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(fr) Logement : la Precarite tue !

Date Mon, 12 Sep 2005 10:39:17 +0200 (CEST)


Les deux incendies qui ont récemment fait plusieurs dizaines de victimes
n'ont rien à voir avec le hasard ou avec la fatalité. Quelle que soit
l'origine (mise à feu volontaire ou accidentelle), les responsabilités ne
font pas de doute : Celles des spéculateurs-trices, qui, en s'appuyant sur
le droit de propriété, organisent la hausse artificielle des loyers en
gardant des dizaines de milliers de logements vides. Celles du patronat, qui
gèle les salaires et licencie, qui précarise (Le CNE en est le dernier
exemple), et place hors de portée de bon nombre de travailleuses et
travailleurs, de chômeuses et de chômeurs la possibilité de se loger
décemment. Celles de l'Etat, qui garantie avec ses matraques la primauté du
droit de propriété sur le besoin et le droit essentiel qu'est le logement
(il vire les squatteurs-ses ou locataires qui n'arrivent plus à payer), qui
tolère ou organise les taudis (" foyers " de logements miteux), qui organise
la précarisation de nos vies, et qui par sa politique raciste de répression
de l'immigration, prive d'accès au logement légal et décent des dizaines de
milliers de travailleurs et travailleuses sans papiers.


Comment trouver un toît sans papiers ? Comment trouver un toît avec un
salaire de misère et des contrats précaires, sans caution, au vue des
pratiques mafieuses des régies et des grands propriétaires ? La prétendue "
crise du logement " n'est en fait que l'organisation rationnelle et froide
de l'explosion des bénéfices immobiliers, comme le patronat organise, de son
côté, le chômage pour mieux nous servir son chantage sur la " remise de la
France au travail ", et augmenter ses dividendes. L'objectif inavoué :
précariser nos vies dans tous leurs aspects (travail, logement...), pour
nous placer dans une situation de dépendance permanente : le rève du patron
et du spéculateur : le ou la travailleureuses/esclave, qui ferme sa gueule,
travaille et paye (son logement, n'importe quel besoin vital) au prix fort,
à n'importe quelle condition. Des pauvres rejettés en banlieue dans des
barres quadrillées par la police.


A la gauche du capital et des spéculateurs-trices


La gauche a beau jeude se poser en défenseure des mal-logé-e-s. Elle a
toujours su, en dernier ressort privilégier le droit de propriété au droit
au logement. Le logement est vide, il n'est pas habité par son propriétaire
? Peu importe pour les politicien-ne-s de gauche comme de droite : force
reste à la propriété ! Les référés tombent et les habitant-e-s avec ou sans
droit ni titre, se retrouvent à la rue. " Paye ou dégage ", l'alternative
cynique trouve aussi ses bons défenseurs à gauche. L'urbanisme de classe,
celui qui voit coexister, comme les deux faces de la même médaille, les
quartiers pauvres où l'on parque les travailleurs-euses (en nactivité ou au
chômage) dans les tours, et les quartiers riches où le pavillon et
l'immeuble de rapport est bien protégé (par le niveau de loyer comme par les
flics) des " intrusions indésirables ", cet urbanisme, la gauche l'a aussi
développé. Pour les riches (même de gauche), la misère n'est jamais belle à
voir, il vaut mieux la planquer, dans les taudis, près des noeuds
autoroutiers.


800 mêtres carrés pour tou-te-s...


Nous n'avons rien à attendre de l'Etat pour la résolution de la question du
logement. Celui-ci ne fait que garantir par la force et les lois un systême
économique et social, le capitalisme, dont la logique même est celle du
profit, du droit de la propriété, et de la précarisation de nos vies. Le
législateur n'a jamais rien changé à la situation du logement, à sa réalité
de classe. Il a au mieux entériné le résultat d'un rapport de force issu de
la lutte des classes. Une lutte des classes qui prend corps autant sur le
terrain du travail (contre la précarité du salariat) que sur d'autres
terrains comme celui du logement. La solution c'est bel et bien la
réquisition des logement vide, mais cette réquisition ne sera jamais le
fruit d'un décret ministériel mais d'un rapport de force fondée sur l'action
directe des interessé-e-s : l'ouverture et l'occupation des logements vides,
l'organisation des locataires pour défendre leurs intérêts face aux régies
et aux propriétaires, l'intervention syndicale sur la question. Ce rapport
de force n'a de sens que s'il se construit, pas à pas, à l'expérience du
rapport de force réel, dans une perspective de rupture avec le capitalisme
et l'Etat, qui organisent la précarité du logement comme du travail.Vers le
communisme libertaire et la gestion directe de la société !



Liaison Seine Saint Denis de la CGA (Coordination des groupes anarchistes)
Contact : liaison93(a)c-g-a.org

ou Secrétariat CGA c/o Un Autre Futur
La Mauvaise Réputation 20, rue Terral 34000 Montpellier.
Site web : www.c-g-a.org

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