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(fr) On ne sortira pas du nucleaire sans les centrales à charbon, fioul, gaz

Date Thu, 15 Dec 2005 17:55:47 +0100 (CET)


On a beau le répéter, le message ne passe pas, ou si peu, auprès des
écologistes qui représentent une bonne fraction de ce qui reste du
mouvement antinucléaire des années 70-80. Les organisations écologistes
internationales ont diabolisé le charbon, effet de serre oblige, et tout
le monde a suivi (
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/lib_charb_sortie.html ).
Greenpeace international ne tient absolument pas compte de la situation
particulière et aberrante de la France avec sa production électrique
d?origine nucléaire voisine de 80 %. (Alors même que si l?on remplaçait
toute cette production par des combustibles fossiles cela aurait une
influence négligeable sur l?effet de serre planétaire). Ainsi tout le
monde vante l?Allemagne pour son développement éolien mais refuse de voir
la réalité de sa production électrique par les centrales à charbon.
Pendant ce temps, chez nous la centrale d?Albi va fermer, d?autres vont
suivre et on ne fait quasiment rien pour maintenir en état et améliorer
celles qui existent et en construire de nouvelles, qu?il s?agisse de
techniques modernes déjà éprouvées en France ou de techniques à fort
rendement développées et utilisées dans d?autres pays.

Nous avons décrit l?an dernier la situation alarmante du parc thermique
classique EDF (voir la Lettre d?information 99/100
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/99_100_thermique.html
août-décembre 2003). Aujourd?hui avec un parc nucléaire surdimensionné,
les centrales du thermique classique (essentiellement charbon et fioul,
peu de gaz) ne servent essentiellement qu?à assurer les pointes de
consommation et une installation qui n?est appelée à fonctionner que
quelques heures par an est vulnérable du point de vue de sa maintenance.
Le but avoué dans les documents internes EDF est d?abaisser par paliers la
puissance exploitée à 10 GW avec démantèlement d?une bonne partie des
installations mises hors exploitation. Petit à petit ils y arrivent
puisque personne ne proteste à part les travailleurs qui se mettent en
grève et à qui sont faites des promesses mirobolantes pour les calmer.
L?an dernier 5 sites ont été visés : Montereau, Champagne sur Oise, Vaires
sur Marne, Ambès, Loire sur Rhône. Un document interne à EDF d?il y a
quelques années indiquait pourtant pour les deux premiers " site à bon
potentiel pour du charbon dans le futur ". Le futur est arrivé et il est
mort-né. Comme sont défuntes sitôt énoncées les promesses de la direction
d?EDF et de Roussely l?an dernier lorsque la nouvelle de mise à l?arrêt de
ces 5 centrales est arrivée déclenchant la grève. La direction d?EDF avait
reçu les délégués syndicaux et annoncé que " 250 millions d?euros seraient
débloqués pour rénover des tranches de production d?électricité obsolètes
et qu?un site potentiel serait étudié pour la construction d?une centrale
thermique moderne ". Au 19 mars 2003 selon une dépêche AFP " M. Roussely
n?avait pas pris de décision concernant la fermeture des 5 sites tout en
indiquant "qu?il s?agissait d?un scénario possible". Il fait des promesses
aux syndicats concernant la rénovation de tranches du palier 250 MW (Le
Havre, Blénod, La Maxe) et 600 MW (Le Havre et Cordemais), et annonce le
lancement de deux études de faisabilité sur une tranche de cycle combiné
(électricité+gaz) et sur une tranche charbon propre ".

Ces centrales arrêtées sont mises en " Arrêt Garanti Pluriannuel ", AGP.
Les travailleurs se sont inquiétés et continuent de s?inquiéter sur le peu
de maintenance effectué sur ces installations. Seules celles qui
conservent une bonne maintenance peuvent être éventuellement " réactivées
". Pour les autres c?est un retrait d?exploitation déguisé qui est suivi
de démantèlement.

Que sont devenues les 5 centrales visées l?an dernier ? Il est quasiment
impossible actuellement d?avoir des informations concrètes à EDF étant
donné le chamboulement interne de l?entreprise.

On peut savoir, d?après les émissions de gaz carbonique qui sont
répertoriées sur le site internet d?EDF quelles sont celles qui ont cessé
de fonctionner : Champagne sur Oise, pas de production en 2004, (la mise
en AGP était prévue au 1er juillet 2003) ; Montereau pas d?émission depuis
avril 2004, (correspond à la mise en AGP prévue pour le 31 mai 2004) ;
Vaires sur Marne qui, semble-t-il, gênerait Roissy par sa cheminée, rien
depuis mai 2004, (AGP prévue le 31 mai 2005). Loire sur Rhône, rien depuis
le 30 avril 2004 (correspond à la date prévue pour la mise en AGP) ; la
mise en AGP d?Ambès est prévue au 31 mars 2005. La centrale d?Albi qui
était en AGP a été réactivée en 2003 mais va retourner en AGP. Pour toutes
ces centrales en sursis combien de temps avant le démantèlement
définitif ?

Donc pour le parc EDF il n?est pas question de rénovation dans les sites
qui subsistent, ni de centrales nouvelles " high tech ". EDF n?a pas
construit à Gardanne la tranche LFC à lit fluidisé circulant de forte
puissance (600 MW). Promise depuis des années elle devait seconder celle
existante de 250 MW qui dépend désormais de la SNET. Le groupe espagnol
ENDESA est maintenant propriétaire à 65% de la SNET et il a été question
dernièrement d?une participation de Gaz de France. Ainsi pas de LFC
nouveau en France. Par contre Alstom a vendu des LFC aux USA et à la Chine
(qui a aussi obtenu des garanties pour acquérir le savoir faire des
techniciens français). Raffarin s?est " dévoué " en accompagnant à Pékin
le PDG d?Alstom en pleine épidémie de SRAS.

Quant aux centrales à gaz à cycle combiné rien de nouveau à l?horizon à
part celle de 800 MW à Dunkerque, qui utilisera gaz naturel et gaz de haut
fourneau de la SOLLAC. Les essais ont commencé et elle devrait entrer en
activité au printemps 2005, ce qui ferait environ 3 ans depuis le début de
la construction. Pas d?autres projets officiels en vue, une rumeur fait
état d?un site possible à Fos, un des points d?arrivée du gaz naturel en
France.

Des menaces planent sur la cogénération : une loi du 9 août 2004 comporte
un amendement de dernière minute des sénateurs en commission mixte
paritaire, adopté sans vote, que d?aucuns n?hésitent pas à appeler " un
amendement scélérat ". Il permettra de supprimer pour certaines
installations le renouvellement du contrat de vente d?électricité qui
était automatique au bout de 12 ans.

C?est pour montrer qu?il n?y a pas que le nucléaire et l?éolien que nous
donnons les résultats de la production électrique allemande 2003,
complétant les données antérieures (Lettre d?information 96/97
janvier-avril 2003) en utilisant les mêmes sources d?information (1).
------------------------------------------------------------------------
Voir tableau de la production électrique en Allemagne
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/105_prod.jpg
------------------------------------------------------------------------
Le fléchissement dans la consommation observé en 2002 ne se répète pas en
2003 qui montre une augmentation de la consommation brute. L?Allemagne a
exporté du courant.

Le pourcentage de nucléaire est en diminution, toutefois la production
2003 est légèrement supérieure à celle de 2002.

L?éolien est en progression. On constate que les autres sources d?énergies
renouvelables à partir des déchets l?emportent encore sur la production
électrique éolienne. A la différence de la France la production
hydraulique est faible et l?ensemble des énergies renouvelables, y compris
l?hydraulique, représente 10,6% de la production brute totale.

Le gaz se développe petit à petit.

En Allemagne le charbon est toujours majoritaire, représentant 51,1% de la
production électrique. L?ensemble charbon, fioul, gaz, représente 61,6%
contre 27,6% de nucléaire.

On ne le répètera jamais assez tant qu?il est encore temps (l?est-il
encore ?) : il faut défendre l?intégrité de tout le thermique à flamme
existant en France, le développer et le moderniser. Il faut construire des
turbines à gaz à cycle combiné, développer la cogénération.

Pourquoi avoir délibérément sacrifié la production électrique à partir du
charbon en France ? Pourquoi ne pas l?avoir modernisée ?
Pourquoi les écolos/antinucléaires se sont-ils désintéressés de ce
problème fondamental pour la sortie du nucléaire ?

Ne pas s?opposer à la fermeture des centrales à charbon et fioul c?est
accepter la continuation de l?énergie nucléaire avec ses risques
d?accident grave.

Bella Belbéoch,
lettre d'information du Comité Stop Nogent-sur-Seine n°105.



(1) Données sur la production allemande : Franz Wittke, Hans-Joachim
Ziesing " Stagnierender Primärenergieverbrauch in Deutschland "
Wochenbericht des DIW Berlin 7/04 (2004).
http://www.diw.de/deutsch/produkte/publikationen/wochenberichte/docs/04-07-1.html

-----------------------------------------

Comparaison des productions électriques en France et en Allemagne

Il apparaît clairement que dans la production électrique la part du
charbon et des fossiles en général est 6 à 10 fois plus faible en France
qu?en Allemagne alors que celle des énergies renouvelables est plus élevée
en France qu?en Allemagne, ce qui va en surprendre beaucoup !

Données publiées par le ministère de l?industrie pour 2003
Afin de pointer les différences avec nos voisins il est important d?avoir
accès aux mêmes données pour pouvoir les comparer et donc d?avoir les
détails de la production électrique brute. Ce n?est pas si évident car la
nomenclature des différentes rubriques n?est pas la même en Allemagne et
chez nous.
Les différentes sources d?information, émanant du même ministère de
l?industrie, ne sont pas toujours cohérentes.

1)- Le dépliant " statistiques énergétiques France, énergies et matières
premières, août 2004 " donne des estimations simplifiées : une production
d?électricité brute de 566,9 TWh, dont 441,1 TWh par le nucléaire (78%),
65,2 TWh par l?hydraulique (11,5%) 60,6 TWh par le thermique classique
(11%) [dont charbon 28,1 TWh, fioul 2,4 TWh, "autres" 30,1 TWh].
L?ensemble charbon+fioul ne représente que 5,4% de la production totale
(contre 52% en Allemagne).
(Le solde export-import est de 66 TWh. La consommation brute est donc de
500,9 TWh).

2)- Détails sur la production brute thermique classique.
Ils sont donnés dans le fascicule "l?énergie ", édition 2004, page 139. La
production s?élève bien à 60,6 TWh comme précédemment mais répartis de la
façon suivante :
Charbon+lignite 26,4 TWh
Fiouls 8,6 TWh (dont fioul lourd, fioul domestique et coke de pétrole ?)
Gaz naturel 18,1 TWh
Divers 7,5 TWh (dont gaz de hauts fourneaux, de raffineries, de déchets
ménagers, résidus industriels, bois, etc.)
On voit que charbon+fiouls représentent 35 TWh soit 6,2% de la production
totale, l?ensemble des fossiles charbon+fioul+gaz naturel représentent
53,1 TWh soit 9,4% de la production brute totale. On est loin des 61,6% de
la production allemande !

3)- Au sujet des énergies renouvelables
Il est précisé, dans le fascicule "l?énergie" déjà cité, que dans les 65,2
TWh de "l?hydraulique" sont comptabilisés le solaire photovoltaïque et
l?éolien. Davantage de détails figurent dans la base de données "Pegase"
sur les statistiques énergétiques à la section " production d?origine
électrique d?origine renouvelable selon la filière " :
La production d?électricité d?origine renouvelable est de 70,273 TWh dont
64,877 TWh par l?hydraulique ; 3,285 TWh par les déchets urbains ; 1,344
TWh à partir du bois et déchets de bois ; 0,342 TWh par l?éolien ; 0,0094
TWh par le solaire photovoltaïque ; 0,416 TWh par biogaz. (On retrouve
bien les 65,2 TWh précédents en additionnant hydraulique et éolien). Avec
ces définitions le renouvelable en France représente 12,4% de la
production totale brute ! Plus qu?en Allemagne. L?hydraulique et l?éolien
seuls représentent 11,5% de la production totale brute !
(Il y a un petit problème, me semble-t-il, car les gaz issus des déchets
urbains, bois et résidus de bois soit 4,6 TWh ont été précédemment
comptabilisés dans les " divers " du thermique classique).

B.B.

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Modes de production " charbon propre "

Ni l?Allemagne, ni le Danemark n?ont l?intention de réduire leur
production électrique par le charbon car, contrairement à la France, ces
pays développent et utilisent des techniques " charbon propre ".

Ces techniques ont été signalées dans les Lettres précédentes (par exemple
101/102 http://www.dissident-media.org/stop_nogent/stop_nogent_101_102.pdf
). Rappelons les succinctement.
- Technologies de la combustion du charbon en lit fluidisé : comme celles
mises au point en France, le lit fluidisé circulant LFC de Gardanne*
(Provence) et Carling (Lorraine). Cette technique permet d?utiliser des
charbons de mauvaise qualité, des déchets, de la biomasse. Le combustible
est brûlé dans un lit de particules solides maintenues en suspension dans
un courant d?air ascendant, à une température modérée de l?ordre de 850°C
ce qui évite la fusion des cendres et limite la production d?oxydes
d?azote.
Une augmentation du rendement est prévue à l?étranger en améliorant cette
technique par une combustion sous pression ce qui permet la détente des
gaz dans une turbine à gaz.
- Les centrales à cycle combiné avec gazéification intégrée du charbon
IGCC (en Belgique, à Puertollano en Espagne). Au lieu d?utiliser le gaz
naturel c?est un gaz synthétique qui est produit vers 1500°C sous une
pression de 28 bar. Ce gaz est purifié avant d?alimenter une turbine à
cycle combiné.
- Les centrales à vapeur supercritique à grand développement actuellement.
Les cycles supercritiques existent depuis longtemps, ils ont été
introduits dans la production électrique au cours des années 50 et des
centrales supercritiques ont été construites en Allemagne, au Danemark,
aux USA, Japon.
Les centrales à vapeur classiques brûlent des combustibles fossiles comme
le charbon pulvérisé, le fioul, le gaz et sont " sous-critiques ", elles
fonctionnent avec une vapeur à l?admission de la turbine à vapeur en
dessous du point critique de l?eau.
Chauffée au point critique sous 221 bar et 374°C l?eau passe directement à
l?état de vapeur sans ébullition. Dans une centrale supercritique (SC) la
pression de la vapeur surchauffée dépasse la valeur critique 221 bar. On
parle de centrale supercritique avancée (SCA) pour 250 bar et 565°C, de
centrale ultrasupercritique (UCS) si la vapeur atteint ou dépasse 300 bar,
585°C. Les rendements augmentent en passant de SCA à UCS. Des centrales
allemandes SCA atteignent 43% à Staudinger et Rostock, 45% à Hessler et
Lübeck. Ces centrales supercritiques sont très flexibles vis-à-vis du
combustible. Des centrales USC sont en projet au Danemark, celle qui
devrait être mise en service en 2005 aurait un rendement net annoncé de
50,8%.
Il est évident qu?à production électrique égale, ces centrales à fort
rendement émettent moins de gaz carbonique que celles à faible rendement.

B.B.

Référence : rapport principal de la Commission Ampère (Belgique) section D
Technologies, gaz-vapeur, charbon et cogénération.
http://www.mineco.fgov.be/energy/ampere_commission/Rapport_fr.htm


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PS. La centrale à lit fluidisé de Gardanne :
http://www.assemblee-nationale.fr/rap-oecst/nucleaire/r1359-18.asp

"... La centrale à lit fluidisé de Gardanne est actuellement la plus
puissante au monde.
La technologie du lit fluidisé circulant présente l?intérêt particulier de
pouvoir utiliser une large gamme de combustibles. La technique du LFC a
prouvé sa capacité à consommer des combustibles difficiles, comme les «
schlamms » de Lorraine, ou le charbon fortement soufré de Gardanne. Elle
peut s?appliquer également à la combustion des brais pétroliers, des boues
de traitement des eaux usées, de la biomasse et même des déchets
combustibles.
Grâce à l?injection directe de calcaire dans le foyer, la désulfuration
est réalisée à 90 %, pour un ratio calcium-soufre de 1,5 à 2 et peut même
atteindre 95 %.
La formation d?oxydes d?azote est peu importante, du fait que la
température du foyer est limitée à 850 °C. Les émissions de NOx peuvent
être encore diminuées par l?injection complémentaire d?ammoniac.
L?expérience acquise par la SNET et le groupe Charbonnages de France sur
la technologie LFC est considérable.
Une première centrale de 125 MWe a été mise en service à Carling en 1990.
La seconde centrale, celle de Gardanne d?une puissance de 250 MWe, est la
plus puissante du monde. Elle démontre une souplesse remarquable, sa
puissance pouvant varier entre 65 et 250 MWe. La désulfuration atteint
99,7 %. La teneur des fumées en oxydes d?azote atteint 240 mg/Nm3, les
imbrûlés représentent 0,40 % et le rendement de la chaudière atteint 95,7
%.
Les voies de progrès sont les suivantes : d?une part l?augmentation de
puissance, avec un passage au palier 600
MWe http://www.industrie.gouv.fr/energie/charbon/textes/se_ch_pr.htm :
d?une part l?amélioration des rendements avec une évolution vers un cycle
vapeur supercritique ; d?autre part la diminution des coûts avec une
diminution des surfaces en matériaux réfractaires ; enfin à plus long
terme, l?intégration d?un cycle combiné gaz..."


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Le Comité Stop Nogent-sur-Seine http://www.dissident-media.org/stop_nogent
est signataire de la "Charte pour l?arrêt immédiat du nucléaire"
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/sortie_immediate.html

La lettre d?information du Comité Stop Nogent-sur-Seine est disponible en
PDF :

n°107 mai-septembre 2005
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/Lettre_CSN_107.pdf

n°106 janvier-avril 2005
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/Lettre%20CSN%20106.pdf

n°105 décembre 2004
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/lettre_CSN_105.pdf

n°104 août-novembre 2004
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/Lettre_CSN_104.pdf

n°103 juin-juillet 2004
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/Lettre_CSN_103.pdf

n°101/102 février-mai 2004
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/stop_nogent_101_102.pdf

n° 99/100 août-décembre 2003
http://www.dissident-media.org/stop_nogent/Lettre%20CSN%2099-100.pdf ...
n°76 avril-juin 1997 (spécial, comment sortir de l?impasse nucléaire
avant la catastrophe)
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/sup_sort.pdf)


Comité Stop Nogent-sur-Seine
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