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(fr) BHL et le totalitarisme

Date Fri, 28 Apr 2006 12:36:02 +0200 (CEST)


Un grand combattant contre le totalitarisme : M. Bernard-Henri Levy

"Tous ensemble contre le nouveau totalitarisme".

Sous ce titre douze personnes ont fait paraître dans Charlie Hebdo un
manifeste dont le contenu apparaît pour le moins critiquable.

Le texte commence ainsi : "Après avoir vaincu le fascisme, le nazisme et
le stalinisme, le monde fait face à une nouvelle menace de type
totalitaire : l'islamisme".

On ne nous dit pas quel est ce "monde" contraint d'affronter ce danger
terrible qui le menace mais on s'en doute un peu : ce monde-là c'est
l'Occident et la suite du Manifeste va nous le montrer.

Les signataires appellent ensuite à la "résistance" contre le
totalitarisme islamique, à "la promotion de la liberté, de l'égalité et de
la laïcité pour tous". Alors ils affirment que, "comme tout totalitarisme,
l'islamisme se nourrit de la peur et de la frustration".

Cette dernière assertion est notablement simpliste voire pour partie
erronée. Car l'histoire nous enseigne que la peur n'a pas grand chose à
voir avec le totalitarisme ; la frustration peut-être, mais la haine
certainement plus (encore faut-il chercher d'où elle provient) ; elle nous
montre surtout que les différents totalitarismes précités : fascisme,
nazisme et stalinisme, sont nés dans des circonstances historiques et des
lieux précis. Ils sont apparus sur la périphérie de l'Occident, dans des
pays vaincus après la Première Guerre mondiale (l'Allemagne), dont la
révolution a échoué (l'Union soviétique) et, plus généralement, qui se
sont trouvés en crise (l'Italie).

De son origine (début du XXème siècle) jusqu'à nous jours, le
totalitarisme constitua un épiphénomène du libéralisme, de la révolution
moderne en d'autres termes, se développant sur ses marges. Le manifeste ne
nous le dit pas. La phraséologie creuse qu'emploient ses signataires : "la
promotion de la liberté, de l'égalité des chances et de la laïcité pour
tous", provient typiquement de la propagande libérale. De quelle liberté
peut-il s'agir pour ceux qui sont contraints de vivre dans des camps de
réfugiés ? Quelle est cette "égalité des chances" entre ces quelques
nantis qui parviennent à vivre confortablement en vendant, à grands
renforts de pub, des dizaines de milliers d'ouvrages (le plus souvent sans
consistance aucune), et les innombrables déshérités qui sont nés dans les
banlieues de l'Occident triomphant, dans les faubourgs de ce "monde-là",
condamnés dès l'enfance à la pauvreté, à l'exclusion quand ce n'est pas à
l'illettrisme. Enfin, pour ce qui est de la laïcité invitée au débat,
celle-ci n'est jamais réellement appliquée jusque dans sa patrie
historique, en France, où elle est à présent de plus en plus remise en
cause. La laïcité est un idéal auquel nous devons tendre, tout à fait
inapplicable dans les circonstances actuelles.

Depuis 1917, le libéralisme a toujours eu besoin d'ennemis pour se
légitimer et perdurer. Il les a provoqués, induits directement ou non,
nourris, utilisés... Cet impérialisme mondial d'un type inédit, fondé sur
l'exploitation de l'homme par l'homme, de nations par d'autres nations,
veut être jugé, comme l'a affirmé Debord, "sur ses ennemis plutôt que sur
ses résultats". Et ses partisans, à la manière des auteurs du manifeste,
ne cessent de nous rabâcher des concepts creux : la "démocratie" (laquelle
s'avère en réalité ploutocratie, du grec pluto = argent), censée être la
patrie de la "liberté", des "droits de l'homme" et nous protéger des
"totalitarismes" comme le stalinisme (le plus souvent rebaptisé
communisme), le nazisme et, à présent, l'islamisme, autant de systèmes,
comme il est dit plus haut, qui sont nés et se sont développés sur la
périphérie de l'Occident prospère, tentant d'autres voies de
développement.

Mais le "monde" ne se limite pas aux classes privilégiées de l'Occident,
contrairement à ce que laisse penser ce manifeste. Le plus puissant des
totalitarismes qui menace le Monde, au sens universel du terme, à tout le
moins l'ensemble de la vie sur terre, c'est bien ce système libéral qui
n'a cessé d'étendre son emprise au cours des derniers siècles, en broyant,
comme un rouleau compresseur, tout ce qui s'opposait à son expansion, en
ravageant tout au nom de la logique du profit de quelques-uns, en
suscitant directement ou non tous les totalitarismes qui sont apparus au
cours du XXème siècle.

En masquant ce fait, en tentant de détourner notre attention sur des
phénomènes secondaires, les signataires du "Manifeste contre le nouveau
totalitarisme", consciemment ou non, objectivement ou non, se conduisent
comme des alliés de cet hyper totalitarisme. Ce n'est pas tant de "la peur
et de la frustration", que l'islamisme se nourrit, mais avant tout, de la
misère et de l'obscurantisme engendrés par ce libéralisme décadent auquel,
nolens volens, les auteurs de ce manifeste viennent d'apporter une
nouvelle contribution.

Cependant, parmi les signataires du "Manifeste ", se trouvent des
intellectuels qui ont réellement souffert de cet intégrisme secondaire que
constitue l'islamisme : Salman Rushdie ou Taslima Nasreen. Leur vie a été
menacée par des foules de pauvres gens incultes rameutés pour des propos
jugés blasphématoires. On ne sait trop dans quelle mesure Rushdie et
Nasreen ont été manipulés. Ils ont néanmoins accepté de cosigner ce texte
avec des personnes bien plus suspectes, au moins deux.

D'abord, citons Philippe Val, le rédacteur en chef de la revue "Charlie
Hebdo" où est paru le Manifeste (1). Cette publication satirique qui
appartenait dans le passé à la gauche radicale a rejoint les rangs de la
presse bien pensante. Les dessins qui y paraissent à présent montrent
régulièrement des stéréotypes du musulman barbu et terroriste, vêtu de
longue djellaba et bardé de bâtons de dynamite ; ils s'apparentent aux
caricatures antisémites qui ornaient autrefois la presse de la droite
nationaliste. Sous prétexte de liberté de la presse et de solidarité,
Charlie Hebdo, a republié les caricatures de Mahomet parues dans le très
conservateur Jyllands Posten danois. Ainsi l'organe de Philippe Val fait
son fonds de commerce avec l'islamophobie, nouvelle xénophobie régnant
aujourd'hui en France comme dans tout l'Occident.

Où Bernard-Henri Lévy intervient?

Mais, parmi les signataires suspects, c'est certainement la présence de
Bernard-Henri Lévy qui doit nous questionner. Au cours des dernières
années, plusieurs biographies consacrées à ce personnage sont parues en
France. Ce n'est certainement pas pour ses qualités prétendues de
philosophe mais plutôt pour son caractère archétypique, emblématique, le
plaçant en tête de la génération formée par ceux que Serge Halimi a nommé
les nouveaux chiens de garde. L'acronyme de son nom, à présent, est devenu
encore plus célèbre que celui de feu le président Kennedy ; il peut se
décliner, s'adjectiver, se conjuguer : on parle ainsi de réseau
béachélien, on peut dire de quelqu'un qu'il béachélise. D'où lui vient
cette célébrité ?

M. Béachel est un homme très riche. Il possède un immense appartement
parisien (378 m2) sur le boulevard Saint-Germain, à deux pas de la célèbre
brasserie Lipp (grand repaire de la gauche caviar) ainsi que le plus beau
palais de Marrakech (ancienne propriété du milliardaire Paul Getty), plus
luxueux encore que celui de son voisin, le roi Mohamed VI. De son père, il
a hérité une grande entreprise qui importait des bois précieux en
provenance d'Afrique. Mais le fait d'être né avec une petite cuiller en
argent dans la bouche n'est pas, en soi, une chose condamnable. Des gens
très aisés ont souvent rejoint les rangs des combattants du progrès
social.

Le cas de BHL est sensiblement différent. Après avoir flirté un temps avec
le maoïsme, comme de nombreux intellectuels de la jeunesse dorée, notre
"nouveau philosophe" se spécialise dans les pamphlets contre l'U.R.S.S. et
son Goulag. En 1980 il fonde avec Marek Halter le Comité des Droits de
l'Homme qui milite pour le boycott des Jeux Olympiques de Moscou. Il
s'agit surtout, implicitement, de dédouaner et redorer l'empire U.S., de
détourner l'attention des exactions que celui-ci commet en Amérique
latine, de ses intrigues au Moyen-Orient. A cette époque BHL participe
encore à "l'Internationale de la résistance", organisation financée par
les services secrets U.S. qui, en Amérique latine, soutient les contras,
milices de feu le dictateur d'extrême droite Somoza, mais également les
dissidents soviétiques (tout comme il soutient aujourd'hui Rushdie et
Nasreen).

Il y a aussi le cas de l'Algérie. Dans ce pays natal de BHL la crise
économique qui fermentait depuis longtemps aboutit à des émeutes à la fin
des années 1980. Les pays est alors livré à une terrible guerre civile. Au
pouvoir se trouvent les généraux soutenus par la France ; dans le maquis
les milices islamistes soutenues en sous-main par les wahhabites saoudiens
et les services secrets anglo-saxon. L'Algérie est divisée, déchirée. BHL
est alors très proche de Hubert Védrine, ministre des affaires étrangères
(mais notre moderne Talleyrand aura toujours été très proche du pouvoir en
place, qu'il soit de gauche ou de droite). BHL se rend à Alger en 1997,
envoyé officiel du journal Le Monde et officieux de la diplomatie
française. Il est accueilli à bras ouverts. Ses reportages, s'ils
dénoncent les atrocités (réelles) des islamistes font encore la gloire de
quelques hommes proches du pouvoir en place ; ils passent sous silences
les massacres organisés par l'armée (qui font des dizaines de milliers de
victimes). Farcis d'inexactitudes, les articles béachéliens feront l'objet
d'une critique savoureuse dans le Canard enchaîné (du 14/01/1998).

Mais ce sont les activités de BHL dans les affaires qui sont le plus
révélatrices. Car notre homme est encore très représentatif de cette
génération passée du col Mao au Rotary. "Entre l'Etat et la bourse, je
choisis la bourse", confie-t-il au mensuel Globe (n° 9, juillet-septembre
1986). "Derrière sa façade d'intello, c'est un allumé de l'argent,
totalement obsédé par cela", explique le patron d'un groupe financier (2).

L'année même où il est envoyé en Algérie, BHL se trouve encore à la tête
de la Becob, une grande entreprise d'importation de bois précieux africain
qu'il a héritée de son père. Celle-ci a des concessions en Côte d'Ivoire,
au Cameroun et au Gabon. Dans ce dernier pays sévit Omar Bongo, dirigeant
corrompu et grand ami du gouvernement français. L'entreprise de BHL y
dispose d'une concession de 170 000 hectares. Le rapport du CIAJE (une ONG
spécialisé dans la lutte contre la déforestation), est accablant. "Les
travailleurs sont logés dans des niches mal aérées. Ils se contentent de
ruisseaux et rivières pour s'alimenter en eau (?) Ils sont exposés aux
maladies car cette eau est polluée par des poussières et d'autres
substances". Fin 1996 une épidémie de fièvre Ebola y est déclarée, faisant
quatre morts.

Un article récemment paru dans le journal Le Monde (du 14 février 2006)
est très instructif sur la pensée profonde de BHL. Sous le titre
"triangulation de la haine", l'auteur analyse à sa manière les événements
récents qui se sont produits dans trois pays du Moyen-Orient. BHL y voit
"la fuite en avant d'une Syrie" (censée, selon lui, avoir commandité les
récents attentats au Liban), le "durcissement" de l'Iran, et enfin, une
"tragédie" pour la Palestine : la victoire du Hamas. BHL évoque alors le
choc des civilisation en suggérant que celui-ci est "voulu par les
extrémistes du monde arabo-musulman et par eux seuls" : MM Bush, Sharon,
Samuel Huntington, Zbigniew Brzezinski, etc. sont des "extrémistes
arabo-musulmans", la chose est bien connue ! Face à ce "triangle de la
haine", BHL préconise d'opposer un triangle de la "vie et de la raison"
qui unirait les USA, l'Europe? et Israël. C'est exactement l'axe du bien
américano-sioniste que l'humoriste Dieudonné avait parodié à la
télévision, ce qui lui a valu d'avoir sa carrière brisée.

Dans le "Manifeste contre le totalitarisme" les signataires se défendent
encore de prôner un quelconque choc des civilisations. Cette nouvelle
idéologie y est pourtant présente en filigrane. Ainsi, après avoir écrit
que "la promotion de la liberté, de l'égalité et de la laïcité pour tous"
constituent "des valeurs universelles de la démocratie" (pour lesquelles
il convient de lutter), ils ajoutent : "il ne s'agit pas d'un choc des
civilisations ou d'un antagonisme Occident-Orient, mais d'une lutte
globale qui oppose les démocrates au théocrates" (ndr. souligné par moi).
Bref, on écrit tout et son contraire. Ils ne nous disent pas que Ben Laden
et Bush, totalitarisme et démocratie (ou plutôt ploutocratie cf. supra),
ne représentent que les deux faces du même système mondial.

En conclusion

L'une des principales caractéristiques de la modernité, la chose est bien
connue, c'est la marchandisation générale du monde. Mais toutes les
marchandises n'ont pas la même valeur, ni la même nature, surtout à notre
époque. Par exemple, sous sa forme salariée, le travail n'est pas une
marchandise comme une autre ; c'est une marchandise qui a la particularité
de produire d'autres marchandises.

L'information est également une marchandise, aujourd'hui plus que jamais
comme l'a montré Serge Halimi dans son ouvrage précité. Mais elle est
encore un produit bien particulier. C'est une marchandise destinée à
pénétrer le cerveau des consommateurs, pour leur faire consommer d'autres
marchandises, voire pour les conditionner (ainsi que leurs frères, évincés
de la société de consommation), leur faire accroire qu'il en a toujours
été ainsi et que cela ne peut guère changer, sinon vers le pire, qu'il
n'existe pas d'alternative, que ce monde est le meilleur des mondes, en
tout cas le meilleur des mondes possibles? Voilà pourquoi, aujourd'hui,
les grandes multinationales ont mis la main sur les médias.

Sur la périphérie de l'Occident, dans ce monde que l'on dit en voie de
développement, la production d'informations est encore très rudimentaire,
contrôlée par l'Etat : c'est le totalitarisme ; au c?ur de l'Occident, de
manière bien plus logique, sophistiquée, cette industrie est contrôlée par
le capital : c'est le libéralisme (3). En France, ainsi, le fabricant
d'armes Matra contrôle les éditions Hachette, le constructeur d'avions
Dassault est propriétaire du Figaro, le groupe dirigé par Ernest-Antoine
Sellières, ex-président du patronat français, a fait main basse sur les
éditions La Découverte (ancien éditeur d'extrême-gauche), le journal
Libération (anciennement maoiste) est aujourd'hui contrôlé par le groupe
Rothschild? On pourrait multiplier les exemples.

Dans l'entrelacement de ces réseaux de notre société de spectacle figurent
des personnages importants auxquels Halimi a consacré son ouvrage précité
: les nouveaux chiens de garde. Ces hommes-clé sont infiltrés partout,
dans l'information diffusée par le prétendu service public, comme dans le
secteur privé. M. Alain Minc, par exemple, héraut notoire du libéralisme,
auteur de la mondialisation heureuse, est président du conseil de
surveillance du journal Le Monde. On pourrait ici citer de nombreux cas,
au risque d'être assommant.

A cet égard, comme il est dit plus haut, la personne de BHL est
emblématique. Il fut président de la commission d'avance sur recettes du
ministère de la culture et reste à la tête du conseil de surveillance de
la chaîne franco-allemande Arte. Nous avons ici un grand acteur, un
premier rôle. "En vingt-cinq ans il n'a pas fait une vraie erreur de
positionnement. C'est rarissime. BHL tombe toujours juste parce qu'il a
une espèce de boussole morale qui fait qu'il tombe au bon endroit", dit de
lui son ami Alain Minc (in Halimi, op.cit., p. 119).

BHL, donc, n'est qu'un exemple parmi ces nombreux intellectuels français
experts en droit de l'Homme, en antiracisme, en antisémitisme, en
anti-totalitarisme, etc. etc. Mais son cas est hautement édifiant,
symbolique ; nous tenons ici un archétype. Autour de sa petite personne,
de sa petite vie, comme en un microcosme, sont concentrés les traits
caractéristiques de notre modernité, avec ses inégalités qui ne cessent de
s'exacerber, son spectacle permanent, sa poudre aux yeux, ses zones de
lumière et d'obscurité. L'homme, avec l'ombre portée qui se profile
derrière lui, nous offre tout un monde, un univers surréaliste. Que l'on
se représente le jardin des délices de Jérôme Bosch : l'Enfer et le
Paradis juxtaposés, voire entremêlés, avec ceux qui jouissent et ceux qui
se font dévorer (4).

"Nous avons les divas que nous méritons. Le fric, l'image et le lieu
commun sont les pilotis de notre système social. BHL réussit la synthèse.
Il mérite sa place", écrit Régis Debray (5). Soyez apaisés, miséreux du
monde entier, livrés à une exploitation frénétique, sinon au chômage non
indemnisé. Prenez patience mes frères. Pendant que vous croupissez dans la
merde, un grand philosophe parisien, dans son appartement du boulevard
Saint-Germain ? à moins que ce ne soit dans son palais de Marrakech ou
dans quelque palace de la Côte d'Azur ?, médite sur vos droits, sur les
Droits de l'Homme !

L'Universaliste n° 75
avril 2006

(la présente version, révisée et augmentée, doit également paraître en
Espéranto dans la revue Sennaciulo, n° 5 [mai] 2006 [77ème année])

NOTES

(1) Mais le manifeste a ensuite été repris par l'Express, revue de la
droite traditionnelle.
(2) Propos rapportés par Nicolas Beau et Olivier Toscer in : Une imposture
française, Les Arènes, 2006, p. 106. Les faits relatés ici sont issus de
cette biographie consacrée à BHL.
(3) Il ne s'agit ici, bien-sûr, que d'une caricature grossière à but
didactique. La réalité est un peu plus complexe. En Italie, ainsi, il se
trouve un grand homme d'Etat, M. Berlusconi, également propriétaires de
nombreux médias. On peut encore observer de nombreux cas de figure.
(4) Peinture de la variété du monde , tel était, d'ailleurs, le titre
original du Jardin des délices de Bosch.
(5) Régis Debray a lâché ces propos sur le forum Internet nouvelobs.com le
19 janvier 2005. Ils sont également rapportés par Beau et Toscer (op. cit.
p. 149).

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