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(fr) Des SquatteurEs sont evinceEs d'un terrain vacant - Montreal

From CLAC logement <claclogement@yahoo.ca>
Date Mon, 31 May 2004 13:13:21 +0200 (CEST)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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Jeudi soir dernier, à environ 22h30, 7 personnes ont été évincées de leurs
abris bâtis sur un terrain vacant dans le Centre-Sud par au moins 10
officiers de police de la Division 22 du SPVM. Un avis d’éviction prévue
pour vendredi matin a été livré mardi dernier à 10h00 par le commandant
Daniel Allard de la Division 22. Cet avertissement a été provoqué par un
article sur les jeunes de la rue qui a été publié dans "La Presse",
édition du samedi 22 mai.
Dans cet article, le journaliste Nicolas Bérubé a divulgué l’endroit où
habitaient les sans-abri ainsi que les photos des squatteurEs. Il a passé
trois jours avec eux et elles, leur achetant de la bière et des
cigarettes, en prétendant rédiger un article sur « les conditions de vie
des jeunes de la rue ». Les squatteurEs ont dit qu’il était venu sous de
faux prétextes, car il se disait étudiant en journalisme et les avait
convaincuEs qu’aucune des photos ne serait publiée.
Cinq baraques ont été détruites lors de l’intervention
policière qui s’est effectuée un jour plus tôt
qu’annoncé, accompagnée d’un bulldozer, un camion
d’incendie et d’une ambulance. Les policiers ont
informé les squatteurEs présentEs qu’elles et ils
avaient 30 minutes pour évacuer le terrain, tout en
les rassurant que le gouvernement pouvait leur offrir
des programmes adaptés à leurs besoins et que Montréal
était rempli de centres d’hébergement avec des lits
disponibles. Les officiers de police ont alors
entrepris de détruire une maison de deux étages qui
contenait 12 chambres. Quinze minutes plus tard, les
autres maisons de fortune se faisaient également
démolir. Plus de 15 personnes y avaient habité pendant
4 semaines. Elles n’avaient eu aucun problème jusqu'au
moment de la parution de l’article.

Après l’éviction initiale, les squatteurEs ont tenté
de se rendre à une autre maison de fortune construite
deux semaines auparavant, située à deux coins de rue,
mais la police les en a empêchéEs. Cette dernière
maison a aussi été détruite par le bulldozer et les
squatteurEs ont dû chercher d’autres endroits où
dormir, dans les parcs et sur les toîts.

L’ordre d’éviction a été mis en application malgré le
fait que les voisinEs n’avaient pas porté plainte. De
plus, les travailleurSEs de la construction, employéEs
par un projet de condo non loin du site, leur
offraient des planches de bois et du matériel de
construction « inutilisable » comme des sacs de clous
et une brouette afin d’aider les squatteurEs à bâtir
leurs maisons.

La raison officielle donnée par la police pour
justifier l’éviction était que les maisons de fortune
représentaient un risque de feu. Peter B. Yeomans, le
conseiller de la Ville responsable de la sécurité
publique s’est même permis de répéter à qui mieux
mieux lorsque questionné à ce sujet pendant la
consultation annuelle sur la sécurité publique 5
heures auparavant que si les squatteurEs avaient tant
besoin de logement, ils et elles n’avaient qu’à
utiliser les centres d’hébergement.

Robert Laramé, le conseiller municipal représentant
Centre-Sud s’est montré beaucoup moins diplomatique en
donnant ses raisons pour l’éviction en disant « que si
on les laisse rester là, 15 personnes vont en devenir
30, et ensuite 60… jusqu’à ce qu’ils [toute la
population itinérante du Canada] viennent tous dormir
[là]. »

La scène des maisons de fortune détruites le lendemain
de l’éviction était triste, pour dire le moindre. Des
sacs, du linge, des sacs de couchage, des toiles et
tout un assortiment de biens personnels étaient
éparpillés sous des piles de débris.

Ces évictions font partie d’une vague d’attaques
perpétrées par le SPVM contre la population de la rue
du quartier Centre-Sud, une attaque qui va en escalade
depuis que la Ville a acheminé 14.5 $ million pour la
revitalisation (lire GENTRIFICATION) de la rue
Ste-Catherine entre les rues St-Laurent et Papineau.

Vous pouvez rejoindre Nicolas Bérubé, le journaliste
de La Presse, en composant le 285-7070. Nous vous
encourageons fortement à l’appeler et à exiger qu’il
présente au minimum des excuses aux squatteurEs, qu’il
fasse un suivi de l’histoire avec un autre article ou
encore, qu’il apprenne l’éthique journalistique
(peut-être un oxymoron).

Pour plus d’information sur la situation des
squatteurEs ou sur la gentrification dans le
Centre-Sud, contactez-nous : www.logement.taktic.org,
claclogement @yahoo.ca, 515.409.2049



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