A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement
{Info on A-Infos}

(fr) Soyons ingérables !

From CNT AIT <cnt.ait@wanadoo.fr>
Date Mon, 9 Jun 2003 13:00:42 +0200 (CEST)


_________________________________________________
A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________


(Tract distribué à Aix au rectorat le 22 mai 2003)


Soyons ingérables !

L'État huile les rouages du Capital dans lesquels nous sommes tous,
exploités, pris sans distinctions. Tous, travailleurs des entreprises
privées ou des services publics, subissons la modernisation du
capitalisme qui nécessite autant la refonte des statuts des uns que la
transformation des conditions de travail, d'embauche et de licenciement
des autres. Certes, on ne dit pas profits dans les entreprises publiques,
on parle plutôt de rentabilité, de coûts à réduire.Pour tous, c'est
pourtant bien, au quotidien, l'accentuation de la pression Sur nos vies
qui est en oeuvre. Le Capital et l'État s'emploient à nous gérer au
profit des intérêts de la classe dominante. Face à cela, il n'est pas "
d'idée du service public " qui tienne, pas de " politique sociale
d'entreprise ", de " partenariats " qui servent les intérêts des
prolétaires. Nous ne pouvons pas décider de nos vies, surtout pas en
accord avec ceux qui en profitent. Notre travail ne nous appartient pas ;
notre travail, c'est de la plus-value, de la richesse à prendre pour les
patrons de tous types. Alors ils la prennent, ils la volent, et ils le
feront aussi longtemps que le salariat existera. Ainsi va la lutte de
classes, qui ne cessera que lorsque nous y mettrons fin.

Attaque générale

Aujourd'hui, on assiste à la restructuration du secteur public, avec la
mise en conformité de ces entreprises au fonctionnement global, mondial,
capitaliste en somme de notre société. Par exemple en appliquant la
décentralisation, qui est une forme de délocalisation de ses
administrations ou de ses services, avec la nécessaire concurrence entre
les boîtes et donc les travailleurs, la gestion de plus en plus
pressante, la destruction des statuts et donc, au final, l'embauche
massive de précaires sous des conditions très variables, depuis les CES
de 6 mois jusqu'au contrats à durée déterminée de 5 ans. Ce n'est que la
partie " publique " de ce qui est déjà en marche forcée dans le "privé "
: l'État doit tout autant gérer ses employés comme le font les autres
patrons, que se mettre, dans sa
composition, à l'unisson du reste de la société : l'éducation, les
transports, le téléphone, la poste et la médecine ne peuvent pas
dépareiller du paysage mondial capitaliste. Public, privé, ici ou
ailleurs,
l'exploitation est la même quel que soit le patron.Depuis longtemps, les
recettes pour l'accroissement des profits, pour satisfaire à la seule
nécessité que connaisse le Capital, sont bien connues. Elles sont
présentes partout, petites ou grandes entreprises, et dans le monde
entier.

Partout les patrons nous exploitent avec ces méthodes là. Partout, le
travail est intensifié, plus productif mais toujours aussi peut payé,
voire moins. Partout, les patrons mettent en oeuvre la flexibilité,
depuis les cadences de travail dans les usines qui tournent en continu,
jusqu'àla mobilité permanente des équipes malléables, des ateliers à
dimension variable, des services rentabilisés. Pour pouvoir nous
exploiter dans n'importe quel cadre, le travail a été déqualifié.
Partout, nous sommes interchangeables, corvéables à toute heure et en
tout lieu. Partout, salariés, chômeurs, nous voyons baisser nos salaires
présents ou à venir. La précarité a toujours été notre lot. L'attaque est
générale, parce que c'est ainsi que la société capitaliste se modernise,
accaparant notre labeur. Le capitalisme prospère depuis trop longtemps !
Le salariat est notre lot. Il régit nos conditions de vie. Quelle que
soit sa forme, il fait de nous tous, exploités, des précaires. Jamais ce
système ne nous permettra de réaliser pleinement nos vies, et les
réformes successives n'ont pu que le renforcer. Aujourd'hui, nous n'avons
plus d'autre choix pour nous y opposer que de lutter pour l'abolir.

Riposte de classe

L'attaque capitaliste que soutient l'État est générale, opposons une
riposte de classe unitaire. Ne laissons personne gérer nos vies, et
surtout pas notre colère. Par l'unité de tous ceux qui subissent
l'exploitation, par ?delà les différences de boîtes, de statuts, de
frontières, nous pouvons à tout moment rompre avec ce système. Pour une
révolution immédiate, sans aucune transition, nous avons des armes de
classe, l'action directe, la grève et notre solidarité pour attaquer le
Capital et abattre l'État ! Pour ne plus jamais être dépossédés,
abolissons la propriété, les classes sociales, le capitalisme ! Pour
vivre libres dans une société libre, cassons la machine à exploiter !

A bas l'exploitation !
A bas le salariat Vive l'anarchie

--------------------------------------------------------------------

Union Locale CNT-AIT de Marseille
Vieille Bourse du Travail
13, rue de l'académie
13001 Marseille.
Tèl : 04.91.33.28.50. Permanences les ler et 3ème Mercredi du mois, de
l5h à 18h30.
----------------------------------------------------------
http://cnt-ait.info




*******
*******
****** Agence de Presse A-Infos ******
Information d'intérêt pour et au sujet des anarchistes

Pour s'abonner -> écrire à LISTS@AINFOS.CA
avec le message suivant: SUBSCRIBE A-INFOS-FR
Pour plus d'info -> http://www.ainfos.ca

Vous voulez reproduire ce message?
Pas de problème, veuillez s'implement inclure cette section.

A-Infos Information Center