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(fr) Referendum et greve generale

Date Fri, 1 Jul 2005 12:50:09 +0200 (CEST)


Il y a quinze jours, je vous avais infligé une longue intervention sur la
question de l?abstentionnisme révolutionnaire. Cette intervention,
ancienne, m?avait servi à deux occasions, la dernière étant un débat, que
l?on m?avait demandé de présenter, entre libertaires à l?occasion du 2e
tour de l?élection présidentielle 2002. Certains laissaient entendre que
le fascisme était à nos portes, que chaque voix allait compter pour éviter
le pire ; d?autres rétorquaient que cet appel solennel à la mobilisation
générale pour sauver la démocratie bourgeoise d?un péril n?existant pas
était une faute politique. Je faisais partie du deuxième lot qui
considérait que certains militants s?étaient laissés « prendre au piège
démocrate et médiatique d?un « danger fasciste » qui existe bel et bien au
niveau des municipalités et de certaines régions, mais était un pur
fantasme dans le duel Chirac-Le Pen » (Claude Guillon in Anarchisme,
abstention et constitution européenne, 02/2005). Cela ne veut pas dire
qu?une solution réactionnaire, sauce autrichienne ou italienne, ou
néo-conservatrice, n?est pas envisageable dans le futur, mais ce n?était
pas le cas à l?époque.
Je vais vous délivrer cette semaine mes sentiments relatifs au scrutin
référendaire de la fin mai. N?étant pas inscrit sur les listes
électorales, je n?ai pas participé à la « victoire du Non » ni à la «
défaite du Oui ». Mais ce n?est pas pour autant que je ne me suis pas
réjoui de l?issue du dit scrutin.
Il y a maintenant un mois donc, par un vote massif, les électeurs français
ont dit « non » au projet de traité constitutionnel proposé à leur
suffrage, malgré le matraquage médiatique en faveur d?un « Oui » synonyme
d?ouverture d?esprit, de modernité et de générosité. Si on peut parler de
« victoire » pour le « non », elle réside en grande partie là : dans la
capacité qu?ont eu les électeurs à aller à contre-courant de tous les
sermons que leurs infligeaient avec suffisance les « faiseurs d?opinion ».
« Les Français sont des veaux » disaient le Général de gaulle ; le 29 mai,
ils ne le furent pas.
Parce qu?il en a fallu du courage aux partisans du « Non » pour résister
aux assauts conjugués des dits « modernistes » de droite et de gauche !
Que n?ont-ils pas entendu !
Que l?Europe, c?était la paix et que voter « non » équivalait à oublier
les leçons d?Auschwitz. Mazette ! Qu?il y ait eu, dans l?esprit des élites
politiques des grandes puissances de l?Ouest européen, la volonté de faire
en sorte que les rivalités nationales ne conduisent plus à la guerre, je
le conçois fort bien. Mais l?Europe des débuts, c?est également la volonté
des élites politiques et économiques de développer une aire économique
susceptible de coexister voire de rivaliser avec les deux grandes
puissances de l?époque : les Etats-Unis et l?URSS. La paix, oui, mais le
portefeuille aussi ! surtout avec, aux frontières orientales, des
démocraties populaires dont le modèle politique avait le soutien d?une
frange non négligeable des travailleurs.
On pût même entendre, simultanément, que le Grand Kapital ne voulait pas
de cette Europe politique ; et que la voulant tellement pas? une victoire
du « Non » entraînerait fatalement une dégringolade sur les marchés
financiers, nos vénérés philanthropes s?apprêtant à quitter la vieille
Europe au bord de la guerre civile, tels les rats le navire ballottés par
les flots tumultueux. Allez comprendre !
Pour celles et ceux qui désirent se gausser de nouveau du résultat piteux
obtenu par nos élites journalistico-médiatiques, je ne peux que vous
conseiller la lecture du long article que le bimestriel PLPL à consacrer à
cela sous le titre « La déconfiture des tigres de papier ».
Mais pour le reste, peut-on parler de « victoire » ? Car ce « Non » n?a
rien d?un « Non » progressiste.
- Il y a un « Non » réactionnaire et xénophobe, nationaliste,
souverainiste et anti-européen. S?il a été gommé par le fait que la
majorité de l?électorat de gauche a voté « Non » et que Buffet/Besancenot
et consorts ont tout fait pour l?ignorer, on ne doit pas l?oublier. Les
électeurs FN des milieux populaires n?ont pas disparu comme par magie. Le
racisme en milieu ouvrier existe toujours. Le fait que les travailleurs
dits « nationaux » et ceux dit « immigrés » ou « issus de l?immigration »
soient en compétition, comme leurs enfants, pour les emplois pas ou peu
qualifiés, pas ou peu valorisés, le fait qu?ils partagent les mêmes
quartiers défavorisés, le fait que les collectifs de travail industriels
aient été réduits par la réforme profonde de l?organisation scientifique
du travail, tout cela ne peut qu?attiser les ressentiments.
- Evidemment, il y a un « Non de progrès social » qui s?est affirmé
majoritaire dans le dit « peuple de gauche » alors que PS et Verts avaient
fait campagne pour le « Oui ». C?est un événement qui n?est pas sans
importance. Cela veut dire que le « peuple de gauche » ne se reconnaît
plus dans le « socialisme gouvernemental » qui remet en cause le dit
modèle social français reposant sur un Etat et des services publics forts
et des filets sociaux de protection des travailleurs non encore jetés au
rebut. Mais ce n?est pas un Non « révolutionnaire » ou « anticapitaliste
». C?est un « non » qui fleure bon les années gaullisto-communiste et le
compromis fordiste : un Etat fort, qui fixe des règles, interventionniste
sur le terrain économique, keynésien, qui ferait le pari de la relance de
la consommation et de l?endettement budgétaire. Je ne vois guère que cela
dans ce « Non de gauche ». Dans un texte disponible sur internet, Yves
Coleman a raison d?écrire : « Les ouvriers et les employés qui ont voté «
non » sont peut-être momentanément contents d?avoir filé une baffe à
Chirac et à certains représentants de la classe dominante. Mais ils n?ont
pour le moment aucune autre perspective politique que de confier demain le
pouvoir à une autre fraction de la classe dominante (soit) la gauche qui a
mené une politique anti-ouvrière chaque fois qu?elle est venue au
gouvernement (...) Les partisans du « Non de gauche » ne font que
renforcer leurs illusions dans l?utilité et l?efficacité des élections,
illusions dont on sait parfaitement qu?elles seront demain trahies. »
Même si je partage ce constat, je m?efforcerai, malgré mon pessimisme
légendaire, d?être plus optimiste : nous sommes, du moins je l?espère, au
début d?un processus de repolitisation. Majoritairement, les classes
populaires et moyennes, classes d?ordinaire abonnées à l?abstention, ont
dit « non » à un projet qui, selon eux, allaient fragiliser encore plus
leur situation. Il y a quelques années, elles seraient allées à la pêche.
Régression, diront certains. Je ne le crois pas, à moins que l?on ne voit
dans la désertion par les masses populaires du cirque électoral une preuve
de sa maturité politique. J?avoue que les quelques études traitant de
l?abstentionnisme populaire que j?ai pu lire étaient loin de mettre en
avant cet argument. Je ne le crois donc pas pour plusieurs raisons :
- parce que les idées même de « révolution », de « contestation radicale
du système capitaliste » ont déserté la grande majorité des esprits depuis
bien longtemps. Il n?y a plus d?horizon, de modèle. Le 68 de la classe
ouvrière ne fut pas celui de la jeunesse et de la bourgeoisie étudiante,
petite ou grande. Et il faudra donc longtemps avant que les « dépossédés
», la « France d?en bas » imaginent qu?il soit de nouveau pensable de
penser l?impensable, soit, pour moi, l?édification d?une société sans
classe ni Etat.
- parce que les révolutionnaires, majoritairement, ne sont pas issus des
classes populaires et qu?ils ne se reconnaissent culturellement plus en
elles. Combien d?ouvriers parmi eux ? Et combien de fonctionnaires ou
assimilés, d?étudiants, d?individus disposant d?un capital culturel et
social non négligeable ? Les révolutionnaires écrivent pour eux, parlent
entre eux, s?engueulent entre eux et se lamentent de ce « beauf » qui n?a
pas encore assimilé la « fin de la centralité du travail », les apports
des « gender studies », les joies de la « décroissance » ou le «
gradualisme révolutionnaire malatestien ». Si l?on veut faire la
Révolution, il faut, pour le dire à la façon des maoïstes et de façon
lapidaire, « aller aux masses », sans l?arrogance et le mépris social des
avants-gardes autoproclamés, mais sans faire pénitence pour autant.
- parce que les syndicats, en privilégiant « le beefsteak » et
l?institutionnalisation de la conflictualité sociale, ont cessé d?être des
structures de contestation sociale radicale ; ils forment des cadres
dirigeants, des spécialistes, des gestionnaires, ils ne sont plus le lieu
d?où peut émerger l?idée même d?une rupture avec l?ordre capitaliste du
monde.
- parce que les forces de gauche, PS et Verts, ont cessé de voir en elles
les forces sociales sur lesquelles elles pouvaient s?appuyer. Elles leur
préfèrent les classes moyennes et petites-bourgeoises disposant d?un
capital culturel fort, capables donc de se mouvoir plus aisément dans un
univers capitaliste valorisant l?individu et ses capacités créatrices,
dans un univers démocratique où les questions de société ont plus de
résonance pour elles que l?éternelle question sociale qui ne les préoccupe
plus guère au quotidien depuis que leur niveau de vie ou leur statut
social les mettent à l?abri, globalement, de la précarisation. Or ce sont
ces classes moyennes, hétérogènes, qui détiennent à mon sens l?avenir
social et politique des pays occidentaux. Ce sont elles qui choisiront,
non entre la Révolution ou la réforme, mais entre la « réforme » et la «
réaction », soit entre un capitalisme régulé garantissant des filets
sociaux de protection aux plus faibles et un capitalisme à l?anglo-saxonne
s?appuyant sur un Etat-gendarme capables de mettre au pas les nouvelles
classes dangereuses.

En votant majoritairement « non », les classes populaires ont rappelé à la
communauté nationale qu?elles existaient, tout simplement, et qu?elles
pouvaient peser, ne serait-ce qu?un temps, sur le cours des choses. Depuis
plusieurs élections, « on » s?était habitué à leur absence d?autant plus
facilement que la classe ouvrière était sensée avoir disparu. Elles ont
donc rappelé leur existence avec l?outil qui était à leur portée à ce
moment-là : un bulletin de vote. J?aurai évidemment préféré qu?elles le
fassent dans la rue et les luttes sociales. Mais pour cela, il aurait
fallu qu?elles croient en leur capacité de contrer la dynamique
réformatrice du capitalisme qui les licencie, délocalise leur lieu
d?exploitation, fragilise leurs statuts salariaux. Or tous les mouvements
revendicatifs d?ampleur de ces dernières années ont globalement échoué,
tous les bastions ouvriers ont été réduits à la portion congrue, la
violence de l?exploitation capitaliste atomise les travailleurs, la
mémoire et l?expérience des luttes a disparu dans la reddition de
certains, l?épuisement des autres, dans le chômage des uns et le départ à
la retraite des autres. Certains me rétorqueront que ce qu?il faut, c?est
une bonne grève générale. D?accord, faites-la ! Les syndicats n?en veulent
pas, ils freinent des quatre fers ? Mais comment diable des institutions
aussi délégitimées et si peu présente notamment dans le secteur privé
pourraient-elle empêcher les travailleurs à cesser, tous ensemble, le
travail ? Est-ce bien sûr que le principal frein à la grève générale soit
le syndicat (inévitablement réformiste et « traître à la cause »), et non
la difficulté extrême qu?il y a à unifier, au sein d?une même entreprise,
dans le cadre d?une grève toute simple, des salariés que leurs statuts
individualisent ? Et cette grève générale, sera-t-elle nationale ou
internationale ? Et pour quel projet d?émancipation sociale ? Sortirait-il
spontanément des entrailles du peuple en colère ? J?aimerais y croire, car
cela me rassurerait? mais, tout en restant utopiste et opposant résolu à
ce Monde tel qu?il va, il me semble qu?il en faudra des luttes partielles,
des reculs et des avancées, des affrontements et des illusions électorales
avant que le Vieux Monde ne vacille. Mais l?histoire de l?Humanité
n?est-elle pas celle de la lutte des classes ?



N'ayant d'autre ressource que leur capacité de travail, les salariés n'ont
pas d'autre moyen pour faire pression sur leur patron que d'interrompre
leur activité productive, indispensable à la bonne marche des affaires. Le
droit de grève reste fondamentalement une arme de la classe ouvrière
contre le patronat, et cela explique qu?il fasse sans cesse l'objet de
tentatives de restriction, d'empiétement ou même de suppression pure et
simple.
L?idée de « grève générale » fit couler beaucoup d?encre et de salive à la
fin du 19e siècle. Pour le courant réformiste, la grève générale est un
moyen d'obtenir des améliorations partielles et immédiates pour les
travailleurs, en imposant par l'action économique le vote de lois
sociales. - Le courant guesdiste, qui se réclame du marxisme, est plutôt
opposé à la grève générale. Il entend subordonner l'action syndicale à
celle du parti politique afin de permettre la conquête du pouvoir par
celui-ci. Le parti est considéré comme le seul à même de mettre en ?uvre
la révolution par la mise en place d'un « état ouvrier ». La grève
générale devient alors pour eux le levier permettant la prise de pouvoir
insurrectionnelle par le parti ouvrier. Pour le courant syndicaliste
révolutionnaire, la grève générale est l'outil essentiel de la révolution,
l?outil qui doit permettre aux travailleurs de prendre le contrôle de
l'ensemble de l'économie et des moyens de production : arrêt simultané de
la production dans tous les secteurs, destruction de l'appareil d'état,
abolition du patronat et du salariat et enfin reprise de la production
dans la nouvelle économie socialisée. Cette dernière devant être au
service et sous le contrôle des travailleurs par le biais des organes
démocratiques issus des syndicats. Cette grève générale doit être très
organisée et la plus brève possible afin d'éviter les préjudices de
l'arrêt trop long de la production pour la population. Bien évidemment,
elle ne doit pas être déclenchée spontanément mais organisée, préparée
après des mouvements partiels par secteurs. Une notion très importante est
celle de « gymnastique révolutionnaire » : l'organisation syndicale doit
permettre d'obtenir des améliorations immédiates pour les travailleurs
dans différentes grèves, sans perdre de vue que l?objectif demeure la
grève générale. Les positions guesdiste et syndicaliste révolutionnaire
sont la continuité des débats entre marxiens et anarchistes au XIXe
siècle. Jules Guesde, reprenant avec plus de raideur encore des objections
de Friedrich Engels, avait condamné la stratégie de la grève générale. A
l'époque, de manière purement théorique, on suggérait que si tous les
travailleurs faisaient grève ensemble, pendant suffisamment longtemps (on
parlait souvent de quatre semaines) et avec le soutien financier des
caisses ouvrières de solidarité, le capitalisme s?effondrerait. Pour Marx
et Engels, cette position était pour le moins naïve, d?autant plus qu?avec
le temps, la « grève générale » était devenue le mot d?ordre fétiche des
anarchistes. Engels ironisait ainsi en 1873 : "Dans le programme de
Bakounine, la grève générale est le levier qu?on emploie pour déclencher
la révolution sociale. Un beau matin, tous les ouvriers de toutes les
usines d?un pays, ou même du monde entier, cessent le travail,
contraignant de la sorte en quatre semaines au maximum les classes
possédantes, soit à capituler, soit à taper sur les ouvriers ce qui donne
alors à ceux-ci le droit de se défendre et par la même occasion de jeter
bas toute la vieille société.". Marx et Engels finirent par considérer que
la grève générale n?avait pas de rôle particulier à jouer dans la
stratégie ouvrière. Mais, en 1893, Engels (Marx était déjà mort)
reconsidéra la question de la grève générale à la lumière de la lutte de
classe en Belgique où, par le biais d?une telle grève, les travailleurs
venaient d?arracher des acquis politiques importants. Loin de dénoncer
l?utilisation de cette nouvelle tactique, Engels montra qu?il s?agissait
d?une arme très puissante qu?il fallait manier avec précaution. Comme il
l?a dit dans une lettre à Kautsky : « la grève politique doit, ou bien
vaincre tout de suite, par sa seule menace (comme en Belgique où l?armée
était très secouée), ou se terminer par un fiasco colossal ou, en
définitive mener directement aux barricades. »
Et aujourd?hui, où en sommes-nous ?
Des restructurations gigantesques, parfois pilotées par l?Etat lui-même,
ont jeté à la rue des centaines de milliers de travailleurs. L?offensive
de la bourgeoisie s?accentue ensuite pour réduire à l?état de miettes les
acquis cumulés d?un demi-siècle de luttes sociales. Ces éléments d?un «
compromis » entre travail et capital que certains croyaient possible sont
éliminés. L?action continue du capitalisme est d?autant plus efficace
qu?elle est déterminée à parvenir à ses fins et ne trouve face à elle que
des réactions dispersées, même si elles sont parfois spectaculaires, et
des organisations de travailleurs persistant à penser dans le cadre d?un
"compromis" que la bourgeoisie a depuis longtemps rompu. Ainsi, ces
dernières années ont laissé l?initiative à une bourgeoisie jalouse de ses
prérogatives, ne comptant partager aucune parcelle de pouvoir, désireuse
de maintenir puis d?augmenter de manière conséquente ses taux de profit.
Par ses coups de boutoirs sans cesse plus violents, elle contraint les
travailleurs à se cantonner à une posture défensive. Celle-ci, souvent
désespérée, demeure à l?écart de toute coordination, inconsciente souvent
du nouveau rapport entre les classes et nostalgique d?une période
d?équilibre qui s?est avérée illusoire. Pour que cette conscience
rejaillisse, la révolte élémentaire, même sous ses formes actuelles, est
d?une impérative nécessité. Elle doit être le socle d?une nouvelle
conscience de classe débouchant sur une nouvelle conscience politique.
Lors Des derniers mouvements sociaux d?ampleur, nous avons pu entendre le
mot d?ordre de « Grève Générale » émerger ça et là, de la bouche de
militantes et militants révolutionnaires certes, mais surtout des franges
les plus déterminées de salariés en lutte, comme parmi les personnels les
plus engagés de l?Education Nationale. Il en va de même, évidemment, pour
tout mouvement catégoriel. Auparavant et en même temps, des sections
syndicales d?entreprises licenciant en masse se rencontraient pour
construire une réaction des travailleurs à la hauteur des enjeux en
dénonçant clairement le capitalisme et en défendant l?urgence de la
construction d?un rapport de force offensif. Aujourd?hui, la nécessité de
la grève générale, la nécessité de synthétiser les mécontentements
grandissants de tous les salariés, chômeurs et précaires, germe dans les
mouvements. Sans prise de conscience globale, sans lutte d?ensemble, il
sera de plus en plus difficile de faire avancer quoi que ce soit pour
quelle catégorie que ce soit. Notre salut est encore une fois dans l?union
active de tous les travailleurs. Cependant, il faut maintenir les liens
apparus dans les mouvements au risque de devoir repartir de zéro à chaque
coup tordu du pouvoir. Pour que nécessité puisse devenir réalité,
coordination et organisation sont d?une vitale nécessité, car aucun
mouvement se voulant victorieux ne peut se contenter de se payer de mots.


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Voilà, les meilleures choses ayant une fin, Le Monde comme il va tire sa
révérence...

Mon intervention sur la grève générale doit beaucoup à un texte beaucoup
plus long et argumenté paru dans les colonnes du journal Courant
alternatif.

En allant sur le site www.mondialisme.org, vous trouverez quelques textes
analysant le dit référendum dont celui de Yves Coleman, animateur de la
revue Ni patrie, ni Frontière. Cette émission est dédiée à la mémoire de
Karim Landais, collaborateur de Ni patrie, ni frontière, et de
François-Xavier Verschave, animateur de l?association Survie, pourfendeur
inlassable de la Françafrique.

Et n?oubliez pas. Alternantes, radio libre et sans pub, a besoin de votre
soutien. Alors, écoutez et faites écouter Alternantes, et si le c?ur vous
en dit et que votre portefeuille vous le permet, adhérez à l?association
Alternantes ! Pour tout renseignement, appelez aux heures de bureau au 02
40 93 26 62 !

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Patsy <patsy-alternantes(a)internetdown.org>

Texte issue de l'émission de radio "Le Monde comme il va"
Hebdo libertaire d'actualité politique et sociale, nationale et
internationale

Tous les jeudis de 19h à 19h50 et rediffusée tous les mardis à partir de
12h10
Alternantes FM 98.1 Mgh (Nantes) / 91 Mgh (Saint-Nazaire)

Alternantes FM
19 rue de Nancy
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http://www.alternantesfm.net/sommaire.htm

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