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(fr) Un géant pour les luttes sociales ?

From OSL/BE <info@rebellion.ch>
Date Thu, 11 Nov 2004 17:00:31 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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En tant que syndicat interprofessionnel du secteur privé, UNIA veut
surtout organiser les nouvelles branches du secteur des services et
espère ainsi rajeunir ses membres et augmenter la proportion de femmes.
En effet, la petite unia, son banc d’essai, a obtenu certains succès au
cours de ses huit ans d’existence. Ainsi une convention collective (CCT)
a pu être conclue pour le secteur de l’hôtellerie et unia a multiplié
par trois le nombre de ses membres qui sont aujourd’hui près de 20’000.
UNIA vise aussi à augmenter son poids au niveau de la politique
institutionnelle (capacité d’initiative et de référendum). Des synergies
devraient se dégager au niveau de la bureaucratie syndicale. En
regroupant des tâches parmi les 700 fonctionnaires syndicaux, leur
présence dans les entreprises et les chantiers devrait se renforcer. Il
est incontestable qu’un certain nombre de permanentEs se sont fait virer
en vue de la fusion.
Les syndicats sont souvent des organisations de branche. Le bâtiment
pour le SIB, l’industrie déclinante pour la FTMH. C’est sur ce terrain
que le SIB a pu emporter des succès pendant des décennies. La FTMH, qui
a toujours suivi une ligne très modérée, ne connaît pratiquement pas de
tradition de lutte. Le SIB a investi de gros moyens financiers dans ses
campagnes et mis l’accent sur les actions, ce qui lui a valu des
sympathies de notre côté: Continuez comme ça! (On se souvient avec
plaisir des délicieux repas). De fait les caisses du SIB sont vides et
le nombre de ses membres stagne. Le mariage avec la riche FTMH semble
avoir aussi d’autres motifs que les idéaux.
La situation est effectivement loin d’être rose. La campagne pour la
retraite anticipée des gypsiers-peintres patine. De plus, des
travailleurs/euses au rabais débarquent de l’UE, prêtEs à travailler
pour 9 à 16 fr. sur les chantiers. Dans un climat pareil, les
négociations pour les CCT vont être dures, pas seulement dans le
bâtiment. On voit d’autre part des entreprises quitter les organisations
patronales pour se soustraire aux obligations liées à la CCT. Il est à
craindre qu’UNIA ne soit pas à la hauteur. Les syndicats se battent en
ce moment le dos au mur, arc-boutés sur la défense des acquis et du
service public. Cette méga-fusion ne pourra faire oublier que c’est une
base combative qui fait défaut, alors qu’elle serait nécessaire pour
répondre aux attaques du patronat.
Le fonctionnement des syndicats majoritaires et la critique que nous
leur portons n’est pas nouvelle. Mais cette dernière reste plus actuelle
que jamais. Un des principaux points sur laquelle elle porte, c’est
l’orientation et les luttes par branche. On n’a pas vu jusqu’ici de
tentative de lier les luttes les unes aux autres pour faire émerger la
conscience ‘qu’une attaque contre l’unE est une attaque contre touTEs!’.
Le fait que les syndicats tentent d’obtenir des améliorations via leurs
relais politiques au parlement est également une faiblesse. La
délégation à des ‘représentantEs’ politiques ou aux urnes n'est jamais
une solution.
C’est ainsi que les syndicats majoritaires fonctionnent depuis longtemps
comme des syndicats de service qui se contentent d’encaisser les
cotisations de leurs membres. Ceux/celles-ci reçoivent une fois par mois
le journal syndical et c’est là que s’arrête leur engagement. C’est de
ce fonctionnement que le mouvement ouvrier est malade.
Une autre division gravissime est celle entre migrantEs et suisseSSEs.
Les politiques racistes ne font en effet malheureusement pas halte à la
porte des syndicats. Et ce alors que la construction montre bien que
c’est précisément la mobilisation des migrantEs, avec leurs traditions
combatives, qui a contribué au succès de bien des luttes. L’ambiguïté
des syndicats vis à vis des migrantES est particulièrement lisible dans
leur attitude vis à vis des sans-papiers. Si d’un côté le syndicat
organise les sans-papiers et défend leurs droits, il participe en même
temps aux contrôles d’entreprises qui conduisent à la dénonciation des
travailleurs/euses illégaux/illégales, ce qui peut se traduire par une
expulsion des intéresséEs. Enfin, cela pose problème quand un syndicat
touche de l’argent des associations patronales et se place ainsi en
situation de dépendance.

Extrait de Rebellion no. 30, distribué notamment à la manifestation UNIA
de Berne du 30 octobre 2004

Rebellion est la feuille d'agitation de l'Organisation Socialiste
Libertaire (Suisse) www.rebellion.ch



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