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(fr) [France] EMANCIPATION TENDANCE INTERSYNDICALE Juillet 2004 S’opposer à l’agression libérale dans l’Education au niveau européen

From a-infos-fr@ainfos.ca
Date Wed, 1 Sep 2004 13:34:37 +0200 (CEST)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
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Le capitalisme mondial a le projet à moyen terme de libéraliser
les services publics et de s’emparer du marché global de
l’éducation (plus de 2000 milliards d’euros dans le monde).
L’acteur principal est bien sûr l’OMC qui s’est dotée d’un
Accord Général sur le Commerce des Services, l’A.G.C.S. L’UE
doit livrer les secteurs qui seront soumis à cette
marchandisation (accords de Lisbonne, etc…). Chaque pays
signataire s’engage à ouvrir les secteurs choisis à la libre
concurrence sans mettre de limites au nombre de fournisseurs, à
la valeur des transactions, à la gratuité des services produits…
Il n’y aura pas de retour possible. Et lorsque la Commission
Européenne chargée de ces négociations a assuré que l’Education
n’est pas visée, elle a omis de rappeler que l’AGCS visait tous
les services publics, et que les secteurs concernés ne
pourraient être protégés que pendant 10 ans. Le temps que les
législations nationales s’adaptent. La décentralisation
progressive de l’Education Nationale, fortement combattue durant
les luttes du printemps 2003, en est une illustration.
La construction européenne actuelle a pour résultat de relayer,
de mettre en cohérence et d’organiser ces attaques libérales
dans le cadre européen. Démantèlement des services publics et
des systèmes de solidarité sociale, réduction progressive des
droits des travailleuses/travailleurs et des chômeuses/chômeurs,
accentuation de la répression… constituent le fond des
principaux traités organisant la construction européenne
(Maastricht, Amsterdam, Nice…), et de nombre de directives de la
Commission Européenne. Le projet de « Constitution » européenne,
visant à systématiser et à institutionnaliser ces politiques,
constitue la dernière étape de ce processus. L’Emancipation ne
saurait accepter une pareille « Constitution » anti-sociale.
Elle oeuvrera, avec les autres forces syndicales alternatives en
Europe, à la définition d’un projet social conforme aux intérêts
des travailleuses/travailleurs et à l’impulsion des luttes qui
permettraient de l’imposer.
Les rapports de la Commission Européenne, suivant les rapports
de la Table Ronde Européenne (E.R.T, lobby d’industriels
européens) ont conclu à la nécessité de rapprocher le monde de
l’éducation du monde de l’entreprise, et au « droit d’accès de
l’individu » à une « formation tout au long de la vie ». La
philosophie déclarée de l’U.E est de laisser à l’industrie le
contrôle de la formation professionnelle, et à long terme
reporter sur l’individu la responsabilité de sa formation,
abandonnant ainsi le droit à l’éducation.
Une première étape est l’intégration des « partenaires sociaux
», des O.N.G, de toutes les institutions responsables de
formation, à l’évaluation de la Validation des Acquis de
l’Expérience (VAE). Dans la définition des acquis de base de
l’éducation et de la « formation tout au long de la vie »,
apparaissent des « compétences » du type « esprit d’entreprise »
et « aptitudes sociales », tandis que les savoirs sont
transformés en « compétences ».

Ce marché de l’Education se met progressivement en place et
d’une manière peu démocratique.
Face à ce saccage programmé, que faire ?

Un leurre « syndical » : la Confédération Européenne des
Syndicats (CES)
Les luttes syndicales et la mobilisation des travailleuses /
travailleurs dans toute l’Europe constituent un élément décisif
pour contrer cette offensive. Mais une approche objective des
conditions de construction d’un pôle syndical impose au
préalable de prendre en compte le rôle politique et social de
premier plan tenu par la « Confédération Européenne des
Syndicats » (CES) : son rôle-clé dans le dispositif de
généralisation du modèle néo-libéral dans les pays européens,
ses rapports avec les confédérations syndicales nationales, et
donc son influence sur le syndicalisme européen, sur la
revendication syndicale, et plus largement sur l’ensemble du
mouvement social en Europe.
Il faut absolument dissiper les malentendus entretenus par
l’intitulé de « Confédération Européenne des Syndicats » ;
aujourd’hui la C.E.S n’a plus rien à voir avec une organisation
syndicale « représentative » des travailleuses/travailleurs
européens, même bureaucratique. C’est une institution européenne
à laquelle le traité d’Amsterdam a reconnu la qualité
d’interlocuteur dans le domaine social, associée à ce titre à la
préparation des sommets et à toutes les activités de l’agenda
européen. Elle se revendique d’ailleurs comme « co-régulateur »
aux côtés d’autres « partenaires sociaux » - dont les
représentants du patronat européen - de la « gouvernance
européenne » (congrès CES de Prague 2003).
Pourtant la plupart des organisations syndicales nationales en
quête de « représentativité » européenne continuent à siéger
dans la CES, ou frappent à sa porte (FSU). Elles cautionnent
ainsi, très souvent en contradiction avec les mandats qui leur
ont été confiés, des positions qui vont à rebours des intérêts
des travailleuses / travailleurs européenEs.
Bénéficiant désormais de la caution des organisations syndicales
nationales, la CES voit ainsi confirmer sa position
d’interlocuteur social européen reconnu des deux camps : les
institutions et les partenaires sociaux ; ceci ouvre un
boulevard aux négociations d’un nouveau syndicalisme de gestion
à l’échelle européenne, de l’Union mais aussi des autres pays
dans le cadre de la mise en œuvre des accords de l’AGCS contenue
dans les accords de Lisbonne. La CES contribue ainsi à accélérer
le processus d’intégration des structures syndicales nationales
dans l’Etat ; tous les niveaux institutionnels (national,
régional, comme local) étant désormais concernés.
L’Emancipation Tendance Intersyndicale appelle à dénoncer
clairement le rôle de courroie de transmission en Europe des
politiques libérales joué par la CES et la trahison progressive
du syndicalisme dont elle est l’instrument et le vecteur. Les
travailleuses / travailleurs doivent exiger de leurs
organisations syndicales des clarifications sur leur mode
d’implication dans la CES, que ce soit directement par
affiliation et / ou indirectement dans certains « comités
syndicaux européens » (fédérations professionnelles européennes,
représentées en tant que telles dans les instances de décision
de la CES). Elles / Ils doivent imposer des moyens de contrôle
de l’élaboration et de la mise en œuvre de leurs mandats au
niveau européen.

L’engagement d’Emancipation dans le syndicalisme européen :
Les militantEs de l’Emancipation Tendance Intersyndicale agiront
dans les instances syndicales où elles/ils interviennent, pour
dénoncer ce rôle de la CES , et pousser vers la sortie (ou
empêcher l’entrée) du mouvement syndical de la CES.
L’Emancipation Tendance Intersyndicale sera pleinement partie
prenante de la mise en place d’une coordination européenne du
syndicalisme de lutte constituée sur les bases suivantes :
1) la participation à toutes les organisations ou réseaux de
luttes ayant des objectifs anticapitalistes et de transformation
sociale.
2) elle continuera de participer :
- aux réunions concernant le réseau syndical européen développé
à Barcelone par des organisations indépendantes de la CES,
notamment à la réunion prévue en novembre 2004 à Milan.
- à l’organisation du 2e Forum Européen de l’Education à Bergen
qui se tiendra en mai 2005, en parallèle à la réunion des
ministres de l’Education des pays européens.
3) elle continuera de participer aux réunions ayant pour objet
la mise en place d’une fédération européenne du syndicalisme
alternatif dans l’éducation, notamment la réunion prévue en
septembre 2004 à Barcelone, sur la base des mandats suivants :
- la création d’une structure de décision, prenant ses décisions
à l’unanimité des organisations membres.
- le développement d’une activité centrée sur l’échange
d’informations et l’élaboration de positions communes, dans la
perspective de mobiliser les travailleuses / travailleurs à la
base et coordonner des luttes concrètes au niveau européen.
4) elle veillera à ce que le réseau européen d’information et de
veille sur les luttes, décidé lors de l’atelier du FSE à
Saint-Denis, trouve sa concrétisation.
Dans ce cadre, l’Emancipation Tendance Intersyndicale
interviendra sur la base de ses mandats, pour soutenir les
propositions de luttes concrètes contre l’offensive capitaliste
; en particulier, elle proposera l’élaboration de positions
communes et d’actions concrètes :
- sur la question de la précarité, en cohérence avec ses
positions fondamentales,
- sur le droit syndical et le droit de grève,
- sur le développement d’initiatives pédagogiques
émancipatrices.




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