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(fr) Elections prud'homales : le boycott s'impose

From "CNT AIT" <cnt.ait@wanadoo.fr>
Date Mon, 28 Oct 2002 08:26:33 -0500 (EST)


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   A G E N C E  D E  P R E S S E  A - I N F O S
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*ELECTIONS PRUD'HOMALES : LE BOYCOTT S'IMPOSE*
-> http://cnt-ait.info/article.php?id_article=467
LES PRUD'HOMMES NE DÉFENDENT PAS LES TRAVAILLEURS, ILS LES JUGENT.

A peine ont-ils fini de nous appeler aux urnes pour les présidentielles,
qu'ils enchaînent avec les législatives. Et quand vous croyez que c'est
fini ; non, il n'en est rien : on vous sort les prud'homales. Pour ces
dernières, la campagne sera plus discrète : moins d'argent et de pouvoir
sont en jeu. Quoique : ces élections permettent de nourrir des milliers
de permanents syndicaux, soit qu'ils siègent aux prud'hommes, soit
qu'ils assurent la "défense" des travailleurs devant eux. Dans tous les
cas, cela fait rentrer de l'argent dans la caisse.

Très souvent, le "Conseil des Prud'hommes", c'est comme ça qu'on appelle
le petit tribunal qui gère les désaccords dans le secteur privé entre
patrons et salariés, est présenté comme le lieu où l'ouvrier peut enfin
se défendre et obtenir réparation pour les torts qu'il a subi. Tout
d'abord, il faut dire que, si les gens ont recours aux Prud'hommes,
c'est qu'ils n'ont pas un rapport de force suffisant en leur faveur dans
l'entreprise. Par exemple, quand un patron refuse de payer les heures
supplémentaires à quelqu'un, si les travailleurs sont unis, le salarié
spolié n'aura pas besoin d'aller quémander auprès des prud'hommes : une
simple "visite" collective dans les bureaux suffira le plus souvent,
sinon, l'enclenchement d'une lutte fera regretter au patron sa
malhonnêteté. C'est quand il n'y a pas de lutte, quand on est isolé,
quand on est sur le reculoir, quand on ne peut pas faire autrement que
l'on se retrouve devant les prud'hommes. A partir de là, préparez vous à
la paperasse et à la chicane. D'abord, il ne faut pas être pressé. Une
"affaire" peut traîner, un an, deux, trois. Mais quand elle passe devant
le tribunal, elle est expédiée en quelques minutes. Et surtout, elle est
jugée en application de textes de lois qui sont essentiellement en
faveur du patron. Autrement dit, après avoir attendu des mois, tout ce
que vous pourrez espérer c'est de récupérer une partie de ce que le
patron vous a volé (heures impayées...), parfois accompagné d'un petit
dédommagement et ... c'est tout. C'est ça qu'on appelle "gagner" aux
prud'hommes ! Autrement dit, les prud'hommes ne font ni plus ni moins
que ce que fait n'importe quel autre tribunal. Si, pour une fois les
prud'hommes "laissaient parler leur coeur" et sortaient de la droite
ligne juridique, le patron ferait appel et dans ce cas ce sont des
magistrats professionnels qui trancheraient. Est-ce la peine alors de
donner un vernis démocratique à cette institution en élisant des
"conseillers ouvriers" ?

UNE PETITE VISITE S'IMPOSE.

Pour en savoir plus, le plus simple est d'aller passer deux ou trois
matinée aux prud'hommes de votre secteur. L'entrée est libre et
gratuite. Vous y entendrez sûrement, comme je l'ai entendu, un avocat
-que nous appellerons A- défendre un ouvrier, presque avec des larmes
aux yeux- Et un avocat B défendre avec conviction le patron. Et, une
heure après, dans une affaire parfaitement identique, l'avocat A
défendre avec énergie le patron avec les mêmes argumenta qu'avait B dans
la première affaire, pendant que l'avocat B défendait l'ouvrier avec
arguments de A , comme s'ils avaient échangé leurs plaidoiries ! Le
tout, sous l'oeil impassible des conseillers, manifestement habitués à
ce cirque. Vous verrez que vous n'arriverez pas à distinguer, à travers
leurs propos, les "conseillers patronaux" des "conseillers
syndicalistes" ! Vous verrez aussi ce que "gagnent" réellement les
ouvriers dans ce genre de procès, quand ils gagnent. Je vous assure,
tout cela est réellement instructif !
Après ça, quiconque a un cerveau en état de fonctionnement ne peut que
tirer une conclusion : pas une voix pour les apprentis-juges
"syndicaux". Abstention

Article du CS Midi-Py. n° 77
-> http://cnt-ait.info/article.php?id_article=467
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La brochure papier "les Prudhommes ne defendent pas mes travailleurs, ils
les jugent" est disponible auprès de votre syndicat CNT le plus proche, ou
sur demande à contact@cnt-ait.info
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http://cnt-ait.info




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