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=?UNKNOWN?B?KGZyKQ==?= Pour la =?UNKNOWN?Q?lib=E9ration?= des=?UNKNOWN?Q?d=E9tenus_de?= l'UTD de Mosconi- Argentine

From San Telmo <santelmo2@hotmail.com>
Date Thu, 15 Jan 2004 01:18:55 +0100 (CET)
Delivered-to a-infos-outgoing@ainfos.ca


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
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L’Union des travailleurs sans emploi (UTD) de Gral. Mosconi, avec des
communautés aborigènes et des organisations sociales a commencé sa marche
de 11 Km. Jusqu’à Tartagal. Sur le parcours se sont réalisés des
escraches aux entreprises pétrolières Tecpetrol, Panamercan et
Pluspetrol. Des délégations de Córdoba, Jujuy et Buenos Aires du Partido
de Liberación, ont rejoint le campement que maintien la UTD et le Polo
Obrero face au tribunal du juge Aramayo, exigeant la libération
immédiate des détenus. Arrivent des adhésions de toutes les parties du
pays ainsi que d’ Espagne et de France. A Buenos Aires, 1.500 personnes,
membres d’organisations de travailleurs sans emploi ont réclamé Place de
Mai la libération des détenus. Tandis que le gouvernement fait la sourde
oreille, le pouvoir judiciaire de Salta, lié au pouvoir politique, prive
de leur liberté 10 activistes sociaux. Les camarades arrêtés furent
torturés physiquement et continuent de recevoir des tortures
psychologiques. Les prisonniers du pétrole sont accusés sans preuves par
l’entreprise pétrolière Tecpetrol.
Le 6 janvier dernier, plusieurs organisations de travailleurs sans
emploi, le Front Unique de travailleurs avec ou sans emploi (FUTRADEyO),
l’ UTD de Mosconi, le Mouvement de travailleurs sans emploi (MTD) du 26
juin, l’Union des travailleurs avec ou sans emploi et changarines
(UTDoch), et l’Union des travailleurs piqueteros (UTP), ont occupé la
maison de Salta (sorte d’office de tourisme de la province) pour
réclamer la libération immédiate des dirigeants de la UTD de Mosconi,
qui furent arrêtés il y a plus d’un mois accusés d’avoir participé à un
incendie dans l’entreprise pétrolière transnationale Tecpetrol à Campo
Durán.
Après avoir maintenue l’occupation pendant plus de six heures, les
représentants de ces organisations se sont réunis avec le Secrétaire
Général de la Présidence et le ministre de l’Intérieur à qui ils
exigèrent la liberté des camarades emprisonnés.
Cette action a coïncidé avec la mobilisation et les escraches qui se sont
réalisés à Gral. Mosconi et Tartagal dans la province de Salta aux
entreprises pétrolières de la zone. Dans la province de Santa Cruz, dans
la ville de Comodoro Rivadavia, la Coordination des travailleurs sans
emploi a marché jusqu’au siège de Repsol-YPF.
Le 2 décembre 2003, à l’aube, des effectifs policiers de la province de
Salta ont réalisé des violations de domicile dans la ville de Gral.
Mosconi, à la recherche d’ éléments dérobés durant le pillage et
l’incendie de l’entreprise pétrolière Tecpetrol. Durant les
perquisitions se sont produits les arrestations de Hugo Carabajal, Ruben
Sedan, Sebastian Cabral, Oscar "Piquete" Ruiz, Daniel Valencia, Ramon
Maldonado et Tito Chanampa, membres de l’organisation autonome Union des
Travailleurs sans emploi (UTD) de Gral. Mosconi.
Les habitants ont dénoncé que la police soit entrée dans les maisons en
abattant les portes à coups de pieds et en faisant peur à des femmes et
des mineurs. Le juge provincial qui a ordonné les perquisitions et les
arrestations, Nelson Aramayo, est le même qui enquête sur l’assassinat
de Anibal Verón, le 10 novembre 2000 aux mains de la police provincial.


Vendredi 9 janvier 2004


Plus d’infos (en espagnol) sur http://argentina.indymedia.org

Contact en France : santelmo@no-log.org


LA LUTTE DE LA UTD (Union des Travailleurs sans emploi) DE MOSCONI

par Andrés López d’ Indymedia Argentina, andreslopez@indymedia.org -14
mai 2003 (traduction FG , santelmo@no-log.org)

Le département de Gral. San Martín, dans la province de Salta, où se
trouve la ville de Gral. Mosconi, est une zone très riche en gisements
pétroliers et gaziers.
Ces gisements furent exploités depuis 1922 par Yacimientos Petrolíferos
Fiscales (YPF), créée durant le gouvernement H. Yrigoyen. Cette
entreprise administrée par l’Etat national signifiait non seulement le
contrôle des ressources naturelles non renouvelables mais générait des
milliers de postes de travail dans la zone. Le gouvernement de Carlos
Menem privatisa YPF entre les années 1991 et 1992 provocant des
conséquences sociales et économiques destructrices.
Plus de 5 000 personnes sur une population active de 8 000 se
retrouvèrent sans travail. Ce chiffre effrayant est un des facteurs à
l’origine de l’organisation des chômeurs, comme l’exprime Hippie
Fernández : “elle fut en gestation à travers le chômage qu’il y avait.
C’est à dire que les gens l’ont créée, la marginalisation qu’il y avait
dans le peuple, c’est cela qui a pratiquement formé la UTD (Union des
Travailleurs sans emploi).” La UTD n’est pas un parti politique, ni
n’accepte l’insertion d’aucun d’entre eux à l’intérieur de
l’organisation.
En 1997 se realisa le premier barrage de route, aussi appelé piquete,
organisé par plusieurs secteurs et organisations des villes de Mosconi et
Tartagal. Ils réclamaient, entre autres choses, des postes de travail
pour les chômeurs de YPF et des impayés de salaires aux entreprises
d’Etat.

Puebladas (soulèvements populaires) et piquetes convergent, pour la
première fois, ici, où l’expérience du chômage s’exprime brutalement
dans le plus cru déracinement affectant les travailleurs qui comptaient
sur des carrières stables, quelques uns depuis trois générations,
beaucoup d’entre eux travailleurs qualifiés, dans tous les cas, les
mieux payés de l’Etat national. "D’un autre côté, nous trouvons les
jeunes qui expriment une conscience plus "prolétaire", faiblement
qualifiés et parfois sans aucune expérience de travail, mais avec une
haute conscience de leur situation de pauvreté."
Après le second grand barrage de route, en décembre 1999, la UTD de Gral.
Mosconi, reçu les premiers plans de chômage , administrés directement
par l’organisation.
Rosa, de la UTD de Mosconi, nous relate ces premiers temps de lutte et
comment se virent-ils/elles obligé-e-s de continuer de réalisar d’autres
barrages de route : " ... nous allions obtenir ce qui devait être pour
nous mais ce fut la municipalité qui se l’accapara, les gens de la
municipalité avait placé tous les leurs, jusqu’à des gens qui étaient
déjà en train de travailler qui furent contractés dans les plans de
travail. Ce n’est pas logique que ceux qui se sont battus pour du
travail n’en aient pas. Donc, en 98 nous sommes sortis une autre fois,
et avons décidé de ne rien demander à la capitale. Donc nous nous sommes
indépendantisés de la municipalité, nous avons reçu 1776 plans qui sont
actuellement utilisés dans la UTD ; nous continuons à nous battre,
parfois 300 personnes ne touchent pas de plans et nous sortons sur la
route, le mois suivant c’est la même chose. C’est à cause de cela que
nous avons des inculpations."
Depuis lors, la UTD a élaboré autour de 600 ouvrages. Ils ont créé des
potagers et des lieux récréatifs, construit des maisons en dur à la place
des cabanes en bois des bidonvilles. Hippie détaille : "On en a montés
96 en pratiquement six ou huit mois, alors que la municipalité en avait
fait trente en quatre ans avec le plan « Nouveau Foyer »." Ils ont aussi
construit des salles de premiers soins, des cantines communautaires, des
laboratoires et des salons multi-usages. Ils ont rénové des salles de
cours dans les écoles. Ils ont installé des jeux pour les enfants sur
les places et différentes oeuvres d’infrastructure ainsi que d’autres
projets productifs, parmi lesquels cinq fabriques de briques. Ces
oeuvres sont réalisées par 1389 femmes et hommes.
La UTD presente des projets pour lesquels ils obtiennent de nouveaux
plans sociaux pour les chômeurs. Pour cela ils ont un bureau
administratif et un autre technique qui planifie et organise l’execution
des projets. Il faut prendre en compte que la UTD de Mosconi a réalisé
un travail énorme de reconstitution du tissu communautaire, non
seulement dans un contexte de crise et de fragmentation sociale
généralisée mais aussi dans un fort isolement géographique par rapport
au reste du pays.
Depuis le 30 août 2002, fonctionne une foire-exposition sur la place
principale de Mosconi où ils vendent au public différents produits dont
ceux des 56 potagers qui sont maintenant des petites unités productives.
Ces potagers fournissent des cantines communautaires et l’hôpital. "Et
si nous parlons de projets productifs, on a maintenant commencé le
recyclage du plastique et se compactage." Ce plastique compacté et
emballé est échangé contre des outils. Rosa travaille dans ce projet de
la UTD, elle en est la responsable. Le matériel recyclé est échangé à
l’entreprise Refinor contre des outils, du ciment, du fer, de la chaux,
différentes machines pour couper la pelouse par exemple. "Nous sommes
sur le point d’obtenir une machine à compacter plus grande, nous
espérons que nous allons travailler tous unis avec mes camarades et
allons sortir par l’avant."
Parmi les projets actuels actifs se distinguent la construction d’une
Université, d’un pôle pétrochimique et les rénovations de l’aéroport et
de l’hôpital de Mosconi.
Hippie affirme : "Les oeuvres qu’a réalisée la UTD ont fait économiser
beaucoup de millions à la province et à l’Etat national." Cependant, ces
chômeurs connus comme piqueteros, sont réprimés par les gouvernements,
par la gendarmerie (corps militaire). Ces répressions ont abouti à
l’assassinat de quatre personnes, dont Anibal Veron. Elles ont également
fait plusieurs blessés qui ne recoivent toujours pas l’attention
sanitaire dont ils ont besoin.
Corina, de la Commission d’enquête indépendante sur les répressions nous
décrit la souffrance et l’abandon des blessés. Mis à part Ivan Dorado,
qui est interné dans un hôpital de Buenos Aires et qui attend la
concrétistion de vaines promesses d’un traitement à Cuba, il y a plus de
cas : "Le compañero, Cachito (Frías) a cinq balles dans le corps et le
compañero Figueroa en a dans la jambe mais on ne peut les lui enlever
car il est diabétique. Il y a un autre compañero Carlos Aranda qui a une
balle dans la colonne, il est père de deux enfants et ne peut plus
travailler, il fait aussi parti de la Commission. L’hiver, ils souffrent
terriblement, nous les voyons pleurer de douleur, nous essayons de les
aider, nous essayons d’avoir toujours une aspirine à la maison, nous
leur disons que lorsqu’ils sentent la douleur, ils peuvent venir à
n’importe quelle heure taper à la porte, si nous avons quelques pesos
nous achetons l’injection (...) moi aussi je travaille avec les plans,
nous travaillons tous avec les plans, nous gagnons les 150 pesos (50
euros) qu’ils nous donnent qui ne suffisent pour rien (...) dans le nord
il y a une pauvreté qui ne peut pas s’expliquer, il y a des mères qui
ont 5, 6 enfants, 10 enfants... "
Corina nous explique aussi quelques unes des raisons pour lesquelles elle
coupe la route : "J’ai participé à des barrages de routes pour demander
un travail, je suis seule, j’ai deux enfants et j’ai besoin de
travailler. J’ai besoin que mes enfants étudient et cela me porte à
sortir sur la route, à demander à cris du travail, du pain, de la
nourriture. Ce dont nous avons besoin c’est que nos enfants étudient,
qu’ils ne soient pas comme nous qui n’avons pu étudier. Je me rend
compte maintenant que je suis maman, que le meilleur que puisse donner
un parent à son enfant ce sont des études, si tu n’as pas fait d’études
tu ne peux pas travailler."

Version audio (en espagnol) en ligne sur :
http://argentina.indymedia.org/news/2003/05/109586.php




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