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(fr) Sortie prochaine de la revue libertaire La Question sociale

From worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Fri, 30 Apr 2004 09:38:44 +0200 (CEST)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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LA QUESTION SOCIALE revue libertaire de réflexion et de combat

Pourquoi La Question sociale ?
La question sociale – qui renvoie à la nécessité de mettre fin à
l’aliénation salariale par l’émancipation des travailleurs et
l’instauration d’une société d'êtres libres et égaux, dont dépend aussi
désormais la survie de l'espèce humaine – reste aujourd’hui entière. En
dépit de toutes les élucubrations sur la fin de la lutte de classes, elle
continue à occuper une position centrale dans l’histoire et dans la vie
des hommes.

La question sociale, rappelons-le, est aussi une question politique :
elle renvoie à la façon dont les exploités s'organisent dans leurs
luttes, à leurs rapports avec les institutions de ce système et surtout
aux formes d autogouvernement qu'il leur faudra mettre en œuvre pour
modifier en profondeur la société.

Un siècle et demi nous sépare de la naissance de la Première
Internationale, mais les problèmes qu’elle avait soulevés sont toujours à
l'ordre du jour. La révolution reste à faire : elle sera l’œuvre des
travailleurs eux-mêmes ou ne sera pas. Or, pour envisager la renaissance
d’un projet d’émancipation sociale, il faut repartir de ce qui lui avait
permis d’exister : un mouvement social large, profond, radical, tel qu'en
ont connu les moments clés de l’histoire du mouvement ouvrier, en France,
en Russie, en Allemagne, en Italie, en Argentine, en Espagne...
Pourquoi " libertaire " ?

Plus qu'à une mouvance constituée, ce terme renvoie pour nous à la
volonté de ne pas faire l'impasse sur la question de l'Etat. Après
l’effondrement du bloc de l'Est, après la faillite du modèle de
socialisme/communisme d'Etat, il nous semble impossible, si l'on veut
redonner vigueur à l'utopie communiste, de ne pas prendre clairement
position sur un principe : l’émancipation des exploités ne peut passer
par la conquête, pacifique ou violente, électorale ou putschiste, de
l’appareil d'Etat par une minorité de révolutionnaires agissant en leur
nom. Si la question des formes que peut et doit prendre cette
auto-émancipation reste pour nous une question ouverte, nous tenons ainsi
à éviter des réponses faussées par des questions mal posées.

Nous pensons qu’il faut revenir aux sources des idées et des pratiques
qui ont fondé la lutte pour l’émancipation des travailleurs : aux
principes de la Première Internationale et de la déclaration de
Saint-Imier, aux expériences multiples des "wobblies", des
anarcho-syndicalistes, des syndicalistes révolutionnaires (même si ce
terme cache souvent une grande ambiguïté sur la question de l'Etat), des
communistes de conseil, des marxistes antiléninistes, et de tout ce qui
va dans la direction d’une remise en cause de l’emprise de l’Etat et du
capitalisme sur la vie des êtres humains. Par certains aspects, en effet,
le capitalisme d'aujourd'hui semble nous ramener à des conditions de la
lutte de classe proches de celles de la fin du xixe et du début du xxe
siècle, notamment par le retour à une forte polarisation sociale et à une
démocratie autoritaire.

Mais nous savons aussi que, dans les pays où le capitalisme de marché
s'est imposé depuis longtemps, l'Etat est devenu peu à peu un élément
quasi constitutif, " naturel " de l'organisation en société, et que la
demande de sécurité poussée par des contradictions sociales de plus en
plus aiguës lui redonne chaque jour une crédibilité en tant que seul
recours imaginable contre la décomposition des liens et des valeurs.
Qu'en conséquence, la critique de l'Etat est à reformuler, sans
sectarisme mais sans complaisance, en des termes qui lui donnent une
pertinence aux yeux de tous ceux qui sentent désormais la nécessité d'une
transformation sociale radicale sans en trouver la voie.

Précisons enfin que nous n'entendons pas travailler contre les
organisations libertaires d'aujourd'hui, mais plutôt à côté d’elles, pour
contribuer à renouveler la culture militante de ce milieu, à élaborer une
véritable culture critique ne se bornant pas à la répétition rituelle des
principes sacrés de l’anarchisme, mais se montrant à la hauteur des
enjeux dictés par les contradictions de la société où nous vivons.

Pour qui et avec qui ?

Dans notre esprit, nous nous adressons d'abord aux gens réactifs,
disponibles, généreux, capables de se poser des questions sur une société
qui ne les satisfait pas et sur les moyens de la changer en profondeur.
Et, plus généralement, à tous ceux qui pensent que le capitalisme nous
mène au désastre, et qui lui cherchent une alternative, sans exclusive.

Nous savons cependant que c'est dans la réalité des luttes que la rupture
du consensus non seulement se pratique, mais parvient à se penser, se
cherche un horizon. C'est pourquoi un des buts essentiels de la revue
sera d articuler la réflexion théorique à un regard critique sur les
luttes d aujourd'hui, leurs potentialités et leurs limites, en prenant au
sérieux les questions qu'elles posent. En deux mots, de faire un usage
pratique de la théorie.

Précisons toutefois, par précaution, que nous ne confondons pas luttes et
manifestations de protestation d'acteurs du " mouvement social "
autoproclamé ou d'un altermondialisme où grenouillent toutes sortes de
prétendants à une gestion rationnelle d'un capitalisme irrationnel. Par
luttes nous entendons tout ce qui met concrètement en cause les règles du
pouvoir dans l'intention de satisfaire des exigences et des besoins
collectifs. Et le fait que ces luttes continuent dans leur majorité à se
mener dans le cadre de l'exploitation du travail, opposant les salariés à
leurs patrons, non seulement ne nous apparaît pas comme un phénomène d
arrière-garde, mais nous ramène à ce qui reste à nos yeux l'antagonisme
central, celui sur lequel aucune transformation révolutionnaire ne peut
faire l'impasse.

Si nous souhaitons contribuer à développer une " culture du conflit "
contre la société qui nous entoure, nous voulons aussi pratiquer une "
culture du dialogue entre camarades ", en refusant le " narcissisme de la
petite différence " qui consiste à taper sur son voisin le plus proche,
et qui a empoisonné la vie de l’ultragauche et des milieux libertaires.

Comme nous pensons qu'il faut réfléchir à l'échelle où les problèmes se
posent, nous tenons beaucoup à un regard international sur les problèmes,
et pas seulement sur le plan théorique. Nous irons donc à la recherche de
contributions permettant de comprendre comment la question sociale se
pose ailleurs que chez nous. Le travail de recherche dans les revues
étrangères, de sollicitation de camarades étrangers, puis de traduction,
aura donc une place importante.

Nos emplois fictifs et notre caisse noire

Nous ne sommes pas payés par la CIA et n’avons pas non plus trouvé le
trésor de feu le KGB. Nous n’avons pas derrière nous de puissante
organisation politique ou syndicale, ni même de chapelle groupusculaire.
Pour faire sortir la revue, il nous faudra vider nos poches. Tous ceux,
amis ou camarades, qui auraient l’envie et le courage de nous soutenir
dans une entreprise aussi hasardeuse sont forcément bienvenus. Mais
soyons clairs : nous défendrons notre indépendance comme la prunelle de
nos yeux.

Outre le travail d'écriture et de discussion/ sélection, faire une revue
veut dire relire, mettre en page, faire imprimer et diffuser, mettre sous
pli, assurer la comptabilité et le travail administratif. Toutes les
offres d'aide seront bienvenues. Le problème de la diffusion est
cependant le plus délicat. Les structures de distribution de ce genre de
presse étant d'une très faible efficacité, nous comptons beaucoup sur les
relais militants pour assurer une distribution dans les lieux et les
occasions de rencontre où la revue peut trouver ses lecteurs.

La Question sociale a servi de titre (en italien surtout) à diverses
publications du mouvement anarchiste dans la période située entre la fin
de l’Internationale anti-autoritaire et la naissance du mouvement
anarcho-syndicaliste. Il apparaît à Buenos Aires en 1883 puis de 1894 à
1896
à Florence de 1883 à 1889, à Paterson (New Jersey, USA) entre 1895 et
1908,
à Trieste en 1910 (qui fait alors part de l'empire austro-hongrois) et à
New York de 1914 à 1916, dans des journaux qui sont quasiment tous
l'expression de courants partisans de l’organisation ouvrière et de
milieux ayant mûri dans l’émigration. Dans ces journaux une large place
est généralement faite au débat, et les luttes sociales occupent une
place centrale. On retrouve plus d’une fois le nom d’Errico Malatesta
parmi les rédacteurs, et notamment dans La Questione sociale publiée en
1899 à Paterson. Or cette ville deviendra en 1913 le théâtre d’une des
plus grandes grèves du textile, menée par les Industrial Workers of the
World, qui organisaient essentiellement la main-d’œuvre immigrée et non
qualifiée Tout porte donc à croire que ce journal a joué un grand rôle
dans la formation politique du milieu militant moteur de cette grève,
comme de celle de Lawrence qui l'a précédée d’un an, et plus généralement
dans la formation des milieux militants d’origine libertaire qui se sont
engagés dans les IWW.

En France, ce titre a été porté par plusieurs publications parues entre
1885 et 1898, à Bordeaux, Lyon et Paris. Celle dont la durée de vie fut
la plus longue est la revue socialiste révolutionnaire, d'origine
blanquiste et ayant évolué vers le marxisme, publiée à Paris par P.
Argyriadès et Paule Mink. Elle se caractérise pour son ouverture et par
une grande attention portée à la condition des ouvriers et à leurs
luttes, à l’échelle
internationale.

Sommaire du numéro 1

Notre projet

Edito : Des temps trop durs pour se taire

Analyse politique : O. Mazzoleni, De l’emprise de l’État

Luttes sociales :
N. Thé, Retour sur une longue saison de luttes
G. Soriano, L’expérience des collectifs de solidarité parisiens : une
nouvelle étape

Injustice : C. Guillon, Le temps de vivre

Dossier : Droit (et pratiques) de grève
France : G. Carrozza, Un droit bien réel, mais très dépendant des
rapports de forces
Espagne : C. Vela, Un vide juridique consensuel.
Suisse : A. Miéville, Un droit théorique dans une " paix du travail "
bien réelle États-Unis : O. Bear, Un vrai corset législatif
Brésil : M. Sarda de Faria, Le " nouveau syndicalisme " dans la fonction
publique. International : Cl. Albertani, Les dilemmes de l’empire

Histoire :
D. Giachetti, Les grèves sauvages dans l’Europe de 1969.
Un document de 1904 : Émile Pouget, La genèse de l’idée de grève
générale, texte introduit et annoté par M. Chueca.
Lire et relire. Revue des revues

Prix du numéro : 7 euros.
Abonnement (3 numéros) : 20 euros.
Abonnement de soutien : 40 euros.

Chèques à l’ordre de G. Carrozza.

Vous trouverez la revue dans les librairies militantes, mais vous pouvez
nous écrire pour la réclamer directement à :
La Question sociale, c/o Librairie Publico, 145 rue Amelot, 75011 Paris
ou bien à notre adresse e-mail : laquestionsociale(a)hotmail.com
--------------------------------------------------------------
A découper et envoyer à La Question sociale c/o Librairie Publico, 145
rue Amelot, 75011 Paris

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