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(fr) Venezuela 2006 : anarchisme en depit de tout

Date Sat, 8 Apr 2006 11:08:18 +0200 (CEST)


Vénézuéla 2006: Anarchisme en dépit de tout
Commission de Relations Anarchistes (CRA)

Nos amis à l'étranger nous demandent sans cesse d'expliquer notre point de
vue sur la situation actuelle au Vénézuéla. Cette réplique se base sur
deux textes récents de l'équipe de rédaction de El Libertario, déjà publié
intégralement sur internet (version espagnole) et de laquelle nous
extrayons les points essentiels

º Ni anarchisme honteux ni anti-imperialisme ehonté. Réplique à P.Moras

L'article «Anarchisme, anti-impérialisme, Cuba et le Vénézuéla» de Pablo
Moras, est une nouvelle tentative d'annulation de notre point de vue sur
la réalité vénézuélienne, à partir d'une méconnaissance et d'une
falsification des faits. Commençons par souligner que, comme on peut
rapidement le déduire en lisant ses textes (on peut les trouver sur
différents sites d'internet), Moras ignore des choses essentielles quant à
la réalité actuelle du Vénézuéla. Bien qu'il prenne la peine de saluer ce
qu'il appelle "le collectif El Libertario", il remet en question par la
suite les groupes ibériques qui nous considèrent comme une référence pour
comprendre ce qui se passe sur notre terre. Cependant il semble ignorer
totalement nos prises de positions concrètes, publiées dans les pages de
l'organe de la CRA, dans d"autres publications, et sur notre site internet
ainsi que les nombreuses contributions que nous divulguons dans différents
médias alternatifs qui, s'il en avait eu connaissance, lui auraient permis
d'avoir une vision de ce que nous allons condenser dans cette réplique.

En effet, sa méconnaissance par rapport à ce qui arrive dans notre pays
est mise en évidence par le caractère sommaire et générique des quelques
lignes et paragraphes où Moras fait directement allusion au Vénézuéla.
Nous insisterons sur leur contenu car sur la base d'affirmations hâtives
on essaye d'invalider les vastes analyses que nous diffusons dans El
Libertario au sujet du régime chaviste et la conjoncture nationale depuis
l'accès au pouvoir de Chàvez en 1999. Une liste complète de ces articles
figure dans la section Index Thématique de notre page web
www.nodo50.org/ellibertario.

D'un point de vue plus général, il est absurde de promouvoir cette idée
très Komintern, selon laquelle on doit considérer comme " un progrès
social" et/ou " anti-impérialisme" tout ce qui s'auto-définit comme tel.
Dans le cas vénézuélien, les sois-disant progrès populaires en matière
d'éducation, santé et alimentation peuvent être vus comme tels uniquement
à partir d'une ignorance totale de l'histoire locale, en effet dès la
moitié du XXème siècle les rentes pétrolières avaient permis de satisfaire
un certain nombre de besoins dans ces domaines en échange du soutien
clientélaire que recevait l'élite au pouvoir, de façon identique à ce qui
se produit aujourd'hui. (Voir une analyse détaillée à ce sujet dans «Un
Cardenal sermonea sobre las misiones», - Un cardinal sermonne sur les
missions - El Libertario #45, novembre 2005). En ce qui concerne
l'anti-impérialisme de Chàvez, nous avons montré avec force détails (voir
les sections Pétrole, Conjoncture vénézuélienne et mouvements sociaux au
Vénézuéla de l'index thématique cité plus haut) comment ce gouvernement a
cédé de façon servile aux exigences impériales en vue du contrôle de ce
qui intéresse la globalisation capitaliste au Vénézuéla: fondamentalement
la fourniture d'énergie et de certaines matières premières, tout en
maintenant le pays comme acheteur de biens manufacturés, y compris ceux
que nous sommes en mesure de produire ou que nous produisions jusqu'à il y
a peu temps. Le Commandant peut vociférer les insultes que bon lui semble
à l'encontre de Bush, mais cet anti-impérialisme criard ne signifie rien
tant qu'il cédera le contrôle des réserves de pétrole et de gaz à la
Chevron, à Conoco-Philips ou à Repsol, des télécommunications à la
Telefonica, du secteur bancaire au Groupe Santander et au BBV, et
l'exploitation de l'or à Cristallex ou les réserves carbonifères à Vale
Rìo Doce ou à Peabody.

Quand Moras parle du Vénézuéla, il fait des affirmations tout à fait
insoutenables. Il se réfère, par exemple, à la lutte des paysans et des
ouvriers, en faisant allusion aux récits imaginaires que la propagande
chaviste diffuse à l'étranger et qui parlent d'occupations d'usines et
d'exploitations agricoles, faits qui ne se sont produits que de façon très
limitée et sous le contrôle du gouvernement qui étatise les entreprises
agricoles et industrielles en faillite ou avec de graves contentieux
judiciaires en cours et les fait travailler sous un régime de capitalisme
d'état sans la moindre intention d'en donner le contrôle aux travailleurs.
Dans l'imagination de Moras ces paysans et ouvriers en lutte sont peutêtre
les bureaucrates sindicaux officialistes de la Centrale UNT qui, avec leur
verbhorrée de gauche sont utilisés comme alibis pour légitimer les formes
d'oppression dont sont maintenant victimes les travailleurs. A ce sujet il
suffit de voir la conduite du gouvernement vis à vis de ses propres
entreprises cogérées, sans parler du fait que la structure hiérarchique
est majoritairement dans les mains de militaires ou ex-militaires. Pour
une description ponctuelle de cette situation, on peut consulter les
articles de la section Syndicalisme et monde du travail de notre index
thématique, en particulier: «Fábricas tomadas: mitos, realidades y una
postura libertaria» (Occupation d'usines: mythes et réalités, une posture
libertaire) (#38) ainsi que «Cogestion bolivariana-socialista» (Co-géstion
bolivariano-socialiste) et «Venepal no es de los trabajadores» (Venepal
n'appartient pas aux ouvriers) (#43). En ce qui concerne le coup d'état
d'avril 2002, Moras répète impassiblement qu'il fut "frustré par le
peuple", hypothèse on ne peut plus discutable si l'on se penche sur les
détails des manipulations de pouvoir qui eurent lieu entre le 10 et le 13
avril 2002. Sur ce thème nous avons diffusé sur internet une brochure «Una
encrucijada hacia ninguna parte» (Un carrefour vers nulle part)
(www.nodo50.org/ellibertario/folleto-abril-02.doc), qui réunit l'essentiel
de ce que nous avions noté sur ces circonstances qui, en aucun cas,
peuvent être comprises dans des termes aussi banals que ceux utilisés par
la propagande chaviste et ses fidèles à l'étranger.

Par ailleurs, Moras presente une vision idyllique des secteurs populaires
qui s'auto-organisent comme résultat du processus chaviste. Sur ce point
rappelons le tableau très précis que nous avons fait dans El Libertario de
la façon dont l'actuel régime- avec l'aide précieuse de ses opposants
sociaux-démocrates et de droite- a été un formidable obstacle pour le
progrès de l'organisation sociales autonome, puisqu'il a imposé des
agendas politiques qui ont dénaturalisé la mobilisation sociale et l'ont
presque fait disparaître. La transformation des cercles bolivariens en
groupes pro-electoraux (maintenant sous le nom de Unités de Bataille
Electorale) en est un clair exemple. Les références les plus récentes,
parmi beaucoup d'autres de la section Conjoncture Vénézuélienne dans
laquelle nous discutons ce thème, sont les articles: «Màs allà del
Referendum» (Au delà du Reférendum)(#39), «Propuestas para la coyuntura
inmediata» (Propositions pour la conjoncture immédiate) (#39), «El eclipse
de los movimientos sociales» (L'éclipse des mouvements sociaux) (#40) et
«El socialismo chavista» (Le socialisme chaviste) ( #42), sans compter les
éditoriaux de presque toutes nos éditions de 2004 et 2005. La supposition
clé de Moras sur ce sujet serait qu'il est traître "d'impulser la lutte
contre l'Etat vénézuélien" car cela équivaudrait à "tourner le dos à de
vastes secteurs qui sont entrain de s'auto-organiser". Il est facile de
constater en se penchant sur la réalité locale, comme nous le signalions
dans ces textes, que l'auto-organisation est un gigantesque mensonge et
la grotesque expérience des coopératives télédirigées en est un
échantillon évident car ce qui arrive, sous le couvert de la soit-disant
révolution, est un embrigadement clientélaire qui suit dévotement son
leader illuminé. En conséquence la seule option pour les anarchistes est
celle d'impulser l'autogestion en dehors de cette organisation
institutionalisée dont les consignes, le financement et la dynamique
viennent du chef et de ses adeptes.

Voir un "affaiblissement du capitalisme" et des "avances timides de
l'économie et de la culture socialiste" est une position très diplomatique
pour être bien avec les adeptes du marxisme-léninisme qui soutiennent
Chàvez, mais cela équivaut à ignorer l'efficacité du régime dans la
promotion du contrôle, de la part des multinationales, des processus clé
de l'économie locale, ainsi que d'autres aspects qui sont la négation
absolue du socialisme quel qu'il soit. Pouvons-nous voir le fait de
remplacer la bourgeoisie rentière de la IVème République par une
bourgeoisie rentière "bolivarienne" comme un affaiblissement du
capitalisme? Pouvons-nous considérer comme une avancée populaire le fait
que, sous un gouvernement qui a bénéficié des revenus pétroliers les plus
importants de toute l'histoire du Vénézuéla, des indices clé, tels que le
bien-être en santé, logement, alimentation, emploi, sécurité sociale, etc,
soient aussi négatifs qu'il y a 10 ou 20 ans? (voir toute l'information
statistique disponible sur www.derechos.org.ve). L'inconditionalité au
chef unique et au culte de la sagesse au ras de pâquerettes qui émane de
ses interminables présentations à la Télé, est-elle inhérente à
l'anti-impérialisme? Est-ce un progrès de l'économie socialiste que de
décréter la création de coopératives pour vendre des petits déjeuners ou
entretenir les jardins de l'entreprise pétrolière de l'état, alors que
celle-ci octroie des énormes contrats à la Halliburton, bien connue en
Irak sous l'occupation des yankees? Est-ce un exemple de culture
socialiste que des militaires actifs aient pris d'assaut le contrôle de
l'appareil de l'état et que de cette souche militaire soit en tain
d'émerger la nouvelle bourgeoisie rentière? Est-ce que quelqu'un peut
sérieusement penser que l'élite corrompue des laquais du leader qui
gouverne aujourd'hui le Vénézuéla soit la glorieuse avant-garde du
changement révolutionnaire anti-capitaliste?...

Il est inacceptable que l'anti-impérialisme chaviste, de beaucoup de bruit
pour rien, serve d'excuse pour pousser le mouvement anarchiste à se
joindre au choeur de cette gauche marxiste faite d'ingénus et de
trafiquants qui sacralisent le militaire vénézuélien. Si l'on veut mieux
comprendre la situation du pays, il est impossible de garder uniquement
l'image trompeuse que nous vendent, chacun de son côté mais dans un
contrepoint suspect, le chavisme régnant et ses opposants de droite et
sociaux-démocrates. Au sein de la CRA et de El Libertario nous avons
choisi un chemin difficile, sans doute, mais cohérent avec l'idéal
anarchiste, en construisant une vision et une route d'action qui rompt
avec cette alternative trompeuse des adversaires en lutte pour le pouvoir.
Face à ces bandes il n'est pas possible d'opter pour un chimérique
"moindre mal" ou un impossible "allié tactique", car ce faisant nous
abandonnerions ce qu'il y a de spécifique et d'incontournable dans l'idéal
anarchiste. Que Moras soit prêt à le faire et à le promouvoir, c'est son
affaire! De notre côté nous allons continuer ce combat, parce que nous
portons dans nos coeurs un monde nouveau et à ce moment même ce monde est
entrain de croître.

º En parlant de la situation vénézuélienne
(tiré d'une interview avec La Rosa Negra- contre-information du Mexique,
en janvier 2006)

- Nous savons que vous vivez une lutte sur trois fronts: a) avec les
groupes de la pseudo-gauche chaviste installés au pouvoir; b) avec
l'opposition anti-chaviste dirigée par les sociaux démocrates et la
droite; et c) avec les groupes ou partis de la gauche traditionelle. Pour
cette raison, pourrions-nous parler d'un "ghetto" imposé aux anarchistes
de votre pays par l'Etat-pouvoir, la droite avec ses alliés sociaux
démocrates et la gauche traditionelle, ou bien s'agit-il d'un repli
nécessaire?

* Quelle que soit la situation socio-politique d'un pays, ceux qui
exercent (ou aspirent à le faire) une quelconque forme de pouvoir
oppresseur, tenteront de soumettre tout symptôme de lutte libertaire
conséquente en construisant des "ghettos" de répression ouverte ou cachée
pour la confiner. C'est pourquoi faire face à cette intention de pouvoir
est presque un fait inhérent à l'être anarchiste et c'est un travail que
nous devons accomplir sans fléchir et surtout sans assumer avec
résignation la sois-disant inévitable condition d'exclus. Dans la CRA nous
ne nous replions en aucune façon, et nous ne nous renfermons pas dans
notre carapace en attendant des temps meilleurs. Ceux qui sont en contact
direct avec notre activité ou ceux qui tout simplement lisent El
Libertario avec attention et assiduité, trouveront toutes les évidences
possibles du fait que nous ne sommes pas un groupe qui contemple son
nombril.

- On a l'impression que le triomphe de l'abstentionisme aux élections
passées (04/12/2005) et le repli des groupes de lutte civile vers la "non-
participation" est un bouillon de culture pour les initiatives d'état
(chavistes) et pour leur imposition à la force. Est-ce que cette
perception vous semble juste?

* Nous avons expliqué que selon les statistiques officielles
l'abstentionisme, entendu comme le refus de participation à un processus
électoral de la part de secteurs de la population qui auraient le droit de
le faire en tant qu'individus majeurs de nationalité vénézuélienne, a
obtenu la majorité à tous les scrutins qui ont eu lieu dans le pays depuis
1989, y compris le Référendum Révocatoire Présidentiel de 2004, lorsque
les bandes de l'opposition politique de quatre sous et le gouvernement
démagogique firent un effort suprême de convocation de cette masse
incrédule. Il est erroné de qualifier comme groupes de lutte civile
certains petits personnages de l'opposition qui jouent maintenant de façon
opportuniste à l'abstention car ce sont des gens qui ne peuvent aucunement
être vus comme l'expression de forces sociales réelles dans le Vénézuéla
de nos jour. Par ailleurs, il ne fait pas de doute que le régime chaviste
cherche à imposer des mécanismes de contrôle de la part de l'état dans les
domaines les plus variés mais, comme il s'agit d'un gouvernement si
corrompu et inepte, qui en outre se leurre en pensant qu'il construit de
solides appuis populaires en transformant une partie de la population la
plus pauvre en clientèle dépendante des aumônes de l'état, il aura
beaucoup de mal à avancer tant soit peu vers cette chimère contradictoire
qu'il appelle "socialisme du XXIème siècle".

- De la même façon, nous considérons que la lutte anarchiste
vénézuélienne est prisonnière d'une vague de propagande soit-disant
"anti-impérialiste" attisée par ce que nous appelons dans la LRN-ci l'axe
Kirchner-Chàvez-Morales-Castro, est-ce que c'est vrai? Et si oui, est-ce
que la résistance anarchiste vénézuélienne devra redoubler ses efforts?

* Nous ne comprenons pas comment l'on peut avoir cette perception, car qui
a suivi de près notre action et nos réflexions, a pu constater que nous ne
nous sommes pas laissés tromper par la fausse alternative "tu es avec
Chàvez ou tu es avec Bush", car nous avons clairement exposé les évidences
qui démontent cette farce. Il n'a pas été facile de soutenir cette
position qui sort de schémas simplistes qui ont amené la gauche
latino-américaine d'un échec à un autre pendant plus de 80 ans, et ayant
double nos efforts de jour en jour pour maintenir cette position nous
commençons à en voir des résultats, sans doute modestes mais prometteurs,
qui s'inscrivent dans le renouveau de l'activité et de la présence de
l'anarchisme en Amérique du Sud, qui par ailleurs est une expression
politique minoritaire mais qui depuis les années 90 à nos jours a fait des
progrès en quantité et en qualité. Progrès qui nous semblent très
importants en comparaison avec ce qui s'est passé pendant les cinq ou six
décennies précedentes. Notre défi est celui de convertir cette modeste
renaissance en capacité d'influer de façon significative sur ces processus
de changement social positif que notre continent réclame avec urgence.

- L'axe Kirchner-Chàvez-Morales-Castro a différentes facettes: d'un côté
il se présente comme le triomphe de la démocratie parlementaire et de
l'autre côté comme le drapeau de la lutte contre l'empire; en même temps
que médiatisateur des mouvements populaires et par conséquent, comme un
catalyseur des résistances civiles. Quelle muraille de lutte mettent en
avant les anarchistes vénézuéliens en ce qui les concerne?

* On nous pose une question sur notre proposition d'action pour le moment
actuel, à propos duquel nous citerons un paragraphe de l'éditorial du El
Libertario #44: "Nous ne sommes ni voulons être en lutte pour le contrôle
du pouvoir institutionel: nous sommes anarchistes et nous aspirons à ce
que le pouvoir de l'état disparaisse ainsi que toute autre forme de
structure hiérarchique oppressive. Ce n'est pas uniquement une profession
de foi; par rapport à notre action içi et maintenant cela signifie assumer
l'engagement de promouvoir et de renforcer l'autonomie de n'importe quel
mouvement social conséquent. C'est ainsi que nous ne cherchons pas à nous
ériger en "mouvements sociaux anarchistes", car ils seraient aussi
inutiles pour un progrès collectif positif, que l'ont été les défunts
cercles bolivariens ou ces partis d'opposition déguisés en ONG. Nous
misons sur des mouvements sociaux capables de construire des dynamiques
d'action et d'organisation indépendantes, sur la base d'une participation
plus vaste à tous les niveaux et qui permettent de reconquérir ou de
construire des modes d'action directe et d'autogéstion étrangers au
contrôle de l'état ou tout autre instance d'oppression, car ce n'est
qu'ainsi que pourront se consolider ces espaces partagés de liberté et
d'égalité solidaires qui seront le germe et le support de ce futur pour
lequel nous luttons. Enfin nous pouvons résumer notre proposition avec la
phrase de John Holloway: changer le monde sans prendre le pouvoir."

- Face à ce panorama, la CRA - El Libertario considèrent-ils opportun un
travail plus vaste de diffusion des idées anarchistes?

* Si l'on prend en considération l'histoire vénézuélienne, cette tâche de
divulgation a été prioritaire car le notre est un milieu ou l'idéal
libertaire était littéralement totalement méconnu. Après 10 ans d'activité
nous pouvons parler de certains succès dans ce travail, mais ce n'est
qu'un début et beaucoup reste à faire et la diffusion de la pensée
anarchiste reste une préoccupation constante pour ceux qui sont membres de
ce groupe, et nous vous invitons à connaître de plus près notre travail en
nous contactant personellement ou de façon virtuelle, en visitant les
locaux et les noyaux sociaux où nous réalisons nos activités, tels que le
Centre d'Etudes Sociales Libertaires de Caracas
www.centrosocial.contrapoder.org.ve, et en vous informant sur la CRA et El
Libertario.

ellibertario(a)nodo50.org
www.nodo50.org/ellibertario


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