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(fr) Luttes de masse, repression, anarchisme

From Federazione dei Comunisti Anarchici <internazionale@fdca.it>
Date Mon, 12 Jan 2004 23:27:24 +0100 (CET)
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Communiqué de la FdCA, Fédération anarchiste communiste (Italie)

Dans ces derniers 3 ans les processus de concentration du pouvoir
économique et politique-militaire ont signé une accélération voyante que
ce soit au niveau international que ce soit pour les États, en
marginalisant les tendances, compatibles avec le capitalisme, engagées
dans la réalisation d'un cadre constitué d'une pluralité de pouvoirs et
de politiques néo-réformistes étatiques où un profit capitaliste de plus
en plus élevé se conjugue avec une plus faible protection sociale.

Guerres impérialistes, crises financières, déréglementation du cadre
institutionnel et législatif de protection des classes subalternes,
destruction du tissu solidariste du monde du travail salarié, agression
de l'environnement et de la santé s'en prennent directement ou
indirectement sur les populations qui sont de plus en plus entravé dans
leur capacité d'organisation et d'expression de formes de dissentiment,
de contestation et de lutte pour essayer de modifier une situation qui
est le fruit des choix économiques, politiques et militaires d'un
pouvoir qui gouverne de plus en plus en nom des normes qui lui-même
auto-produit... pour gouverner.

La réduction drastique et l'érosion des espaces de confrontation et de
négociation, ou la transformation de ceux-ci en faux tables de
tractations où l'on sauvegarde les compatibilités capitalistes, ont
dévoilé le visage farouche du capitalisme militariste et
l'indisponibilité pathétique des tendances néo-réformistes à sauvegarder
les intérêts minimes des classes subalternes non plus.

Dans cette situation s'est développé un grand mouvement d'opposition,
internationale et composite, qu'a été protagoniste de vastes
mobilisations populaires, significatives pour la grande participation,
pour les évidentes potentialités d'auto-organisation et d'autogestion,
pour la capacité de se confronter dans les rues avec la violence de la
répression des apparats d'État.

En Italie, ces derniers 3 ans ont marqué la rupture définitive d'un cadre
social construit dans le dernier décennie du XX siècle, mais elle se
démontrée inadéquate par rapport à l'affrontement en cours. D'une part la
chute vertigineuse du pouvoir d'achat des salaires (-9,3% pour les
ouvriers,
-11.1% pour les fonctionnaires, -27% pour les retraités), d'autre part
la
faillite de la politique des revenus; d'une part l'arrogance patronale
dans les plans de l'entreprise (lois de mobilité et licenciements) et
dans les renouveaux contractuels (voir, augmentations pairs à
l'inflation programmée, inférieure à celle indiquée par l'Institut
statistique national, pour ne pas parler de celle réelle!!), d'autre
part la faillite de la politique de la concertation; d'une part les
limitations continuelles des droits du travail (modification de l'art.18
du Statut des Travailleurs, loi 30/2003, loi 83/2000 anti-grève,
contrats séparés sans consultation), d'autr e part la crise du modèle de
représentativité imposé par les syndicats qui se sont auto-nommés
majoritaires.

L'inévitable et conséquente radicalisation de la conflictualité dans le
monde du travail a fait ainsi émerger la jamais assoupie capacité de la
classe travailleuse de savoir redécouvrir sa propre autonomie de lutte et
d'organisation, de la FIAT aux précaires, des métallos aux travailleurs
des transports. Cassé le cadre de la concertation, encore une fois ce
sont les rapports de force qui comptent, la capacité de lutte et de
défense des intérêts spécifiques des travailleurs, en dehors de chaque
cage
néo-corporative. Si la bataille salariale reste dure et difficile pour
plusieurs catégories, une question s'est réouverte, la question de la
totale indisponibilité et intangibilité du droit de grève, qui se démène
de la chemise de force faite des normes anti-grève et de codes
syndicales de auto-réglementation.

L'entrelacement des luttes syndicales avec les luttes sociales pour les
droits des migrants, pour la protections de l'environnement, pour la
paix, contre le prohibitionnisme, il est arrivé dans un scénario social
déchiré de propos délibérée par l'emploi infamante de l'appellatif
terroriste donné à quiconque ose s'opposer aux desseins suprêmes de
l'exécutif.

Il n'y a pas eu phase du combat de classe en cours dans les derniers 3
ans sans que les mouvements sociaux soient été victimes de traitements
préventifs de répression à haute résonance médiatique, avec des centaines
des perquisitions, arrestations, blessés, avec un évident crescendo
d'intensité depuis Gênes 2001 et depuis les grèves du 2002.

Il n'y a plus de procure de le république, désormais, qui n'a pas son
dossier ouvert sur des militants politiques ou syndicalistes
conflictuels. Chaque regroupement ou tendance peut compter ses inscrits
dans le registre des enquêtés, du mouvement contre la guerre au
mouvement contre la globalisation, de les luttes écologistes à celles
anti-prisons. Prévention de police en nom de la "sécurité du pays",
répression de rue en nom de la "sécurité du pays", criminalisation du
dissentiment et des lutte autogérées, sont les éléments d'une stratégie
dont le but est ce de effrayer les mouvements de masse potentiellement
en mesure d'agir sur les contradictions du capitalisme jusqu'à devenir
dangereux surtout pour l'existence de la domination capitaliste.

Vu que aujourd'hui au capitalisme ne suffisent plus les formes de
répression plus invisibles et plus "structurelles" (sanctions
disciplinaires, détachements punitifs, mobilité sauvage, licenciements,
appauvrissement salarial, précarisation diffusée...) qui frappent
directement la classe dans le lieu crucial de la contradiction
capital/travail, alors il emploie l'État comme une prothèse répressive
armée de codes, apparats de police, maisons de réclusion pour
sélectionner et frapper individuellement et séparément les
transgresseurs de codes. On crie au crime pour décourager la
mobilisation, le "coupable" est médiatisé par ce que il soit l'exemple
de ce qu'il peut arriver à qui lutte. Et c'est justement quand les
luttes se prennent une pause, que la répression augmente d'intensité et
les mailles de la filet s'élargissent de façon arbitraire en bridant des
hypothétiques associés subversifs, terroristes présumes, en renfermant
dans le galères de la patrie un numéro croissant de personnes et en
étendant le cercle à ses
connaissances.

Quand le climat social se surchauffe et des formes de lutte autogérées de
masse se dégagent, il arrive que, à nos jours comme dans le passé, les
anarchistes et les libertaires soient parmi les plus frappés et les plus
cotés dans la liste des enquêteurs et dans l'immanquable théorème
journalistique-judiciaire (voir l'équivalence colis-piégé = mouvement
anarchiste).

Les anarchistes sont frappés par ce que leur être contre il capitalisme,
l'autoritarisme, le militarisme et les prisons les expose nettement à
devenir la cible des apparats répressifs d'État. Nous savons que l'amour
des anarchistes pour la liberté et l'autogestion attire la hache des
organes de contrôle et de gouvernement.

Nous sommes conscients que notre agir dans les mouvements sociaux et la
notre agitation continuelle pour la lutte de classe et son autonomie
perturbe les mécanismes de consensus d'un capitalisme de plus en plus
néfaste et exploiteur. Nous reconnaissons que nos désirs, notre praxis,
notre théorie, nos besoins sont radicalement opposés à tous projets basé
sur l'État et le capital.

Nous devenons ainsi l'objet de répression préventive et successive, de
limitations de la liberté, par ce que l'on peut nous cibler plus
facilement en montant des provocations et des instrumentalisations (voir
l'affaire des eaux empoisonnées); mais surtout nous devenons dérangeants
et gênants pour l'État et les autoritaires de chaque rame quand
l'anarchisme si place dans dimension de masse des luttes, en ayant
horreur de l'aventurisme
autoréférentiel de l'affrontement individuel avec l'État et le terrorisme
idéologiste de la lutte armée. Quand l'anarchisme se légitime en tant
que composante sociale et politique autogestionnaire des luttes de
masse, dans les organisations publiques de masse, il est visible, à
visage découvert, quand il se pose en tant que interprétation
authentique des impulsions autonomes de l'auto-organisation sociale et
bien, c'est à ce moment là que les anarchistes deviennent encombrante et
sacrifiables.

Mais c'est dans ces cas difficiles que l'anarchisme sait exprimer le
mieux de ses capacités d'organisation, il dépense ses ressources
meilleures pour être la levure des luttes sociales, en considérant que
les organismes de lutte n'ont pas passivement besoin de gestes
exemplaires, de détonateurs sociaux ou de secouements des consciences,
mais plutôt d'organisation horizontale, antiautoritaire, de masse. Et
d'organisation politique des anarchistes, orientée et fédérée.

Poursuivre les projets de lutte en cours, poursuivre la présence et
l'appartenance dans les organismes de lutte peut ne pas être suffisante
pour éviter la répression, c'est pour ça qu'il deviens nécessaire
construire des structures de solidarité et de défense légale qui
récoltent le majeur soutien possible, il deviens nécessaire valoriser
des structures historiques du mouvement anarchiste (voir Comitato
Nazionale Pro Vittime Politiche) qui puissent intervenir à côté des
comités de défense spécifiques qui se constituent dans le territoire.

La liberté è un fait social qui a besoin de tous pour être conquise et
elle n'a pas besoin ni de prisonniers ni de gardiens de prison, mais de
l'action et de la pensée d'individus conscients, organisés, fédérés pour
la réaliser.

LIBERTE POUR TOUS !
NON A LA CRIMINALISATIONE DU CONFLIT SOCIAL !
UNITE DE CLASSE CONTRE LA REPRESSION !!


FEDERAZIONE DEI COMUNISTI ANARCHICI
31 décembre 2003

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