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(fr) Mobilisations contre le WEF - Davos

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Tue, 18 Jan 2005 19:40:35 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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La manif du 22 janvier contre le WEF est morte...
Vive les actions de protestation dans la vieille-ville de Berne de 13
heures à 16 heures!
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Ci-dessous le nouvel appel de l'Alliance Anti-WEF qui explique le concept
de la journée du 22.Soyez créatives et créatifs! Ne nous laissons pas intimider!
Wipe out WEF!!!
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DEMANDE D'AUTORISATION DE MANIFESTER REFUSEE - L'ALLIANCE ANTI-WEF
ANNONCE L'ANNULATION DE LA MANIFESTATION PREVUE ET APPELLE A D'AUTRES
ACTIONS DE PROTESTATION PLEINES DE FANTAISIES

Les autorités de la ville de Berne ont rejeté le 11 janvier 2005 la
demande d'autorisation de manifester contre le WEF déposée le 7 décembre
2004 par l'Alliance Anti-WEF. La réponse de la municipalité est le
renforcement des forces de police et la menace d'une occupation du centre
ville par " le plus gros dispositif policier que la ville n'ait jamais vu
" (citation du commandant de police Blumer). La municipalité aurait voulu
enfermer les manifestantEs dans un enclos sur la Place Fédérale. Les
manifestantEs auraient dû emprunter un unique chemin circonscrit par un
cordon policier allant de la gare à la Place Fédérale. Personne ne veut
manifester dans une cage. Avec ce diktat, la municipalité pousse à
l'escalade et projette de fait l'état d'exception en ville de Berne. Sous
de telles conditions, l'Alliance Anti-WEF ne peut mener la manifestation
prévue.

L'Alliance Anti-WEF voulait mener une manifestation contre le
démantèlement social, le dumping salarial, les privatisations, les
discriminations racistes et les guerres. L'ensemble de la mobilisation en
vue de la manifestation anti-WEF reposait sur la volonté de toucher de
larges milieux de la population et d'éviter la confrontation avec la
police. Notre objectif était que tout le monde puisse exprimer sa
critique à l'encontre du WEF et des politiques mises en œuvre par ses
membres sans craindre de participer à la manifestation.

L'Alliance Anti-WEF était disposée à négocier le déroulement concret et
le trajet de la manifestation dès le dépôt de la demande d'autorisation.
La municipalité de Berne et le commandement de la police ne sont pas
entrés en matière et ont voulu nous imposer leurs conditions. Les
négociations n'ont pas eu lieux

Apparemment les autorités ne veulent pas d'une grande manifestation
contre la rencontre annuelle des soi-disant "global leaders" ni avant, ni
durant le WEF et cela où que ce soit en Suisse. Les autorités fédérales
ont elles-mêmes annoncé que des mesures énergiques seraient prises contre
toute manifestation non-autorisée. A Berne, sur ordre des autorités de la
ville, même discuter du WEF a été banni du centre-ville : la conférence
internationale "L'autre Davos" qui devait avoir lieu au Progr sur la
Waisenhausplatz a dû être déplacée à la Dampfzentrale pour "raison de
sécurité".

La politique de la municipalité de Berne à majorité rose-verte abroge la
liberté d'expression, de manifestation et de réunion. Les conditions de
la municipalité constituent un dangereux précédent. Elles touchent non
seulement le mouvement opposé au WEF mais toutes les organisations,
syndicats et mouvements sociaux dans toute la Suisse qui veulent
protester contre l'aggravation des conditions de vie et de travail.
Ainsi, la gauche de gouvernement soutient et renforce la tendance
actuelle au durcissement de la répression menée par les bourgeois.

Dans ces circonstances, nous renonçons à la manifestation prévue. Cela ne
veut pas dire que nous renonçons à nos protestations contre le WEF, bien
au contraire. Dans un centre ville occupé par la police, où règne de fait
l'état d'exception, nous ne pouvons assumer la responsabilité d'une
manifestation.

Nous ne nous laisserons toutefois ni dicter ni prendre notre espace de
protestation et nous le réclamerons au travers d'autres formes d'actions
créatives. Ainsi, nous appelons pour le 22 janvier 2005 à protester de
13h00 à 16h00 dans le centre ville de Berne contre le WEF et la
suppression du droit de manifester. Les protestations et actions dans
d'autres villes sont également les bienvenues. Diverses manières de
protester sont possibles, que ce soit sous forme de théâtre, de musique,
comme homme ou femme sandwich, avec une pétition contre le WEF, avec une
marche en commémoration de la mort du droit de manifester ou encore avec
une radio à piles. Sur Radio RaBe (95,6 MhZ), ce 22 janvier 2005 de 13h00
à 18h00, sera diffusé une émission spéciale en directe au sujet du WEF.
Ainsi, le contenu de la manifestation Anti-WEF interdite pourra être
entendu aux coins de chaque rues.

A Berne, en raison de l'occupation policière, les actions seront plus
difficiles à mener. Nous appelons à des actions de désobéissance civile
bruyantes, hautes en couleurs et pleines de fantaisies qui laissent
l'annoncé dispositif policier tourner à vide et dénonce son absurdité.
Nous ne voulons pas nous laisser embrigader dans le scénario de
confrontation mis sur pied.

Nous continuons de considérer le 22 janvier 2005 comme une mobilisation
de plus en vue des protestations qui se tiendront durant le WEF dans
toute la Suisse.

L'Alliance Anti-WEF, 17.01.05
(traduit de l'allemand)

---------

Pour celles et ceux qui auraient raté le début, voici un article paru
dans T'Okup' n°49 (téléchargeable en pdf sur http://squat.net/ea) qui
résume le climat qui prévaut en Suisse en ce début d'année alors que les
saigneurs du monde s'apprêtent à prendre leurs quartiers à Davos pour la
rencontre annuelle du WEF.


MANIF CONTRE LE WEF
(8 janvier 2005)

Cette année à nouveau, nous nous apprêtons à manifester contre les
décideurs autoproclamés qui se rencontreront du 26 au 30 janvier 2005 à
Davos dans le cadre du World economic forum (WEF). Cette année à nouveau
les saigneurs du monde entendent se servir de la station grisonne comme
plate-forme de propagande capitaliste et planifier la poursuite du
pillage de la planète. Protégés par l'Etat et ses milliers de flics et
militaires (preuve qu'ils veulent notre bien-être), la possibilité de
manifester a été rendue de plus en plus difficile ces dernières années.

Bref rappel

Si en 2000 plus de 1'500 manifestantEs étaient parvenuEs à rallier Davos
pour y manifester (T'Okup! 0), cela s'est avéré de plus en plus difficile
voire impossible les années suivantes. Ainsi en 2001 les manifestantEs
avaient été gazéEs à Landquart déjà et avaient ensuite occupé l'autoroute
paralysant ainsi toute la région (T'Okup'14). En 2002, un peu ébranlé et
l'Etat n'étant pas prêt à fournir toutes les garanties en matière de
sécurité exigées par le forum privé du Dr Schwab, le WEF s'était réfugié
à New York, instrumentalisant au passage les attentats du 11 septembre
(T'Okup! 24/25). 2003 marque le retour de l'Etat à la raison capitaliste
en ce qui concerne le WEF qui peut à nouveau rayonner depuis Davos. Cette
année-là, la manif de Davos est autorisée pour la première fois. Mais
pour rejoindre la station d'hiver, les autorités exigent que chaque
manifestantE passe dans un sas de sécurité type aéroport installé à
Fideris à mi-chemin entre Landquart et Davos où il/elle sera filméE,
fouilléE et peut-être arrêtéE. Les manifestantEs refusent et resteront
bloquéEs toute la journée dans un enclos à la gare de Landquart avant de
se faire agresser en fin d'après midi par les flics anti-émeutes à coup
de lacrymos et de balles en caoutchouc (T'Okup! 35). En 2004, décidant de
ne plus s'acharner à vouloir manifester à Davos, le mouvement se rabat
finalement sur Coire le chef lieu grison (T'Okup! 43). La manif s'est
déroulée fort paisiblement malgré ce qu'essaient d'insinuer aujourd'hui
les mass média. Cela n'empêchera pas les flics d'arrêter le train au
retour à Landquart, où tout était prêt pour contrôler les manifestantEs.
Des lacrymos seront tirés dans les wagons pour vider le train. Plus de
mille manifestantEs seront parquéEs en plein air dans un enclos durant
des heures. Les flics feront encore usage de lacrymos, de balles en
caoutchouc, de grenades assourdissantes et de tabassages avant de
menotter les personnes une à une pour procéder à des contrôles d'identité
et les ficher.

Rappelons que durant toutes ces années diverses manifs régionales,
actions, théâtre, concerts, fêtes blocages et sabotages en tout genres
ont accompagné la manif unitaire annuelle.

La situation en 2005 ?

Dans l'impossibilité de manifester dans les Grisons, une coordination
anti-WEF s'est mise sur pied et appelle à manifester le 22 janvier 2005 à
Berne. Rendez-vous est donné à 13h30 sur la Waisenhausplatz. La volonté
étant d'organiser une manif large à laquelle toutes et tous puissent
prendre part sans crainte, une demande d'autorisation a été déposée. La
municipalité de Berne tergiverse, fait traîner et ne répondra que cinq
semaines après le dépôt de la demande, c'est-à-dire deux semaine avant la
manif prévue.

Comme si cela ne suffisait pas, les politiques se dégagent de leurs
responsabilités et s'en remettent à la police pour régler cette affaire.
Lors d'une rencontre avec la délégation de la coordination anti-WEF, la
police fixera des exigences dignes d'une junte militaire :

1. La police ne veut octroyer qu'une place en périphérie de la ville,
soit sur l'Allmend, soit à Bümpliz. Tout le centre-ville sera zone
interdite. 2. Elle exige des organisateurs/trices de la manifestation,
que les manifestantEs voyagent en train spécial dont le terminus se fera
à la gare de Wankdorf déjà (les années précédentes, les autorités avaient
fait pression sur les CFF pour qu'aucun train spécial ne soit mis à
disposition...). Là, il sera facile pour elle d'effectuer un contrôle
d'identités de masse et d'arrêter les personnes indésirables. Ceci veut
dire, que ce que la police zurichoise a déjà pré-exercé avec les fans du
FCB à Zürich Altstetten (contrôle de 600 personnes), va devenir
systématique et généralisé. Comme ces dernières années à Fideris, Davos
et Landquart, un vaste dispositif de répression sera préparé et étendu à
la Suisse entière.
3. Pour la première fois, la police exige, que les organisateurs/trices
soient non seulement responsables du bon déroulement de la manifestation,
mais aussi qu'ils/elles empêchent activement les débordements avant et
après la manif. Ceci est impossible dans la pratique et ne se tient pas
juridiquement. La police veut ainsi déjà rejeter sur les
organisateurs/trices la responsabilité de tous les incidents de la manif.

Au lieu de se donner tout ce mal, les flics feraient tout aussi bien de
nous indiquer notre numéro de cellule. Ces exigences ayant bien entendu
été rejetées, la municipalité, dans un fax de douze pages propose ce
qu'elle ose appeler un compromis :

1. Rassemblement sur la Place Fédérale de 15h00 à 17h00 avec interdiction
de défiler en ville
2. Lancement immédiat sur un plan national d'un appel à manifester
pacifiquement
3. Désignation d'une personne responsable
4. La coordination anti-WEF a jusqu'au 16 janvier pour donner une
réponse. Si ces conditions sont rejetées, l'autorisation de manifester
sera retirée

Dans son communiqué, la délégation anti-WEF déclare qu'une manif sur la
Place Fédérale sans possibilité de défiler est inacceptable et les
conditions posées irréalistes. Cela impliquerait que les manifestantEs
arrivant en train soient conduitEs sur la dite place - transformée en
enclos à bestiaux - encadréEs par des cordons policiers, et ce sans
former un cortège. Le mouvement devra décider comment répondre à cette
nouvelle provocation.
Le WEF, le néolibéralisme forme actuelle du capitalisme, c'est aussi cela
: un système de plus en plus répressif pour faire plier les populations
aux diktat de la minorité possédante.

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Des manifs régionales ont notamment pu avoir lieu le 15 janvier à
Delémont, Winterthur et Coire réunissant 150, 350 et 400 personnes. A
Coire les manifestantEs ont dû défiler entre des barrières !

[ expediteur/expéditrice <espaceautogere(a)squat.net> ]




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