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(fr) Des antinucléaires pour une sortie immédiate du nucléaire

From infonucleaire@altern.org
Date Sat, 17 Jan 2004 14:15:57 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________


Bonjour, à savoir avant la manifestation nationale du 17 janvier: il
existe un point de vue antinucléaire dissident "pour une sortie immédiate
dunucléaire", car les désastres nucléaires à la Tchernobyl ne sont pas
réservés aux pays de l'Est.

Les autorités militaires, les responsables français de la sûreté
nucléaire, de la santé et de la protection civile ont mis au point des
plans de gestion d'une crise nucléaire en France. La distribution d'iode
stable au voisinage des centrales françaises, ce n'est pas pour protéger
la population d'une catastrophe sur les réacteurs de l'Est mais sur les
nôtres.

Faut-il attendre un désastre nucléaire chez nous avec ses conséquences
dramatiques sanitaires, sociales, économiques, pour sortir de cette
impasse nucléaire ?

La France dispose d'équipements suffisants pour mettre à l'arrêt 70% de
ses réacteurs nucléaires.

Arrêt des exportations d'électricité, arrêt de l'autoconsommation
nucléaire, utilisation maximum des capacités hydroélectriques et des
centrales thermiques classiques existantes (fioul, charbon, gaz)
permettraient de sortir très rapidement du nucléaire.

Mettre fin au danger des centrales nucléaires n'est pas un problème
technique mais un problème politique qui dépend de l'exigence de la
population vis-à-vis de ses représentants politiques.

Solidairement,

Mathias Goldstein
pour Infonucleaire et de Stop Nogent-sur-Seine
http://www.dissident-media.org/infonucleaire
http://membres.lycos.fr/stnogent

-----------------------------------

Des antinucléaires pour une sortie immédiate du nucléaire

M. Jacques Bouchard prend la défense du nucléaire dans un article au
titre très clair " Cesser les querelles inutiles à propos du nucléaire "
(Le Monde, 11 avril 2002) et répond à M. Hubert Reeves, qui, dans
"L'énergie nucléaire a-t-elle un avenir ?" (Le Monde 2 avril 2002)
conclut que vraisemblablement elle n'en a pas, contrairement aux énergies
renouvelables qui ont maintenant toutes leurs chances. Le recours aux
énergies
renouvelables (et aussi aux économies d'énergie), c'est le scénario du
courant majoritaire des antinucléaires pour une sortie différée du
nucléaire, à l'allemande. On pourrait penser que, Le Monde, faisant
équitablement son travail d'information a exprimé ainsi les deux points
de vue qui se partagent l'opinion française aujourd'hui. Or il existe un
point de vue antinucléaire dissident, jamais exprimé dans Le Monde, pour
une sortie immédiate du nucléaire car l'accident grave peut arriver
demain.

Evidemment on imagine difficilement M. Bouchard, président de la Société
française d'énergie nucléaire, de surcroît directeur au CEA, remettre en
cause l'électronucléaire français. Tout de même, dans un article occupant
près de trois colonnes, à propos de l'opposition au nucléaire dire que
"Tchernobyl (voir
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/special_tcherno.html ) y est
certainement pour une part", mettre en cause "l'absence de perception
sensorielle expliquant aussi une relation difficile entre l'homme et la
radioactivité" tout cela étant psychologique. Et rien d'autre comme s'il
accréditait le discours officiel sur les conséquences de Tchernobyl en
ex-URSS en reprenant le rapport de l'UNSCEAR 2000 ? D'abord la partie
irréfutable, parmi ceux qui sont intervenus tout au début sur le réacteur
en détresse 30 morts, un peu plus d'une centaine de cas de maladies des
rayons chez ces " liquidateurs ", environ 1800 cas de cancers de la
thyroïde chez les enfants et les adol
escents, (cela devrait se poursuivre dans les décennies à venir est-il
dit), ensuite l'insoutenable conclusion : "Pour la grande majorité de la
population il est improbable qu'elle soit l'objet de conséquences
sanitaires sérieuses qui résulteraient d'une irradiation due à
Tchernobyl". Ce grossier mensonge n'a pas pris et les médecins, les
"responsables" toutes catégories qui tentent de le propager sont
considérés pour ce qu'ils sont : des commis voyageurs du nucléaire. De
prestigieux professeurs ont nié tant de choses après Tchernobyl, tout
d'abord les malformations congénitales puis la détérioration de la santé
des enfants, nié aussi les cancers thyroïdiens qu'ils ont été obligés
d'admettre ensuite, tout ce beau monde a menti et ment encore aujourd'hui
en voulant systématiquement ignorer l'état sanitaire des populations
obligées de vivre sur les territoires contaminés de l'ex-URSS. Mais il
n'y a plus de "rideau de fer", les témoignages se succèdent (Nathalie
Nougayrède Le M
onde, 20 mai 2000, Les enfants de Tchernobyl face à "la mort invisible")
et
les citoyens, plus sensés que ne le pensent les autorités, se rendent
bien compte que la nourriture provenant de sols contaminés par la
radioactivité (certes, du point de vue sensoriel pour parler comme M.
Bouchard, elle a la même apparence que la nourriture "propre") rend les
enfants du Bélarus malades car ils incorporent les radioéléments nocifs
d'une façon chronique. Les experts disent que les doses engagées sont
trop faibles pour avoir un effet. Pourtant les enfants des zones
contaminées ne vont pas bien, des nouveaux-nés meurent de malformations
cardiaques, et c'est l'un des mérites du Pr. Youri Bandazhevsky (voir
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/cata_banda_web.html ),
condamné par un tribunal militaire et actuellement emprisonné au Bélarus,
d'avoir montré le rôle du césium 137 dans l'émergence des pathologies
chez les enfants (cardiopathies, cataractes, troubles endocriniens,
détéri
oration de l'immunité etc.). [Le bilan de la catastrophe de Tchernobyl
oscillera entre 40 000 et 560 000 morts (voir
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/estimations.html ), voir
davantage, selon les estimations.]

Parmi ceux qui nient les effets sanitaires de Tchernobyl par action
chronique des faibles doses de rayonnements on trouve des responsables en
radioprotection et ce n'est pas étonnant. D'éminents professeurs de
médecine, employés par le CEA ou membres du comité médical d'EDF,
admettent difficilement les effets nocifs des radiations ionisantes sur
le personnel EDF ou CEA et comme ils sont souvent chefs de services
hospitaliers ou directeurs d'instituts gros utilisateurs de rayonnement,
admettent difficilement les effets biologiques sur leurs propres
personnels. Tous ces personnages ont servi d'experts dans les commissions
internationales pour élaborer les normes de radioprotection concernant
non seulement les travailleurs mais aussi la population, en symbiose avec
le responsable français de la radioprotection, le Pr. Pellerin,
inamovible pilier pendant des lustres quel qu'ait été le gouvernement de
droite ou de gauche. Minimiser, voire nier les effets biologiques des
faibles do
ses de rayonnement, ce parti-pris est une constante qui a accompagné le
développement du parc nucléaire. Cette absence de prise en compte des
effets nocifs des radiations a permis le développement massif de
l'électronucléaire français (sans trop de vagues dans la population,
malgré de violentes contestations locales). C'est aussi la raison pour
laquelle les "autorités" françaises, sanitaires et politiques, n'ont pas
appliqué les recommandations européennes visant à restreindre la
consommation d'aliments contaminés en 1986 après Tchernobyl et ont
tergiversé, avec l'aval de l'Académie des sciences, pour appliquer la
directive européenne de mai 1996 entérinant l'abaissement des doses
admissibles pour le public en situation normale (hors accident). Ce sont
les mêmes " responsables " dont le Pr. Pellerin, qui ont usé de leur
influence après Tchernobyl pour élaborer au niveau international des "
normes " en cas de nouvel accident nucléaire, normes trois fois plus
élevées que celle
s qui devaient régir quatre ans après Tchernobyl les évacuations
d'habitants de zones contaminées en URSS - évacuations qui n'ont pas été
effectuées. Ce sont ces "normes" qui nous seraient appliquées en cas
d'accident chez nous

L'enthousiasme de M. Bouchard pour le nucléaire qui rappelle les grandes
envolées des années 70, est un peu surprenant, même pour un directeur au
CEA. Il semble ignorer que les verres qui renferment les déchets
nucléaires, "très résistants à toute agression externe" affirme-t-il,
peuvent
cristalliser sous l'action du rayonnement et de la chaleur dégagée,
perdant ainsi leur étanchéité (cristallisation de la silice amorphe mise
en évidence par rayons X au CEA à la fin des années 60). Cette lacune
dans ses connaissances, si elle existe aussi au niveau du vieillissement
des aciers des cuves et des circuits d'un réacteur, des fissures, fuites
et autres incidents résultant d'erreurs de conception répertoriées dans
les divers incidents affectant le fonctionnement de nos réacteurs (comme
la
sous-estimation du risque d'inondation, du risque sismique, des actes de
malveillance) expliquerait-elle sa cécité vis-à-vis des conséquences d'un
accident nucléaire majeur ? Alors quelle perspect
ive si d'emblée M. Bouchard ne tient pas compte de la possibilité d'un
accident nucléaire chez nous pourtant admis par les "officiels" comme le
montrent la distribution de pastilles d'iode au voisinage de nos
centrales et la mise à jour des PPI (plans particuliers d'intervention) ?

En passant il dit : "L'énergie nucléaire a sa place, probablement pour
une part très supérieure à sa place actuelle sur le plan mondial". Voilà
une prédiction bien téméraire et s'apparentant à un vu pieux, en
contradiction avec les prospectives de l'Agence Internationale de
l'énergie atomique (AIEA) dont un des buts est pourtant de promouvoir
l'énergie nucléaire. En effet, dans un document publié en juillet 2000
(Energy, Electricity and Nuclear Power Estimates for the Period up to
2020) l'AIEA indique que la part du nucléaire dans la production
électrique mondiale qui a été de 16% en 1999 se situerait, en 2020, entre
9,5 et 12%. Par rapport à l'énergie primaire consommée mondiale
l'électricité nucléaire qui n'a représenté que 5,4% en 1999 tomberait
entre 3,6 et 4,8% en 2020. Voilà "une part très supérieure à sa place
actuelle" qui diminue au cours du temps ! (Pour certains pays demandeurs
de réacteurs nucléaires, le nucléaire civil est vu comme une avancée vers
la technologie
militaire, le nucléaire civil servant d'alibi). Pourquoi M. Bouchard
veut-il nous enfermer dans le nucléaire ?

La France est le seul pays au monde qui dépende autant du nucléaire pour
sa production d'électricité, 76,3% pour l'année 2000. Indépendance
nationale, dit-on, alors que la dernière mine d'uranium a fermé en
Limousin et que notre approvisionnement vient du Canada et d'Afrique (à
moins que, sans le savoir, nous ayons récupéré des colonies ?) En l'an
2000 aux USA 20% de l'électricité est nucléaire, nos voisins du
Royaume-Uni en sont à 23% et l'Allemagne à 30,1%. Le cas de l'Allemagne
(voir
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/96_97_donnes.html ) est
intéressant car 51% de sa production électrique vient du charbon (houille
25,4%, lignite 25,9%). Le reste se distribue entre gaz (8,5%),
hydraulique (4,3%), fioul (0,5%) énergies renouvelables (5,3% dont
seulement 1,6% d'éolien alors que l'Allemagne est donnée en exemple car
elle est en tête désormais en Europe pour l'éolien). L'accord passé entre
le gouvernement allemand et les exploitants nucléaires prévoit une sortie
diffé
rée du nucléaire en 2021 après 32 ans de fonctionnement des réacteurs
(en
réalité 33 ans pour ceux couplés au réseau en 1988) mais le gouvernement
s'est engagé à ce que l'exploitation soit "sans entraves" ce qui en clair
signifie ne pas être trop strict vis-à-vis du respect des normes de
sûreté qui impliquerait des arrêts plus ou moins prolongés des réacteurs
et serait coûteux pour les exploitants. Cette clause de l'accord peut
être lourde de conséquences et semble être ignorée de ceux qui, chez
nous, souhaitent une sortie du nucléaire "à l'allemande".

Retenons qu'en Allemagne plus de 50% de l'électricité est produite par
les centrales thermiques à charbon pour une puissance installée de 52,5
GW et il est certain qu'elles ne vont pas être détruites mais modernisées
! En France au 31 décembre 2000 la puissance thermique classique
installée totale était de 26,7 GW avec une part EDF de 17,6 GW
(essentiellement charbon et fioul). Les turbines à gaz sont en
augmentation dans le secteur privé mais leur contribution à la production
électrique est encore faible. Et qu'a décidé EDF au sujet du thermique
classique ? On le savait mais un compte-rendu intersyndical d'une réunion
de la Commission nationale Equipement d'EDF du 6 juin 2001 le confirme,
"pas de projet porteur pour l'avenir : préparer l'évolution du parc à
l'horizon 2005/2010, c'est à dire sa disparition et sa casse". Voilà qui
est clair. Par contre "Se développer à l'international (Asie,
Moyen-Orient, Amérique latine)" (La Gazette Nucléaire 195/196, février
2002). Ainsi le
s techniques "charbon propre" mises au point en France seront exportées
mais la nouvelle centrale à lit fluidisé circulant (LFC) qui devait être
mise en service à Gardanne (voir
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/lib_charb_sortie.html ) à
côté de la première, est dans les oubliettes et il n'est pas question
d'améliorer notre parc thermique mais de le "casser" dans l'indifférence
générale. C'est simple, notre parc nucléaire est surdimensionné, nous
sommes en
surproduction et EDF n'aura quasiment plus besoin du thermique classique
pour assurer les pointes de consommation, l'hydraulique suffira. (Nous
avons une puissance hydraulique installée de 25 MW contre 8,9 MW en
Allemagne). Ceci est très grave car cette "casse" (voir
http://membres.lycos.fr/stnogent/96_97_thermique.html ) est le signe
qu'EDF fera tout pour rendre le nucléaire irréversible. EDF, d'après le
même rapport, désire commencer la construction du nouveau réacteur
européen EPR (voir http://www.dissident-m
edia.org/infonucleaire/epr_trop.html ) en 2006. Contrairement à ce que
pensent certains écologistes s'il y avait un accident nucléaire majeur
chez nous on serait obligé de rester dans le nucléaire car il faut de
l'électricité pour gérer un accident.

En 1997 nous avons publié un scénario de sortie immédiate du nucléaire en
utilisant au maximum le parc thermique classique existant, l'hydraulique,
en supprimant les exportations. L'ordre de grandeur était une possibilité
d'arrêt immédiat de 70% du nucléaire, ce qui nous amènerait au stade
actuel de l'Allemagne. Ce scénario a été ignoré ou dénigré car le charbon
est diabolisé, effet de serre (voir
http://www.dissident-media.org/infonucleaire/climat.html ) oblige.
Pourtant EDF va se développer à l'international et exporter les
techniques "charbon propre" LFC et autres, ce qui est normal car les
ressources mondiales en charbon dépassent de loin toutes les autres
ressources fossiles et c'est bien de cette façon que les pays d'Asie vont
se développer, entre autres la Chine aux gisements importants. Aux USA
les antinucléaires qui proposent une sortie différée du nucléaire
envisagent, en transition, d'utiliser les centrales à charbon pendant
plus de 40 ans (Institute for Energy and
Environmental Research, nov. 2001). Pourquoi chez nous laisserait-on
EDF
les "casser" ?

L'effet de serre joue ici le rôle d'un leurre. Pour un sujet scientifique
aussi complexe que l'effet de serre et de son influence sur le climat,
aux multiples paramètres globaux et locaux qui ne sont peut-être même pas
tous dénombrés ou dont l'importance relative n'est peut-être pas celle
que l'on croit et qui sont difficiles à modéliser, il est suspect d'un
point de vue scientifique de voir que le consensus s'est cristallisé sur
une seule cause pour le réchauffement climatique supposé et qui ferait
monter le niveau des mers, à savoir l'augmentation de la concentration de
gaz carbonique dans l'atmosphère. Quelle aubaine pour le lobby nucléaire
! Pourtant il y a d'autres gaz à effet de serre, le méthane -produit par
l'élevage et l'agriculture intensifs- les oxydes d'azote, l'ozone, la
vapeur d'eau, les CFC. De plus dans le réchauffement climatique d'autres
facteurs
interviennent aux effets mal connus. Yves Lenoir cite " les aérosols
naturels et artificiels, la perturbation ant
hropique du cycle de l'eau, la réduction du flux de rayons cosmiques
engendrée par l'augmentation du champ magnétique solaire, les
modifications du couvert végétal (Climat de panique, Ed. Favre, 2001).

Pour l'année 1999, dans le décompte AIEA de l'énergie primaire consommée
mondiale, 66% des énergies fossiles émettrices de gaz carbonique ont
servi au transport, chauffage, industrie pétrochimique etc. et seulement
21,7% à la production électrique. L'électronucléaire français a
représenté 0,9% de l'énergie primaire consommée mondiale. Ainsi avec
l'hydraulique, en supprimant les exportations d'électricité et
l'autoconsommation du nucléaire, le scénario d'arrêt immédiat de 70% du
nucléaire par le recours aux centrales existantes à charbon, fioul et gaz
représentant 0,6% de l'énergie primaire mondiale aurait un impact
négligeable sur le phénomène planétaire de l'effet de serre même avec
l'hypothèse simpliste et erronée d'un réchauffement dû uniquement au gaz
carbonique.

EDF veut nous engluer dans le nucléaire. Envisager de casser notre parc
thermique classique est suicidaire car ce parc nous permet de sortir
d'urgence du nucléaire.

C'est avant l'accident nucléaire qu'il faut agir, quand le désastre est
là il n'y a plus qu'à subir...


A lire:

"Il faut sortir de l'impasse nucléaire avant la catastrophe. C'est
possible" de Roger et Bella Belbéoch (1997).
- en html sur:
(http://www.dissident-media.org/infonucleaire/index_sortir.html )
- en format PDF sur:
(http://www.dissident-media.org/infonucleaire/sup_sort.pdf )

- "La diabolisation du charbon et la sortie du nucléaire" sur:
(http://www.dissident-media.org/infonucleaire/lib_charb_sortie.html )

- et la "Charte pour l'arrêt immédiat du nucléaire" sur:
(http://www.dissident-media.org/infonucleaire/sortie_immediate.html )




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