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(fr) Manifestation contre toutes les expulsions - Grenoble 10 novembre 2005

Date Wed, 2 Nov 2005 11:46:25 +0100 (CET)


GRENOBLE APPEL A MANIFESTATION CONTRE TOUTES LES EXPULSIONS (de terrains,
du territoire, de bâtiments publiques ou privés) LE JEUDI 10 NOVEMBRE, RDV
AU PARC GEORGE POMPIDOU A 13H30 (en prenant la piste cyclable passer le
pont qui passe au dessus de l'ancienne voie férrée, prendre à droite,
passer l'hotel Mercure et vous y êtes). L'idée étant d'aller jusque devant
la mairie en passant par les différents lieux expulsés ou squattés qui
sont sur le chemin.

Des individu-e-s en résistance et le collectif Défends toît.


L'EXPULSOMANIA NE NOUS TUERA PAS

Citation de Michel Destot, dans le JT (19/20) de France 3 Grenoble du 21
octobre 2005 : ce jour là la mairie de Grenoble expulsait le 106 rue des
Alliés, domicile de 12 personnes.

« Il y a à peu près 10 000 demandes de logement non satisfaites, et je
parle surtout du logement social, à destination des familles mais aussi
des personnes âgées mais aussi des étudiants, et nous devons trouver une
réponse. C?est une affaire de solidarité élémentaire, hein, si nous
voulons avoir une ville qui continue à se développer, qui soit dynamique,
elle doit être accueillante et elle doit être équilibrée ».

Grenoble, octobre 2005, aux portes de la trève d'hiver.
La France, ses frontières, ses décrets préfectoraux, ses arrêtés
municipaux, sa police et ses expulsions.
Partout en France les expulsions tendent au systématisme, parfois
illégales mais surtout toujours illégitimes..

A Grenoble, les instances privées (comme la clinique Mutualiste) ou
publiques (mairie) expulsent sans scrupules. Ces instances
instrumentalisent ici l'insalubrité , (comme pour l'hotel de la clé d'Or)
et là la construction de nouveaux logements sociaux (rue des alliés, rue
des Bergers, traverse des 400 couverts) sans bien évidemment de
propositions décentes de relogements (c'est à dire sans prendre compte de
la diversité de chacun et chacune en matière d'espace ), et même sans
propositions du tout, contrairement à ce que la mairie peut prétendre. En
effet à l'"insalubrité", en expulsant, ils imposent la vie dans la rue,
le changement de lieu tous les soirs, la séparation des personnes qui
vivent ensemble, puisque de toute façons les soit disants "logements
sociaux" qu'illes construisent (qui tournent autour de la mise à
disposition de T3 à 5000 frs) ne sont pas accessibles à des personnes qui
vivent la plupart du temps avec moins du SMIC, le RMI ou encore avec
presque rien.
A noté qu'au moins 300 procédures d'expulsion sont en cours envers des
locataires de logements HLM qui ne peuvent plus payer leur loyers depuis 1
ou 2 mois et que plus de 10 000 demandes de logements sociaux sont
formulées sur l'agglomération (il faut rajouter à ça tout-e-s celleux qui
ont renoncés à faire les demandes) chaque année alors que seulement 2400
aboutissent.

La traverse des 400 couverts expulsé cet été et démolie, n'est aujourd'hui
plus qu'un terrain vague sur lequel les travaux qui devaient selon la
mairie commencés si vite ne sont toujours pas entamés. L'hotel Lakanal,
expulsé en même temps n'est toujours pas en cours de réhabilitation. Une
maison rue des Bergers expulsée ce mois ci était vide depuis 33 ans et la
clinique mutualiste, propriétaire, n'a aucun projet dessus pour le moment.
Le 106 rue des Alliés expulsé le 21 octobre, appartenant à la mairie est
en train d'être muré et aucun permis de construire ou de démolir n'est
déposé sur le batiment.

Ces batiments ne sont que quelques exemples alors que des expulsions bien
moins connues faites en catimini ont lieu tous les jours.

Il est inadmissible que des lieux vides soient laissés à l'abandon alors
que des personnes ne disposent pas d'espaces et que nous entrons dans
l'hiver.

Il s'agit d'une prise en otage du patrimoine "public" au sein de laquelle
seuls les riches ont accès à des espace de vies, d'expériences et
d'initiatives. L.'accès à ces derniers pour les précaires (pauvres,
sans logis, retraité-e-s, sans papier-e-s, étudiant-e-s, chomeur-euses)
étant rendu impossible par la pression foncière et la spéculation
immobilière, révélatrices de politiques de répression de tout ce qui n'est
pas considéré comme rentable.

Comme le dit si bien Michel Destot il s'agit bien là de situations qui
nécessitent "une solidarité élémentaire".
C'est pourquoi nous invitons les association et collectif travaillant sur
les questions du logement à une réunion du collectif "Défends toît" le 7
novembre à 18h à la maison des associations afin de pouvoir coordonner
informations et envies d'actions sur la ville.
Nous appelons également à une manifestation contre toutes les expulsions
(de terrains et du territoire, de batiments privés ou publics) et pour la
sauvegarde de nos lieux de vies, d'habitations et de créations.
Le rdv est le 10 novembre à 13h30 au parc George Pompidou (en prenant la
piste cyclable passer le pont qui passe au dessus de l'ancienne voie
férrée, prendre à droite, passer l'hotel Mercure et vous y êtes). L'idée
étant d'aller jusque devant la mairie en passant par les différents lieux
expulsés ou squattés qui sont sur le chemnin.

Des individu-e-s en résistance et le collectif Défends toît.
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