A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement
First few lines of all posts of last 24 hours || of past 30 days | of 2002 | of 2003 | of 2004

Syndication Of A-Infos - including RDF | How to Syndicate A-Infos
Subscribe to the a-infos newsgroups
{Info on A-Infos}

(fr) Brésil, la mémoire perturbée, les marques de l'esclavage

From borbala@free.fr
Date Wed, 11 Feb 2004 19:09:50 +0100 (CET)


_________________________________________________
A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________


Ab irato, en collaboration avec Maíra, présentent sa dixième livraison :
« Brésil, la mémoire perturbée, les marques de l'esclavage »

Trop vite baptisé « pays de la démocratie raciale », le Brésil se devait
d'être aussi celui de l'esclavage à visage humain. C'est du moins l'un
des messages que des générations d'intellectuels se sont efforcées de
faire passer. Responsable de près de 40% de la traite transatlantique,
le Brésil fut pourtant l'endroit des Amériques où l'espérance de vie
d'un esclave sur les plantations n'excédait guère les dix ans et la
dernière nation, avec Cuba, à abolir l'esclavage, le 13 mai 1888. Or,
contrairement à ce que de nombreux intellectuels ont tenté de faire
croire, les esclaves affranchis ne se sont pas agglutinés dans les
favelas parce qu'ils auraient été incapables d'intégrer le marché libre
du travail. C'est parce qu'ils étaient combatifs et enclins à négocier
avec les maîtres d'antan qu'ils ont été écartés, souvent au profit des
immigrants européens. Discriminations raciale et sociale se sont par
conséquent renforcées après l'abolition.

L'esclavagisme a ainsi durablement innervé bien des facettes de la
société brésilienne. Comme l'a écrit Manolo Garcia Florentino, « il a
fondé la civilisation brésilienne et a rendu possible un projet excluant
où l'objectif des élites est de maintenir la différence avec le reste de
la population ». Aujourd'hui, les 46 % de Brésiliens descendants
d'esclaves occupent toujours les strates inférieures de la société. Pour
les prolétaires noirs, la couleur demeure un fardeau supplémentaire.
L'esclavagisme au Brésil transcende le domaine réservé aux seuls
brasilianistes. Son histoire intéresse les nombreuses régions que ce
mode de production a marquées : les États-Unis, les Antilles, l'océan
Indien... sans oublier l'Afrique. Elle concerne aussi le reste de
l'humanité. L'esclavage est, en effet, consubstantiel à l'essor du
capitalisme moderne.


Qui est Maíra ?
Au début du xvie siècle, pirates dieppois et marins normands avaient
pris l'habitude de débarquer sur les rivages du Brésil de jeunes
Français. Ces maïrs ou maíra devaient leur servir d'interprètes pour
leurs prochaines escales. Quelques siècles plus tard naissent autour de
capoeiristas français une association et un fanzine brasilianiste,
Maíra, aux positions rouge-noir, nettement anticapitalistes et
internationalistes. Ces textes sont inspirés des cinq numéros que la
revue a consacrés à l'esclavage.

*Maira,
« Brésil, la mémoire perturbée, les marques de l'esclavage »
*80 pages, 8 euros
ISBN : 2-911917-49-9

Ab irato, 21 ter rue Voltaire - 75011 PARIS
Diffusion Dif'pop
http://abirato.free.fr




*******
*******
****** Agence de Presse A-Infos ******
Information d'intérêt pour et au sujet des anarchistes

Pour s'abonner -> écrire à LISTS@AINFOS.CA
avec le message suivant: SUBSCRIBE A-INFOS-FR
Pour plus d'info -> http://www.ainfos.ca

Vous voulez reproduire ce message?
Pas de problème, veuillez s'implement inclure cette section.

A-Infos Information Center