A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists **

News in all languages
Last 40 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Català_ Deutsch_ Nederlands_ English_ Français_ Italiano_ Polski_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ The.Supplement
{Info on A-Infos}

(fr) Sois libre et tais-toi !

From elisa.jandon@no-log.org
Date Wed, 30 Apr 2003 12:13:33 +0200 (CEST)


_________________________________________________
A G E N C E D E P R E S S E A - I N F O S
http://www.ainfos.ca/
http://ainfos.ca/index24.html
_________________________________________________

L'article « Sois libre et tais-toi » est écrit en deux parties : la
première sur le système prostitutionnel en général, la seconde sur les
dernières élections en France. « Piège à cons et à bites ? »
proposerez-vous ? « ... Mmmh, y'a de l'idée. »
Trèves de plaisanterie : il s'agit de montrer comment on assiste à un
assaut sur le contenu et le sens du concept de « liberté » dans la vraie
vie des vrais gens notament la vie politique et la vie sexuelle. Le
rapport est bien sûr aussi fait d'actualité puisque le débat sur le
système prositutionnel est mené par un gouvernement et une assemblée
nationale élu-e-s en mettant à mal le libre choix électroral. Enfin les
deux se déroulent sous haute manipulation médiatique.

« Liberté, liberté chérie, combats avec tes défenseurs ! » Et ils sont
nombreux, ces fiers défenseurs à démontrer ton incarnation dans les corps
de femmes et d'hommes mis à l'encan, mis en vente. Mais si : en défendant
le X et le reste, on défendrait la liberté d'expression. Non seulement la
notion même de liberté est vidée de son sens et de son contenu mais
d'autres notions sont attaquées. La communication est, en effet, devenue
à la fois une science et une technique de manipulation. Tout est soumis à
analyse : conditions historiques, réactions primaires et secondaires,
type de public-cible. Notons que les professionnel-le-s se recrutent dans
le milieu de la pub en majorité mais que toute entreprise digne de ce nom
s'est constitué son département « communication », voire son activité de
lobbying. Au fil du temps, patriarcat et capitalisme profitent des
progrès de la « com » et peuvent se présenter sous un aspect rénové. Le
secteur économique qui a le vent en poupe est celui du système
prostitutionnel : de plus en plus de demande et de plus en plus d'offre.
Souffrant d'un déficit d'image aux yeux du grand public, le système
prostitutionnel s'est donc offert des habits neufs en revisitant
notamment deux arguments féministes majeurs : la liberté de disposer de
son corps et le respect de la parole d'une femme quant à sa situation. Il
s'agit moins d'augmenter la part de marché que de faire accepter le
système prostitutionnel comme un phénomène anodin de notre société.
Autre exemple flagrant de la mise à mal de la liberté individuelle : les
élections présidentielles en France. Comment là aussi à grand renfort
médiatique, la notion de liberté a-t-elle été distordue ? Quels sont les
mécanismes qui ont été mis en oeuvre pour obtenir un angoissant mélange
de liberté, de résignation, de consentement, de refus, d'impuissance et
de responsabilité en même temps ?
Des orifices du corps à la fente de l'urne : quelles sont les conditions
d'exercice de la liberté ?

1° partie : un désir à facade humaine
------------------------------------------------

** « Mon corps m'appartient », 30 ans après

Cette liberté, farouchement revendiquée, proclamée, l'était - l'est
toujours - face à une situation de maternité forcée, face à la dictature
de la mode, face à l'hétéro normativité. Pouvoir prendre des moyens de
contraceptions, contrôler sa fertilité et non pas la subir : choisir de
donner naissance à des enfants ou non.
Pouvoir ne pas être grande, svelte, blonde aux yeux bleus et paraître au
jour quand même (1). Pouvoir rentrer dans n'importe quel magasin et
trouver des vêtements à sa taille hors du 36-42, ne plus porter de corset
réel ou imaginaire (anorexie mentale). Mais plutôt : exister avec son
propre corps sans être en combat permanent contre lui et soi même pour le
faire entrer dans une « norme anormale ».
Pouvoir préférer les femmes quand on est une femme, rencontrer une
personne sans préjuger de son sexe, trouver un usage non sexuel de sa
libido. Pouvoir échapper à la sempiternelle question « mademoiselle ou
madame ? » (2) On l'a compris : « mon corps m'appartient » ou « libre
disposition de mon corps » vise aux retrouvailles des femmes avec un
corps longtemps aux mains des parents, du mari, de l'Eglise, de la
médecine, de l'Etat.
On l'a compris également ces revendications ne visaient nullement à
mettre les femmes en situation de passer des heures et des heures sous la
douche pour se laver parce qu'elles se sentent souillées, de devenir
accrocs à une drogue dure, à subir des mycoses dans la bouche et la
gorge, des douleurs et blessures vaginales (3), à vivre une dépression, à
passer 11 heures d'affilée dans les salons « erotico-bidule », à vivre
viols sur viols (4), à se servir de sa propre sexualité et la polluer
dans des dialogues 30 heures semaine par téléphone, minitel, internet
etc.

La perspective de la liberté de signer un contrat de travail en bonne et
due forme ne change rien à la donne. Des siècles de luttes syndicales
nous prouvent que la liberté de travailler dans des particules d'amiante,
de ciment, la liberté de vendre sang et organes n'est qu'une vitrine
légale pour l'exploitation de la misère.
Les médias nous abreuvent d'images rassurantes de fières indépendantes
exerçant leur activité prostitutionnelle dans leurs caravanes. Ces «
indépendantes » ne sont qu'une infime partie de véritables légions
d'esclaves. 300 000 femmes des pays de l'Est sont drainées vers l'Europe
de l'Ouest chaque année, soit le même effectif que la totalité des femmes
vivant à Bruxelles (capitale européenne). Au niveau mondial, les
prostituées sont recrutées à l'âge moyen de 13 ans.
La prostitution de rue n'est que la partie visible de l'iceberg. Les
services télématiques ou en salons de massage, sauna ou autres salarient
déjà des milliers de personnes au SMIC. Au moment de signer leur contrat,
elles/ils s'engagent à ne pas émettre de messages à caractère
pornographique (5) et bénéficient d'une formation pour être au téléphone
« une salope qui en veut » (6).
De quel consentement, de quelle liberté parle-t-on ?

Il y a quelques années, alarmées par l'érosion de leur clientèle, les
prostituées de Bucarest ont renforcé leurs offres et proposé d'avantages
de services : elles proposaient de faire aussi la cuisine et le ménage.
Car on y revient toujours : ce système qui broie des millions d'individu,
qui brassent des sommes extravagantes, ce système est alimenté par une
clientèle quasi uniquement masculine. Que se passe-t-il pour qu'autant
d'hommes acceptent, renforcent, défendent, alimentent le système
prostitutionnel ? Il se passe qu'à l'insulte « Mal baisée » on a appris
répondre, droit dans les yeux de l'agresseur « tu veux les noms ? », que
les couples se défont majoritairement sur l'initiative des femmes,
qu'avec la libre disposition du salaire (7) et l'augmentation des reines
du créneau, l'autonomie a pris corps. Il se passe que l'augmentation qui
semble exponentielle de la consommation de services prostitutionnels est
la réaction d'hommes dérangés par l'émancipation des femmes.

** « Ecoute-moi quand je parle »

L'autre argument féministe détourné de son sens premier est donc
l'importance que l'on se doit d'accorder à la parole d'une femme. Toute
femme a le droit a priori d'être seule et souveraine à décider pour
elle-même. Nous devrions donc nous incliner devant une personne
prostituée disant « je veux continuer à me prostituer » ou « j'aime me
prostituer » (8).
Démarche un peu trop facile où on devrait oublier dans quel contexte
cette revendication a émergé. Même si notre société de l'immédiat et du
nouveau organise son oubli, l'Histoire garde la trace de luttes de femmes
pour recevoir leur salaire et en disposer, pour adhérer librement à un
syndicat, pour voter et être éligible, pour décider seule de se marier ou
de divorcer. Qui sait qu'au moment de l'accouchement, la femme est
légalement reconnue incapable de décider et que c'est au mari qu'on
demandera son avis en cas d'intervention chirurgicale par exemple ? Qu'en
cas de problème, c'est à lui de décider entre la vie de la femme ou de
l'enfant. Et surtout que l'Eglise a toujours imposé de privilégier la vie
de l'enfant non encore né contre la vie d'une femme adulte ?

Le nécessaire respect de la parole individuelle ne dissimulera pas non
plus que nous avons à faire à une organisation en système qui enferme
l'individu dans un certain cadre de valeur.
Ce système est d'autant plus pervers qu'il impose à l'individu enfermé à
l'intérieur de produire d'abord pour soi même un discours logique sinon
justifiant la réalité quotidienne pour continuer à la vivre. De fait,
l'espérance de vie des personnes prostituées est réduite, les suicides
(tentés ou aboutis) sont nombreux et la toxicomanie presque systématique
Pour finir, rappelons-nous l'occupation en 1973 de l'église de St Nizier
par les prostituées lyonnaises en quête de reconnaissance
professionnelle, légales etc. Leur porte-parole s'est toujours défendue à
l'époque d'être sous la domination d'un proxénète ; aujourd'hui,
d'autres, sorties du système, disent « mais comment avez-vous pu croire
une seule seconde que c'était le cas ??!! »


2° partie « La dictature, c'est « ferme là »,
la démocratie, c'est « cause toujours » ... »
------------------------------------------

** « Chirac ou la vie »

On se souvient qu'au printemps 2002, les citoyen-ne-s français-e-s ont
été appelé-e-s à se rendre aux urnes. Il s'agissait d'exercer ou non son
droit de vote. Droit strictement encadré : bulletins blancs non
décomptés, éligibilité des candidat-e-s filtrée par les signatures des
maires et autres restrictions.
Le premier tour s'est passé « habituellement » : pratique
abstentionniste, vote « pour » les « petits » candidats en guise
d'avertissement aux « grands ». Trafalgar, Waterloo ! Au deuxième tour,
on avait le choix entre un candidat ayant tenu des propos scandaleux sur
le « bruit et l'odeur » et un autre passé « pro » dans le créneau
xénophobe. L'orchestration médiatique a obtenu de nombreuses personnes
qu'elles votent la rage ou le dégoût au coeur. Passons rapidement sur le
fait que les promesses électorales n'engagent que ceux/celles qui y
croient et qu'on finit par se demander si on a le personnel politique
qu'on mérite.
Une partie importante des citoyen-ne-s est allée voter librement et
contre son gré. Que faire de cette liberté là ? Que s'est-il passé dans
la tête de toutes ces personnes ? Que pensent-elles aujourd'hui de la
démocratie, du vote, du libre choix ?

** Des élections sous surveillance par les mouvements sociaux ?

Beaucoup de ces personnes sont allées manifester, dire qu'elles seraient
vigilantes, que c'était un vote sous condition. Hélas, les mouvements
sociaux se changent trop souvent en mouvement de consommateur (9). En
France, grâce à la loi 1901 sur les associations, elles sont nombreuses
et florissantes. Serait-ce à dire que la France s'organise, développe une
culture de l'association ? Nenni ! Beaucoup d'entre elles sont de vrais
faux services publics : ces associations (le planning familial par
exemple) comblent les carences de l'Etat dont elles reçoivent des
subventions pour faire fonction de service public. Les subventions étant
plus faciles à réduire que le nombre des fonctionnaires, c'est là que se
fait sentir en premier la rigueur d'Etat en matière de coupes
budgétaires. L'autre type associatif majoritaire est l'association -
entreprise (entreprise gérée à partir des bases légales d'une
association).
Le manque de culture de l'agir ensemble se sent particulièrement dans
l'incapacité à se mobiliser, à organiser cette mobilisation. En
conséquence, les réactions primaires sont largement privilégiées sur les
réactions plus réfléchies. Notamment la société du spectacle respecte
plus la parole de gens choqués que celle qui relaie un argumentaire
construit de prise de position par rapport à une situation donnée. On le
constate avec les agissements de Super Sécuritaire qui se concentre sur
le visible au mépris d'un invisible bien plus développé ou délinquant :
prostitution de rue, contrôle au faciès, répression des marginaux plutôt
que de la délinquance en col blanc ou les violences et viols dans le
silence des familles.

** Liberté et soumission sont dans un bateau...

Ces atteintes à la notion de liberté sapent dans l'imaginaire collectif
la possibilité d'une alternative mais renforcent le sentiment d'être pris
au piège d'un système qui, comble de l'ironie, est réputé être le
meilleur depuis la chute du bloc communiste. Bien sûr, un système
manichéen ne survivant pas longtemps sans incarnation du mal, on a depuis
remplacé les communistes par les musulmans. Situation schizophrénique
puisqu'une partie de plus en plus importante de la population des pays du
« bien » est musulmane.
Le système prostitutionnel est devenu une véritable industrie qui a
remplacé « liberté » par « rentabilité ». Cette industrie rapporte plus
et à moindre risque que le commerce des armes ou de la drogue. Comme tout
secteur commercial et comme il n'est pas question de renoncer à cette
manne, une stratégie pour percer sur le marché a été mise en place. L'une
des plus belles réussites stratégiques étant d'abuser de l'empathie pour
faire dire à des féministes « la prostitution est un métier auquel il
faut donner un cadre juridique ». Ce véritable bourrage de crâne
privilégie le droit individuel (sécurité sociale, droit à la retraite)
contre le droit universel (droit à ne pas se prostituer). Somme toute,
privilégier une démarche réformiste (améliorer les conditions de travail)
contre une démarche bien plus radicale consistant à faire changer les
mentalités pour qu'hommes et femmes renoncent à pratiquer, encourager,
accepter le contrôle social sur le corps des femmes.

** De l'alternative et de sa réalisation

Que faire lorsqu'on est assis-e sur sa chaise, que l'on se dit que tout
cela doit s'arrêter et qu'on est d'avance découragé-e par l'ampleur de la
tâche ? Et bien tentons de sortir du consumérisme et de la réaction.

** L'Ecoféminisme (10)

Entre autres analyses et modélisations théoriques, l'écoféminisme fait la
part belle à l'écologie, l'économie et au féminisme. La population
mondiale vit selon une organisation suicidaire qui pille les ressources
gratuites : règne animal (pêche industrielle, usines de production de
viande) et végétal ( combustibles, pollution généralisée et galopante),
énergie (11) et corps (reproduction et réconfort de la main d'oeuvre) des
femmes. La «
comptabilité nationale » est le système comptable avec lequel est géré
les budgets des Etats. Développé notament par Keynes après la seconde
guerre mondiale, il privilégie les activités profitables et rentables à
la réalité économique quotidienne. Par exemple, l'installation d'une mine
dans une forêt sera supérieure à la destruction de la forêt (vente du
bois), à la modification du milieu, à l'augmentation locale de la
pollution
(augmentation de la consommation de soins de santé), à la modification de
l'économie rurale (main d'oeuvre bon marché). N'ont aucune valeur ni
existence dans ce système : l'éducation des enfants, l'entretien moral,
materiel et affectif d'une famille, soit en général, les activités
tradionnellement féminine (12).

** Pour en finir avec l'argent

De plus en plus se développent les réseaux d'échanges solidaires (SEL)
qui permettent d'accéder au savoir, au savoir-faire ou à des biens grâce
à ses propres contributions de savoir, savoir-faire ou prêt/troc
d'objets. Dans plusieurs villes, femmes et hommes expérimentent une forme
plus poussée de sortie du secteur marchand en proposant des magasins
gratuits. Il s'agit de délimiter un espace où l'on dépose et prend des
objets selon des règles autogestionnaires.

** Reprendre la maitrise des termes du débat et vivre l'autogestion

La sensation d'enfermement, de prise au piège organisée par le système se
fonde sur la domination idéologique et intellectuelle, la main mise sur
le référentiel autoritaire des valeurs acceptable. Venue d'Espagne,
l'initiative s'appelle « consultation sociale »(13) européenne. Il s'agit
de déterminer les secteurs d'intérêts sur lesquels produire une analyse
selon sa propre grille de lecture et de proposer en fonction de cette
analyse des alternatives possibles ainsi que les possibilités de mise en
place. L'Action Mondiale des Peuples (14) est une suite de la caravanne
galactique zapatiste. Lors de ses rencontres les participant-e-s peuvent
co-agir de façon autogérée. La restauration, uniquement végétarienne ou
végétalienne, organisée par un groupe spécialisé damait le pion aux
meilleurs resto pour un prix libre ! Lors de l'inscription, chacun-e
devait proposer au groupe des compétences, des sujets de réflexion etc.
Les séances apportaient de l'eau au moulin de la reflexion (thème sur
l'eau par exemple) ou un apprentissage des façons de faire (magasins
gratuits) ou une meilleure confiance en soi (par exemple : initiation
pour femmes au hardware en informatique) ou la possibilité de se
constituer en reseau (notamment pour réaliser la consultation sociale
européenne). Différence, auto gestion, égalité, débats, vie en commun,
repos, apprentissage, restauration, développement personnel et collectif
au quotidien !

Un autre monde est possible...

Elisa Jandon


1 Remarquons que sans être à une contradiction près, il est aujourd'hui à
la mode de se moquer de ces mêmes blondes.

2 « Non, je ne suis pas disponible »

3 Les prostituées qui arrivent à se faire respecter freinent les ardeurs
éventuelles de leurs viandards. Des rapports trop violents, trop
rapprochés provoquent ce type de douleurs.

4 Je considère que chaque passe est un viol.

5 Article présent dans les modèles de contrat de travail

6 « Quand le sexe travaille », rapport européen inachevé sur les
violences faites aux femmes dans les activités et métiers liés à la
sexualité masculine, S. Chaker et D. Welzer-Lang. Site :
http://multisexualites-et-sida.org

7 France 1965 : grâce à la réforme des régimes matrimoniaux, les femmes
mariées peuvent exercer une activité professionnelle sans le consentement
de leur mari.

8 On retrouve là un vieux fantasme masculin du plaisir qu'éprouverait la
prostituée avec ses viandards et de la disponibilité immédiate de toute
femme pour tout homme.

9 On peut se demander s'il s'agit de somatiser ensemble ? (con –
sommation)

10 Ecoféminisme de Maria Mies et Vandana Shiva, l'Harmattan.

11 Selon qu'on considère la rémunération due à une femme pour le travail
effectué gratuitement et/ou par amour ou la rémunération d'une autre
activité durant le temps consacré aux travaux domestique, le PNB augmente
de 30 à 70%.

12 « Who's counting ? » de Marilyn Waring (vidéocassette)

13 site : www.consultaeuropea.org ; email : eng@consultaeuropea.org

14 Ou People Globale Action : www.pga.org




*******
*******
****** Agence de Presse A-Infos ******
Information d'intérêt pour et au sujet des anarchistes

Pour s'abonner -> écrire à LISTS@AINFOS.CA
avec le message suivant: SUBSCRIBE A-INFOS-FR
Pour plus d'info -> http://www.ainfos.ca

Vous voulez reproduire ce message?
Pas de problème, veuillez s'implement inclure cette section.

A-Infos Information Center