste avec Fred, Dr Benway, Marc Simon, Viva Espana, Assass?Swing.
Table de presse, buvette, restauration. PAF: 5 euros. Théâtre du
Périscope, 6, rue de Bourgogne, à partir de 19h30..

Jeudi 18 janvier

Merlieux (02)
Rencontre-débat autour du thème « Réalités et informations face aux
pouvoirs et aux médias » en présence de Florence Aubenas et Mimouna
Hadjam, de 18 heures à 21 heures, à la bibliothèque Sociale, 8, rue de
Fouquerolles. Tél./Fax: 0323801709.

Nîmes (30)
Rencontre-débat avec Ronald Creagh sur le thème: « Être libertaire
aujourd?hui » au Centre P. Néruda, rue du Cirque-Romain, à 20 heures.
Table de presse, entrée libre. Organisée par le groupe Gard Vaucluse de la
Fédération anarchiste.

Samedi 20 janvier

Paris 18e
Anne Steiner et Loïc Debray présenteront leur ouvrage sur la R.A.F.
Guérilla urbaine en Europe occidentale, à la bibliothèque La Rue, 10, rue
Robert-Planquette. Métro Blanche ou Abbesses.

Samedi 3 février

Paris 18e
Maurice Rajsfus nous parle de ses mémoires à la bibliothèque La Rue, 10,
rue Robert-Planquette. Métro Blanche ou Abbesses.

Jeudi 15 février

Merlieux (02)
Rencontre avec un écrivain de polar que nous apprécions beaucoup, Patrick
Pecherot, auteur de Belleville-Barcelone (2003), Boulevard des Branques
(2005), de 18 heures à 21 heures, à la bibliothèque Sociale, 8, rue de
Fouquerolles. Tél./Fax: 0323801709.

Samedi 3 mars

Paris 18e
Thierry Maricourt nous parlera de son dernier ouvrage, à la bibliothèque
La Rue, 10, rue Robert-Planquette. Métro Blanche ou Abbesses.


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l?Internationale des Fédérations Anarchistes (IFA)

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