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(fr) Qu'est ce qu'une révolution communiste et libertaire ?

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Tue, 7 Sep 2004 23:49:35 +0200 (CEST)


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Les lignes qui suivent paraîtront sans doute naïves à certain[e]s. C'est
le risque encouru en traitant simplement, et en peu de mots, de sujets
complexes qui ont fait l'objet d'innombrables publications, depuis deux
siècles au moins.

Il s'agit d'apporter les premiers éléments de réponse (de réflexion, de
débat) à des questions que se posent - sans presque jamais oser les
formuler - beaucoup de ceux et de celles qui découvrent les
manifestations de rue et les drapeaux libertaires.

Peut-être des militantes et militants plus confirmé(e)s pourront-ils
également faire leur profit de ce dialogue imaginaire, qui n'a d'autre
ambition que d'en susciter d'autres, de vive voix.
Qu'est-ce qu'une « révolution » ?

Nous appelons révolution un changement radical - c'est-à-dire qui
s'attaque aux racines - du système économique, social et politique en
place.

Dans une société capitaliste comme celle où nous vivons, une révolution
s'attaquera au salariat, système dans lequel l'activité humaine est pour
l'essentiel contrainte et limitée au travail (production de
marchandises), travail exploité pour le profit des patrons et/ou des
actionnaires.

La révolution abolira, avec le travail salarié, l'argent, qui sert de
support à l'abstraction de la valeur (d'une marchandise, d'une heure de
travail, d'un être humain...).

La révolution se heurte aussitôt à ce que l'on peut désigner comme les «
grandes » institutions, l'État par exemple, sa police, et éventuellement
son armée. Elle bouleverse aussi les institutions de la vie quotidienne
que sont la famille et le couple, où les rapports d'autorité s'organisent
selon l'âge et le sexe (autorité des adultes sur les mineur[e]s, des
hommes sur les femmes). Ce bouleversement est à la fois un objectif
important des révolutionnaires, et l'effet matériel d'une période de
rupture avec les habitudes de la vie courante (grève générale,
déplacements difficiles, occupations...).

Si certaines choses sont aujourd'hui plus faciles à changer qu'il y a un
siècle (par exemple : dissocier plaisir érotique et procréation, grâce à
la contraception), d'autres comportements ont peu varié (les femmes
effectuent toujours 70% des tâches ménagères). La réflexion et les luttes
sur ces questions sont partie intégrante d'un combat révolutionnaire qui
ne s'arrêtera pas par miracle un grand soir ou un beau matin.
La perspective d'une révolution n'est-elle pas utopique ?
Autrement dit : une révolution est-elle possible ?

Ce qui est impossible pour nous, et ça nous en sommes sûrs, c'est de
supporter le monde tel qu'il est !

Nous avons tout à gagner à un bouleversement radical du monde, et rien à
y perdre, parce que tout ce qui fait pour nous le plaisir de notre brève
existence - les rencontres, les discussions, l'amour, les émotions
partagées - tout cela est aujourd'hui contraint, limité, atrophié.

Il n'existera pas de société parfaite une fois pour toute où vivre
heureux sans conflits. C'est dans l'effort même, dans le mouvement même
de transformation révolutionnaire des rapports sociaux, que la vie se
révèle mille fois plus passionnante.

Comme l'écrivait l'anarchiste russe Bakounine : « Je ne suis vraiment
libre que lorsque tous les êtres humains qui m'entourent, hommes et
femmes, sont également libres. La liberté d'autrui, loin d'être une
limite ou la négation de ma liberté, en est au contraire la condition
nécessaire et la
confirmation. Je ne deviens libre vraiment que par la liberté d'autres,
de sorte que plus nombreux sont les hommes libres [ajoutons : et les
femmes libres, et les enfants libres] qui m'entourent et plus profonde et
plus large est leur liberté, et plus étendue, plus profonde et plus large
devient ma liberté. [...] Ma liberté personnelle ainsi confirmée par la
liberté de tout le monde s'étend à l'infini. »
Il faudra bien continuer à manger, à s'éclairer à vider les poubelles,
que sais-je ?

Passés les premiers jours de paralysie, inévitable et nécessaire (pour
affirmer la force du mouvement, contrecarrer d'éventuels mouvements de
l'armée ou de la police), il faut remettre en marche certains secteurs
d'activites : transports, ravitaillement, distribution d'eau, de gaz,
d'électricité. Tous ces biens seront distribués gratuitement.

un grand nombre d'autres secteurs seront definitivement abandonnes, soit
immédiatement, soit progressivement.

Immédiatement : les usines produisant des marchandises inutiles (une
majorité de la production actuelle) ou nuisibles. Progressivement : un
secteur comme le nucléaire, qui exige, même après l'arrêt de la
production, une surveillance et des activités complexes de démantèlement.

On remarque que l'abolition du salariat, le partage par roulement des
tâches indispensables au fonctionnement de la société (ramassage des
ordures, par ex.), et la suppression de l'argent (distribution
communautaire des biens de première nécessité ; pour le reste imagination
et troc sur le modèle des actuels SEL) règle très simplement la fausse
question du chomage.

Notons encore qu'en matière d'alimentation, seuls les aliments dits «
biologiques », aujourd'hui réservés à une clientèle aisée, seront
distribués collectivement. Ce choix de bon sens écartera le risque de
catastrophe de type « vache folle » ou OGM.

Bien des questions pratiques seront discutées et réglées le moment venu
par les gens concernés, et d'une manière impossible ou difficile à
prévoir Il est donc vain de dresser par avance un catalogue de mesures.
Cependant, il faut comprendre qu'une révolution ne signifie pas la prise
en main par une population du monde tel qu'il est. Il faudrait, sinon, «
autogérer » les usines d'armement, l'administration fiscale, et les camps
de rétention pour sans-papiers... On se demande pourquoi on dépenserait
tant d'énergie pour en arriver là ?

Avançons l'hypothèse, à titre d'exemple, et pour illustrer malgré tout
notre raisonnement, qu'en matière de transport, un moyen aussi coûteux,
aussi dangereux, et aussi nuisible à l'environnement (kérosène, bruit)
que l'avion serait progressivement abandonné. On peut penser qu'à rebours
de la préoccupation « moderne », la durée des voyages sera
considérablement allongée. Parce qu'on ne se souciera plus de « faire
l'Asie en dix jours », et que l'on préférera découvrir des gens et des
paysages, sans patron pour vous dicter la date du retour.
La révolution n'est-elle pas synonyme de violence ?

Il n'est pas difficile, en observant autour de soi, dans sa famille ou
dans la rue, en regardant la télévision ou en lisant le journal, de voir
que le monde tel qu'il est aujourd'hui, le capitalisme en voie de
mondialisation, héritage des sociétés coloniales du siècle dernier, que
le monde actuel est synonyme de la pire violence.

À titre d'exemple : la violence domestique masculine fait aujourd'hui,
dans un pays comme l'Espagne, six fois plus de victimes (90 femmes
assassinées par mari ou amant en 2001) que le terrorisme des séparatistes
basques de l'ETA.

Le degré de violence nécessaire pour renverser l'ordre établi ne dépend
pas que de la bonne volonté des révolutionnaires, mais dans une large
mesure de la réaction des maîtres du monde. L'acharnement des
industriels, des technocrates, des politiciens, et des électeurs de Le
Pen à réagir à un mouvement révolutionnaire ; la violence dont ils
seraient disposés à user pour le réduire, tout cela conditionne de
manière imprévisible le degré de violence inévitable d'une révolution.

Dans une société techniquement développée où peuvent être mises en ¦uvre
de nombreuses techniques de sabotage (informatique notamment), qui ne
nécessitent pas ou très peu de violence physique, les meilleures chances
sont réunies de paralyser le système en faisant moins de victimes
humaines que les accidents de la route un week-end de Pâques.

Par la suite, la société en révolution - par les priorités qu'elle adopte
en matière de santé (pas de médicaments toxiques ; pas de contingentement
des matériels hospitaliers), de prévention (Sida), de réduction des
travaux pénibles et dangereux -, réduit le nombre des « victimes sociales
» qui paient aujourd'hui de leur vie le fonctionnement d'un système fondé
sur le profit.
N'est-il pas plus facile et plus réaliste de changer la société par des
réformes ?

Le réformisme se présente comme une solution raisonnable et « réaliste ».

Le problème, c'est que, seul, il ne réforme jamais rien.

La fonction historique et politique du réformisme n'est pas d'aboutir aux
mêmes résultats qu'une révolution, par des moyens plus lents ou plus «
doux ». La fonction du réformisme est de désamorcer les révoltes et de
convaincre les victimes du système capitaliste qu'on peut très bien
aménager leur sort à l'intérieur du système, sans en changer les règles,
et sans priver les réformistes de leurs jobs.

Même s'il s'agit d'obtenir des réformes, la stratégie révolutionnaire est
la plus efficace. En effet, un pouvoir ne peut répondre que de deux
façons - éventuellement combinées - à une menace révolutionnaire : par la
force armée ou par les concessions réformistes.

Si un mouvement social limite de lui-même, dans le souci d'être
présentable à la télé, raisonnable et réaliste, ses prétentions et ses
buts, il n'échappera pas à la violence (on lui envoie les CRS) et risque
de ne rien obtenir du tout.

Dans une négociation, le pouvoir essaiera toujours d'accorder moins que
ce qui est demandé ; si je demande moins que ce que je veux, je suis
assuré de ne pas obtenir ce que je veux.

Le plus simple est d'afficher clairement le projet révolutionnaire, ce
qui n'empêche pas de tirer avantage des concessions momentanés de l'État.

Prendre le parti de la révolution ne signifie pas opter pour « tout ou
rien », en remettant toujours l'essentiel à plus tard (au grand soir),
c'est au contraire profiter de toutes les occasions historiques, de
toutes les luttes, pour réaffirmer l'exigence communiste et libertaire :
tout se reapproprier dans la liberte, pour tout partager dans l'egalite.

Tout ce qu'il est convenu de nommer les « avancées démocratiques » ont
d'ailleurs été accordées sous la pression de la rue et des barricades. Il
arrive que les gouvernants modernes y fassent allusion, quand ils
espèrent que ce rappel historique dissuadera de nouveaux barricadiers de
se dresser contre eux. On dira par exemple que des gens sont morts pour
que nous ayons le droit de vote, ce qui devrait nous décourager
d'utiliser d'autres moyens d'action. Mais bien sûr, c'est un mensonge.
Beaucoup de gens ont
effectivement combattu et certains sont morts en combattant, et dès la
Révolution française, contre ceux qui voulaient la confisquer, en
décréter la fin obligatoire, puis plus tard contre ceux qui voulaient
revenir à la monarchie. Mais finalement, c'est bien la republique qui a
tue le plus d'ouvriers sur les barricades, notamment en 1848 et en 1871,
durant la Commune de Paris.

Il existe de nouveaux groupes réformistes. Ils utilisent parfois un
vocabulaire ou des méthodes d'action illégales empruntées au mouvement
révolutionnaire. Ils réclament le droit au logement, un revenu garanti
pour tous, ou une taxe sur les mouvements de capitaux... Ils captent
l'indignation généreuse et le besoin d'action de beaucoup de gens qui ne
se sentent pas attirés par des groupuscules révolutionnaires souvent
fermés et sectaires. Ils n'ont pas d'autre perspective qu'un illusoire «
contrôle citoyen » sur le capitalisme.

Or la « démocratie », c'est précisément la mise en scène politique du
contrôle citoyen, garant de la moralité d'un « capitalisme à visage
humain » ; « l'économie régulée par le droit », comme dit José Bové. Même
s'ils peuvent embarrasser momentanément un ministre, un gouvernement ou
une administration, ils participent finalement au bon fonctionnement du
système, qui s'applique à les neutraliser, les intégrer, les digérer.

Le projet révolutionnaire, c'est-à-dire le projet d'une rupture
révolutionaire avec le monde présent et le projet de la contruction d'une
autre société, n'est pas un rêve, au sens où il serait impossible à
réaliser. Le projet révolutionnaire, c'est la meilleure façon d'être
réaliste, c'est-à-dire de s'en tenir à nos révoltes, à nos désirs, à nos
rêves, pour refuser le cauchemar hélas trop réel d'un monde dont Marx
constatait déjà qu'il est « baigné par les eaux glacés du calcul égoïste
». Il existe des partis, des ligues d'extrême gauche qui se réclament du
communisme et/ou de la révolution. Qu'est-ce qui les sépare des
libertaires ?

Des postaliniens [1] du PC aux trotskistes de la LCR (100% à gauche, avec
de vrais morceaux de gauche dedans !) il ne manque pas de partisans du «
communisme » ou d'une « révolution », à condition qu'ils en soient les
chefs et les bénéficiaires !

Les anarchistes, les communistes libertaires sont restés fidèles au
principe affiché par la Première Internationale : l'emancipation des
travailleurs sera l'oeuvre des travailleurs eux-memes.

Nous n'avons que faire des avant-gardes, des magouilleurs et des
bureaucrates ! C'est aux exploités eux-mêmes à prendre leurs affaires en
mains, partout et dès maintenant - sur les lieux de l'exploitation
salariée, dans les quartiers et dans la rue - sans attendre la bonne
période historique décrétée par le comité central.

Les retours sur l'histoire (celle de la révolution russe, par exemple)
sont des moyens efficaces de vérifier la réalité des bons sentiments
affichés aujourd'hui par les uns et par les autres. Il fallu à peine huit
ans aux bolcheviks pour éliminer, par le meurtre et la mise en camps,
toute opposition politique : mencheviks, socialistes révolutionnaires et
anarchistes. La révolte des marins de Cronstadt et l'insurrection
Makhnoviste en Ukraine furent écrasées dans le sang. La Terreur
bureaucratique, dont Trotski fut un rouage essentiel (à la tête de la
police politique et de l'armée rouge), se retourna contre ses propres
partisans. Lui-même fut exécuté, sur ordre de Staline, dans son exil
mexicain. Or beaucoup de trotskistes actuels ont autant de mal que les
postaliniens à digérer leur passé et à condamner sans ambiguïtés ni
baratin les crimes de lenine, de trotski, et de staline.

Aujourd'hui, les trotskistes de la LCR tentent de capter à leur profit la
sympathie pour les idées anarchistes qu'ils sentent dans le mouvement
social et ses manifestations. Besancenot n'a plus que l'adjectif «
libertaire » à la bouche et explique que son drapeau rouge s'est teinté
de noir [2] (et de vert, pour draguer les écolos). Mais que dit-il ? Que
la LCR veut participer à « un gouvernement qui romprait avec le
capitalisme et ouvrirait la voie au socialisme démocratique »
(Révolution, p. 150). C'est mot à mot le même mensonge que Mitterrand a
utilisé à la fin des années 70 pour reconstituer un parti socialiste
capable... de ce que nous avons vu (il est vrai que la taupe trotskiste
Jospin parvint à se faire nommer Premier ministre). Bien sûr, tout serait
différent avec la LCR ! Est-ce si sûr ? Lisons Besancenot : « Nous ne
pensons pas supprimer l'argent du jour au lendemain (p. 180) [...] Notre
projet est plus ambitieux : créer massivement des emplois en réduisant le
temps de travail [...] (p. 209). « Cependant, la phase de transition
[vieille blague bolchevique !] vers une société égalitaire, le processus
de production sera encore soumis à la division technique du travail. Il
ya aura encore des ouvriers, des employés, des techniciens et des cadres
exerçant chacun des fonctions spécifiques ; les revenus seront encore
définis selon les compétences et non les besoins (p. 252). »

Et qu'arrivera-t-il aux impatients qui n'auront que foutre de produire
pour le nouveau régime sous la direction des mêmes cadres, payés avec le
même argent, le tout sous la direction lumineuses des militants LCR ? On
leur enverra les « nouveaux emplois » miliciens chargés de leur faire
rentrer dans le crâne à coup de crosses le réalisme historique qui décide
en réunion de comité central à quel moment les temps sont mûrs !

Comment faire confiance à des gens qui, même après 80 ans de réflexion,
justifient d'avance les répressions futures ? Leurs placards sont remplis
de cadavres, nous ne l'oublions pas. Quant aux idées libertaires et au
noir de nos drapeaux qu'ils prétendent gérer en franchise : BAS LES
PATTES ! Tout ce qu'il faudrait changer, inventer !... Ça paraît une
tâche surhumaine !

À moins de céder au délire des croyants, selon lequel il existerait un «
dieu » créateur qui manipulerait les humains comme des marionnettes et
les surveillerait depuis on ne sait quel « au-delà », il faut bien
considérer que les êtres humains sont les seuls responsables de leur vie,
de ce qu'ils y acceptent ou refusent.

Ça ne veut pas dire que le sans-papier vivant à Paris ou le paysan
sans-terre brésilien sont coupables de l'oppression qu'ils subissent,
mais que ce sont des hommes de chair et de sang qui les exploitent et les
persécutent, et non une fatalité surhumaine, contre laquelle il serait
impossible ou vain de se dresser.

Quant aux efforts que nécessite la construction d'un autre futur, ils
sont immenses, mais - à l'échelle de l'espèce humaine entière - pas plus
impressionnants que ceux que tu as fournis, nourisson humain de quelques
kilos, dépendant en tout des adultes qui t'entouraient, pour devenir un
individu pensant, parlant et marchant sur ses pattes de derrière, capable
d'utiliser un ordinateur et de chanter un poème de Rimbaud...

Pense à l'extraordinaire gisement de culture, de savoir-faire, et
d'énergie que constitue l'humanité, aujourd'hui divisée par les
fanatismes religieux, les guerres coloniales ou tribales, l'exploitation
et la faim. Ce gisement n'est utilisé qu'à dix pour cent peut-être, et
pour le seul bénéfice du capitalisme mondialisé. Il ne sera pas difficile
de faire « moins pire » ! Je suis désolé, mais j'y crois pas !

Personne ne te demande de « croire » à la révolution, comme on croit au
Diable, aux extraterrestres ou à la réincarnation. Il ne s'agit pas non
plus d'une perspective lointaine et motivante, comme une espèce de
super-carotte (bio !) à te suspendre devant le nez.

La révolution est le projet collectif de la libre association d'individus
libres, qui commencent à changer le monde dès maintenant.

Il n'est que trop facile de trouver dans la lecture d'un journal ou le
comportement de ses collègues des raisons de se replier dans le cynisme
vulgaire : « Tous des cons ! ». Pour les plus atteints, le comble de la
ranc¦ur misanthrope vise telle catégorie particulière : les Noirs, les
immigrés, les femmes...

Pour un révolutionnaire, « l'optimisme de la volonté » n'est pas un parti
pris moral, il a un contenu dynamique et pratique : plus on éprouve la
jouissance, et plus on aime faire l'amour ; plus on rencontre d'individus
différents, et plus on est affamé de la diversité du monde ; plus on
vérifie dans l'action ses capacités à changer la vie, et plus on se
découvre de nouvelles raisons d'agir.

Vade-mecum II, Paris, (première version, mai 2002).

[1] Au PC ou à Attac, le postalinien (contraction du préfixe post et du
qualificatif stalinien), n'a plus la faucille et pas toujours la carte,
mais il assume le rôle historique du stalinien : nuire à la révolution
par tous les moyens.

[2] Révolution, Flammarion, 2003, p. 72.

[ texte tiré du site www.claudeguillon.internetdown.org ]




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