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(fr) Solidarité internationale après les arrestations du sommet de Thessalonique

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Sun, 2 Jan 2005 13:57:26 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
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http://ainfos.ca/index24.html
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SOLIDARITÉ INTERNATIONALE !
A l'issue d'une manifestation internationale contre le sommet de l'Union
Européenne de Théssalonique (Grèce) en juin 2003, des militants avaient
été arrêté dans des conditions pour le moins "extra-ordinaires". Des
vidéos tournées par les manifestants ont ainsi permises d'établir que la
police n'avait pas hésité à substituer au sac d'un manifestant un autre
sac rempli de cocktail molmotov, pour ensuite l'inculper de désordre à
l'ordre public etd étention d'explosifs ...

Les 7 compagnons encore sous le coup d'une procédure judicaire passeront
en procès en Grèce le 13 janvier.

Le 8 janvier, une journée internationale de soldiarité avec les inculpés
est organisée.

A Paris, rendez-vous est donné devant l'ambassade de Grèce à Paris, 17
rue Auguste Vacquerie 75016 PARIS le samedi 8 janvier à 15 heures.

GAAP (groupe anarchiste autonome de paris-banlieue)
GAAP
108 rue Damrémont
75018 PARIS

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SOLDIARITE INTERNATIONALE


Assez de mises en scène !

Liberté immédiate pour les prisonniers de Théssalonique arrêtés au cours
des mobilisations anti-mondialisation durant le sommet des chefs d' État
européens à Salonique (Grèce), le 21 juin 2003.

Le sommet

En juin 2003, le sommet européen des chefs d' État s' est tenu à
Théssalonique. Pendant les jours où s' est déroulé le sommet ( du 19 au
21 ), beaucoup de personnes sont descendues dans la rue pour montrer leur
opposition à cette politique néo-libérale et à cet ordre mondial auquel
on veut nous soumettre.

Ce fut une journée de lutte dure et intense. L' objectif était clair :
empêcher qu' une minorité décide de l' avenir de la population mondiale.
Défendant des intérêts opposés, les manifestants, avec leurs banderoles
et leurs cris, et l' État, avec sa police prête à utiliser tout son
arsenal, se sont retrouvés dans les rues de Théssalonique. Le 21 juin
2003, la manifestation se solda par l' arrestation de 130 personnes.
Beaucoup furent identifiées, intimidées puis remises en liberté.
Vingt-neuf en ressortirent avec des charges de délits graves : résistance
à l' autorité, désordres publics, altération de l'ordre publique,
incendies, possession et usage d'armes. Huit ont été conduits en prison.
Un d' eux, d' origine étasunienne, a été libéré quelques jours après, par
une médiation des États-Unis. Le reste des compagnons, Carlos et
Fernando, d' origine espagnole, Simon, d' origine anglaise, Castro, d'
origine syrienne, Tsitas, Jonathan, Michalls et Dimitris, d' origine
grecque, ont été amenés à la prison.

Le coup monté

Dans un premier temps, tout indiquait qu' en trois jours, la police les
relâcherait. Mais l' État grec, à travers ses moyens de communication, a
utilisé ces jours pour tromper la population avec de fausses accusations,
et pour élaborer ainsi une mise en scène médiatique, policière et
juridique. Les sept compagnons ont été accusés de résistance à l'
autorité, désordres publics, dommages, possession et usage d' explosifs
-afin de créer un incendie-, et ont été amenés à la prison, du fait que
la police affirmait qu'ils portaient des sacs à dos avec des écrous et
des coctails-molotov, et ce, malgré des images-vidéo du sommet qui
montrent clairement comment la police a échangé le sac à dos de Simon par
un autre qui contenait des coctails molotov. Rapidement, le reste des
États se sont faits l' écho de la version créée par l' État grec.

Ce coup monté cherchait d' une part à freiner le mouvement
anti-globalisation pour de futurs sommets, et d' autre part à ce que
l'État grec applique pour la première fois sa loi anti-terroriste. Une
loi qui fut créée sous la pression européenne, en la posant comme
condition pour que les jeux olympiques de 2004 puissent être célébrés à
Athènes.

Avec les évènements de Théssalonique, l' État grec dispose déjà de
cobayes qui lui ont permis de mettre en oeuvre cette loi, avant les jeux
olympiques.

La lutte pour leur libération

Les actions de solidarité ne se sont pas faites attendre. Rassemblements,
manifestations, actions de protestation, conférences, et concerts se sont
organisés dans différentes villes européennes. Une journée de lutte
internationale exigeant la liberté de nos compagnons s'est tenue le 21
juin 2003.

Parallèlement, l' avocat des sept inculpés a également fait en sorte que
ces personnes puissent rentrer le plus vite possible chez elles, auprès
de leurs amis, compagnons et proches.

Le 30 juin, un recours a été présenté. Il invoquait la liberté sans
conditions au vu des irrégularités observées lors des arrestations, et
des déclarations contradictoires et confuses données par la police. Ce
recours a été rejeté au mois de septembre de la même année. Des recours
ont été renouvelés, mais rejetés successivement de la même manière.

Devant la réitération négative de la justice grecque, et la présentation
d'un recours devant la Cour Suprême, les sept compagnons ont entamé une
grève de la faim. Castro a commencé la grève le 21 septembre, les autres,
le 5 octobre.

Cette grève de la faim a duré 53 jours, pendant lesquels nos compagnons
ont été traités de manière inhumaine d'une part par les forces de
sécurité de l' État, et d'autre part par les fonctionnaires de la prison
de Dlabata où ils accomplissaient de la prison préventive. Même les
médecins des hôpitaux ont dénoncé publiquement les humiliations et les
abus auxquels ces sept personnes ont été exposées.

Depuis l'extérieur, compagnons, amis et proches, nous soutenons cette
grève par des actions solidaires. Le 26 novembre, la santé des compagnons
était assez fragile, le parquet a donné l' ordre que l'on injecte aux
grévistes un sérum dans les veines, ce qu'ils ont nié de la même façon
qu' ils avaient rejeté les recours présentés antérieurement, et ce
même-jour, autour de 15h00, nous connaissions la nouvelle de la mise en
liberté des sept compagnons.

Leur situation se présentait ainsi :

* Simon et le compagnon d' origine étasunienne avaient été grâciés.

* Carlos était dans l'attente d'un jugement pour une charge mineure - un
maximum de cinq ans de prison -.

* Pour Fernando, Castro, Tsitas, Jonathan, Michalls et Dimitris, s'
ouvrait une enquête sur les arrestations.

La situation actuelle

La situation de nos compagnons en ce moment, est la suivante :

L' enquête qui s' est ouverte sur les arrestations n'a apporté aucune
information nouvelle, ainsi il se peut encore que les charges retenues
contre Fernando, Castro, Tsitas, Jonathan, Michalls et Dimitris, soient
abaissées à des délits mineurs ( peine maximale de cinq ans de prison ).

Carlos et les six autres compagnons, parmi les vingt-neuf qui avaient été
arrêtés, seront jugés le 13 janvier 2005, leur peine peut s' élever
jusqu' à cinq ans.

Le 26 novembre, la joie nous a envahit, il ne pouvait en être autrement,
mais la réalité cruelle du système nous a fait redescendre dans la rue
pour exiger la liberté sans conditions pour nos compagnons.

Traduction de l'appel de la CNT espagnole : CNT-AIT ( www.cnt.es )

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