A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement
{Info on A-Infos}

(fr) Débats à la librairie La Gryffe - Lyon

From cyrux@altern.org
Date Fri, 2 May 2003 12:07:37 +0200 (CEST)


_________________________________________________
A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________

***************************************************
DŽbat ˆ La Gryffe le samedi 3 mai ˆ 15 h avec le RADDHO
CïTE D'IVOIRE, ENTRE GUERRES EHTNIQUES, AFFRONTEMENTS RELIGIEUX,
POLITIQUE DU VENTRE ET COLONIALISME RAMPANT
***************************************************

Le conflit sanglant qui a opposé en Côte d'Ivoire les "chefs rebelles"
du Nord au pouvoir légal représenté par Laurent Gbagbo au Sud a fait de
nombreux morts dans les deux camps. Aux combats, règlements de compte
internes à la société ivoirienne attisés dans les deux camps depuis 10
ans par tous les partis politiques - ethnisme, nationalisme raciste (le
fameux concept "d'ivoirité"), religions, politique du ventre -, les
populations de Côte d'Ivoire doivent faire avec une intervention
militaire française celle de mercenaires européens mais aussi libériens
se vendant aux plus offrants. Le financement des rebellions serait
assuré la Lybie, le Burkina Faso et les réseaux mafieux de la
Françafrique. De plus l'intervention militaire française (pro
"rebelles", tardive et ambigue) s'est doublée d'une intervention
politique directe qui a abouti aux accords de Marcoussis. Ceux-ci ont
relancé les surenchères nationalistes et racistes. Le tout dans une
situation de crise économique durable ("crise" du cacao), de
paupérisation (plans du FMI et de la Banque Mondiale), d'endettement
colossal (17 milliards de dollars) et de renégociation en 2004 des
contrats conclus avec les grands groupes économiques français qui
contrôlent 75 % de la richesse produite. L'ancienne "carte postale" de
la présence de la France en Afrique (colonisée ou indépendante) présente
un bien triste visage. Force est de constater l'échec total de toutes
les politiques économiques, l'incompétence de trop nombreux partis et
politiciens formés par les français et devenus leurs commis, le primat
de la politique du ventre, des détournements et de la corruption. Force
aussi est de constater le succès de stratégies politiques mortelles qui
s'installent dans la durée :
- ethnicisation des conflits et racisme d'Etat : massacres
"d'étrangers" (près de 25% de la population, installés depuis des
générations) pour en voler les terres
- fabrication de haines religieuses : l'appui des réseaux évangélistes
américains ˆ la famille Gbagbo étant justifié par le nécessaire combat
contre les musulmans du Nord,
- instrumentalisation d'une jeunesse réduite ˆ la misère et disponible
de gré ou de force pour des aventures sanglantes. Ce visage sera-t-il
bientôt celui de l'ensemble du continent africain où se développent
depuis quelques années des signes inquiétants :
- génocide des Tutsis et Hutus modérés au Rwanda,
- guerres civiles de prédation des richesses naturelles(diamants, bois)
: Libéria, Sierra Leone, République Démocratique du Congo,
- guerres d'agression entre pays : intervention rwandaise en RDC
combattue par l'Ouganda ; Nous vous invitons ˆ venir en discuter avec le
Rassemblement Africain Pour la DŽmocratie et les Droits de l'Homme
(RADDHO).


Buts et objectifs du RADDHO

La Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l'Homme (RADDHO)
est une organisation non-gouvernementale, non-partisane et la•que qui
fut créée à Dakar le 21 avril 1990 par un groupe d'intellectuels
africains, constitué en majorité de chercheurs et enseignants à
l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Elle a pour buts de promouvoir,
dŽfendre et protéger les droits de l'homme au Sénégal et en Afrique en :
- veillant au respect de la vie et de la dignité humaine.
- promouvant l'exercice plein et entier de la citoyenneté notamment
l'égalité effective des droits entre citoyens.
- contribuant ˆ l'émergence et ˆ la consolidation de l'Etat de Droit et
de la Démocratie en Afrique.
- contribuant au rapprochement des peuples africains, en favorisant
entre eux, la paix, l'amitié et la solidarité.


*********************************************
LA PRISON, MIROIR D'UNE SOCIETE D'ENFERMEMENT
*********************************************
Rencontre-débat avec Yves Peirat samedi 17 mai 2003 à 15 heures

Au même titre que les centres de rétention, les camps de réfugiés, les
zones dÕattente pour les clandestins, les prisons nous dessinent la
carte du monde des Etats et de l'économie.
Les ghettos où l'on enferme la misère, où l'on enterre la révolte sont
les véritables visages de notre présent.
La prison n'est ainsi que l'iceberg d'une condition d'enfermement bien
plus large et massive de la société toute entière, elle en est une
partie intégrante et toutes deux interagissent ensemble.
Aujourd'hui nous nous trouvons en face d'un système social qui se base
sur le vol du plus grand nombre, sur l'extermination de masse pour
garantir les privilèges d'une minorité, un système aussi basé sur la
négation de la liberté, la torture et l'enfermement de ceux qui se
rebellent contre leurs conditions de servage ou refusent les mécanismes
qui leurs sont offerts pour devenir partie intégrante du système de mort
que la société impose pour garantir certaines libertés à quelques
individus. Le " droit à la sécurité " n'est donc pas une condition de la
liberté comme l'affirment les propagandistes du régime. Cette sécurité
n'est que l'autre nom de la violence d'Etat par laquelle se perpétuent
l'exploitation et la misère du plus grand nombre.
Ainsi la construction de nouveaux centres pénitentiaires accompagne une
surveillance et un contrôle social plus en plus sophistiqué sous le
couvert d'une nécessaire sécurité.: urbanisme de ghetto,
vidéo-surveillance, cohortes de vigiles et de flics, fichage
systématique, citoyen-flicé
De plus le secteur carcéral avec sa main d'oeuvre captive et presque
gratuite est susceptible d'engendrer de larges profits au lieu
d'engloutir des fonds publics : salaires défiant toute concurrence,
charges sociales et couverture sociale inexistantes, aucun droit (du
travail, syndical, ou autre). Vive le libéralisme intra-muros.
Aujourd'hui on ne peut se contenter de belles phrases, de vÏux pieux, de
slogans : si la critique de la prison se limite à " à bas la prison !",
elle reste particulièrement inoffensive.
Les attaques thŽoriques contre l'univers carcéral ne peuvent remplacer
les urgences constantes que sont les liens, les passerelles existantes
ou ˆ faire exister entre le " dehors " et le " dedans ".
La lutte contre la prison commence au quotidien dans tout ce qui peut
être arraché au quotidien de l'enfermement.
Lier les luttes de ceux et celles qui ne se résignent pas au projet
déanéantissement qui leur est réservé avec celles qui se dŽroulent dans
cette autre prison qu'est la société doit constituer un de nos objectifs
principaux.
Car chaque brique que l'on ôtera à la prison, chaque fois que son
exorbitant pouvoir de nuisance lui sera contesté ce sera un mur entier
de l'édifice social qui s'effondrera.
La moindre défaite des enfermeurs est une baffe à la face de l'Etat, un
pas vers la liberté qui sape la toute puissance des propriétaires de ce
monde et nous rapprochera de notre désir, un monde sans Etat, sans
argent et sans classes.


**************************
Librairie Libertaire La Gryffe,
5 rue Sébastien Gryphe - 69 007 LYON
librairielagryffe@free.fr
www.lagryffe.net
**************************




*******
*******
****** Agence de Presse A-Infos ******
Information d'intérêt pour et au sujet des anarchistes

Pour s'abonner -> écrire à LISTS@AINFOS.CA
avec le message suivant: SUBSCRIBE A-INFOS-FR
Pour plus d'info -> http://www.ainfos.ca

Vous voulez reproduire ce message?
Pas de problème, veuillez s'implement inclure cette section.

A-Infos Information Center