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(fr) Réponse de la Librairie Alternative de Montréal

From alternative@dojo.tao.ca
Date Fri, 21 Nov 2003 17:41:57 +0100 (CET)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
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Réponse de la Librairie Alternative concernant le boycott

Récemment, les problèmes de la Librairie Alternative Bookshop sont
devenus un sujet de discussion dans la communauté anarchiste de Montréal.
Jusqu'à maintenant, il y eu très peu en lieu de réponse officielle de la
part du collectif de la Librairie. Ce texte est une tentative
d'entreprendre un dialogue dans le but de résoudre les tensions
courantes.

La situation conflictuelle est une longue et complexe histoire qui
comporte une variété de perspectives et d'interprétations. L'édifice où
se trouve la librairie a été acheté dans les années quatre-vingt (80)
dans le but d'assurer un emplacement pour celle-ci, qui existe depuis
plus de trente (30) ans (ce dont nous sommes assez fièrEs malgré tout le
« chiar »). L'AEELI (l'Association des Espèces d'Espaces Libres et
Imaginaires, le collectif qui est propriétaire et en charge de maintenir
l'édifice) a été divisé pour des raisons idéologiques depuis son origine.
Même si depuis les dernières années la responsabilité de maintenir
l'édifice est largement retombée sur les épaules des deux membres qui
sont aussi membres de la librairie, nous ne croyons pas que cela signifie
que la librairie a été privatisée. Durant cette période, l'administration
quotidienne de l'AEELI (s'occuper des locataires qui payent un loyer,
payer les comptes, réparer et rénover ce vieil édifice) a été effectuée
par les deux membres de l'AEELI faisant partie du collectif de la
librairie non pas dans le but de privatiser l'édifice, mais parce que le
reste de l'AEELI n'a jamais répondu aux convocations d'assemblées
générales, ou a activement boycotté tout ce qui touchait au
fonctionnement de l'AEELI.

Le collectif de la Librairie Alternative Bookshop est constitué de quinze
personnes. Il est non hiérarchique et fonctionne par consensus, et les
membres du collectif ne sont certainement pas des laquais travaillant
sous les ordres de deux boss de l'AEELI. En fait, une des raisons pour
laquelle nous avons rejeté la proposition de la Sociale, (voir copie en
annexe) c'est qu'elle aurait pu créer une situation où le collectif de la
librairie se serait retrouvé à travailler sous des boss, compromettant
ainsi l'autonomie du collectif.

Due à la nature fluide du collectif de la librairie, seulement quelques
membres actuelLEs étaient présentEs lorsque les incidents qui ont menés
au conflit actuel eurent lieu. Les membres actuelLEs du collectif
souhaitent tout de même prendre leurs responsabilités et s'efforcent de
mettre en place des mesures pour assurer plus de transparence dans la
librairie et de meilleures procédures. Nous avons aussi formé un comité
de liaison externe pour créer et solidifier des liens avec la
communauté, autant anarchiste que non anarchiste, parce que nous croyons
que l'anarchisme n'est pertinent que s'il est engagé dans les luttes
sociales du vrai peuple.

À travers les années, le collectif de la librairie a eu des hauts et des
bas, et s'est débattu par moment. Nous sommes un projet bénévole et
comme la plupart des projets bénévoles, nous sommes toujours limités par
le temps et l'énergie que les membres peuvent et veulent investir dans
le projet. Quoi qu'il est soit, le milieu anarchiste à Montréal connaît
une expansion constante et nous avons l'intention de grandir avec. Nous
avons récemment déménagé de notre location isolée du deuxième étage pour
s'installer au rez- de-chaussée, ce qui a augmenté nos ventes de manière
significative et a ouvert la librairie à ceux et celles qui étaient
auparavant soit intimidés par les marches jusqu'au deuxième ou
incapables de les monter. De plus, il y a dorénavant une radio Internet
militante active à chaque jour dans notre local.

Il est aussi vrai que la librairie a connu un manque de participation
francophone et une sélection pitoyable de livres en français, malgré que
ce dernier point fut souvent le résultat de circonstances hors de notre
contrôle (par exemple la difficulté à se procurer des livres en français
à cause des prix, des différents termes et clauses des distributeurs et
simplement le fait d'être en Amérique du Nord). Nous reconnaissons que
ces problèmes existent et avons entrepris des démarches pour les
résoudre. Cependant il n'y eut jamais de tentative visant à limiter
notre sélection de livres en français.

De plus, notre projet a exclu certaines personnes par le passé. Certaines
de ces décisions furent valides, d'autres mauvaises. Nous avons été
accuséEs d'être exclusif-ves par rapport aux personnes que nous avons
choisit d'accepter dans notre projet, mais nous n'avons jamais refusé
quiconque intéressé à faire partie du collectif parce que la personne
était francophone. Nous reconnaissons que le collectif de la librairie
est en majorité anglophone, et nous prenons des démarches pour rectifier
à ce problème. En fait, nous nous dirigeons vers une politique visant le
multilinguisme et la diversité. Non seulement nous voulons augmenter la
participation francophone et la sélection de livres en français dans la
librairie, mais nous cherchons aussi à augmenter la participation de
diverses communautés en lutte. Nous tentons aussi d'acquérir de la
littérature provenant d'une plus grande variété de luttes
anti-autoritaires et anti- capitalistes. Nous visons à représenter dans
le projet de la librairie toutes les différentes tendances à l'intérieur
de l'anarchisme, cependant ceci est rendu difficile par le fait que
toutes les tendances ne veulent pas nécessairement travailler ensemble.
Nous nous réservons le droit de refuser des individus même s'ils ou elles
sont anarchistes, soit à cause de leur pratiques personnelles ou soit
parce qu'ils ne travailleraient pas de manière fonctionnelle avec le
collectif en place. Nous sommes un collectif autonome, et nous nous
réservons le droit de décider qui peut ou ne peut pas faire partie de
notre collectif. Ceci est un principe anarchiste de base.

Jusqu'à maintenant, les deux côtés du conflit dans l'AEELI ont adopté une
approche litigieuse, conduisant à une escalade du conflit et à des
divisions dans la scène anarchiste, deux choses qui pourraient détourner
l'énergie des luttes concrètes pendant longtemps. Cela ne nous surprend
cependant pas. Tout ce fiasco a très peu été à propos de dialogue. La
librairie fonctionne finalement mieux. L'hypothèque pourrait être
remboursée dans seulement quelques d'années. L'AEELI doit de l'argent à
certainEs de ses membres et ceux et celles-ci veulent logiquement
s'assurer que leur investissement soit remboursé. Il y a deux autres
étages à l'édifice qui, pour des raisons financières stupides, sont
occupés par des projets non anarchistes. L'édifice, mal entretenu depuis
le début de son existence, est vieux et nécessite beaucoup de travail, et
finalement il y a des gens qui tranquillement sont en train d'acquérir
les connaissances, habiletés et contacts nécessaires pour le réparer.

Nous avons récemment été critiquéEs pour avoir rejeté la proposition de
La Sociale (voir annexe). Nous voulions honnêtement développer une
relation de travail plus solide avec les co-signataires de la
proposition, mais nous ne pouvions pas accepter sa rhétorique autoritaire
et la façon dont la proposition fut présentée. Nous avons été attaquéEs
comme n'étant pas de « vraiEs anarchistes », avec la supposition que la
coalition derrière la proposition l'était. De telles critiques,
imprégnées d'attitudes sectaires, affaiblissent la gauche depuis
longtemps, avec sur chaque front des groupes qui se crient des noms
simplement parce qu'ils ne partagent pas complètement la vision des
autres groupes. De plus, il n'y eu presqu'aucune tentative de discussion
avec la librairie avant qu'une proposition de « tout ou rien » soit mise
sur la table. Elle aurait résulté dans la réorganisation complète de
notre projet et placé la librairie dans les mains de groupes sans
implication préalable dans la librairie. Notre autonomie fondamentale
était en jeu.

Après avoir rejeté la proposition, nous avons tenté d'entamer un dialogue
avec certains groupes de la coalition pour discuter de leurs griefs et de
la possibilité de travailler ensemble. Nous avions seulement contacté
deux des groupes au départ, avec l'idée de contacter les autres groupes
un par un dans le but d'éviter une autre réunion désastreuse comme celle
du 5 août, où 80 personnes s'engueulaient les uns les autres parce qu'il
n'y avait pas de place pour le dialogue. Malheureusement, notre
tentative d'impliquer les groupes de la coalition fut interprétée comme
une tentative de diviser celle- ci.

Cette dispute sert d'exemple parfait aux problèmes inhérents à
l'ouverture du contrôle d'un édifice à la communauté anarchiste dans son
entier. Nous avons entendu différentes idées pour apporter des
changements, comme d'abriter une presse anarchiste, d'abriter
gratuitement des groupes anarchistes, d'avoir une librairie qui vendrait
uniquement des publications anarchistes avec un grand A. Nous aimerions
partager l'édifice avec d'autres projets anarchistes, mais la réalité est
telle qu'étant donné la nécessité de payer l'hypothèque de l'édifice
ainsi que d'autres dépenses reliées à son fonctionnement, des locataires
non anarchistes ont dû être acceptés pour s'assurer que l'existence de
l'édifice ne soit pas mise à risque. Nous rejetons l'idée d'une librairie
ne vendant qu'une sélection de livres anarchistes avec un grand A, parce
que nous croyons que l'anarchisme devrait sortir du confinement étroit de
son propre milieu, et pour ce faire nous devons inclure de la littérature
qui rejoint les personnes impliquées dans une variété de luttes et
mouvements. Nous sommes cependant toujours intéressés à dialoguer avec
les différentEs anarchistes de Montréal. De plus, nous voudrions voir
une résolution rapide à ce conflit. Le boycott fait déjà tort à la
librairie et si nous perdons l'édifice, tout le monde sortira perdant de
ce conflit.

Ce qui s'est produit cet été, c'est que des gens avec certaines critiques
et certains griefs valides ont commencé à se mobiliser contre la
librairie en utilisant des moyens de pressions discutables et des
polémiques, nous rendant très difficile la tâche même de les engager dans
un dialogue significatif. Si la librairie a semblé lente à répondre à la
critique, c'est que le travail quotidien de gérer la librairie est déjà
une tâche exigeante. De plus, même à l'intérieur de la librairie les
opinions divergent quant à la direction que le projet doit emprunter et
la manière de résoudre le conflit actuel. Ce conflit a prit de l'ampleur
à cause d'une mauvaise communication entre la librairie et ses
détracteurEs, ainsi qu'à cause de regrettables luttes de pouvoir. Nous
regrettons honnêtement notre échec à développer une librairie mieux
connectée. Nous devons à la fois supporter un mouvement anarchiste
bourgeonnant et faire propager les idées anarchistes à l'extérieur de son
propre cocon et pour cela, nous avons besoin autant de la participation
de groupes militants, de groupes communautaires et de distributeurs et
éditeurs anarchistes.

Nous avons continué notre travail interne visant à améliorer notre
structure, afin de mieux adresser les hiérarchies informelles et le
manque de transparence à la librairie. Nous avons un nouveau contrat avec
un distributeur en France, ce qui aidera à agrandir notre sélection de
livres francophones de façon continue et abordable. Nous avons aussi créé
un comité de liaison externe pour se concentrer sur le besoin constant de
se rapprocher et de travailler avec les différentes communautés de
Montréal.

Au lieu prendre part au factionnalisme, nous aimerions travailler avec
d'autres anarchistes pour combattre nos ennemis communs (capitalisme,
autoritarisme, racisme, sexisme, classicisme, homophobie et toute autre
forme d'oppression). Nous sommes encore ouvertEs au dialogue, comme
toujours. Nous encourageons les anarchistes, les militantEs, et les
individus en général à nous faire part de leurs idées quant aux moyens
pour vaincre les divisions actuelles. Nous encourageons spécialement le
kiosque anarchiste, parce que tout le travail fait pour la distribution
de publications anarchistes à Montréal est du travail positif.

Nous espérons pouvoir en arriver à une meilleure solution qu'attendre
qu'un des deux côtés du conflit abandonne, parce que la librairie et le
vieil édifice fatigué du 2033 St-Laurent survivront plus longtemps que
nous tous.


LA PROPOSITION DE LA SOCIALE:

Contribution sur la situation OSBL/Alternative Bookshop

Ce court texte s'adresse aux collectives, organisations et individu-e-s
qui sont directement intéressé-e-s par la diffusion à Montréal, des
textes, livres, revues etc. libertaires/anarchistes et de critique
radicale au sens large. Il veut tenter de faire brièvement le point sur
la saga
OSBL/Alternative Bookshop (AB) et les moyens que nous voyons pour sortir
de la situation actuelle dans le sens d'une meilleure diffusion.

Brièvement en trois points :

1- nous nous présenterons, pour ceux et celles qui ne connaissent pas La
Sociale/CDL ou qui ignorent ou déforment nos activités, cela simplement
pour clarifier notre intérêt à un éventuel projet de diffusion.

2- Nous dresserons notre court bilan de l'OSBL/AB

3- Nous présenterons quelques idées pour résoudre l'impasse actuelle et
qui constituent, pour notre part, les balises d'une participation au
processus qui peut suivre.

D'abord précisons que la volonté d'être le plus clair possible va
peut-être froisser quelques susceptibilités mais que nous ne visons pas
un quelconque procès ou des accusations ad hominem contre qui que se
soit. Précisons encore que si nous nous reconnaissons des
responsabilités dans la situation actuelle au niveau de la diffusion,
nous croyons que maintenant il est possible de passer à autre chose;
«dans les intérêts supérieurs du mouvement» comme il se disait à une
autre époque...

Finalement qu'il soit clair que nous ne visons aucune hégémonie dans un
éventuel projet de diffusion et que cette modeste contribution n'est bien
qu'une contribution... à toutes et tous d'en faire autant pour élargir le
débat et bonifier les propositions concrètes à venir.

LA SOCIALE/CDL (Centre de Diffusion Libertaire)

Ici nous renvoyons au court texte de présentation de notre catalogue
(annexe 1) et qui situe en quelques mots notre activite depuis la fin des
années '70. Présentement, nous diffusons de façon modeste avouons-le
(soit par correspondance, catalogue, table de vente, bookfair et dépôts
libraires) les éditions Spartacus, Nuits Rouges, Ab Irato, Insomniaque,
Senonevero Belles Emotions, Etcetera en plus de titres particuliers,
revues et brochures et de nos propres productions. Notre catalogue est
donc le reflet exact de ce que nous voulons et pouvons pour l'instant
diffuser avec les moyens que nous avons. Nous avons toujours pratiqué
une diffusion affinitaire axée principalement sur des textes que nous
pouvons défendre, sinon parce qu'en accord avec nos idées du moins pour
leur pertinence de critique sociale radicale dans la lutte de classes.

C'est dans cette volonté, maintes fois exprimées et appliquées, qu'il
faut comprendre notre éloignement du projet OSBL/AB tel que nous le
connaissions depuis son début.

Nous avons aussi crée et animé deux librairies publiques (vers 76 et 84)
malgré la présence d'Alternative Bookstore (AB) car à ces moments une
reprise des luttes sociales demandaient une présence plus active pour
diffuser ces textes qui commençaient a trouver un mode d'emploi même
partiel et très minoritaire. C'est cette perspective de diffusion qui
était absente de l'OSBL/AB et qui finalement nous opposait. Notre
collectif à ces périodes de reprise comptaient plus de 10 personnes pour
un noyau de 3 a 5 personnes comme présentement. Par la suite a la fin
des années 80, nous avons, pour quelques-uns d'entre-nous, rejoint le
collectif de l'OSBL et d'AB en pensant pouvoir y continuer une activité
de collectif de l'OSBL et d'AB en pensant pouvoir y continuer une
activité de diffusion cohérente selon les considération énoncées plus
haut. Tel ne fut pas le cas, nous avons fait de cette période un constat
lapidaire et assez dur dans ses conclusions a l'intérieur d'une lettre
envoyé a AB (annexe 2) il y a quelques années. Il s'agissait alors de
protester, de concert avec des groups anarchistes comme Main Noire,
contre l'exclusion de certaines revues communistes de gauche des rayons
d'AB. En voici un extrait qui, bien que très polémique, dresse le
portrait que nous avions alors de l'OSBL/AB, ce qui nous amènera au point
2 du texte.

COURT BILAN DE L'OSBL/ALTERNATIVE BOOKSHOP

Extrait d'une lettre de La Sociale à AB (fin '90)

«...Au moins trois personnes de LA SOCIALE ont déjà participé, a titre
individuel, pendant longtemps à la librairie Alternative et au conseil
d'administration de l'OSBL à qui appartient la bâtisse. Ce fut une pure
perte de temps et d'énergie. Il serait trop long d'énumérer toutes les
aberrations que nous y avons vues et toutes les discussions sans fin
auxquelles nous avons participé sans résultats (à l'époque ces personnes
ou leurs ancêtres diffusaient sans honte sur leurs étagères, les organes
de tous les fronts patriotiques de l'ETA basque au FPLP palestinien sans
oublier les déchets du genre MIM Notes-mouvement maoiste international
pro-Sentier Lumeneux—alors on comprendra que pour les principes
anarchistes, on peut repasser; gageons qu'aujourd'hui c'est la société
civile et le pacifisme qui ont la cote). Contentons-nous donc, de dire
que nous avons cesse définitivement toute collaboration à Alternative
lors de la
privatisation de votre librairie. (souligné aujourd'hui)

Pour la petite histoire, rappelons qu'il y a quelques années, un
«généreux et mystérieux» mécène (dont l'identité ne fut jamais divulgue,
même pas aux membres du CA de l'OSBL...) a moyenné sa contribution
financière importante contre l'expulsion de membres du collectif de la
libraire Alternative (pourtant une entité différente de l'OSBL)
généralement affiliés a des idées et pratiques plus radicales que
l'humanisme vaguement anarchisant des autres membres du «Mc-Gill ghetto»
contrôlant l'OSBL et la librairie depuis des décennies et qui
entérinèrent cette expulsion.»

Présentement, nous n'avons pas de raisons de croire que la situation est
différente du moins pour l'OSBL et c'est pour cette raison que nous avons
fait rapidement l'histoire de nos relations, pour pouvoir en sortir une
fois pour toutes. A notre avis, pour aller de l'avant, il va falloir
être capable de laisser les morts enterrer les morts sans amertume mais
sans faux-semblant non plus.

La situation semble différente pour le collectif de la librairie ou de
nouvelles volontés semblent avoir un poids considérable, comme le montre
le changement de local, et qui disent vouloir dépasser les vieilles
contradictions. S'il y avait une redéfinition de l'OSBL ces personnes
devraient évidemment y participer pleinement. Un dernier mot sur
l'opposition déclarée depuis des années tant à l'intérieur de l'OSBL/AB
qu'a sa marge, ces amis ont depuis longtemps dénonce et lutte pour un
redressement de la situation et mérite assurément la reconnaissance de
leur persévérance. La situation injuste qu'ils ont vécue les ont
malheureusement amenés à ne voir, comme remède à la situation, qu'un
changement de garde au pouvoir de l'OSBL. Il nous faudrait sortir de
cette vision stérile qui s'apparente à l'éternel putsch militant commun
au milieu syndical ou étudiant ou communautaire, par exemple. Ce qui
nous amène à ces quelques pistes que nous soumettons.

QUE FAIRE?

Nous n'avons évidemment pas la prétention de répondre à cette ironique
question...seulement quelques idées à partager et nous insistons sur le
fait qu'il ne s'agit pas de propositions à prendre ou à laisser mais de
pistes de sortie de crise...

Premièrement, la question centrale pour nous est l'OSBL, sans OSBL la
librairie est incapable de survivre en ayant un loyer etc. à payer. De
plus, il nous faut être clair entre légalité et légitimité.
Présentement, il semble que l'OSBL n'a plus d'existence légale (selon des
infos a vérifier: pas d'AG décisionnelle depuis très longtemps, pas de
quorum au CA, rapport annuel non-produit, etc.) et est, moins que jamais,
légitime face aux buts de diffusion qui sont sa raison d'être.

Actuellement, un mouvement collectif prend forme rejoignant la quasi-
totalité des collectifs et beaucoup d'individus-es libertaires actifs à
Montréal au niveau de la diffusion. Il y a eu des réunions, au moins une
assemblée pour reprendre ce projet de diffusion, peut-être est-il temps
de voir une manière, parmi d'autres, pour continuer.

Pour clarifier cette situation, nous pensons que toutes les personnes
impliquées ou qui se disent membres, présentement, de cette inexistante
OSBL (incluant les historiques dirigeants, les oppositionnels et les
membres fantômes qu'on fait ressortir du placard a tous les cinq ans)
devraient se retirer sans contrepartie et en remettant tous les documents
pertinents a une commission provisoire nommée par l'assemblée générale du
5 août que nous considérons, avec la grande majorité, comme la seule
décisionnelle.

Cela pour éviter que les vieilles querelles et rivalités n'empoisonnent
le travail à faire. ces personnes ont pour la plupart donne beaucoup de
temps et d'énergies selon leurs convictions mais ils doivent prendre acte
de l'impasse actuelle et comprendre que leur départ, outre qu'il leur
apportera un repos bien mérite, va permettre un renouveau essentiel pour
la diffusion libertaire a Montréal. C'est un geste de responsabilité
qu'il leur serait demande et qui n'impliquerait aucun blâme à leur
endroit.

Nous pensons que l'assemblée du 5 août devrait nommer une commission
provisoire qui pourrait, par exemple, compter 7 membres dont des
délègue-e-s de collectifs et des individu-e-s non-affilié-e-s. Le choix
des délègue-e-s présenté-e-s par les collectifs devrait être entérine par
l'assemblée tout comme pour celui des individu-e-s. Une proportion
intéressante pourrait être de 5 délègue-e-s des collectifs (a titre
indicatif : NEFAC, Mauvaise herbe, Librairie Alternative, La Sociale,
Maikan, Le Trouble ou autres) et de deux individu-e-s.

Pourquoi 7 membres? Par exemple, une personne à la coordination, trois
équipes de travail de deux personnes sur ex.: bilan des finances de
l'OSBL, état de la bâtisse et question technique, incorporation légale,
bilan et proposition, etc. à définir par l'Assemblée.

Pourquoi des représentants de collectifs dans cette proportion? Pour que
cette commission soit représentative du «mouvement» dans son ensemble et
éviter les pièges du paquetage d'assemblées cher à beaucoup...

Pourquoi ces collectifs en particulier? Ils sont tous intéresses à la
diffusion, existent tous depuis assez longtemps pour être gage d'un
minimum de sérieux mais évidemment la liste est ouverte. Soulignons que,
pour notre part, nous ne voyons pas d'orga. comme des asso. étudiantes,
des syndicats ou des comites pop. faisant partie de cette liste ou encore
que des délègue-e-s proposé-e-s soient des gens actuellement en conflit
ouvert (et personnel...) sur la question de l'OSBL.

Evidemment cette commission n'aurait, pour l'instant, aucun pouvoir
décisionnel, elle devrait faire enquête sur la situation réelle de l'OSBL
et émettre des recommandations à une AG ultérieure qui elle, serait
décisionnelle et composée des membres des collectifs présents et des
individu- e-s intéressé-e-s et qui pourrait alors redéfinir le membership
et élire un véritable CA décisionnel ou tout autre solution retenue.

Entre-temps (un temps de plus ou moins deux mois) la commission ferait
les tâches administratives habituelles pour la bâtisse et le collectif
d'Alternative continuerait son travail aussi... Nous pourrions aussi en
profiter pour discuter de la forme que pourrait prendre un nouveau lieu
de diffusion via une liste de discussion par exemple.

Voila le morceau est lâche, si cette proposition vous semble trop précise
rappelez-vous que c'est dans le but d'y voir plus clair que nous avons
essayé d'étayer cette piste. Nous n'y tenons pas mordicus mais elle
montre vers quoi, personnellement, nous irions.

Tant qu'à nous, nous allons continuer nos activités de diffusion même si
ce projet avorte.

Salutation libertaire


La Sociale et ses ami-e-s




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