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(fr) Le salariat et ses conséquences

From CNT AIT <cnt.ait@wanadoo.fr>
Date Tue, 30 Sep 2003 23:20:18 +0200 (CEST)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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ECONOMIE :
*LE SALARIAT & SES CONSÉQUENCES*


"Usines à la campagne", "small is beautiful", "P.M.E. à visage humain" .,
durant les dernières décennies, les promoteurs du libéralisme nous
affirmaient que le monde économique serait composé de petites unités
décentralisées et conviviales. Mensonge et imposture, nous sommes en fait
dans une étape historique qui est le contraire des discours lénifiants.
Nous sommes entrés dans une période d'accélération des fusions, des
rachats, des absorptions. Les mêmes promoteurs du libéralisme qualifient
cela de globalisation nécessaire pour faire face à la compétition
économique internationale. Cette globalisation est largement entamée pour
la construction et le transport aérien, l'industrie pharmaceutique,
l'informatique, les produits bancaires ... et demain, même chose pour
l'automobile, les télécommunications... etc... Le capitalisme est en
train de constituer des conglomérats universels qui n'ont rien à envier
aux anciens combinats des temps anciens du capitalisme sauvage ou d'Etat
La compétition va être féroce. Que pèseront les fournisseurs de travail,
c'est-à-dire les salariés, c'est-à-dire nous ? Peu de chose, ou plus
exactement un paramètre, une pesanteur, une contrainte financière
froidement banalisée.

Pour eux, le salaire pèse peu ; pour nous, il reste la condition de notre
subsistance. Pour nous, il est la condition de notre nourriture et de
notre repos, pour eux, il est un handicap potentiel pour leurs bénéfices
et leurs parts de marché.

Quelle vie voulons-nous ? Si nous espérons préparer une lutte finale pour
un autre futur, il est indispensable de prendre au préalable le temps de
regarder, d'analyser ce monde que l'on nous impose. Comprendre le
salariat, servitude volontaire des temps modernes, est une première
condition pour construire une véritable alternative.

L'évolution de la productivité s'est accompagnée de mutations
socio-professionnelles. Des anciens métiers ont disparu, d'autres
apparaissent, ce qui est logique

Mais, si les emplois sont différents, cela correspond aussi à une
tendance à la marchandisation : des sphères d'activités humaines qui
échappaient autrefois aux phénomènes des marchés et des prix et où
prédominaient gratuité et bénévolat rentrent dans le circuit économique.
Ainsi, la culture, le sport ou . le syndicalisme institutionnel et les
associations de- viennent des "gisements d'emploi" à part entière.

D'autres secteurs dont le développement accompagne le système, comme la
"sécurité" ou le tourisme sexuel, brassent des chiffres d'affaire de plus
en plus importants. Ce système continue donc de créer, voire d'inventer,
des emplois ; cela nourrit le mécanisme de la création de marchés
internes qui ouvre le champ de la consommation en échange de ces emplois.
Cela évite une trop grande contraction de la demande, qui, si elle
restait basée sur les revenus salariaux issus de la production de biens
matériels, serait trop faible pour une offre de plus en plus massive.

Cette évolution préserve, tant que faire se peut les principales
caractéristiques de notre mode le production ; à savoir que l'individu
reste l'outil d'un développement économique qu'il ne choisit pas. Quels
que soient les termes employés par les sociologues (travail, emploi,
entreprise individuelle...), le lien social qui relie l'individu au
système va conserver les principales caractéristiques du salariat.

CARACTERISTIQUES DU SALARIAT :


Le salariat ne se définit pas par l'existence d'une feuille de salaire.
C'est avant tout un contrat qui lie le salarié à son patron. La
jurisprudence le désigne comme "une convention par laquelle une personne
s'engage à mettre son activité à la disposition d'une autre, sous la
subordination de laquelle elle se place, moyennant une rémunération".

Il existe donc bien deux parties qui vont rassembler deux groupes sociaux
bien distincts par rapport à ce contrat :- Le premier groupe peut
octroyer du travail et un revenu. Ce groupe
détient les moyens de production (technologie...), de distribution
(infrastructures économiques, transports...) et d'échange (création de
masses monétaires...).- Le deuxième groupe rassemble ceux qui n'ont que
leur temps ou leur
travail à échanger.

II est clair que le premier est dominant sur le deuxième. Les deux
groupes sont mis en rapport par un lien économique de domination. Mais ce
lien va dépasser le champ économique pour s'exercer au niveau idéologique
par des tendances qui vont faire pression sur la société . L'ensemble de
ces tendances détermine une idéologie. Cette idéologie obéit actuellement
à la logique économique du profit maximum. Cette idéologie dominante est
l'idéologie de la soumission. Elle permet le développement actuel du
capitalisme, c'est-à-dire l'accumulation de biens et de richesses au
profit du groupe dominant. Elle caractérise un mode de production.

Dans ce mode de production, le salariat n'est qu'une convention
permettant de déterminer le rapport de production, c'est-à-dire, la part
effective de la production qui va revenir au groupe dominé.

Le salariat présente trois piliers sur lesquels s'appuie ce mode de
production :
- subordination économique (lien salarial),

- hiérarchies salariales,

- individualisation du contrat de travail : existence de "catégories"
différentes, avec des statuts différents (grille des fonctionnaires...),
évoluant vers le contrat individuel

Le rapport des forces entre les deux groupes va modifier quantitativement
ces trois piliers. Mais, s'il ne remet par leur existence en cause, ils
feront toujours pencher la balance, à la moindre inattention, du côté
dominant.

SOUMISSION & FLEXIBILITE


Les trois piliers sur lesquels s'est bâti le salariat sont aussi des
tendances de l'organisation sociale. A l'échelle de la société, elles
s'expriment de la manière suivante :
- dépendance économique (que l'on songe à la situation du RMIste par
exemple),
- obéissance sociale (par exemple, pouvoir de la mode sur les
enfants...),

- isolement psychologique (déstructuration des individus...).


Cet ensemble de tendances est véhiculé par des vecteurs qui sont les
médias, l'éducation nationale... qui reproduisent ces schémas et les
favorisent. Ces tendances apparaissent alors comme "normales" aux
populations qui vivent suivant des normes imposées par ces trois piliers.

La résultante à tous les niveaux de ces tendances, c'est la soumission
comme lien dans l'entreprise et dans la société.

La flexibilité, conséquence de cette soumission (interne à l'entreprise
ou externe à celle-ci) est un aménagement du rapport de production, soit,
au niveau interne une tendance à l'individualisation du contrat de
travail, soit, au niveau externe, une tendance à l'individualisation des
conditions de vie (travail, pas travail par épisodes, par tranches de
vie...).

Si au coeur du problème du travail il y a l'emploi, c'est parce que le
revenu, la condition d'existence de l'individu en dépendent. Si au coeur
du problème de l'emploi il y a le salariat, c'est parce que dans
celui-ci, il y a le cadre idéologique dans lequel évolue le rapport de
production (subordination, hiérarchie, individualisation....).

C'est la conjugaison de ces facteurs qui permet au système d'imposer 'la
flexibilité qui est un aménagement du rapport de production en faveur du
mode de production. La flexibilité est donc inscrite dans le salariat.
______________________
Dan la même rubrique : ENTREPRISE

http://cnt-ait.info/rubrique.php?id_rubrique=81


ACCIDENT DU TRAVAIL = TERRORISME PATRONAL

Il y a quelques mois sortait un livre sur les millions de morts et de
persécutés engendrés par les régimes marxistes léninistes un peu partout
sur la planète. Il s'agit, comme vous l'avez sans doute deviné, du Livre
noir du communisme. Rassurez-vous, je ne vais pas entrer à mon tour dans
les polémiques liées à ce bouquin. Seulement, je me suis dit qu'un
ouvrage consacré aux victimes de l'économie de marché serait peut-être
bien venu.D'accord on me rétorquera que les régimes dits communistes
(...)

http://cnt-ait.info/article.php?id_article=633


La liste noire :
HISTOIRE(S) DE LA DÉQUALIFICATION À MARCHE FORCÉE
(vers l'Avenir Radieux ?)

De toute éternité capitaliste, c'est-à-dire peu de temps, mais déjà
beaucoup trop, le souci constant des employeurs a été de payer le moins
possible ceux qu'ils exploitent. En fait, de leur rendre la part la plus
maigre qui soit de ce qu'ils ont produit. Evidemment, puisque le reste ça
fait du capital, encore et encore. Le problème de ceux d'en face, ceux
qui triment, nous donc, c'est d'augmenter la partie qui leur revient, et
absolument : s'agit pas de travailler plus, plus intensément, pour
récupérer des miettes plus grosses. Le problème est que le chiffre en bas
de la fiche de paye grossisse, gros-sisse. Augmenter notre salaire, par
les luttes collectives a toujours été le sens fondamental de la lutte de
classe (ce peut être aussi diminuer le travail en étant payé idem, pas
comme dans l'arnaque des 35 heures).
-> http://cnt-ait.info/article.php?id_article=645


DE LA RÉFORME EN GÉNÉRAL ET DE L'ÉTAT EN PARTICULIER

Le sujet à la mode, lorsque l'on parle de notre éternel (mais pas
immortel, il ne perd rien pour attendre) maître à tous, l'Etat, c'est sa
réforme. Il n'y a pas un parti politique ou un syndicat en France qui ne
glose sur le sujet : au secours ! l'Etat est malade ! Réformons-le vite
avant... avant quoi au juste ?Peu importe, on réforme. C'est l'essentiel.

-> http://cnt-ait.info/article.php?id_article=455


LE HARCÈLEMENT MORAL, LA LOI ET NOUS

Le capitalisme, on le savait déjà, tue. Il peut le faire directement ou
par procuration, en poussant des exploités au suicide.La reconnaissance
du harcèlement moral par la loi (janvier 2002).
La loi vient toujours sanctionner une pratique. Elle ne la précède
jamais. Il a fallu des années et des années pour qu'apparaisse dans le
Code du Travail une référence au harcèlement sexuel sur les lieux de
travail. L'article L122-46 du code du travail, prévoit qu'aucun salarié,
aucun candidat à un (...)
-> http://cnt-ait.info/article.php?id_article=456


INTRODUCTION À L'ÉPARGNE SALARIALE

Le libéralisme n'est pas une tendance du capitalisme, mais la forme
actuelle du capitalisme. La nécessité pour les capitalistes de faire de
plus en plus de profits, donc de continuellement abaisser le coût du
travail reste une constante dans ce système. En fait, ils n'ont jamais
assez d'argent pour payer nos salaires ; ils ne nous exploitent donc
jamais assez. De crise en crise, le capitalisme rejaillit semblable à
lui-même mais vêtu de nouveaux oripeaux.
-> http://cnt-ait.info/article.php?id_article=449



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