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(fr) Bilan sur Nîmes du Grand débat sur l'éducation

From CNT AIT <cnt.ait@wanadoo.fr>
Date Thu, 22 Jan 2004 12:44:24 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
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Il est particulièrement difficile de faire le bilan du Grand Débat sur
les différents secteurs de Nîmes (bassin de population s'élevant à 250
000 personnes, et comprenant à peu près 300 établissements scolaires,
écoles, collèges, lycées et facs), pour une raison simple: on a du mal à
rencontrer quelqu'un qui y soit allé.

Voici les rares informations que nous avons récoltées: le samedi 13
décembre, à la grande réunion du centre Pablo Neruda, 13 personnes (11
enseignants, deux parents), au Lycée Duodha, un seul inscrit au débat, le
secrétaire de la section d'établissement du Snes, sur Nîmes II, 14
présents (les 8 animateurs du débat, dont l'Inspecteur, et 6 visiteurs).
Sur mon secteur, Nîmes III, pas moyen de savoir, faute de rencontrer un
seul enseignant qui y soit allé.
Au collège du Mont Du Plan, gros succés avec 50 participants au débat
(profs et parents), mais qui malheureusement étaient venus là pour
dénoncer, si bien qu'ils s'empaillèrent dès les prémices avec les
animateurs pour savoir si l'on débattrait en un ou deux groupes, et le
débat tourna court.

Enfin le 19 décembre, au Carré d'Art, triomphe du Grand Débat, salle
comble (130 personnes); et en voici la raison: au dernier moment,
l'Inspection Académique annula toutes les réunions prévues au même moment
dans le premier degré sur les secteurs de Nîmes, pour n'en conserver plus
qu'une, celle du Carré d'Art, regroupant là tous les secteurs. Nous y
allâmes pour tracter à l'entrée l'appel au boycott de la CNT-AIT, et nous
avons vu entrer les affidés les plus irréductibles du système
hiérarchique, conseillers pédagogiques à la triste figure ou gloussantes
directrices d'écoles, ainsi que quelques malheureux collègues "venus
s'informer", bien entendu que des têtes jamais vues au A.G. de grève de
ce printemps, et pas plus aux manifs. Pour ce qui est des collègues,
quelques-uns, ayant lu le tract, renoncèrent à entrer.
Il parait qu'on y aurait parlé de réinstaurer l'obligation du port de la
blouse: c'est dire l'ambiance de cauchemard qui devait y régner.

Au total, primaire et secondaire confondus, on peut estimer à 200 ou 300
personnes le nombre de celles ayant participé au Grand Débat, dont une
moitié par obligation professionnelle (les animateurs du débat, et les
membres les plus carriéristes de la hiérarchie, accompagnés de leur
clients), et l'autre moitié pour des raisons diverses, parmi lesquelles
la discipline syndicale.

En effet seuls deux syndicats avaient appelé au boycott du grand débat
dans le Gard: la CNT-AIT et Sud-éducation, (les premiers par l'envoi d'un
tract spécifique, et le seconds par un article dans leur bulletin
syndical). Tous les autres avaient décidé d'y participer, la plupart
avançant le prétexte qu'il fallait profiter de cette tribune pour en
dénoncer les mauvaises intentions.

Mais quelle tribune? Il n'y avait là, en substance, que les représentants
du ministre et ses amis politiques; toute la profession, et au-delà toute
la population, ayant refusé de s'humilier au point de cautionner ce que
chacun savait être une palinodie, et ressentait comme une marque affichée
de mépris: "ils nous prennent vraiment pour des cons", voilà ce qu'il se
disait dans les écoles et les bahuts.

Comment se fait-il alors que tant de syndicats aient choisi de ne pas
boycotter ce débat, quand la plupart de leurs adhérents et sympathisants
ont en définitive choisi de le faire?
Faut-il croire que les appareils syndicaux soient coupés de leurs bases
au point qu'ils n'arrivent pas plus à l'entendre qu'à partager leur
opinion ?

Ou bien faut-il croire que ces appareils n'ont pour fonction que de
disputer et partager avec le ministère le pouvoir exercé au détriment des
travailleurs de l'éducation? Et donc qu'en parfaite connaissance de
cause, ils ont choisi de rester solidaires, à leur manière
("revendicatrice"), du ministère, plutôt que de se faire les fidèles
porte-paroles des travailleurs qu'ils prétendent représenter.
Ce n'est pas la première fois qu'ils nous font le coup, il n'y avait qu'à
voir leur cirque pendant les grèves du printemps dernier.

CNT AIT Education 30
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