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(fr) Manifestation contre les violences envers les femmes - Paris 27/11/04

From FA <relations-exterieures@federation-anarchiste.org>
Date Wed, 24 Nov 2004 23:04:26 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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Agir contre le patriarcat et le sexisme, c’est lutter pour s’émanciper !

Le Collectif National pour les Droits des Femmes et à l’occasion de la
journée internationale du 25 novembre contre les violences envers les
femmes, organise une Manifestation Nationale le samedi 27 novembre au
départ de la place de la Bastille à 14 h 30.
Rejoignez le cortège de la Fédération anarchiste à partir de 14 h 00
place de la Bastille, à l'angle de la rue de la Roquette.

Le sexisme est une violence quotidienne !

Des constats communs

Dans le monde entier, bien qu’à des échelles différentes et sous des
formes très diverses, les femmes vivent une oppression spécifique liée au
seul fait d’être femme. Cette situation résulte d’un système social
archaïque et pourtant encore en vigueur qui organise la domination
politique, économique, culturelle, sexuelle et sociale des hommes sur les
femmes : le patriarcat. Initialement défini comme un régime social dans
lequel le pouvoir est transmis de père en fils et où l’autorité du père
est prépondérante dans la famille, le patriarcat se manifeste à travers
les rapports entre individu-e-s d’une société par des pratiques de
domination légitimées dont le but est de soumettre les femmes. Le
patriarcat est omniprésent, il impose son ordre et ses normes.

Les actes de violence à l’encontre des femmes sont des conséquences de
l’inégalité liée au patriarcat. Ces violences sont multiformes : coups,
sévices sexuels, mutilations génitales, mariages forcés, fémicides,
menaces, chantages, violences domestiques, incestes, harcèlements sexuels
et moraux, exploitation et marchandisation des corps (publicité,
prostitution, pornographie), contraception interdite, inaccessible ou
imposée, stérilisations et I.V.G. forcées.

Non à l’exploitation de l’homme par l’homme, non à l’exploitation des
femmes par des hommes !

Le patriarcat ne connaît pas de frontière.

La marchandisation du corps des femmes et des fillettes liée à la
prostitution et au tourisme sexuel rapporte plus que le trafic de drogue
ou d’armes !

La mondialisation du patriarcat, c’est aussi le travail des femmes dans
les « sweatshop », hangars immenses voués à l’industrie, où les femmes
gagnent des salaires de misère dans des conditions de travail proche de
l’esclavagisme.

On retrouve aussi ses conséquences dans les infanticides perpétrés dans
certains pays où il est considéré comme une vraie malédiction d’avoir un
enfant de sexe féminin.

Dans d’autres pays, pour purifier la femme de tout ce qui n’est pas
féminin, on pratique à l’infibulation et/ou l’ablation du clitoris qui a
pour conséquence de rendre extrêmement douloureux tout rapport sexuel les
femmes.

Le patriarcat est présent dans toutes les sphères et toutes les classes
sociales et le capitalisme s’en sert sans vergogne !

En France, les femmes sont payées 19,5 % de moins que les hommes dont 13
ne sont justifiés par aucune autre différence que le sexe.

Les femmes représentent 60 % des chômeurs et 80 % des travailleurs à
temps partiels, et souvent ne l’ont pas choisi.

Dans les hôpitaux, il est encore difficile de pratiquer une IVG entre
moyens insuffisants, regards suspicieux et commandos fascistes.

Une grande part des violences faites aux femmes et aux filles l’est dans
la sphère familiale ou proche. En France, 41 % des viols commis le sont
sur des filles de moins de quinze ans, et 74 % d’entre elles connaissent
leur agresseur. Ce dernier n’est majoritairement pas un marginal dégénéré
mais un homme ordinaire, parfaitement intégré à la société.

Au moins deux millions d’hommes en France battent leur compagne et chaque
année 300 à 400 d’entres elles sont assassinées ; 48 000 viols sont aussi
déclarés chaque année ; combien sont tus ?

L’Etat réprime, les religions oppriment !

Les lois étatiques imposent le mariage comme condition du droit au séjour
ou d’une régularisation. L’exigence du maintien de la vie commune pour la
délivrance ou le renouvellement des titres de séjour pose des problèmes
en cas de séparation, de violence conjugale, permet des abus de la part
du mari et place les femmes en situation de dépendance.

Les lois religieuses dépossèdent les femmes d’elles-mêmes : elles
imposent selon les religions, de se voiler, de rester vierge, de ne pas
avorter, de ne pas avoir de rapports sexuels extra- conjugaux, elles
condamnent de manière permanente l’IVG et la contraception, justifient la
lapidation des femmes adultères, ou imposent la charia interdisant toutes
pratiques culturelles, toutes relations affectives en public, toute vie
sociale et politique. Le voile islamique (comme la mantille ou le chapeau
il n’y a pas si longtemps dans les églises catholiques) est utilisé comme
objet symbolique de la soumission des femmes ; l’excision, comme
mutilation définitive, en est l’expression la plus irréversible et la
plus violente.

De la nécessité d’une transformation libertaire et révolutionnaire de la
société

Une loi ne servira à rien si les bases morales et économiques de la
société qui génèrent et justifient l’oppression et la violence
patriarcale ne sont pas renversées.

On ne peut que regretter l’évolution d’une partie du mouvement des femmes
vers un féminisme institutionnel, réclamant aux puissants des lois
illusoires comme la parité, l’égalité professionnelle, et être dubitatif
devant l’application insatisfaisante des lois sur l’avortement ou la
contraception.

C’est par la réalisation de la véritable égalité économique et sociale de
tous les individu-e-s, que pourront régresser les violences machistes.

Ces objectifs ne pourront aboutir que si dans le milieu associatif,
syndical, familial et professionnel nous savons reconnaître et lutter
contre toutes les formes d’inégalité.

C’est par la construction de rapports humains, individuels et collectifs,
reposant sur le respect de chaque personne, quelle que soit sa situation
familiale ou matrimoniale et ses choix liés à la sexualité.

C’est également par la construction d’un rapport de force, s’appuyant sur
des pratiques d’autogestion des luttes, d’action directe, de grève
générale, de modes d’organisations alternatifs,...et non dans les
parlements et les tribunaux, qu’une véritable alternative crédible au
système capitaliste, patriarcal, religieux et étatique pourra voir le
jour.

Pour une véritable égalité sociale et économique entre les individu-e-s,
luttons contre le patriarcat et le capitalisme !

Fédération anarchiste

Transmis par le Secrétariat aux Relations Extérieures de la Fédération
anarchiste
145 rue amelot 75011 Paris
relations-exterieures(a)federation-anarchiste.org




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