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(fr) Buenos Aires : grande victoire des travailleurs du métro

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Tue, 15 Feb 2005 10:12:13 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
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http://ainfos.ca/index24.html
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Les travailleurs du métro de Buenos Aires ont arrêté leur grève après la
signature d’un accord entre Metrovias (la concessionnaire du métro) et la
UTA (le syndicat de branche des travailleurs) qui fixe une augmentation
de 19 %, mais qui en réalité représente 44 % d'augmentation de la masse
salariale.

"Au début du conflit, nous avons dit que nous voulions fixer un top aux
futures discussions salariales. Nous avons compris que ce qui était en
débat était si les travailleurs avions le droit de toucher des salaires
dignes, qui nous permettraient d'avoir accès à l'éducation et à la
culture", "Ce fut un conflit difficile parce que l'entreprise nous
accusait de gagner dejà de bons salaires. Nous croyons que nous avons
commencé à gagner parce que nous avons expliqué à l'opinion publique que
nous n'avions pas honte d'avoir des salaires de plus de mille pesos dans
un pays où des personnes en gagnent 400. Ce qui nous fait honte c'est
qu'il existe des salaires de 400 pesos, des retraites de 300 et des
gérants d'entreprises qui gagnent 40 000 pesos.” ont déclaré les
délégués Carlos Perez et Roberto Pinalli en annoncant la fin de la
grève.
L'augmentation arrachée comprend d'une part les 19 % de Metrovias et d'un
autre côté les 100 pesos que le gouvernement a octroyé de manière
générale par décret à tous les travailleurs en janvier. S'y ajoute en
plus une augmentation de 1 % d'ancienneté, le paiement des heures de
nuit et celui des jours de grève.
Cet accord implique pour Metrovias une augmentation de plus de 12
millions de pesos de ses coûts salariaux (44 % par rapport à décembre
2004).

La catégorie la plus basse, qui avait un salaire de 681 pesos, gagnera
910 pesos tandis que la plus haute passera de 1 530 à 1921 pesos. Tous
les employés recevront en plus 200 pesos de tickets alimentaires et 156
pesos de frais de déplacements. L'ancienneté se calculera sur la base du
salaire d'un conducteur (le plus haut) pour tous les cas, ainsi
l'employé le moins payé recevra au minimum 19 pesos par année
d'ancienneté.

De plus l'accord acomporte des points valorisés par les travailleurs : il
n'inclut aucune clause de paix sociale" (qui vise à interdire un autre
conflit) et ne mentionne pas l'idée d'installer d'autres distributeurs
automatique de billets (c'était également un objet du conflit)

COMMENT LE SYNDICAT BUREAUCRATIQUE A TENTE DE RECUPERER LA LUTTE

Durant ce conflit, la tension n'était pas seulement mise entre les
travailleurs et Metrovias mais aussi dans la dispute parrallèle que
maintienne les délégués avec la direction de leur syndicat, la UTA,
dirigée par
Juan Manuel Palacios.
Le corps de délégués est une combinaison d'indépendants de gauche, de
péronistes, de militants du MST et dui PO (partis d'extrème gauche).
Palacios est la main droite du secrétaire général de la CGT, Hugo Moyano.
Les délégués qui ont impulsé le conflit tirent leur légitimité parmi les
travailleurs, mais c'est la UTA, en sa qualité de syndicat, l'unique
autorisée légalement à signer des accords. Cette situation est la cause
de frottements et d'épisodes absurdes. Le dernier en date s'est déroulé
hier. Mercredi, à minuit, alors que toutes les négociations avaient
échoué et qu'une nouvelle grève de 48 heures avait été décrétée,
Palacios réalisa une conférence de presse et annonca qu'il était parvenu
à un accord avec l'entreprise. Par conséquent, il annoncait la fin du
conflit. "Pourquoi les délégués ne sont pas là ?", demanda un
journaliste. "Aucun d'entre eux n'est venu" réponda Palacios. “Mais ils
sont au courant de l'accord ?" "Nous allons les en informer" précisa
Palacios. Il était parvenu à un accord lors d'une réunion, seul avec
Metrovias et le Ministère du Travail. Du point de vue strictement légal,
il n'y avait rien d'objectable.

Le corps de délégués a été informé de la nouvelle proposition en
regardant la conférence de presse à la télévision et a confirmé la
grève. Dans le métro personne ne connaissait les termes de l'accord et
il y eut des assemblées d'urgence dans les cinq lignes, avec ceux qui
s'approchaient après avoir regardé la télevision. A 1 heure du matin, la
UTA a envoyé aux cinq lignes du métro une copie de la proposition
patronale. A une des stations, un groupe de huit personnes du syndicat
se sont vus interdire de descendre dans le métro par les délégués qui
ont accepté de monter pour recevoir le document. “C'est la base, et non
la UTA, qui décide si l'accord est accepté”, signala le délégué Nestor
Segovia. Ensuite, une série d'assemblées a considéré que l'offre était
favorable. La grève a été levée 18 heures plus tard, à 19h30, après que
toutes les équipes et les secteurs aient accepté la proposition.

Mais c'est Palacios qui a signé l'accord lors d'une nouvelle réunion avec
Metrovias et le Ministère du Travail. Avec un nouvel acte de comédie
parce que les délégués, suivis par les caméras de télévision et les
radios, ont décidé de se rendre au bureau du ministère où s'étaient
réalisées toutes les réunions précédentes. Mais il n'y avait personne,
l'accord était en train d'être signé au siège du ministère.

Durant la semaine de conflit, l'entreprise a tenté, à plusieurs reprises,
de mettre en fonctionnement des services d'urgence, conduits par du
personnel hiérarchique. Mais la sortie des trains a été empêchées, à
chaque fois, par des délégués qui se placèrent sur les voies. Pour cette
raison, Metrovias a présenté 9 plaintes à la justice, qui vont suivre
leur cours, vu que l'accord signé ne prévoit pas le retrait de ces
plaintes.
Roberto Pianelli, un des délégués du métro, a affirmé : Nous nous
défendrons devant la justice et si c'est nécessaire il y aura de
nouvelles grèves. La criminilisation des protestations a avancé sur les
secteurs qu'ils peuvent pénaliser (il y a aujourd'hui en Argentine 40
prisonniers politique et plus de 4 000 personnes inculpées). Jusqu'à
maintenant, nous n'avons jamais été inculpés. Sûrement parce qu'ils
savent qu'ils auront une réponse forte".

Article précédent :
Argentine : une grève qui n'en finit pas :
http://paris.indymedia.org/article.php?id_article=32162

Buenos Aires, 11 février 2005
Fab <santelmo(a)no-log.org>, avec Pagina12




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