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(fr) Argentine : nouvelle menace d'expulsion de Zanon

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Wed, 10 Nov 2004 19:11:51 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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La justice de la province de Neuquén a demandé la mise en vente des
machines de la fabrique Zanon, en faveur du paiement d'une dette de
l'entreprise envers le gouvernement de la province. Ceci impliquerait
l'expulsion de la fabrique occupée et exploitée par les travailleurs.
La juge Ana Lía Busechian a demandé la saisie et la mise en vente des
machines de la fabrique Zanon pour que le gouvernement de la province de
Neuquén puisse récupérer une dette que les entrepreneurs ne payèrent pas
en abandonnant la fabrique il y a trois ans, fabrique occupée aujourd'hui
et remise en production par ses travailleurs.La vente des machines a été sollicitée par un organisme du gouvernement de
Jorge Sobisch (ami notoire de Carlos Menem), le Iadep, qui dans la
dernière décennie a octroyé 3 millions et demi de pesos aux patrons de
Zanon. Alors qu'il ne fut pas demandé le remboursement de ce prêt quand
les entrepreneurs géraient la fabrique, la conséquence en serait
maintenant la perte de leurs source de travail pour les 450 travailleurs
de Zanon.Le secrétaire du syndicat des céramistes, Raúl Godoy, a réagit en
annoncant qu'ils s'opposeront à la décision judiciaire, en les empêchant
de s'emparer des machines. Mais avant d'en arriver à ce stade, de toutes
manières, il manque toujours que se positionne le juge de Buenos Aires,
Rafael Barreiro, qui aura le dernier mot vu qu'il est en charge du
concours de créanciers de la fabrique. Le magistrat n'a pas de délai pour
émettre sa décision. . Zanon est la plus grande fabrique de la province.
Ses patrons ont été condamnés pour l'avoir fermée (lock out patronal) et
le directoire a été déplacé du contrôle de l'entreprise par la justice
commerciale, car il a été prouvé qu'il avait occulté des bilans et de la
documentation comptable. Depuis que les travailleurs ont relancé la
production, il y a trois ans, ils ont créé plus de 170 postes de travail.
Ils ont commencé à produire avec 260 personnes et ensuite à mesure que la
situation s'améliorait ils ouvrirent de nouveaux postes.Dans un premier temps, ils firent appel aux organisations de chômeurs.
Plus tard, ils incorporèrent d'anciens ouvriers qui avaient été licenciés.
Il y a peu ils firent entrer des handicapés et des membres des
communautés mapuches. Le lien avec la société de Neuquen a toujours été
considéré par eux comme un aspect clef.“Nous voulons une fabrique qui soit ouverte et en lien avec la société",
a affirmé Carlos Acuña. “Nous avons beaucoup réfléchit à ce thème, avec
beaucoup de consensus interne. Une fois par mois nous faisons une journée
de discussion à laquelle nous participons tous. Ce jour, au lieu de
travailler, nous discutons durant huit heures de la situation nationale,
de la notre, des problèmes qui sont apparus dans la production et quels
vont être nos prochaines étapes. C'est ainsi que nous avons résolu les
choses et choisi entre les diverses options, dont celle de créer plus de
postes au lieu de faire des heures supplémentaires ou de nous augmenter
le salaire.” A Zanon tous touchent 800 pesos pour huit heures de travail.L'unique différence de revenus est due à l'ancienneté, ceux qui prirent
part à la récupération de l'entreprise percoivent 1000 pesos par mois.
La fabrique tourne à 30 % de sa capacité de production, avec des ventes
limitées au marché argentin parce que sa situation légale l'empêche
d'exporter. La fabrique est techniquement occupée, elle n'est pas en
faillite, ce qui rend son expropriation plus difficile à obtenir. Dans le
même temps, la coopérative ouvrière n'a toujours pas de reconnaissance
légale pour administrer la fabrique.Le juge Barreiro doit ainsi –au regard de la demande de récupération des
machines– prononcer la faillite ou la continuité et dans ce dernier cas de
figure qui en fera usage.“Dans le concours de créanciers il y a des dettes pour 75 millions de
dollars”, a signalé l'avocat des céramistes, Mariano Pedrero. On trouve
parmi les créanciers la province de Neuquen, des banques privées et même
la Banque Mondiale avec une dette reconnue de 20 millions de dollars.Hier, les travailleurs ont responsabilisé Sobisch pour la nouvelle
menace. “Durant des années, le gouverneur a octroyé des crédits et des
subventions aux patrons de Zanon. Il ne leur a jamais demandé un centime
mais maintenant il veut nous prendre les machines. Ceci est l'unique
réponse à notre décision de former une coopérative”, a déclaré Godoy. Le
dirigeant céramiste a considéré que si cette décision se concrétisait,
cela convertirait Zanon “en un hangar vide”.Le gouvernement de Neuquen a déjà fait quelques tentatives en ce sens.
Deux mois plus tôt, il a proposé que les travailleurs abandonnent la
fabrique en échange de leur entrée dans un programme de constructions de
logements. Zanon a déjà été confrontée à cinq tentatives d'expulsion, tous
mises en échec. La dernière, en avril de l'année dernière, a été freinée
avec une grève générale dans la province et la réunion de milliers de
personnes aux portes de la fabrique. A cette occasion, les céramistes ont
constaté que leur politique de se mettre au service de la communauté (en
plus de générer de l'emploi, ils réalisent des donations de céramique
pour la construction d'écoles, ils ont construit un centre de santé dans
un village qui n'en avait pas, ils ont mis en place des programme de
coopération avec l'université, ils fournissent des matièrespremières à des projets productifs de chômeurs) leur revenait sous forme
de soutien. Cette semaine ils appeleront de nouveau ces soutiens pour
maintenir ouverte la fabrique.
Laura Vales
Pagina 12 - 06 novembre 2004
Traduction : Fab (santelmo(a)no-log.org)

http://obrerosdezanon.org/



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