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(fr) Rally anti-securitaire - Dijon 18 novembre 2005

Date Thu, 17 Nov 2005 12:04:47 +0100 (CET)


Un collectif d'individu·e·s appelle à un "rally anti-sécuritaire" le
vendredi 18 novembre 2005, à 18h30, place François Rude à Dijon. Le texte
d'appel est reproduit ci-dessous, et l'affiche est disponible ici:
http://brassicanigra.org/infos/Rally-20051118-poster.jpg

"protestons contre le couvre-feu et la politique sécuritaire"

Le but de cette manifestation n'est pas de faire de l'angélisme bon teint
mais de s'exprimer sur la situation de troubles sociaux en France ces
dernières semaines. Nous ne sommes pas forcément d'accord avec le fait de
détruire des biens à l'usage de tou-te-s (bus, écoles...), les populations
des quartiers étant les premières victimes. Mais nous sommes persuadé-e-s
que ce n'est pas à coups de matraque et de couvre-feu que l'on peut
solutionner les problèmes de ségrégations, de chômage, de racisme...

- en accentuant toujours plus le délire sécuritaire (caméras de
surveillance, tazer, flash-ball, prime au rendement pour les policiers
...),

- en détruisant tous les moyens de préventions, réductions et
suppressions des subventions aux associations de quartiers,
suppressions des emplois jeunes (même si nous combattons la précarité de
ces emplois),

- en augmentant le nombre d'expulsions,

- en réduisant le budget de l'éducation au profit de celui de la police,

- en criminalisant des mouvements sociaux (envoi du GIGN contre les
grévistes de la SNCM ou de la Poste de Bègles)

- par des déclarations dont les termes ne sont généralement employés que
par la droite la plus virulente (extrême?): "nettoyer au karcher les
banlieues", "vous débarrasser de ces racailles", "des voyous",

- au final, le gouvernement et en particulier Nicolas Sarkozy qui se
voulait être le champion de la sécurité et ramener l'ordre en france n'a
réussi qu'à provoquer 15 jours d'émeutes généralisées à travers toute la
France, ce qui est une première dans l'histoire contemporaine de ce
pays.

Est-ce étonnant si les émeutes les plus sévères se produisent là où les
inégalités sociales sont les plus fortes, là où le taux de chômage est le
plus fort, là où les échecs scolaires sont les plus criants, là où sont
relégués les plus pauvres? (Clichy-sous-bois compte 50% de - 25 ans, 25%
de chomeurs, 30% des ménages vivant dans des logements privés (logements
insalubres, squats...) n'ont pas les moyens de vivre en hlm, les revenus
de cette municipalité sont de 40% inferieurs à une ville de meme taille -
chiffres extraits du Monde du 07/11/2005). Même avec la meilleure volonté
du monde, il est impossible d'offrir des équipements sportifs et culturels
dignes de ce nom, ni une politique sociale
adaptée.

Après avoir traité les habitant-e-s des cités les plus en difficulté comme
des citoyen-ne-s de seconde zone, la grande majorité de la classe
politique, ainsi que 73% de la population (Le Parisien du 09/11), semble
maintenant vouloir créer une seconde zone où il peut être interdit de
vivre, selon le bon vouloir de l'autorité. Ce couvre-feu permettra à la
police de réprimer sans témoins, sans justification. Et quand on force
celles et ceux qui n'ont ni revenu correct, ni logement décent, ni
perspective d'avenir, à être enfermé-e-s chez eux, cela laisse un bel
avenir à la répression (et à la révolte?).

D'autre part, sortir les enfants de l'école et les mettre au travail dès
14 ans ne va que les enfoncer encore davantage dans la précarité,
l'exclusion, et accentuer le tri social.

Les banlieues n'ont pas besoin d'état d'exception: elles ont besoin,
désespérément, de justice, de respect et d'égalité.

Rendez-vous:

Place du Bareuzai (François Rude)
À 18h30, le vendredi 18 novembre 2005

(expéditeur/expéditrice <contact(a)brassicanigra.org>)
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