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(fr) Débat - baisse du coût du travail - Paris 17/05/04

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Fri, 14 May 2004 11:50:41 +0200 (CEST)


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Réunion-débat des Nouvelles Libertaires
Lundi 17 Mai 2004, 20H00
Salle de la libre pensée,10-12 rue des fossés St Jacques 75005 Paris.
Métro: Luxembourg

Valorisation de la baisse du coût du travail...

L’UMP, le gouvernement et M. Raffarin en tête se plaisent actuellement
à prôner la réhabilitation du travail.
S’agit-il d’une réhabilitation du travail face au capital, dans la plus
pure dynamique antagoniste opposant travail et capital ?
Bien sur que non! Tandis que le travail, comme occupation et fruit de
profits, se voit valorisé dans le discours. Dans les faits, le
gouvernement, obéissant aux injonctions du MEDEF et fidèle à l’engagement
de la France dans le processus de mondialisation libérale des Accord
généraux du commerce et des services, ne cesse d’appliquer le principe de
la baisse du coût du travail.

Ainsi le travail valorisé est le travail qui ne coûte pas cher aux
patronats. Une des illustrations en est l’engagement Européen admettant
les bassins d’emplois à bon marché parfaits pour les délocalisations. Une
autre en est l’instauration du RMA Revenu minimum d’activité) au
détriment du RMI: l’allocataire ne touchera son allocation qu’à la
condition de devoir travailler sur les postes créés en entreprise à cet
effet. D’anciens licenciés devenu chômeurs puis RMA-istes pourront ainsi
retrouver leur ancien poste à bien moindre salaire...

La part du profit patronal a considérablement augmenté ces dernières
années, appauvrissant les populations, qui, dans un pays comme la france,
pour ne pas vivre comme dans le tiers monde, devait accepter l’aumone
nécessaire des prestations compensatrices de l’Etat social. Compenser les
manques liées à l’exploitation de la force du travail, tout en laissant
une marge de relance pour la consommation. Or L'Etat social étant
subventionné par les populations elles mêmes, et le patronat non content
d’absorber plus de profit (sur ce qu’il devait aux retraites, à la
sécurité sociale, au chômage), participe de moins en moins au remplissage
des caisses de l’Etat social en échappant à l’impôt, d’où la comédie du
déficit du ministère des finances (qui devient tout d’un coup un
problème). Ainsi s’illustre l’absurdité du couple “Etat et capitalisme”
pour mieux tirer profit de l’exploitation en évitant le partage possible.
Ainsi s’illustre la crise liée au refus de voir que la lutte des classes
entre travail et capital existe et qu’elle se mène sans riposte à la
hauteur au dépend des travailleurs, chômeurs, précaires. Les syndicats
réformistes ne réforment plus rien, et n’envisagent même plus de
contraindre le patronat de lâcher sur la part de profit considérable
qu’il s’octroie.

Il est vraie que l’accélération de la concurrence internationale, la
mondialisation libérale, est un mouvement dangereux menant au gaspillage
des ressources naturelles et humaine et la pression que s’inflige le
mouvement capitaliste par la concurrence exacerbée l’incite a être
partout plus dur et accapareur.

Dans un monde où il est possible (de part le savoir accumulé et le
progrès des moyens de communiquer transversalement) d’envisager un certain
partage permettant de répondre aux besoins fondamentaux de tout un
chacun, tout en prenant en compte l’économie réelle des ressources
planétaires, y aurait-il un risque de dépassement possible du capitalisme
?

Ce qui pousserait alors ce dernier vers un mouvement de fuite en avant
suicidaire et meurtrière afin de maintenir coûte que coûte sa dominance
et ses profits ?

Tout est une question de définition de la valeur et du coût dépassant
les anciens clivages. D’un côté pour la dominance économique et les
gouvernances politico-policières et médiatiques la valeur du travail est
celle du travail à moindre coût salarial, illustrant une certaine
tendance au retour de l’esclavage. De l’autre la valorisation du travail
sur la base de sa valeur utilitaire quant à la satisfaction des besoins
fondamentaux en tenant compte de la valeur de la préservation et de
l’entretien des réserves naturelles et de l’écosystème de la planète.

Cette valorisation là, pour assurer l’avenir, se doit de “battre
monnaie” pour inverser la tendance contre la valorisation de l’économie
capitaliste virtuelle qui se construit sur la dévalorisation de tout
avenir. A nous de montrer où se situent les vraies valeurs et les vrais
coûts pour inverser la tendance.

On se rappellera peut-être qu’il y a une dizaine d’année, la “nouvelle
droite” courant d’intellectuels fascisants très influents pour toute la
droite (et quelques gauches), manipulait avec jouissance un certains
nombres de concepts familiers aux libertaires. Ainsi le “droit à la
paresse” devenait la qualité de l’homme “libre” se construisant au dépend
de l’esclave, semi-homme incapable de savoir paresser. L’abolition du
salariat était alors prôné comme nécessaire à la liberté des homme
libres, c’est à dire par un retour de l’esclavage! Lorsque l’on sait que
l’esclavage ne fût marginalisé que par la généralisation possible du
salariat, on perçoit la régression. Depuis quelques années dans les
milieux capitalistes les plus avancés, on parle de passage du salariat au
post salariat...

La même nouvelle droite, trouvait le moyen dans une logique
holistique, totalitaire, de prôner à la fois le libéralisme et
l’anti-libéralisme (tout en épargnant Etat et capitalisme). Une
illustration vivante de cette vision du monde nous en est donnée en
grandeur nature avec la droite UMP pro-libérale se positionnant contre un
FN manipulant le social(après 10 ans de parenthèse) sur fond de misère croissante et d’echec du
mouvement social sur les retraites. Une escroquerie, car la fausse
opposition entre l’Etat social, (de gauche) et antilibéral et le
libéralisme économique le plus effréné, ne cache que la domination
capitaliste avec la complicité de l’Etat.

La même escroquerie lorsque Le Pen dit qu’il est socialement de
gauche et économiquement de droite... Autant dire que les échecs des luttes
sociales, en matières de sécurité sociale et d’hôpital 2007, s’ils
devaient advenir, seraient lourds en conséquences.

Nous y sommes! Que faire ?

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