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(fr) Contre les violences faites aux femmes : tract OCL-OLS-Claaaaaash

From Offensive Libertaire & Sociale - Paris <ols.paris@no-log.org>
Date Fri, 26 Nov 2004 11:14:37 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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DANS LA RUE COMME AU FOYER, LES VIOLENCES, Y'EN A ASSEZ !

Un homme donne une gifle à une femme dans la rue. La première question
qui vient à l'esprit : ces deux personnes ont-elles un lien conjugal ?
Comme si les affaires privées ne concernaient que le couple. Comme si le
couple hétérosexuel pouvait être la justification d'un acte de violence
d'un homme envers une femme. Comme si la violence masculine pouvait avoir
libre cours au sein du couple. La sphère privée, qui s'étend ici bien
au-delà des simples murs du foyer, est le premier lieu où se déploie
cette violence. Si le public s'oppose au privé comme le masculin au
féminin, alors il faut bien croire qu'il y a du sexisme à la racine même
des ces institutions.

La violence machiste est un fait social d'une ampleur considérable, qui
prend sa source dans l'éducation même des enfants. Combien de gants de
boxe, pistolets et autres figurines agressives et surmusclées offre-t-on
aux petits garçons ? Combien de trousses de maquillage, d'aspirateurs
miniatures et de panoplies d'infirmière offre-t-on aux petites filles ? "
Sois un homme, bats-toi ", " une petite fille ne se salit pas ",
entend-on répéter régulièrement aux enfants… Chez un petit garçon, ne pas
être traité de " pédé " dans la cour de récré s'apprend par un exercice
permanent de la violence sur les autres (pour prouver que l'on n'est pas
dominé) et sur soi (pour prouver que l'on est un dur).

L'homophobie s'enseigne ainsi dès le plus jeune âge, et fait partie de ce
qu'on appelle la " virilité ", en réalité la capacité à dominer les
autres par la violence. Les normes violentes inculquées au petit garçon
sont par ailleurs celles qui régissent notre société patriarcale :
compétition, conquête et maîtrise (que ce soit par les muscles, l'argent
ou la technique).

Et les petites filles, qui peuvent légitimement rêver davantage de trains
électriques que d'aspirateurs miniatures, le savent bien, et réalisent
très tôt l'asymétrie des rôles qu'on leur réserve. La violence masculine
transparaît dans la publicité. Combien d'images de femmes chaque jour
placardées comme des objets à consommer ? Pourtant la loi condamne le
racolage…et bien sûr le viol. Mais une femme qui voudrait porter plainte
pour violence sexuelle se retrouve immanquablement exposée aux
difficultés inhérentes à toute société sexiste : moqueries, obstacles,
regards inquisiteurs (" c'est peut-être de sa faute, si elle a été violée
", pensent beaucoup en s'intéressant à l'habillement de la victime). Les
institutions “démocratiques " elles-mêmes sont issues d'un processus
historique totalement patriarcal. Que peut-on attendre d'elles ? Des lois
existent déjà qui condamnent les violences et agressions. Elles
n'empêchent pas les brutalités exercées sur les femmes de se perpétuer.
Les changements de mentalités ne s'opèreront pas à l'Assemblée ou dans
les tribunaux (qui n'est qu'un repaire de patriarches politiciens), mais
dans la rue, au travail et dans la famille, là où les femmes sont
quotidiennement agressées, battues et violées. Un cache-sexe légal ne
pourra jamais bouleverser les rapports de force là où ils se nouent : dès
l'enfance et à la base, quand on apprend aux petits garçons à devenir des
hommes (virils, donc durs, donc violents) et aux petites filles à devenir
des femmes (féminines, donc douces et effacées, donc dominées). Aucune
loi ne permettra de bouleverser les fondements d'une société où le
masculin, qui se construit dans la violence, prend le pas sur le féminin.
Tant qu'il sera naturel que le pouvoir soit exercé par les hommes,
n'espérons pas que viols, harcèlements et agressions se tarissent.
Déconstruisons les genres : Féminité, virilité !
Non à la norme, non aux clichés !


CLAAAAAASH
145,rue Amelot
75011 Paris

ORGANISATION COMMUNISTE LIBERTAIRE
c/o Egregore B.P. 1213
51058 Reims Cedex
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OFFENSIVE LIBERTAIRE ET SOCIALE
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