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(fr) 7 jours pour faire Le Monde à Telerama

From SIPM-CNT Presse et médias <presse@sipm-cnt.org>
Date Tue, 16 Mar 2004 18:34:50 +0100 (CET)


_________________________________________________
A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________

*SIPM-CNT
Syndicat interprofessionnel de la presse et des médias
presse@sipm-cnt.org

*Section interprofessionnelle du groupe Le Monde
Courriel : lemonde@sipm-cnt.org

*Nos camarades de la section CNT groupe Le Monde ont diffusé un petit
guide à l'intention des salariés de Télérama. En sept jours, la recette
simple pour mettre au pas la boîte récemment achetée. Une recette dont Le
Monde n'a pas l'exclusivité, et qui connaît un succès croissant.*

(tract maquetté sur http://sipm-cnt.org)

*Sept jours pour faire le Monde à Télérama *

*La section interprofessionnelle CNT tient à éclairer l'ensemble des
salariés du groupe Le Monde sur les méthodes de management que cache le
changement de directeur général de Télérama. *

*Jour 1. Tendre la main comme un sauveur.*

Puis, frapper fort, très fort. Si fort que tout le personnel restera
groggy. Facile à faire. Il suffit, par exemple, de licencier un ou
plusieurs cadres importants de l'entreprise. Et, si possible, un chef ou
deuxŠ

*Jour 2. Déstabiliser les équipes. *

Diviser la rédaction en trois ou quatre entités. Dans ces entités
réduites, nommer des chefs, si possible ayant tous les mêmes
responsabilités. Rapidement, ils ne penseront qu'à s'entretuer.
Appliquer le même régime aux services généraux. Une fois cela fait,
affecter les uns et les autres aux tâches qu'ils détestent, manière de
les occuper à se sortir de ce mauvais pas. Et d'oublier ce " penser
collectif " : les salariés ne doivent jamais " penser collectif ".

*Jour 3. Faire monter rapidement en grade et en salaire les individus les
plus "collaborationnistes" *

et faire copain-copain avec unŠ syndicaliste. Un bon coup pour semer la
zizanie parmi les militants et les sympathisants. Et si ça ne suffit pas,
ne pas hésiter à lui augmenter aussi son salaire. Avec un peu de chance,
il s'écrasera.

*Jour 4. Identifier et neutraliser les récalcitrants. *

Les mettre au pas. Ne pas hésiter à les harceler. Les rendre fous si
nécessaire et même les pousser au pire. Pour accomplir cette mission, il
suffit d'isoler l'individu en lui retirant tous ses dossiers, le traîner
dans la boue en prétextant la nullité de son travail, inventer des
fariboles à son sujet. Se souvenir : plus c'est gros, plus ça passe.
Mécaniquement, le sujet sera vidé de sa volonté. Suivant sa capacité de
résistance, il quittera l'entreprise plus ou moins vite.

*Jour 5. Casser la grille salariale. *

Augmenter un nombre très réduit d'employés. Ils focaliseront l'attention
et les jalousies du reste des salariés. Puis recommencer l'opération avec
les mêmes employés. Les autres auront encore plus la haine. Au moment
opportun, calmer les convoitises : des primes par-ci par-là feront
l'affaire.

*Jour 6. Faire des économies, toujours des économies, encore des
économies. *

Pour une efficacité maximale, le licenciement reste la meilleure des
armes. Mais, surtout, éviter les plans sociaux, dans une entreprise qui
jouit d'une bonne imageŠ sociale. Préférer les licenciements au fil de
l'eau. Tous les motifs sont bons : incompatibilité d'humeur ; incapacité
à remplir une mission ; incompétence avérée ; refus de se formerŠ Une
méthode peu risquée : les Assedic se penchent toujours trop tard sur une
entreprise qui déguise un plan social.

*Jour 7. La place est nette. *

Les gêneurs liquidés, licenciés ou croupissant dans un placard, les
salariés rescapés s'occupent à se tirer dans les pattes. Tout le monde a
trop de boulot. Tant mieux, ça empêche de penser et surtout d'agir. Il
est temps de racheter un autre groupe de presse. Toute ressemblance avec
des événements passés (ou à venir) dans le groupe Le Monde ne serait pas
fortuite.




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