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(fr) Geneve : le mouvement libertaire genevois renait de ses cendres

From Worker <a-infos-fr@ainfos.ca>
Date Fri, 27 Sep 2002 04:03:40 -0400 (EDT)


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   A G E N C E  D E  P R E S S E  A - I N F O S
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        http://ainfos.ca/index24.html
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[Extrait du sympathique site http://www.republique.ch]

Après la disparition du groupe Direct! cette année, on pouvait penser que ça en
était fini des anarchistes à Genève. Mais voilà que s'est formé un groupe
rattaché à l'Organisation Socialiste Libertaire (OSL).



Le Pen, salaud, les jeunes auront ta peau



Après le premier tour de l'élection présidentielle française, des jeunes ont
organisé spontanément une manif qui a rassemblé 500 personnes. Ces jeunes ont
ensuite pris contact avec l'OSL. Cette dernière les a mis en relation avec des
baroudeurs libertaires comme Alexandre B. ou Jérôme C. Petit à petit un groupe
dynamique et cohérent s'est mis en place : les jeunes apportant l'énergie
salutaire, les vétérans une expérience appréciable.
  
"Trotsky fasciste rouge !"


Le samedi 21 septembre, le groupe organisait à l'Usine une soirée punk, oï,
reggae, ska, avec DJ Jérémy et ses copains. Plus de 500 jeunes sont venus
danser, boire, fumer, et discuter sous la banière de l'OSL. Une table de presse
tenue par Avir proposait brochures, livres anarchistes. Au-dessus, des
pancartes avec des slogans dont certains attaquaient le parti Solidarités comme
"trotskistes hors de solidarités !" (à ce sujet voir ci-dessous l'article
d'Avir).



"Ce n'est pas des ministères qu'il nous faut !"



Le groupe libertaire publie déjà une feuille "Action libertaire". Des actions
anti-répression, et pour combattre le capitalisme sont à l'ordre du jour.





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Le mythe de l'anarchisme "libertaire"...
Un article scandaleux dans "Solidarités"


La "rédaction" de Solidarités s'est livrée à une sordide attaque (numéro
spécial d'août) contre le mouvement anarchiste, passé et présent. Loin d'être
un mythe, le mouvement anarchiste ou (et non pas et) libertaire, est de plus en
plus présent. Ses valeurs sont partagés par de plus en plus de monde, bien
au-délà des mouvements eux-mêmes. Il y a incontestablement une avancée des
concepts libertaires, notamment l'autogestion, dans les mouvements sociaux et
un renouveau des mouvements libertaires eux-mêmes, marqué par une participation
importante dans les rassemblements de Goteborg, Barcelone, Valence et la
structuration d'une coordination au niveau international: "Solidarité
Internationale Libertaire"(SIL).
Ces avancées font-elles ombrage aux tentatives de prise de contrôle de
mouvements sociaux et anti-mondialistes décidées par certains trotskistes ?
Pourquoi cette rage mensongère ? Pourquoi vouloir égarer les repères et tromper
des jeunes militant(e)s ? Déjà dans les numéros précédents de "Solidarités",
nous avons vu apparaître de plus en plus d'appels à lire ou relire Trotski, de
communiqués d'Imprecor (journal de la IV Internationale) et d'articles sur la
révolution espagnole passant sous silence le rôle incontournable de la
CNT-FAI...
Dans le numéro d'août, Jean Batou, en pleine contradiction, évoque "les
qualités souvent exceptionnelles du mouvement libertaire", en rappelant "la
puissance et la radicalité de la révolution espagnole de 1936, inspirée par les
meilleures traditions de la CNT" pour ensuite écrire en chapeau des insanités
de Draper: "L'anarchisme ne se présente pas comme une théorie de l'émancipation
collective. Il ne permet pas d'envisager concrètement un contrôle démocratique
par en bas sur les vastes pouvoirs de l'autorité sociale moderne. Au contraire,
ses idées peuvent déboucher sur la justification d'une domination de la
minorité sur la majorité. Ainsi les œuvres de Proudhon et de Bakounine
fourmillent d'exemples de conceptions autoritaires, élitaires et
anti-démocratiques". Les membres de la rédaction de "Solidarités" ne peuvent
pourtant pas ignorer les faits historiques et le souci constant des
militant(e)s libertaires de mettre en place des systèmes de décisions
collectives et d'auto-contrôle sur celles-ci., comme dans l'Espagne de 1936.
Paradoxalement, c'est leur souci de ne pas prendre à eux seuls le pouvoir,
notamment en Catalogne9 qui les a conduit à partager ce pouvoir avec les
socialistes et communistes et à être entraînés dans une participation au
gouvernement anti-franquiste. C'était une erreur que le mouvement a reconnu,
mais avait-il les moyens de faire autrement, et dans un seul pays ?
Faut-il rappeler que lors de la révolution russe, les anarchistes ont été les
principaux artisans de la mise en œuvre d'un socialisme par en bas, d'une
fédération des "soviets", dans le sens initial du concept: conseils de base. Et
que Lénine et Trotski, partisans du socialisme par en haut ont tout fait pour
écraser ces mouvements d'en-bas pour affermir leur pouvoir d'Etat.
Que le mythe éculé de "la liberté individuelle, absolue et sans limite",
propagé par les médias bourgeois pour à la fois discréditer et saper les
mouvernents anarchistes soit repris dans "Solidarités" est grave et trompeur.
Et cette attaque dépasse la propagande stalinienne la plus abjecte lorsque
Proudhon et Bakounine sont assimilés aux nazis par le biais d'un autoritarisme
dictatorial et d'un anti-sémitisme supposés. Délirant.
Au contraire, toute la pratique des libertaires, de la "Fédération
jurassienne", de Bakounine à celles d'aujourd'hui, témoignent du souci des
militants d'obtenir une cohérence entre les buts et les ~noyens, de construire
le socialisme par en-bas (socialisme libertaire) et non par en-haut.
La tentative de certains trotskistes pour détourner et confisquer les concepts
libertaires ou anarchistes à leur profit, et discréditer leurs auteurs, doit
être dénoncée.

Avir





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Péril sécuritaire et délinquance d'Etat



Partout en Europe et aux Etats-Unis, le sécuritaire justifie la répression et
l´avénement d´Etat(s) policier(s).

Depuis les événements du 11 septembre, tous les Etats ont renforcé les mesures
sécuritaires, et ceci, le plus souvent au mépris des normes constitutionnelles.
Presque partout, les droits de l’homme ont reculé. Certains pays bafouent
totalement les libertés, à commencer par le droit de s’exprimer.

Ainsi, aux Etats-Unis, un citoyen pourra être enfermé au seul motif qu’il ne se
plie pas aux nouvelles mesures répressives et coercitives. Ces mesures ne sont
pas sans rappeler le mccarthysme ou l’exécution de Sacco et Vanzetti. Dans les
deux cas, les procès étaient purement et simplement politiques. Les Etats-Unis
se parent des attributs démocratiques, alors même que les fondements de
celle-ci sont violés comme ils ne l’ont jamais été. Le président « vole » les
élections, et aidé de son ministre de la justice, spolie la population de ses
libertés les plus élémentaires.

Aux Etats-Unis, il est désormais possible d’être jugé, grâce à l’instauration
du « Patriot Act » pour délits d’opinion. Être jugé pour ses convictions
politiques est considéré comme démocratique aux Etats-Unis depuis l’avènement
du gouvernement Bush.

Mais les Etats-Unis ne sont pas les seuls à avoir adopter des normes et des
décrets liberticides. L’Europe s’est empressé de lui enjoindre le pas. Les
dirigeants européens qui n’oeuvrent plus que pour défendre leurs propres
intérêts marchent désormais mains dans la mains avec les partisans de la
privatisation et de la dérégulation, et ce, au mépris des méfaits engendrés par
ces politiques. Même les partis socialistes, prétendument de gauche ont renoncé
à dénoncer les effets désastreux du néolibéralisme pour ne s’attaquer plus qu’à
la petite criminalité, prônant le tout sécuritaire, déclarant ainsi une
nouvelle guerre de classes à l’encontre des plus démunis et des plus
paupérisés, victimes justement de la politique prônée par ces mêmes dirigeants.

Le résultat de ces politiques, on l’a vu en France, a pour effet de faire
monter en flèche la droite populiste et xénophobe. Lorsqu’on tient un discours
proche de celui de l’extrême droite, on obtient un électorat d’extrême droite !

Depuis lors, on assiste à une politique du tout répressif qui s’accompagne de
bavures policières, de déni du droit de justice à nombres de citoyens, et ce le
plus souvent sous couvert d’assertions on ne peut plus fallacieuses. Qu’il est
facile aujourd’hui d’incriminer un citoyen victime d’abus policiers, en
retournant les faits contre celui-ci. La police n’a qu’à nier les faits, mentir
impunément, prétendre qu’ils (les policiers) se sont fait agresser, insulter,
ou tout simplement arguer qu’on leur a résisté. Dès lors, le simple quidam, n’a
plus aucun moyen de se défendre. Tout l’accuse, puisque même si les preuves
n’existent pas, la parole d’un flic vaut plus que celle du simple individu.

La Suisse n’est pas en reste dans ce domaine. Depuis quelques temps, la presse
regorge de ces faits divers dans lesquels, la police se retrouve impliquée.
Ainsi, à Zurich, un bosniaque de 19 ans s’est fait tabasser à deux reprises,
car la police croyait à tord que c’était un trafiquant de drogue. Un homme qui
avait été pris pour un cambrioleur a lui perdu une jambe après que la police
l’ait coincé avec leur voiture contre un mur. Mais ce n’est pas tout, le mari
de la cheffe de la police criminelle, lui même instructeur de la police, en
état d’ébriété avancée, a commis un accident de la circulation, emboutissant la
voiture d’une mère de famille accompagnée de ses deux enfants. Non content de
cet exploit, la police zurichoise a encore collé une amende de 100 francs à
cette mère de famille pour n’avoir pas suffisamment tenu sa droite. La cheffe
de la police a en outre essayé de couvrir l’ébriété de son mari, avant d’être
désavouée, et d’être relevée de ses fonctions quelques mois après.

A Bienne, Jurg Scherrer, le chef de la police et également président du parti
de la Liberté, parti qui se situe bien à droite de l’UDC de Blocher, a déclaré
que « les chambres à gaz étaient un détail de l’histoire de l’humanité ».

A Lausanne, une véritable guerre a été lancée par la police locale contre tout
ce qui est différent. Plusieurs personnes fréquentant les lieux alternatifs se
sont véritablement fait passer à tabac. Une plainte commune a même été déposée
lorsque quatre ou cinq personne se sont fait tabasser la même semaine par ceux
qui sont justement censés protéger les individus.

Quelques jours après, une autre histoire a fait la une de la presse, puisque
des agents en congé et passablement éméchés, sortant d’un lieu public, ont
provoqué des ressortissants africains tant et si bien, que ceux-ci, après avoir
tenté d’ignorer et de fuir les provocations stupides de ces flics qui non
seulement n’étaient pas en service, mais de surcroît étaient ivres, n’ont plus
eu d’autres solutions que de faire face, ce qui a eu pour effet de déclencher
une bagarre générale dans laquelle les flics ne sont pas sorti gagnants.

Bien que des témoins aient formellement déclaré que c’est les flics qui ont
cherché la bagarre, ceux-ci ont été couverts par leur hiérarchie.

A Genève, les violations des flics vont bon train également. Suite à une
intervention musclée de la police à l’encontre de manifestants pacifiques à Uni
Mail, intervention qui s’est soldée par des blessures pour certains des
manifestants, mille enseignants et étudiants ont porté plainte contre la «
brutalité préventive » de la police auprès du rectorat.

Depuis lors, les articles incriminant la police n’ont cessé de fleurir dans la
presse locale. Ainsi, un ouvrier de 56 ans, qui avait le tord de s’être mal
garé le temps d’une livraison, s’est retrouvé menotté, au cachot, et en sus
avec les ligaments d’une épaule déchirée. Lorsque celui-ci a porté plainte, les
flics ont immédiatement riposté en portant plainte à leur tour pour
diffamation.

Dans un autre article, on peut découvrir que la police a arrêté en vieille
ville un individu en état d’ébriété. Un des flics lui a alors violemment cogné
la tête contre un mur. Sur ce, des personnes se trouvant sur la terrasse du
Bourg-de-four se sont levés pour dire aux flics de se calmer. La réaction ne
s’est pas fait attendre. Les flics ont appelé du renfort, et deux personnes se
sont fait arrêter, ont passé trente-six heures au poste, et seront certainement
jugé avec toute la partialité que suppose généralement les procès qui
confrontent de simples citoyens à la police.

De part les nombreux témoignages recueillis, ces événements ne seraient que la
pointe de l’iceberg. Nous nous opposons rigoureusement à la dérive sécuritaire
qui sévit depuis les attentats du 11 septembre, et à son corollaire que sont
les mesures liberticides et les bavures policières érigées en normes. Nous
estimons que ces mesures ne visent qu’à museler les opposants à la
mondialisation, et que les Etats en font leur cheval de bataille, afin d’éviter
de devoir répondre aux vrais problèmes soulevés par la libéralisation et la
dérégulation.


Action libertaire




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ATTAC : Réformes superficielles au service du grand capital



Comment tenter d'éradiquer (ou du moins diminuer) la pauvreté sur terre tout en
préservant le système capitaliste? Comment manifester son mécontentement face à
la mauvaise tournure que prend notre monde mais surtout sans gêner les
«maîtres» de ce dernier?

C'est à ces questions que s'efforce de répondre ATTAC (Association pour la
Taxation des Transactions pour l'Aide aux Citoyens).

Non, Attac ne fait pas la révolution, elle met un point d'honneur à se
démarquer de toute action dite violente par les capitalistes et les Etats et
surtout de toute forme de contestation radicale. Elle s'oppose à ceux qui s'en
prennent aux bases même du capitalisme plutôt qu'à sa surface, qui sont
favorables à une remise en question totale du système actuel. Attac prône le
lobbyisme envers les gouvernants comme forme centrale d'action contre le
système le plus barbare que le monde ait jamais connu. Cette association créée
en 1997 devient donc le point de rassemblement idéal pour bon nombre de
réformistes ayant le plus souvent une situation sociale particulièrement aisée
et cherchant à réaliser des actions ressemblant plus à une sorte de charité
destinée à réguler et à stabiliser le système.

Mais cette façon de penser n'a rien d'étonnant lorsque l'on sait que le
fonctionnement de cette association est basée sur un système de type pyramidal
ou la hiérarchie est omniprésente. En effet, tout en haut de cette pyramide se
trouvent les têtes pensantes, le cerveau d'attac, une minorité de riches
intellectuels et qui dictent aux militantEs d'en bas une ligne de conduite bien
précise à adopter pour faire partie de l'association.

Le principal objectif de l'association est l'instauration d'une Taxe Tobin qui
aurait pour but de taxer de 0,01% les transactions financières afin de
redistribuer l'argent dans les pays en voie de développement. Ce pourcentage
ridicule à de quoi faire sourire et on s'étonne d'ailleurs qu'il n'ait pas
encore été appliqué car les patrons des multinationales seraient en effet bien
heureux que la contestation face à l'atrocité de leurs actes se limite à cette
insignifiante taxation. C'est précisément cela qui caractérise attac: protester
contre la misère sans remettre réellement en cause ni les multinationales ni
l'Etat qui protège leurs intérêts. Pourquoi se satisfaire de 0,01% et laisser
99,99% aux quelques personnes qui se contentent uniquement de regarder rentrer
l'argent des richesses produites par les travailleurs exploités?

Se battre contre l'injustice ne se limite pas à attendre la bouche ouverte que
tombent les quelques miettes de la table de banquet des dirigeants du monde!
Le partage égalitaire des richesses, l'égalité sociale et la liberté ne peuvent
s'obtenir que par une lutte solidaire sans compromis aucun avec les
institutions bourgeoises!

L'alternative libertaire doit être oppossée a ces courants réformards issus de
cette «gôche caviar» qui sont, somme toute, parmi les plus fidèles défenseurs
du système capitaliste.

Action libertaire


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