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(fr) Avortement, contraception : la lutte continue !

From Offensive Libertaire & Sociale - Paris <ols.paris@no-log.org>
Date Fri, 14 Jan 2005 17:07:13 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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Dans notre société dite « libérée sexuellement », on ne cesse de parler
de la sexualité (hétéro et patriarcale) tous azimuts, mais la
contraception et l’avortement restent encore tabous dans les écoles, les
familles, les médias, l’espace public... Qui sait qu’après avoir été «
crime contre la sûreté de l’Etat » (en 1942), l’avortement, autorisé il y
a trente ans, n’a été dépénalisé qu’en 2001 ?


Entre la loi et la réalité, un abîme

Qui connaît les conditions révoltantes dans lesquelles beaucoup d’IVG
sont encore pratiquées en France ? Qui sait que le délai moyen de trois
semaines pour obtenir un rendez-vous dans un centre d’IVG oblige des
femmes à partir à l'étranger alors qu’elles étaient au départ dans les
délais légaux ? Que des médecins tentent encore de culpabiliser les
femmes qui décident de se faire avorter ? Que certaines interventions
sont encore pratiquées sans anesthésie ? Que trop peu de femmes ont accès
aux informations afin de choisir les techniques médicales et chirurgicales
d'IVG ?
Alors que depuis 2001, le délai est passé à douze semaines de grossesse
(les Pays-Bas, eux, ne mentionnent pas de délai, la limite étant la
viabilité du foetus…), certains hôpitaux continuent de refuser de
pratiquer des IVG au-delà de dix semaines, obligeant les femmes
concernées à faire plusieurs centaines de kilomètres vers un autre centre
français, voire étranger. La toute-puissance du corps médical est
inadmissible. Pas plus que les chefs religieux, les médecins ne doivent
régenter nos vies.


L’Etat, réactionnaire

Que ce soit l'amendement Garraud qui visait à créer un délit d' «
interruption involontaire de grossesse », la tentative de donner un
statut juridique à l'embryon devant la Cour européenne des droits de
l'homme, ou SOS tout-petits qui harcèle le Planning familial, les
attaques contre le droit à l'IVG sont nombreuses. Mais que dire d’un
ministre de la santé qui, en 2004, a préfacé un ouvrage critiquant
l’interruption médicale de grossesse et glorifiant l’instinct maternel ?
Ou du fait que le ministère des Affaires sanitaires et sociales vient de
rayer la question des femmes de ses priorités ? La réalité est que l’Etat
a pour habitude de freiner les revendications portées par les mouvements
féministes. Chaque avancée sociale et politique a toujours été le fruit
de longues luttes. Il aura ainsi fallu se battre pendant trois ans après
l'adoption de la loi du 4 juillet 2001 pour que des arrêtés la rendent
applicable (en partie). Malgré cela, l’absence de moyens réels produit
une véritable régression des droits. Ainsi, l’IVG n’étant pas assez «
rentable » économiquement, les cliniques privées qui assurent près de 50
% des IVG dans certaines régions arrêtent de le pratiquer.
Quant à l’accès aux moyens contraceptifs, il est toujours insuffisant. La
contraception si elle est acquise socialement ne l’est pas
individuellement : 50 % des jeunes filles qui débutent leur vie sexuelle
n’utilisent pas de contraceptifs. Et beaucoup de femmes adultes
méconnaissent leur corps, la diversité des contraceptifs (il n’y a pas
que la sempiternelle pilule…), les recours après un rapport non-protégé…
Si le droit à l’avortement et à la contraception est sans cesse bafoué,
c’est toujours au nom de l’ordre moral patriarcal qui veut déposséder les
femmes de leur corps, leur imposer la maternité comme un devoir et les
convaincre que l’avortement est un « traumatisme ».
Non, nous, les femmes, n’avortons pas parce que nous sommes en situation
de « détresse psycho-sociale ». Non, l’avortement n’est pas un acte «
très grave » ni un « dernier recours ». Ce n’est ni une partie de
plaisir, ni une banalité, mais ça n’est surtout pas une tragédie : c’est
l’expression de notre liberté de choisir, de notre refus d’être asservie
à la fatalité de la sacro-sainte maternité.

Les lois ne suffisent jamais à changer la société, ce n’est qu’en nous
mobilisant que nous obtiendrons ce que nous voulons.


Exigeons :
-La gratuité totale de l’avortement et des moyens contraceptifs.
-Un égal accès à l’avortement pour toutes, y compris les mineures et les
étrangères sans-papier.
-Un allongement des délais.
-Des campagnes d’information public sur les divers moyens contraceptifs
(féminins et masculins) et l’avortement.
-Une véritable éducation à la sexualité dans les écoles et ailleurs.
-L’augmentation du nombre de centres d’interruption volontaire de
grossesse.
-Le renforcement des lieux comme les centres de planning familial et des
consultations en gynécologie médicale.

Pour que le corps des femmes n’appartienne qu’à elles,
il faut en finir avec le patriarcat !



Organisation communiste libertaire - Paris (OCL)
c/o Egregore, B.P. 1213 - 51058 Reims Cedex
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Offensive libertaire et sociale - Paris (OLS)
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