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(fr) Résistance sur le lieu de travail ? Le groupe Uprise! à Chicago

From Nicolas Phébus <nicolasphebus@yahoo.com>
Date Tue, 20 May 2003 17:02:27 +0200 (CEST)


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A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
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"On parle beaucoup, dans le milieu anarchiste, de s'organiser dans la
classe ouvrière, mais il n'y a pas tant de choses que ça qui se
passent!", l'homme qui parle est un anarchiste de Chicago impliqué dans
la nouvelle Federation of Revolutionnary Anarchist Collective du
Mid-west/région des Grands Lacs (la FRAC). Depuis juillet, avec quelques
collègues de travail, il essaie de changer la situation dans une grosse
installation américaine de UPS, le leader des messageries privées des
É.-U. Ils ont fondé un groupe de résistance au travail: le groupe Uprise!

Un communiqué de presse intitulé "Teamsters contre la guerre" a beaucoup
circulé dans les milieux libertaires anglophones à la fin d'octobre. Ça
parlait de comment "le Local 705 des Teamsters, en assemblée générale, a
résolu de s'opposer à la guerre contre l'Irak" (1). C'est le groupe
Uprise! qui était derrière tout ça. Nous avons voulu en savoir plus, donc
nous avons posé quelques questions à l'un des participants que nous
appellerons Padraig.

UPS ou le cauchemar totalitaire gigantesque
Quand on pense à l'industrie du service, où 75% de la classe ouvrière
nord-américaine travaille, on pense à de petits lieux de travail avec de
petites forces de travail. Pas exactement le type d'endroit où mener une
agitation ouvrière traditionnelle. Eh bien, tous les lieux de travail de
l'industrie du service ne sont pas petits. Uprise! est actif dans deux
installations d'UPS de la région de Chicago qui n'ont rien à envier aux
usines du passé.

D'abord, il y a le Jeff St. 'Hub'. Un 'hub'? "Dans la langue d'UPS, un
"hub", c'est un grand entrepôt où les colis sont triés et déplacés d'un
véhicule à un autre pour être envoyés là où ils doivent aller" explique
Padraig, "Chaque hub trie des dizaines de milliers de colis par quart de
travail. Le Jeff St. hub est situé dans l'ombre du centre-ville de
Chicago (le deuxième centre financier des É.-U. après Wall Street) sur la
rue Jefferson - d'où son nom. Un hub occupe à peu près l'espace de deux
pâtés de maisons - il y a peut-être 1000 travailleurs et travailleuses de
toutes catégories". Juste comme on commence à trouver ça gros, on entend
parler du CACH, la deuxième installation où Uprise! est actif: "le CACH
(Chicago Area Consolidated Hub), c'est un super-hub qui jusqu'à récemment
était la plus grosse installation d'UPS dans le monde", nous dit Padraig
ajoutant que "le CACH a à peu près 10 fois la grosseur du Jeff St. Hub et
emploie entre 7 000 et 8 000 personnes, la plupart de couleur, en
majorité salariées à temps partiel". Le lieu est assez totalitaire : "à
UPS il faut passer par une guérite pour entrer et sortir. À la sortie, il
faut passer par un détecteur de métal, comme dans un aéroport". Nous
pouvons aussi ajouter que le CACH est "situé en dehors de la ville dans
une banlieue semi-rurale blanche. Les autorités policières de ces
banlieues sont notoires pour arrêter les salarié-e-s noir-e-s pour des
violations mineures des règlements de circulation". Voici donc une belle
synthèse de l'environnement sain et amusant du groupe Uprise!

Le projet Uprise!
"L'initiative principale pour le groupe est venue de moi et d'un
travailleur blanc plus âgé du CACH" se rappelle Padraig. Alors que
Padraig est impliqué dans la mouvance anarchiste depuis 15 ans, le
background de l'autre gars "c'est plutôt une implication dans des projets
d'organisation communautaire en lien avec les Black Panthers dans les
quartiers ouvriers blancs. Ce courant a fini par joindre la campagne
réformiste à la mairie de Harold Washington (le premier maire noir de
Chicago dont l'élection fut toute une commotion, même s'il s'agissait
seulement d'un démocrate réformiste). De toute façon, le travailleur en
question n'est plus dans un groupe politique depuis quelques annnées,
mais s'implique dans des projets communautaires avec une approche saine
de "pouvoir populaire". On débat beaucoup quand même"…

Le groupe s'est entendu sur une liste de principes -voir l'encadré- qui
me semblent assez antiautoritaires. Padraig spécifie quand même que
"personne d'autre dans le groupe ne se serait dit antiautoritaire ou
anarchiste, mais la structure est non-hiérarchique et je ne viole aucun
de mes principes pour participer. Un socialiste autoritaire, un musulman,
ou peu importe pourrait joindre Uprise! en autant qu'il respecte les
points d'unité. C'est voulu comme un front radical large avec une
structure antiautoritaire, un peu comme ARA qui était inévitablement un
modèle pour moi". Depuis cette entrevue, quelques autres camarades de la
FRAC se sont trouvé-e-s du travail au CACH, quoi que ce soit peut-être
temporaire. Les socialistes autoritaires pourraient se joindre au groupe
mais ne le font pas. À ce sujet, Padraig souligne qu'"il est intéressant
de savoir que l'ISO [un groupe trotskiste] a envoyé un travailleur à une
de nos réunions, mais a refusé de s'impliquer ou de prendre des
responsabilités. Leur principale critique, c'est notre cinquième point
d'unité qui dit "Nous sommes pour un mouvement révolutionnaire contre
l'exploitation". Jusqu'à maintenant, ce sont les seuls salarié-e-s à
avoir amené cette objection"!

Comment est organisé le groupe? "En ce moment, très informellement"
répond Padraig. "On sort notre bulletin quand on a de l'argent ou quand
la situation le requiert. On se prépare pour des distributions à l'entrée
des hubs, pour les assemblées syndicales et les réunions de délégué-e-s
syndicaux [deux membres de Uprise! sont délégué-e-s syndicaux], on
appelle notre liste de contacts (établie à partir d'une feuille qu'on a
fait signer), et on a eu une réunion publique de Uprise! C'est à cette
réunion qu'on s'est divisé les
responsabilités. On n'est pas nombreux, mais il y a beaucoup d'aide pour
distribuer le bulletin, des gens qui ne viennent pas aux réunions,
surtout des travailleurs noirs, incluant plusieurs femmes. Au début [au
23 septembre, ed.], j'étais le seul anarchiste. On a sorti trois numéros
de notre "bulletin" qui est en fait un tract. Le dernier était
complètement bilingue (anglais-espagnol) et avait un tirage de 3 000
copies. On a aussi sorti des stickers bilingues, un demandant un salaire
viable pour tous les salarié-e-s de UPS (12$/heure à Chicago d'après une
étude -- alors c'est ça qu'on a pris) et un autre qui appelait à voter
"non" pour la convention collective. On a imprimé à peu près 1 500
stickers. C'était assez populaire et plusieurs personnes les portaient
dans le hub".

Se battre contre le patron et la bureaucratie syndicale
Comme on peut s'en douter, on ne commence pas un groupe comme ça sans
opposition des patrons et... de la bureaucratie syndicale. Même aussi
jeune, Uprise! a déjà eu son lot d'accrochages avec les gardiens de
sécurité et les bureaucrates syndicaux. Dans un des cas, un petit groupe
de supporters de Uprise! venait à peine de commencer à distribuer des
tracts à l'entrée du CACH quand ils "ont été confrontés par des gardiens
de sécurité de UPS en uniformes noirs, portant ouvertement des
pistolets", se rappelle Padraig. "Ils étaient intimidants et provocants,
nous disant de nous en aller, que nous n'avions pas d'affaire là, en nous
poussant. On a tenu notre bout et des vestons-cravates de UPS sont sortis
pour détendre la situation, mais les agents se sont offusqués que
l'enfant d'un des supporters soit avec nous et que deux camarades du
groupe ne travaillent pas là (quoi qu'il y en a un qui y avait travaillé
précédemment)", explique-t-il, "ils ont appelé une auto-patrouille de
police et voulaient nous empêcher de partir - à ce moment-là, j'avais la
chienne parce qu'ils parlaient de mise en danger d'un enfant. De toute
façon, quand les flics se sont pointés, ils ont compris ce qui se passait
mais ils ne voulaient pas que leurs amis perdent la face donc ils nous
ont quand même encouragés à partir... Les vestons-cravates ne semblaient
pas diriger le tout, ils avaient l'air de vouloir calmer le jeu
eux-aussi, il semble que la sécurité était frustrée parce qu'on avait
tenu notre bout". Le groupe a reconnu que c'était une erreur tactique
d'amener un enfant avec lui. Néanmoins, il s'agissait du premier
affrontement avec la sécurité (qui n'avait jamais constitué réellement un
problème auparavant). Finalement, comme il y a toujours un bon côté,
Padraig ajoute que "plusieurs salarié-e-s (quelques douzaines de
personnes, et peut-être plus) regardaient et étaient généralement
sympathiques, des gens se couvraient de stickers, plus de 40 personnes
ont donné leur noms à Uprise! par la suite".

Pas longtemps après, deux membres de Uprise! ont décidé de retourner
distribuer des tracts pour montrer que le groupe n'était pas intimidé.
Malheureusement, le camarade de Padraig n'était pas là à l'heure, mais il
a décidé de commencer à diffuser quand même. "Quand j'ai commencer à
distribuer les tracts j'ai été entouré immédiatement de 6 (!) gardes de
sécurité, encore armés" dit-il, "Ils essayaient de m'intimider, mais j'ai
tenu mon bout. Un autre groupe de salarié-e-s s'est formée et une jeune
femme noire a demandé un tract, je lui en ai donné un (entre deux gardes
de sécurité) et j'ai commencé à faire un speech disant que UPS est une
prison, que la compagnie a peur des travailleurs et des travailleuses,
peur de ce qu'on a à dire, mais qu'on peut mettre fin à notre
exploitation si on s'organise... Les tracts ont commencé à s'envoler
comme des petits pains chauds et les cochons savaient vraiment pas quoi
faire, ils étaient pognés les culottes à terre! Les vestons-cravates de
UPS se sont pointés peu de temps après et ont vérifié mes cartes encore
pour confirmer que j'étais un salarié de UPS et ont dit ensuite que
j'avais le droit d'être là, si je ne bloquais pas l'entrée, etc. Les
cochons ont acquiescé bruyamment en disant que c'est ça qu'ils disaient
depuis le début (ce qui était faux) et se sont reculés d'une quinzaine de
pieds tout en continuant à me harceler tout le temps. Le trou du cul en
chef, le même qui plus tôt menaçait de prendre l'enfant, est sorti et m'a
poussé juste en face d'un des vestons-cravates de UPS qui était là pour
s'assurer que tout allait bien. J'étais tellement occupé à ne pas avoir
l'air intimidé que j'ai à peine réagi. Je suis allé voir une permanente
syndicale (qui venait juste de se pointer et était avec à peu près neuf
observateurs officiels --6 cochons, 2 vestons-cravates, un permanent
syndical et un zouf...), je lui ai expliqué ce qui se passait et elle a
fait une bonne job pour me défendre, après je lui ai dit que je voulais
l'assurance que je ne me ferais pas harceler, arrêter ou battre à la
sortie (j'ai dit ça en face des 4 veston-cravates et du cochon en chef)
et elle a hoché la tête en disant qu'elle allait s'assurer que ce serait
bien compris. À la fin de la diffusion, elle m'a accompagné jusqu'à ma
voiture..." Padraig s'arrête puis rajoute: "Ah oui, j'ai oublié de
mentionner qu'avant que la permanente syndicale ne se pointe, Huey est
sorti de la salle des gardes, mais a dû courir dans le stationnement pour
aller à l'autre entrée , par la suite j'ai su que juste avant que
j'arrive, Huey a été menotté, s'est fait cogner la tête sur la fenêtre du
char de la sécurité et s'est fait cracher dessus par les mêmes gardes.
Les vestons-cravates de UPS l'ont libéré après, ils se sont peut-être
même excusés, mais ils l'ont occupé jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de
tracts et qu'il soit l'heure d'aller puncher... Donc, ça a bien adonné
que je soit là juste après, on a prouvé qu'on ne se laisserait pas
intimider".

Si seulement les accrochages s'étaient limités aux gros bras de la
compagnie, mais non, Uprise! a aussi dû faire face à la bureaucratie des
Teamsters. Le local 705 des Teamsters est censé être un local
"démocratique et de gauche". "Le local 705 est le deuxième plus gros
local des Teamsters aux É.-U., et représente quelque chose comme 21 000
membres, à peu près la moitié chez UPS à Chicago" explique Padraig, "le
secrétaire-trésorier (le plus haut poste du syndicat) était associé au
début à l'aile réformiste des Teamsters -- Ron Carey et le caucus
Teamsters pour un syndicat démocratique (TDU). Depuis 2 ans, il s'est
associé, pour des raisons politiques, avec Hoffa Jr [leader de la vieille
garde]. Le secrétaire-trésorier est une célébrité de la gauche syndicale
sociale-démocrate et un associé du Parti communiste américain". Cela
explique probablement pourquoi la gauche ne veut pas antagoniser la
direction locale, donc quand Uprise! a appelé à rejeter la convention
collective proposée, ils étaient les seuls à le faire clairement (les
trotskistes ont en fait appelé à rejeter la convention dans leur journal
mais leurs militant-e-s dans la boîte ont contourné le problème en
sortant un tract disant "pourquoi *nous* allons rejeter la convention" --
du coup ils n'ont pas explicitement appelé les autres à rejeter la
convention). "À la rencontre mensuelle du secrétaire-trésorier avec les
délégué-e-s syndicaux, les choses se sont corsées" dit Padraig, "d'abord
on a passé des tracts dehors (l'ISO passait aussi son tract, qui à ma
connaissance a fait sa première et dernière apparition ce soir-là), TDU
passait aussi son journal qui, incroyable mais vrai, n'appelait pas à
rejeter la convention collective tout en critiquant sans prendre
position". Durant la réunion, à laquelle assistaient quelques 200
délégué-e-s, le
secrétaire-trésorier a directement attaqué ceux et celles qui appelaient
à rejeter la convention. "Il a dit que tous les délégué-e-s devaient
supporter publiquement la convention, même s'ils allaient personnellement
voter contre, autrement ce n'était pas supporter le syndicat et il
faudrait démissionner" se rappelle Padraig, "après qu'un travailleur noir
ait défié le
secrétaire-trésorier, qu'il se soit fait engueuler, et que d'autres
personnes aient pointé de façon amicale la nécessité de recevoir
l'information pertinente, j'ai levé ma main et contesté toute la merde
sur la démission. J'ai expliqué très, très brièvement ce que je pensais
qui n'allait pas dans la convention et j'ai dit que je n'étais pas
d'accord avec la convention et que je n'allais pas démissionner, que
j'étais un bon délégué, que j'aidais à remplir des griefs syndicaux, que
j'aidais à organiser des réunions, etc... Le secrétaire-trésorier a
argumenté que ça brisait l'unité du syndicat, et que j'avais l'obligation
de suivre ce qui venait du syndicat. J'ai contre-attaqué en questionnant
"qu'est-ce qui va arriver quand Hoffa va nous dire de voter pour Bush?
Est-ce qu'on va le suivre?" le secrétaire-trésorier est devenu tout rouge
et a répliqué "on traversera ce pont là quand on sera rendu là."
Finalement, personne de Uprise! n'a démissionné du syndicat et le vote
sur la convention a eu lieu par la poste. Uprise! visait un vote 'non' de
40%, ce que le groupe aurait considéré comme une victoire. Finalement, le
'non' a obtenu 35% (comparé à 28% au niveau national) ce qui est bien
mais montre qu'il y a encore beaucoup de chemin à faire. Cependant, le
succès récent de la motion anti-guerre montre que malgré tout beaucoup de
choses peuvent être faites.

Leçon de la guerre de classe?
Quelles sont les perspectives pour le groupe Uprise!? "Nous avons
principalement besoin de construire des réseaux et des structures pour
les militant-e-s de la base. Dans mon édifice, qui a un plus haut niveau
d'organisation et de conscience syndicale, je travaille à une proposition
pour un conseil de délégué-e-s (il y a environ 30 délégué-e-s élu-e-s à
Jeff St.) qui constituerait un pôle d'activité alternatif par rapport au
local syndical" répond Padraig. "Au CACH, qui, à cause de sa taille, du
grand roulement de personnel et sa relative nouveauté, a beaucoup moins
de présence syndicale - nous pourrions essayer de faire de Uprise! une
organisation plus proche d'un mouvement de masse en créant des structures
directement au travail." Il ajoute : " je pense que notre tâche
principale est de mettre sur pied un réseau conséquent de militantes et
de militants qui peuvent faire de l'agitation autour de problèmes
quotidiens, soulever des questions politiques plus générales et être
prêt-e-s pour toute lutte qui pourrait éclater. On en n'est pas encore
là, mais on a un début".

"Il y a beaucoup de colère dans les sections les plus pauvres des classes
ouvrières qui, surprise!, tendent à être fortement noires et latinos. La
réponse viscérale à nos tracts "UPS=Under Paid Slavery (UPS = Esclavage
sous payé), "nous voulons la justice pas des miettes" et "votez non!"
confirme ça", dit Padraig. Cependant, "bien que nous ayons eu un impact
sur le climat et la conscience de deux installations majeures de UPS et
sur les réunions de délégué-e-s syndicaux et les assemblées générales,
nous n'avons pas été capables jusqu'à maintenant d'ORGANISER cette
colère. Plus de soixante personnes ont donné leurs noms à Uprise! mais il
n'y en avait que 6 à la rencontre publique. Peut-être qu'on a fait
certaines choses pas correctes, mais je pense que ça indique aussi où les
gens en sont généralement. En colère, plus en colère que les médias
voudraient nous le faire croire, mais pas prêts à joindre un groupe
radical". Comme Padraig le dit, cependant, la plus grande leçon jusqu'ici
c'est que "ce genre de travail est possible! Ça montre que c'est possible
d'être dans la classe ouvertement radicale et d'avoir une réponse
décente, parfois renversante".

[Cet article a d'abord été publié dans Barricada.]

Encadré: Uprise! dans leurs propres mots

Uprise! est un petit groupe de travailleurs et de travailleuses de deux
installations d'UPS dans la région de Chicago qui publie un bulletin et a
fait campagne pour un vote "non" sur la dernière convention collective,
allant chercher 35% de refus. Uprise veut "s'organiser contre les patrons
d'UPS et tout ce qu'ils représentent", Uprise! est présentement basé sur
5 points d'unité :
1. Nous sommes indépendants
2. Nous sommes pour l'action directe
3. Nous sommes pour la démocratie directe
4.Nous sommes contre le racisme, le sexisme et l'homophobie
5. Nous sommes pour un mouvement révolutionnaire contre l'exploitation

Uprise! peut être contacté à 773 523-9201 ou uprise@ziplip.co


(1) Cette résolution a par la suite servi de base à la résolution de
fondation du groupe " US Labor Against the War " une coalition
d'organisations syndicales regroupant plus de 2 millions de syndiqué-e-s.


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