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(fr) De grenoble à Paris les mairies PS transforment les squats en gravats

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Tue, 8 Mar 2005 19:36:18 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
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Suite aux actions menées le vendredi 25 Février visant à dénoncer le rôle
des municipalités PS dans la répression actuelle qui s’abat contre les
squats (voir les communiqués du 25 Février et un bref résumé plus bas des
actions menées dans toute la France), la mairie socialiste du 12e
arrondissement récidive en communiquant un tissu de mensonges et cherche
à étouffer leurs responsabilités dans l’expulsion de squatters en plein
hiver.

Le PS qui s’illustre depuis quelques temps par une dérive répressive
particulièrement violente à l’égard des pauvres, des sans-papiers et des
sans-logis cherche à nouveau dans cette histoire à se construire une
image de victime en déformant les faits et en réduisant ceux qui se
révoltent contre ses politiques en « vandales » et en « criminels ».

Vendredi 25 Février en effet partout en France des squatteureuses et des
compagnonEs solidaires se sont mobilisEes pour protester contre les
expulsions et pour défendre ces lieux d’habitation, de création,
d'expérimentations sociales, de réflexions, de rencontres et de
solidarités. L’accent a notamment été mis sur la situation du squat des
400 couverts à Grenoble, menacée par la mairie socialiste de Michel
Destot. A travers ces actions, c’est un large mouvement squat, en France
et en Europe, qui se manifeste pour dénoncer les politiques répressives
des municipalités à leur encontre.
A Paris ont été dénoncées les expulsions en plein hiver procédées par la
mairie de Paris, notamment dans le cas de l’occupation par des étudiants
sans-logis d’un bâtiment désaffecté de la cité Debergue, dans le 12e
arrondissement. On sait, de source municipale, que la mairie socialiste
du 12e avait alors demandée l’expulsion des occupants au préfet de police
et au secrétaire général de la ville de Paris, qui procéda à une
évacuation musclée pendant la trêve hivernale, sans aucune discussion
préalable avec les occupants. Les étudiants du 1, cité Debergue avaient
pourtant dit aux policiers qu’ils avaient de nombreuses preuves de leur
domiciliation dans les lieux et il aurait dû s’ensuivre une procédure
judiciaire, qui leur aurait au moins permis de passer l’hiver au chaud.
Cette politique expéditive et violente n’est pas neuve puisque la mairie
avait procédé de même à Belleville en décembre dernier, tout comme dans
d’autres villes gouvernées par le PS comme Rennes ou vient d’être expulsé
le squat de l’Ekluserie (voir les articles de Ouest-France…).
Pour justifier ces expulsions honteuses, les mairies se réfugient
régulièrement derrière un discours sur de futures constructions de «
logement social » ou d’équipements publics, alors que de très nombreuses
fois ces projets ne concernent pas la parcelle occupée. Ainsi dans la
lettre de la maire du 12e arrondissement au sujet du bâtiment de 3 étages
occupés celle-ci parle de la réalisation de pas moins de 35 « logements
sociaux » et d’un parc de 6300 m2 ! [Le journal Le Parisien dans son
article du 26.02.2005 ne relève même pas l’incongruité d’une telle
performance urbanistique et pense sérieusement nous faire avaler que si
la mairie expulse et condamne ce bâtiment c’est parce qu‘il « doit être
rasé pour laisser place à un programme de 35 logements sociaux et un
jardin public » !!]. Ce pseudo argumentaire social masque en vérité
l’expulsion des pauvres de Paris opérée par des opérations de logements
social inaccessibles pour les catégories précaires de la population :
alors que 70% des demandeurs pourraient espérer des logements PLA-I
(logement dit « très social »), ceux-ci constituent une minorité des
logements « sociaux » construits.
Résister contre cette politique d’expulsion des pauvres et des squatters
délibérément orchestrée par la mairie socialiste est légitime et
nécessaire ! C’est dans ce cadre que dans une dizaine de villes
françaises des actions ont été réalisées contre les mairies socialistes.
A Paris des dizaines de kilos de gravats ont été déversés dans le hall de
la mairie, pour rappeler la démolition des squats par la mairie
socialiste. Là encore, la mairie ment effrontément : s’il est bien vrai
que des gravats ont été déversées symboliquement sur une maquette d’un
futur projet urbanistique, la déclaration de la maire selon laquelle un
élu aurait été frappé lors de cette action est complètement fausse. De
quelle violence irresponsable parle-t-elle quand une semaine avant se
déroulait une expulsion musclée en plein hiver d’étudiants sans-logis,
avec son aval et celui de la mairie de Paris ? Qu’y a-t-il de « social »
dans une telle politique ?
Tant que les mairies socialistes expulseront, nous résisterons par nos
mots et par nos actes !
Non aux expulsions ! Solidarité avec le squat des 400 Couverts !
Des individus solidaires

__________________________________________
Ci-dessous, le récapitulatif des différentes actions menées le 25 février
en solidarité avec les 400 couverts et tous les squats menacés
d’expulsion à travers l’hexagone :
+++ GRENOBLE +++
- Le 24 février au soir, l’entrée du local grenoblois du Parti Socialiste
a été sabotée…
- Vendredi 25 février, vers 14h30 des gravats ont été déposés devant la
mairie par une cinquantaine de personnes. Deux pancartes ont été plantées
en haut du monticule : «Ce que la mairie fait de nos maisons» et «Ce
qu’il faudrait faire des lieux de pouvoir». Deux banderoles ont également
été fixées sur un pont traversant le boulevard, à quelques mètres de la
mairie, avec les slogans suivants : « On en a marre, on s’organise.
Autonomie ! Squats ! Gratuité !» et «Qui décide quoi pour qui ? Quoi
décide qui pour quoi ?»
Alors que tout le monde s’apprêtait à quitter les lieux, la police a
violemment chargé et arrêté arbitrairement une dizaine de personnes.
Celles-ci ont été relâchées après des contrôles d’identité, qui
traduisent bien la volonté de fichage systématique des autorités.
30 000 tracts ont été diffusés dans toute la ville, rappelant la
situation critique des squats des 400 couverts, de La Mordue, de Resistor
et de La Mèche, ainsi que de nombreux autres squats grenoblois.

+++ PARIS +++
Ce vendredi 25 Février le hall de la mairie PS du 12e arrondissement a
été recouvert de gravats en signe de protestation face à la politique
d’expulsion des squats menée par la gauche à Paris et dans de nombreuses
autres villes.

+++ MONTPELLIER +++
Une trentaine de personnes ont investi la Maison de la démocratie. Face à
la simple demande d'envoyer un fax à la mairie de Grenoble, il a été
répondu: "C'est pas possible. Si tout le monde se met à envoyer des fax
et des machins, c'est l'anarchie (…). C'est du matériel privé. Ici, ce
n'est pas public, c'est un service de la mairie".
L'occupation a donc duré jusqu'à ce que les fonctionnaires et élus de ce
jouet médiatique qu'est la Maison de la Démocratie acceptent finalement
d'envoyer le fax. Pendant ce temps, des employés étaient prêts à utiliser
la violence pour empêcher l'entrée dans les bureaux (une porte refermée
sur une main).
A Montpellier comme à Grenoble, villes socialistes, on n'a pas le droit
d'utiliser le matériel public (parce que sinon, c'est l'anarchie). Vive
l'anarchie!
A noter que dans le même temps, trois appartements laissés vides par les
bailleurs sociaux étaient ouverts dans la cité du Petit Bard. Contre les
listes d'attente pour avoir des HLM, le choix de l'auto-attribution est
fait...

+++ DIJON +++
Une banderole géante a été déployée le long d'une façade en chantier, sur
un grand échafaudage de la mairie PS de Dijon : "À Grenoble comme
ailleurs, le PS expulse. Soutenons l'espace autogéré des 400 Couverts".
Le but était notamment de visibiliser le fait que la répression n'est pas
le privilège de la droite.
Une quinzaine de personnes étaient présentes au pied de l'échafaudage, et
dans la cour de la mairie, pour calmer les élu-e-s (le maire et sa cour,
très énervés d'être mis face à leurs contradictions...).

+++ BESANCON +++
Des personnes sont entrées dans la mairie (PS) et ont tenté d'interpeller
le maire à propos des 400 couverts, de la politique sécuritaire appliquée
sur Besançon, de la destruction des tentatives de création d'espaces
autonomes (expulsions de squats systématiques). Elles ont été arrêtées
avant de parvenir au bureau du maire et après de vives discussions sont
redescendues distribuer des tracts avec banderoles et panneaux…

+++ SAINT-ETIENNE +++
Extrait d'un communiqué : « Ce vendredi 25 février 2005 nous avons fait
subir au Parti Socialiste de (Saint-)Etienne un échantillon de ce qu'il
inflige à de nombreuses personnes, dans le cadre de l'exercice de son
pouvoir au niveau tant local que national. En effet les membres de la
permanence stéphanoise du P.S. ont trouvé ce matin leurs locaux
(symboliquement) murés, ainsi qu'un permis de démolir sur leur façade.
Cet après-midi ils recevaient un avis d'expulsion et quelques coups de
téléphone explicatifs du Comité pour l'Expulsion, la Destruction et le
Réenchantement des Espaces Occupés par les Parasites Sociaux et Autres
Nuisibles.


+++ NANTES +++
Des individues ont déposé du compost et autres poubelles dans l'entrée du
local du PS. La mairie étant socialiste, les expulsions se font "pour le
bien des squatteureuses", sous couvert de salubrité, et bien sûr sans
procès, sans délais.

+++ THONON-LES-BAINS +++
Quelques personnes se sont reunies à Thonon-les-bains, Haute-Savoie, pour
protester contre les menaces d'expulsion des squats des 400 couverts à
Grenoble et faire connaitre leur situation.
Un tract a été diffusé, devant une table de presse informative. Il a été
rappelé combien la mairie de Grenoble vaut ses collègues de droite en ce
qui concerne l'urbanisme (nombreux bâtiments vides, "beaux" projets
urbanistiques s'adressant à l'élite aisée, et développement culturel en
faveur de cette même élite, et bien sûr expulsion de squats...).

+++ REIMS +++
Des affiches et des tracts dénonçant les menaces d’expulsion contre les
400 Couverts et d’autres squats ont été collées et distribués dans le
quartier de feu La Grosse Caillasse, squat populaire expulsé en 2002.

+++ LYON +++
Après une visite au local du Parti Socialiste à Lyon, un groupe de
personnes déguisées en cuisiniers-ères s’est installé place des Terreaux
autour d’une grande marmite de « soupe de roses ». Des tracts ont été
distribués, fustigeant les politiques socialistes en matière de cogestion
de la misère, et revenant sur le cas des 400 couverts et d’autres squats
en danger dans l’agglomération lyonnaise. Ils rappellent que dans cette
ville, sur 60 squats expulsés en quelques années, 80% sont encore murés,
à l'abandon. Le rassemblement a été dispersé par la police, non sans
quelques contrôles d’identité…

+++ NEUILLY-SUR-MARNE +++
Extrait du communiqué : « Quelques individus de Neuilly-sur-Marne, se
sont résolus au cours d'un banquet à soutenir le squat des 400 couverts
(Grenoble) menacé par la gôche soc. Vite, un verre de plus et les
assiettes de la bouffe sont bientôt des supports pour quelques messages
bien sentis : "NON", "C'est vous les méchants" et autres "Vive les
squats". »

+++ MARSEILLE +++
Des individuEs se sont installéEs sur une place du centre-ville pour y
diffuser des tracts et des brochures, et discuter avec les passantEs des
problèmes de logement et d'urbanisme. Le soir illes ont fait une émission
sur radio Galère sur les 400 couverts.

+++ QUELQUE PART EN PROVENCE+++
Envoi de multiples mails aux bureaux de la mairie de Grenoble.

+++ RENNES, L'EKLUSERIE +++
Le matin du jeudi 24 février, la police, bottée et casquée, a mis fin à
l'occupation des anciens locaux de la DDE (aka l'Ekluserie).
Dans la foulée, les bulldozers ont commencé leur repas.
Mais les squatteureuses ne se sont pas laissé faire.

--- Longue vie aux 400 couverts! ---
--- Courte vie au PS ! ---

[ expéditeur/expéditrice <solidaires(a)no-log.org> ]



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