A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement
First few lines of all posts of last 24 hours || of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004 | of 2005

Syndication Of A-Infos - including RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}

(fr) Italie : la répression contre les anarchistes continue

Date Sat, 28 May 2005 20:25:32 +0200 (CEST)


Les opérations policières du jeudi 26 mai 2005 : 110 perquisitions, 10
arrestations

Les différentes unités policières (carabiniers, anti-terrorisme, RG,
police) sont intervenues lors de deux opérations différentes. La première
part du procureur de Bologne, Enrico Di Nicola, et concerne l’enquête sur
la Fédération Anarchiste Informelle (FAIn) (1). Elle a conduit à près de
84 perquisitions dans toute l’Italie (Bologne, Modène, Macerata, Firenze,
Pistoia, Teramo, Chieti, Turin, Como) et l’arrestation de sept compagnons
(Lucia Rippa, Mattia Bertoni, Elsa Caroli, Teo Tavernese de Bologne, Marco
Foresto de Rome, Danilo Cremonese et Valentina Speziale de Pescara). 21
personnes en tout sont mises en examen pour “association subversive à
finalité terroriste”, notamment de Bologne mais aussi Urbino, Pistoia,
Rome, Viterbo et Pescara. Les sept incarcérés sont donc accusés
d’association subversive, en l’occurrence la “Cooperativa artigiana Fuoco
e affini” qui a revendiqué plusieurs actions explosives depuis 2001 (dont
pendant le G8 avant de rejoindre la FAIn. Ils sont aussi tous accusés de
“propagande subversive”, par la diffusion web et papier du bulletin de la
Croce Nera Anarchica (Croix noire anarchiste, équivalent italien des
Anarchist Black Cross). Le site internet a donc été fermé par la police.
De plus, trois d’entre eux sont accusés plus précisément d’être les
auteurs des actions de la “Cooperativa...” (envoi de lettres piégées,
fabrication et pose d’engins explosifs contre les flics, les matons, les
médias), et deux d’une tentative de baquage le 19 décembre 2001 à la Banca
agricola mantovana à Bologne.

La seconde opération part du procureur de Rome, Salvatore Vitello, et
concerne trois actions : une explosion contre le tribunal de Viterbo du 19
janvier 2004, une tentative manquée le 23 octobre 2003 contre un service
de réinsertion du ministère de la justice à Viterbo et le saccage d’un
McDonald’s suite à une manifestation, le 13 février 1999. Elle a conduit à
près de 26 perquisitions dans plusieurs régions (Turin, Latina, Naples,
Trieste, Caserta, Florence et Vérone) et à cinq arrestations, Stefano, et
Massimo Leonardi de Viterbo, Danilo Cremonese, Claudia Cospito et
Valentina Speziale de Pescara (que les flics de Rome ont donc pris
quelques heures avant ceux de Bologne). Tous cinq sont accusés d’
“association subversive constituée en bande armée”, équivalent en France
de l’association de malfaiteurs, tous d’être “co-auteurs” de l’explosion
contre le tribunal et quatre contre les services du ministère et le seul
Massimo du saccage du McDonalds.

Bien entendu, le ministre de l’Intérieur Pisanu a ressorti son bla-bla
contre les anarcho-insurrectionnalistes, précisant à partir de cet exemple
que “personne ne devrait plus ignorer ou sous-estimer le potentiel
subversif que peuvent cacher les épisodes de violences mineures ou
d’illégalité diffuse”. Ca fait pas moins de 190 perquisitions, 22
arrestations (dont 13 emprisonnés, les autres en résidence surveillée) et
des dizaines d’inculpations pour “association subversive” qui frappent les
anarchistes italiens dans toutes les villes, de la Sardaigne à Bologne, en
à peine deux semaines. Et sans compter les arrestations de l’an passé, où
plusieurs compagnons croupissent toujours en taule, et les procès à venir.

Solidarité active...

Rappellons que les infos ci-dessus, synthèse effectuée de la presse
italienne du jour et donc à prendre avec les précautions d’usage, se
trouvent directement en italien sur http://anarcotico.net, des traductions
de textes italiens sur http://toutmondehors.free.fr et des dépêches en
français sur
http://apa.online.free.fr

1) Voir http://apa.online.free.fr/rubrique.php ?id_rubrique=488
Résumé des derniers épisodes :

* 12 mai, Lecce, 16 perquisitions, 5 arrêtés, 13 mis sous enquête Sur les
cinq compagnons de Lecce, l’Etat italien en a incarcéré trois (Saverio
Pellegrino, Salvatore Signore et Cristian Paladini) et mis deux en
résidence surveillée (Marina et Annalisa). Tous cinq, actifs dans la lutte
contre le centre de rétention (Cpt) du coin géré par une institution
religieuse, sont accusés de tout un ensemble de faits spécifiques qui se
sont déroulés dans cette ville depuis 2003 : nombreux tags, incendie du
portail de la cathédrale, cocktail contre la maison du gestionnaire du
Cpt, incendies de distributeurs de billets de la BancaIntesa qui gère les
comptes de cette institution, peinture contre un Benetton, sabotage de
pompes Esso (fourniteur des troupes en Irak), révoltes dans le Cpt. De
plus, ils sont incuplés d’association subversive avec huit autres
personnes laissées en liberté provisoire. Ces arrestations
s’accompagnent de 16 perquisitions d’habitations et de locaux dans toute
l’Italie (Lecce, Aoste, Turin, Trente, Trieste, Chieti, Cagliari, Taranto,
Catania).

* 19 mai, Sardaigne, 56 perquisitions, 7 arrêtés, 26 mis sous enquête Les
56 perquisitions se sont déroulées principalement en Sardaigne, mais aussi
à Viterbo, Rome, Gênes et Foggia. 3 personnes sont mises sous enquête pour
« propagande et apologie subversive » (art. 272), 16 pour des complicités
de délits et 7 (Carlo, Luca, Vinico, Roberto, Caterina, Licia et Paolo )
sont immédiatement arrêtées et mises en résidence surveillée pour «
association subversive » (art. 270bis). Ces dernières sont accusées d’être
« militants ou adhérents » du centre de documentation anarchiste de
Cagliari, Fraria. Pour les faits spécifiques, de l’ “association
subversive”, l’enquête part notamment d’un colis piégé reçu par la caserne
de carabiniers de Stampace le 2 octobre 2003 et de l’incendie du siège
électoral de Forza Italia (parti de la coalition gouvernementale, auquel
appartient Berlusconi) le 12 juin 2004 à Quartu Sant’Elena pendant les
élections européennes et régionales.

* 24 mai, Turin, 10 perquisitions Neuf domiciles de compagnons actifs dans
la solidarité avec les immigrés en lutte (le centre de rétention de cette
ville était encore en révolte il y a peu) sont perquisitionnés, plus le
centtre de documentation “Porfido”.

_______________________________________________
A-infos-fr mailing list
A-infos-fr@ainfos.ca
http://ainfos.ca/cgi-bin/mailman/listinfo/a-infos-fr


A-Infos Information Center