A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement
First few lines of all posts of last 24 hours || of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004

Syndication Of A-Infos - including RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}

(fr) Pour en finir avec le nucléaire et sa société !

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Tue, 1 Jun 2004 18:57:38 +0200 (CEST)


_________________________________________________
A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________

Projection et discussion autour du film "Arrêt de tranche, les trimardeurs
du nucléaire" De Catherine Pozzo di BorgoLe Jeudi 10 juin 2004, à 19 heures 45
Au CICP, 21 TER, RUE VOLTAIRE, 75011 PARIS

Le nucléaire, qu'il soit civil ou militaire, fait peser sur l'humanité
une menace permanente.

En effet, le risque d'une catastrophe nucléaire est bien réel, en France
comme ailleurs. L'autorisation récente de la prolongation de vie des
centrales et les impératifs de productivité de plus en plus contraignants
ne font qu'aggraver les choses. Les conséquences d'un accident ne
pourraient être gérées que de manière militaire avec des zones et des
populations sacrifiées. Le désastre s'étendrait sur des générations : les
modifications génétiques qui ont été provoquées par Tchernobyl continuent
de tuer aujourd'hui.
Mais il faut rappeler que le nucléaire tue en fonctionnement normal, au
quotidien : aucune dose de radioactité n'est inoffensive, les doses
légales (dites « normales » par EDF) correspondent à un nombre de morts
considéré comme acceptable par les autorités. La radioactivité, même à
faible dose, augmente la morbidité : elle diminue les défenses
immunitaires, induit des cancers et provoque des mutations génétiques.
Sans parler des déchets que l'on enterre pour oublier qu'ils existent au
mépris des populations.

Cette dangerosité quotidienne légitime les discours et l'ordre
sécuritaires. Une société qui repose sur le nucléaire est une société
militaire et totalitaire. Les connaissances sont réservées à une poignée
de technocrates. L'oligarchie scientifique détient un pouvoir immense,
reposant entre autres sur la croyance en une techno-science toute
puissante.Toujours au nom de cette dangerosité, le pouvoir interdit la
diffusion d'un ensemble d'informations : ce qui concerne le nucléaire est
maintenant considéré comme secret défense, voire relever de la
législation anti-terroriste.

Une seule source d'énergie pour une seule région voire pour un pays :
c'est pousser un système centralisé à l'extrême. Avec le nucléaire il est
impossible de parler d'autogestion, de sources d'énergie décidées et
adaptées localement. Rappelons que dans un premier temps le nucléaire a
été imposé, souvent violemment et toujours sans consultation, pour
qu'aujourd'hui toute une propagande nous stigmatise comme complices en
tant que consommateurs d'électricité.

La rentabilité première du nucléaire ne concerne pas la production
d'électricité. Les premières dépenses ont été financées dans le cadre de
la recherche militaire. Mais c'est d'abord un formidable débouché pour
les industries du BTP, de la métallurgie, de l'électronique, de la
chimie, etc...

Le principe est simple : EDF, service public, finance en tant que maître
d'oeuvre les centrales aux frais de l'usager contribuable, et espère
ultérieurement se rattraper avec l'exportation de centrales. C'est le
capitalisme « à la française », mélange de financement public et de
profits privés. Le nucléaire a été un pilier important de la croissance
économique.

Pour des raisons de rentabilité, dans les centrales, l'entretien est
systématiquement réalisé par des entreprises de sous-traitance. Il n'y a
pas de travail anodin en zone irradiée. Pour faire le sale boulot, il
faut des précaires. Cette « viande à rems » travaille sous la pression
d'une industrie qui cultive la loi du silence, et se permet de baptiser
ce système « culture de la sûreté ».

Le travail dans le nucléaire est dangereux à tous les bouts de la chaîne.
L'extraction de l'uranium aussi est dangereuse, tant pour les ouvriers
que pour la population alentour. La source d'énergie du nucléaire est
source de conflit et d'expropriation tout comme le pétrole.

Nucléaire militaire et nucléaire civil sont intimement liés. Une bombe
atomique et une centrale nucléaire relèvent de la même technologie. Les
déchets du nucléaire civil peuvent servir au nucléaire militaire :
blindage de tanks, pointes de missiles, etc...

Au delà du secret militaire qui couvre maintenant le nucléaire civil, les
passerelles se font aussi au niveau scientifique. Rappelons que la
recherche nucléaire relève du C.E.A., organisme à vocation militaire.
Civil ou militaire, le nucléaire doit disparaître.

- Arrêt et démentelement immédiat des centrales nucléaires.
- Non à tout nouveuax projets civils ou militaires.
- Non aux site spécialisé. Stockage des déchet sur le lieu de production.
- Arrêt du nucléaire militaire, et de ses essais, en plein air, comme en
laboratoire.

COLLECTIF CONTRE LA SOCIÉTÉ NUCLÉAIRE
21 TER, RUE VOLTAIRE, 75011 PARIS
CCSN@NO-LOG.ORG
-----

Projection et discussion autour du film
Arrêt de tranche, les trimardeurs du nucléaire

De Catherine Pozzo di Borgo
Le Jeudi 10 juin 2004,
à 19 heures 45
Au CICP
21 TER, RUE VOLTAIRE,
75011 PARIS

Dans l'imagerie d'Epinal de la propagande d'Etat, le nucléaire est la
plus parfaite manifestation de la puissance de la technologie de pointe,
capable de fonctionner sans intervention humaine, ou presque. Au plus, on
nous laisse entrevoir des salles de contrôle aseptisées où des poignées
d'ingénieurs et de techniciens très qualifiés veillent, assistés par des
ordinateurs, à la bonne marche des opérations et à la sécurité des
installations. Mais au-delà de tels clichés, il y a la face cachée du
nucléaire. Comme n'importe quelle branche de l'industrie moderne, il ne
peut éviter d'utiliser, pour les travaux les plus dangereux et les plus
pénibles, des travailleurs salariés peu qualifiés, peu payés, taillables
et corvéables à merci. Tel est le cas des trimardeurs du nucléaire,
présentés dans le film, chargés de la maintenance des centrales d'EDF au
cours des arrêts de tranche, les arrêts de production programmés pour
assurer la maintenance. Pour l'essentiel, leurs conditions de vie sont
celles de tous les travailleurs nomades, attachés à des concessionnaires,
qui forment le gros des troupes assurant la construction et la
maintenance des centrales électriques à travers le monde. La grande
différence, c'est que dans l'électronucléaire, comme le fait remarquer
l'un d'entre eux, ils sont soumis en plus à des radiations dangereuses.

Depuis Hiroshima, les Etats ont toujours minimisé au maximum les
conséquences désastreuses des doses massives de radiations produites par
les cataclysmes civils et militaires qui émaillent l'histoire du
nucléaire. A fortiori, les conséquences des faibles doses de radiations,
en particulier celles émises par les réacteurs d'EDF, sont presque
toujours niées. Les seuils de tolérance sont fixés par les Etats, les
propriétaires des centrales et les institutions médicales à leur solde.
Les problèmes de santé des travailleurs des centrales, au premier chef
ceux des trimardeurs, et des populations des alentours sont attribués à
des causes annexes. Qualifiés de " chair à rems "* par les bureaucrates
syndicaux d'EDF, les trimardeurs subissent pourtant des doses de
radiations cumulatives qui, à la longue, peuvent avoir des effet
désastreux sur leur vie, la première manifestation étant, comme le
signale l'un d'eux, le syndrome de fatigue chronique.

Même et surtout arrêtés, les réacteurs sont dangereux. En zone irradiée,
les mesures de protection proposées par EDF sont toujours dérisoires car
subordonnées aux nécessités du travail de maintenance. Les trimardeurs
qui le prennent au sérieux exposent leur vie et leur santé sans même que
les risques pris puissent garantir que les choses ne tourneront pas mal.
De toute façon, soumis à des impératifs croissants de productivité et de
délais, ils sont contraints de bâcler leur travail. En réalité, la "
culture de la sûreté " dont se vante EDF n'en est pas une : comme
d'habitude, on fait peser sur ceux qui sont au bas de l'échelle la
responsabilité d'un problème éventuel, usant de la culpabilisation comme
de la menace, comme si l'organisation du travail et la technologie
nucléaire n'y étaient pour rien. La " sûreté nucléaire " pour l'Etat,
c'est que les premiers concernés par les risques de radiation ferment
leur gueule au travail et ailleurs. Gare aux trimardeurs qui bougent. À
eux et à nous d'en tirer les conclusions…

* Rem : unité de mesure de l'effet biologique des radiations.

[ expéditeur/expéditrice <ccsn(a)no-log.org> ]



*******
*******
****** Agence de Presse A-Infos ******
Information d'intérêt pour et au sujet des anarchistes

INFO: http://ainfos.ca/org http://ainfos.ca/org/faq-fr.html
AIDE: a-infos-org@ainfos.ca
ABONNEMENT: envoyer un email à lists@ainfos.ca avec la commande suivante
dans le corps du message "subscribe (ou unsubscribe) nomdelaliste votre@email".

Les options pour toutes les listes se trouvent à http://www.ainfos.ca/options.html


A-Infos Information Center