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(fr) Argentine : à 28 ans de la dictature

From Worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Sat, 27 Mar 2004 19:14:29 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
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24 mars 2004 : 28e anniversaire du coup d'Etat militaire de 1976 qui se
solda par la disparition de 30 000 personnes.

Cet anniversaire a été marqué cette année par la traditionnelle marche de
commémoration et de revendications mais surtout par les actions duprésident Nestor Kirchner. La première fut de retirer du Collège
Militaire les portraits des anciens dictateurs Videla et Bignone. Dans
son discours, Kirchner declara : "Les armes ne doivent plus jamais être
dirigées contre le peuple". Mais l'acte le plus important et le plus
critiqué à gauche (un musée ne peut se substituer à la justice) fut la
création d'un Musée de la Mémoire en lieu et place de la ESMA (Ecole
Mécanique de l'Armée) qui a été le plus grand camp de concentration
d'Amérique Latine, le plus grand centre clandestin de la dernière
dictature militaire. Des milliers de persones ont asiste à
l'inauguration durant laquelle l'émotion et le souvenir furent intenses.
Maria Isabel Prigione de HIJOS (Fil-le-s (de disparu-e-s) pour
l'Identité et la Justice contre l'Oubli et le Silence) a réclamé que
"tous ceux qui ont séquestré, torturé et qui se sont approprié des bébés
aillent en prison", que tous les centres de détention soient utilices
pour rappeler et expliquer ce qui s'est passé durant la dictature, que
l'Etat récupère les archives sur la répression illégale et qu'il
s'engage à rechercher les jeunes qui ont été séquestrés et qui ne
connaissent toujours pas leur véritable identité" en ajoutant "qu'ils
sachent que nous sommes en train de les rechercher". Mais elle ne s'est
pas contenté d'un discours sur la dictature et ses atrocités, elle a
également évoqué la situation actuelle, la pauvreté et la crimilisation
des mouvements sociaux. Le suel moment où Kirchner s'est abstenu
d'applaudir fut lorsqu'elle a exigé le non paiement de la dette externe.
Juan Cabandié a quant à lui relaté son expérience, il y a seulement deux
mois, il vivait sans savoir qu'il était un enfant de disparus. Il a
cherché et finit par trouver avec l'aide des Abuelas de Plaza de Mayo
(grands-mères) sa véritable identité biologique. "La vérité est la
liberté absolue", a-t-il proclamé, ajoutant qu'aujourd'hui il pouvait
dire qu'il était "Damián et Alicia", ses parents disparus. Kirchner a
quant à lui "comme Président la Nation, demandé pardon au nom de l'Etat
argentin pour la honte d'avoir tu durant vingt années de démocratie de
telles atrocités".

L'après midi, des dizaines de milliers de persones ont participé à la
traditionnelle marche du 24 mars, convoquée par plus de 200 organisations
avec les consignes suivantes :
- Prison pour les criminels d'hier et d'aujourd'hui
- Restitution de leur identité aux 500 jeunes appropriés
- Annulation des grâces acordes par Menem aux militaires
- Aministie ou annulation des procédures judiciaires contre les activites
sociaux
- Non au paiement de la dette, Non à l'accord avec le FMI, Non à l'ALCA
(zone de libre échange des Amériques-ZLEA).
Après la dictature militaire (1976-1983), les responsables du terrorisme
d'Etat et des 30 000 disparu-e-s ont été jugés mais les lois d'impunité
d'Obéissance Due et du Point Final promulgées par Raul Alfonsin dans les
années 80 ainsi que des grâces présidentielles acordées par Carlos Menem
dans les années 90 ont permis aux genocidas d'échapper aux condamnations.

Nestor Kirchner, en 2003, décida d'impulser l'annulation des lois
d'impunité et des projets ont été déposés au Parlement pour annuler les
grâces de Menem, ce qui ouvrirait une période de jugement et de
condamnation des militaires.

[ expéditeur/expéditrice <santelmo2(a)hotmail.com> ]



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