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(fr) Récits des manifs anti WEF - Suisse

From Worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Tue, 28 Jan 2003 06:10:55 -0500 (EST)


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   A G E N C E  D E  P R E S S E  A - I N F O S
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        http://ainfos.ca/index24.html
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[ ci-dessous, différents récits de personnes ayant participé aux manifs
contre le WEF en Suisse. Récits arrivés à a-infos-fr et/ou repris du site
d'Indymedia Suisse : http://switzerland.indymedia.org/fr/ ]


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de : john, 27.01.2003 19:09

Ce texte se veut être un récit le plus complet possible de ce qui s’est
passé durant la journée du 25 janvier, depuis le départ de Genève en
train jusqu’à la montée dans les trains devant réacheminer les opposants
au WEF vers Berne et Zurich.


Tout commentaire permettant de compléter ce texte (complément
d’information, informations inexactes, etc.) est le bien venu.


Voyage de Genève à Zurich
Au lendemain du rassemblement du vendredi soir pour protester contre les
frontières et le fichage, les personnes au départ de Genève avaient
rendez-vous à 6h15 dans le hall de la gare de Cornavin.

Genève. 6h30. Le hall de la gare de Cornavin est rempli de jeunes
militants prêts à dire ce qu’ils pensent du World Economic Forum.Le train
est parti vers 6h40 avec environ 650 opposants au WEF. Une troupe
musicale et une équipe de reportage ont aussi pris le train pour les
accompagner. L’équipe avait pour but de réaliser un documentaire sur la
journée. Dans le train, l’ambiance est festive.

Plusieurs centaines de manifestantEs ont rejoint le train tout au long du
trajet jusqu’à Zurich (Lausanne environ 200 personnes, Neuchâtel environ
50 personnes). Durant le trajet, différentes activités se sont déroulées
comme des ateliers de bricolage (confection de masques, préparation de
slogans, etc.), distribution de tracts, mise au point de stratégie.
Beaucoup de personnes ont voyagé sans billet. Des gens ont réussi à
s’emparer du microphone du train pour scander des slogans et tenir
informés les voyageurs de la situation dans le train, à Zurich, à
Landquart, à Fideris et à Davos.

Gare de Zurich
ArrivéEs à Zurich, les environ 1000 manifestantEs de différentes
tendances politiques que comptait le train en sont descenduEs et ont
rejoint en cortège le hall central de la gare. Nombre d’entre eux
portaient des banderoles. Quelques policiers en combinaison anti-émeute
protégeaient les sorties de la gare ; ce n’était que la partie visible de
l’immense dispositif déployé par le gouvernement zurichois pour protéger
les environs de la gare. Les manifestantEs ont attendu environ 20 minutes
pour s’assurer de pouvoir rejoindre Landquart. L’attente s’est passée
dans un climat festif (chants, slogans et troupe musicale animant
l’ambiance). Le transite à Zurich s’est donc passé sans aucun problème.
Deux trains ont transporté les manifestantEs jusqu’à Landquart.

Arrivée à Landquart
Le voyage jusqu’à Landquart s’est aussi passé dans un climat festif. Le
gros des manifestantEs (environ 2000 personnes) y est arrivé vers 12h00.
Les trains ont été accueillis par le pink block et par des cris de
soutien des personnes déjà présentes dans la gare (quelques centaines).
La petite gare était entièrement fermée par des barrières, des grilles et
des barbelés, derrière lesquels se trouvaient quelques dizaines de
policiers anti-émeutes (une centaine d’autre étaient présent en ville,
prêts à intervenir). Un super puma de l’armée survolait en permanence la
gare.

De là, était prévu que les opposants au WEF monte sur Davos en passant
par le poste de contrôle policier de Fideris. Les forces de l'ordre y
avaient installé un dispositif à couloirs, leur permettant de contrôler
chaque personne individuellement. Ce contrôle avait été refusé par
l'Alliance d'Olten (www.oltnerbuendnis.ch), jugeant inacceptable de
contrôler les personnes désirant se rendre à une manifestation qui, de
surcroît, était autorisée. Plusieurs bus de syndicalistes tentant de
rejoindre Davos ont bloqué la route en signe de protestation. Des
négociations se sont alors engagées avec la police pour arriver à un
compromis.

En attendant de monter à Davos…
Sporadiquement des boules de neige étaient lancées derrière des arbustes
où se cachaient des flics, sans que ces derniers ne réagissent. Pendant
que les manifestantEs se mettaient d’accord s’il fallait ou non monter à
Fideris pour se faire contrôler selon les conditions établies par les
autorités grisonnes, l’alliance d’Olten informait régulièrement les
manifestantEs de l’avancement des pourparlers avec ces autorités. Ces
derniers avaient pour but de permettre aux manifestantEs de rejoindre
Davos sans passer par les dispositifs de contrôle mis en place. Il est
important de souligner, contrairement à ce que soutient Mme Brunner,
présidente du PSS (« l’alliance d’Olten est plus autoritaire que les
policiers »), que tous les manifestants pouvaient s’exprimer sur la
stratégie à adopter pour rejoindre Davos.

Un compromis est trouvé
Vers 13h, un compromis a été passé entre les autorités et l’Alliance
d’Olten : les contrôles seraient réalisés dans les trains par 2-3
policiers accompagnés de juristes progressistes (le contrôle se limitant
à la fouille des sacs, les gens ayant la possibilité de rester masqués
pour préserver leur anonymat).

Les autorités se sont publiquement engagées à respecter ce compromis, et
ce devant de nombreux journalistes. Les bus des syndicalistes ont alors
libéré la route vers Fideris et ont rejoint Davos. Ce compromis a aussi
été accepté par une majorité des opposantEs au WEF présentEs à Landquart,
permettant aux trains de pouvoir convoyer les contestataires de Landquart
à Fideris.

Départ pour Fideris
A 13h40, le second train de la journée, très bondé, est parti en
direction de Fideris. 3 autres trains sont directement arrivés en gare de
Landquart pour permettre aux autres contestataires de rejoindre la gare
de Fideris. Les manifestantEs sont directement montéEs dans les trains.
De nombreux manifestantEs qui n’avaient pu prendre place dans les 4
trains précédents attendaient le train suivant sur les quais.

Gare de triage de Fideris : les autorités ne tiennent pas leur parole
Arrivé à Fideris, l’attitude de la police s’est révélée très confuse.
Prétextant qu’il était impossible à ses agents de monter dans le train
pour effectuer ses contrôles (train trop plein), elle a demandé aux
passagers de descendre, brisant ainsi le compromis qu’elle avait
elle-même passé 30 minutes auparavant avec l’alliance d’Olten, et ce
devant de nombreux médias mainstream !.

Une bonne partie des passagErEs ont obéi et sont descendus. La police
pouvait dès lors aisément contrôler le train et les passagErEs à
l’intérieur et à l’extérieur du train. Elle pose cependant, à la stupeur
générale, une nouvelle condition : chaque passagerE doit passer dans les
fameuses tentes oÙ les contrôles seraient effectués.

Après 45 minutes de négociation, les manifestants ont compris que le
compromis ne serait pas respecté. Se sentant trahis et constatant qu’ils
ne pouvaient pas se fier à la parole des autorités, les passagErEs ont
décidé de ne pas se soumettre à ces nouvelles conditions. La police
empêchera au train de redescendre vers Landquart, pour permettre à ses
troupes d'y retourner. Le train sera ainsi bloqué une bonne partie de
l’après-midi à Fideris.

Déception chez les manifestants et violence policière
L’impossibilité de monter à Davos à cause du revirement policier a
évidemment été accueilli avec une grande déception dans la gare de
Landquart. Spontanément des groupes se sont formés pour discuter des
stratégies à adopter et de la suite à donner à la journée. A
l’improviste, un groupe est parti en direction de l’autoroute avec comme
but de l’occuper, comme il y a deux ans. L'accès à celle-ci était protégé
par des barbelés et un cordon de policiers. A environ 20-30 mètres des
grilles protégeant l’autoroute, des gens (initialement une vingtaine) ont
recommencé à narguer les policiers avec des boules de neige. Quelques
minutes après les premières boules de neige et sans respecter le principe
de proportionnalité, les policiers ont commencé à tirer des balles en
caoutchouc contre les manifestants, visant souvent les têtes des
manifestants. Il était alors environ 14h40. Très rapidement, de nombreux
policiers sont venus renforcer le dispositif protégeant l’autoroute.

Vers 15h30, 3 camions « lance à eau » de la police bavaroise ont rejoint
le dispositif de protection de l’autoroute, qui comptait une cinquantaine
de flics (groupes de 5-8 individus étalés sur environ 400 mètres). Peu
après, ces camions ont aspergé les manifestantEs qui étaient à présent
une bonne centaine. 200-300 personnes les observaient en contre-haut
depuis les voies ferrées. Aux alentours de 15h45, les policiers ont
commencé à lancer des grenades lacrymogènes en direction des
manifestantEs présentEs vers l’autoroute, gazant de surcroît tous les
manifestantEs. Leur gazage et leur mitraillage à durer durant toute
l’après-midi, sans aucune raison apparente.

Une nouvelle bataille éclate
Vers le pont à l’entrée de la gare, des affrontements ont éclaté, la
police utilisant les lances à eau et gazant toute la gare. Tout autant
inégale que la précédente, elle opposait cette fois, une dizaine de
manifestantEs armés de cailloux aux balles de caoutchouc et aux lacrymos
des flics. En lançant une quantité complètement hallucinante de gaz, la
réponse de la police a été de nouveau disproportionnée. De plus, les
cartouches de lacrymos tombaient derrière les lanceurs de pierre et le
vent poussait le gaz encore plus loin en direction des manifestantEs
éparpilléEs un peu partout dans la gare.

Le train bloqué à Fideris regagne finalement Landquart
Vers 16h30, le train bloqué à Fideris a pu amorcer son retour vers
Landquart. Les passagErEs sont continuellement informéEs de la situation
en gare de Landquart. Pour ne pas se retrouver dans un nuage de gaz, des
passagErEs ont arrêté le train à environ 500 m de la gare de Landquart.
Ils sont tous descendus, et une quinzaine d’entre eux se sont dirigés
vers l’autoroute avec l’idée de l’occuper.

Les passagErEs ont alors marché sur les voies ferrées en direction de la
gare. Immédiatement, un cordon de policier se trouvant à 300 mètres est
venu à leur rencontre. Ne sachant que faire, les manifestantEs sont
partis de chaque côté des voies. Sans qu’ils aient montré le moindre
signe de violence, la police, qui s’est rapprochée, a tiré des lacrymos
sur les personnes parties du mauvais côté. Ces dernières rejoignent donc
rapidement celles parties de l’autre côté. Après avoir fait le tour de
Landquart sous escorte policière, elles se sont finalement retrouvées
avec tous les autres manifestantEs dans la zone barbelée de la gare.

Retour vers Berne et Zurich
Vers 17h30, deux trains ont rapatrié les manifestants vers Zurich et
Berne.


Conclusion
Partis pour aller manifester à Davos, les manifestantEs ont finalement
passé une bonne partie de leur journée emprisonnéEs en gare de Landquart,
qui pour l’occasion ressemblait plus à une arène qu’à une gare : les
habitants de Landquart et les yeux électroniques des flics observaient
dans une enceinte métallique les opposantEs au WEF.

Après de longues discutions entre les autorités grisonnes et l’Alliance
d’Olten pour essayer de trouver un compromis permettant aux
contestataires de se rendre à Davos, ces derniers ont du déchantés. Les
autorités n’ont pas été capables d’honorer leur engagement pourtant pris
devant plusieurs médias. En fait, il semble à présent clair que la
stratégie de la police a été de diviser les manifestants et de faire
traîner au maximum la situation. Leur but non-avoué était de partager en
3 groupes (Davos, Fideris et Landquart) les quelques 6000 manifestantEs
qui comptaient se rendre à Davos. En effet, 2000 y sont arrivéEs, 700
autres ont été bloquéEs à Fideris et environ 3500 sont restéEs
emprisonnéEs à Landquart.

Dès lors, chez de nombreux manifestantEs aux sentiments d’isolement et
d’oppression, se sont mêlés les sentiments de frustration de ne pas avoir
pu se rendre à Davos et d’avoir été bernés par les autorités. Ce
sentiment s’est transformé chez certains par la volonté de bloquer
l’autoroute, mais pour cela il fallait encore franchir les grillages et
les cordons de policiers. Aux boules de neige et cailloux lancés à plus
de 20 mètres par des manifestants, les policiers ont répondu par des tirs
de balles en caoutchouc (plusieurs centaines) et par des lacrymogènes. De
nombreux manifestantEs ont ainsi été blesséEs dont plusieurs au visage
(crane et arcade sourcilière ouverts). La réaction des policiers a été
une fois de plus disproportionnée et violente : elle n’a servi qu’à
échauffer les âmes de certains.

S’il fallait tirer un bilan de la journée on pourrait confirmer que :

   1. les flics sont des provocateurs et des violents
   2. les autorités mentent et ne sont pas fiables
   3. contrairement à ce qu'il essaie de faire croire, le P-$$ (Parti
   Socialiste Suisse) est à la botte du kapital


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de Genevois Anonyme !, 28.01.2003 00:31

Le récit de genevois qui se sont déplacés pour manifester...

Alors on s'est levé à 5h15 pour être à 6h15 à la gare de Cornavin. Quand
on est arrivé il y avait énormément de gens à la gare il y avait une
super ambiance, y'avait de la musique c'était sympa. Après on a pris le
train on a eu de la chance comme on était à Genève ben on avait les
places assises par ce que ceux de Zürich devaient se poser n'importe
comment. Certains n'ont pas payé le train mais les CFF ont été correct
(surtout à l'allé). Le voyage s'est très bien passé. On est arrivé à
Landquart tout le monde est descendu car il fallait prendre un petit
train et passer par Fideris pour aller à Davos. Alors on était tous a
Landquart, y'a beaucoup beaucoup de gens et énormément de policiers j'ai
jamais vu autant de policier de toute ma vie. C'était comme dans les
rayons d'un magasin, tous comme ça avec les poings sur les hanches les
jambes écartées en train de nous mater c'est dingue quoi. J'arrive pas a
dire combien y'en avait. Y'avait toujours deux hélicoptères qui
surveillaient la foule y'avait des camions anti-émeutes avec les jets
d'eau.

Y'avait un contrat avec la police. Les manifestants devaient arriver à
Fideris où ils ont dépensés 200'000 francs pour faire le même système que
dans les aéroports pour la fouille individuelle.

D'abord y'a un premier train qui est arrivé à Landquart pour monter à
Davos. Tous les plus motivés sont montés dans le premier train. Puis une
demi-heure après y'a un deuxième train qui est arrivé. Le deuxième train
est parti avant le premier qui n'est pas parti. On est arrivé à Fideris,
les gens étaient coincés par le manque de place. Arrivés là-bas la police
dit : il n'y a pas la place pour que les policiers puissent fouiller
alors vous déscendez tous pour faire la fouille. Selon leur accord, la
police devait fouiller seulement les sacs mais ils commencent a fouiller
les personnes ils n'ont pas respecté l'accord qu'ils devaient tenir. A
chaque fois la police demandait quelque chose en plus donc finalement on
est tous remonté dans le train. C'était a 17 km de davos.

Les premiers problèmes qui sont arrivés c'est ... on a attendu une heure
a Fideris coincés, la tension elle monte t'as pas d'espace tu peux pas
bouger tu peux pas t'assoir c'est hyper chiant quoi. Tout le monde en
avait super marre alors qu'avant y'avait de la musique y'avait des gens
qui faisaient des chorégraphies, c'était motivant mais là c'était
vraiment chiant. On est retourné direction Landquart le train roulait a
20 km/h, il a trop trainé. Comme les manifestans avaient des natels ils
ont su qu'il y avait de la bagare avec la police sur l'autoroute où des
gens ont refusé de se faire fouiller, a Landquart il y a eu des remous,
les manifestants ont été enfermés dans la gare et les flics leur ont
balancé des bombes lacrymogènes. Comme l'accès à la gare était condamné,
le train s'est arrêté avant. En sortant du train ça piquait déjà les
yeux. On a sorti les foulards, lunettes de ski... on suivait les railles
direction la gare de Landquart. On groupe de policiers nous accueil en
disant Links ! Links ! mais comme on connaissait pas l'endroit on voulait
suivre les rails du train pour aller à la gare pour rentrer mais on ne
savait pas ce qu'il se passait là-bas.

On essaie de s'organiser pour essayer de rejoindre la gare car il y avait
des gens qui parlaient allemand et d'autre italien et au moment où on se
réunissai en un groupe, la police a lancé une lacrymo dans le tas alors
tout le monde à commencé à courir car ça pique terriblement et en
marchant, en allant dans la direction qu'ils voulaient qu'on aille, ils
ont lancé deux lacrymos devant les gens qui fuyaient pour qu'ils soient
obligé de traverser les lacrymos, c'est là que j'en ai inhalé à travers
mon foulard palestinien.

A ce moment des gens commençaient a ramasser des pierres sur la voie
ferrée pour lancer sur les flics. Les policiers étaient aussi frustrés
que les manifestans car ils attendaient depuis le matin sans bouger, ils
attendaient sans bouger et ils avaient envie qu'il y aie un affrontement.

Dans cette histoire, c'est dégueulasse au point de vu journalistique même
la télévision, ils auraient du être présent et montrer comment ça marche
la démocratie en Suisse. On a pas le droit de manifester. Les romands
étaient tous calmes, personne ne voulaient casser (si ce n'est ~30
casseurs) juste pour manifester. Les germanophones étaient beaucoup plus
violents que les romands. Ils ont dit que ça fait un moment en Suisse
Alémanique qu'ils ont plus le droit de manifester les gens sont
rapidement réprimés alors c'est pour ça qu'ils sont beaucoup mieux
organisés pour qu'on en parle.

Pendant 4-5 heures les policiers nous ont emmerdés à Landquart et les
journalistes n'ont rien dit, ils étaient contents qu'ils aient cassé la
manif mais par contre toute la casse qu'ils y a eu, en deux heures, a été
transmis à Berne, c'est ça qui ne va pas. L'information néglige les gens
qui se sont déplacés (700 personnes rien qu'à Genève) y'en avait de
Lausanne, Neuchâtel, Yverdon. Approximativement 10'000 personnes se sont
déplacé pour manifester.

La police n'était pas cadrative mais répressive. Ils ont demandé à
l'Allemagne et l'Autriche de préter des véhicules pour lancer l'eau. Les
citoyens suisses manifestent pour une autre mondialisation et le
gouvernement suisse dépense treize millions pour assurer la sécurité de
ce forum dont 200'000 francs pour le système installé à la gare de
Fideris qui n'a même pas été utilisé.

L'armée et la police ne sont pas fait pour défendre le peuple mais pour
défendre les riches c'est ça qui est dégoûtant. Le droit du citoyen n'a
pas été respecté. Et surtout parmis ces manifestants il y avait beaucoup
de jeunes. On dit que les jeunes ne participent pas mais c'était la
grande majorité (plus de 80% de moins de 25 ans) c'était dégoutant de
voir comme ils n'ont pas laisser manifester ni s'exprimer pour une autre
mondialisation. Les riches se réunissent et décident pour tout le monde
sans consulter le peuple ce qui est anti démocratique.

La casse qu'il y a eu à Berne, ils le méritaient, la société le méritait,
c'était la faute de la police, du gouvernement suisse. A berne ils ont
aussi enfermés les manifestants dans la gare c'est pour ça que ça a
dégénéré, la police n'a pas du tout essayer de calmer le jeux comme ça
ils mettent à dos l'opinion publique en dénonçant les dégats faits par
quelques casseurs. Si la police avait été utilisé de manière stratégique
sans provoquer la confrontation ça aurait été comme à Florence.

Si le forum a le droit de se rassembler pour décider pour les autres
alors le peuple a le droit de se rassembler pour manifester.


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de <pacoanar@gmx.net>

Nous aussi nous étions á fideris et on a fait passer les copains
blacklist..........sur place yavait pas mal d´anars romans et autres très
peu d´Attac pas de(  linksruck les trotskars) on a refusé de baisser
notre froc comme invité á le faire par la mouvance Olten et on a refusé
de monter dans le train , notre stratégie plus radicale nous a donné
raison puisque lest trains sont allés nulle part....on a bloqué les voies
, on a tenté des percées sauvages sous les flash balls jets d´eau et
autre gaz lacrymo car on était bien encerclé par les flics. Certains
copains ont pris le train pour Zurich puis Berne pour éviter les
arrestations sur place d´autres ont réussi á s´enfuir de lanquvart et on
s´est retrouvé á Zurich... Faut dire qu´on n´ était encerclé par les
flics parqués comme des bestiaux. Le soleil était avec nous et surtout
l´anarmitié très vivace ici.....á Berne les flics ont encerclés la gare
et ont attaqué les manifestants sans sommation on s´est bien défendu vous
avez du voir les images....la violence des états on y répond et rapport á
d´autres manifs on sent qu´il se passe qq chose de nouveau plus de
solidarité d´initiative et de solidarité ca fait chaud au coeur  ...on
regrette l´absence des francais yavait pas besoin de raquettes ni de skis
y faisait pas froid non plus alors les absents on vous attend pour la
prochaine fois...anarmitiés.............on a des photos sur le site
indymedia .ch allemand et francais.




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