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(fr) Presentation de la coalition OCAP - Ontario

From media <media@sympatico.ca>
Date Sun, 3 Nov 2002 07:58:53 -0500 (EST)


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   A G E N C E  D E  P R E S S E  A - I N F O S
            http://www.ainfos.ca/
        http://ainfos.ca/index24.html
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[titre d'A-infos-fr]

Traduction sommaire d’un texte sur OCAP, la coalition ontarienne contre
la pauvreté active dans la province d’Ontario, Canada.
D’inspiration libertaire leurs actions se démarquent pas mal du
citoyennisme et de la pacification bureaucrate.

Site internet : http://www.OCAP.ca/
CD « fight to win » compilation de soutien par Bakunin’s bum :
http://www.g7welcomingcommittee.com/fighttowin_release.html
Ontario Common Front: http://www.ocap.ca/dispatch.cgi/ocf


Shawn Brant, un des membres et organisateur, lors d’un atelier public
anticapitaliste :
  « Il est trop tard pour les concessions » « Il n’est pas suffisant
pour nous de virer des politiciens comme Mike Harris d’Ontario et dire
Ok c’est mieux maintenant, car ce sont les fondations mêmes du système
qui permettent à des ordures comme ceux ci d’émerger et nous devons
changer ce système pour ne plus jamais permettre ces attaques d’être
menée contre les gens Voici ce pourquoi OCAP se bat. C’est ce pourquoi
OCAP se bat lorsqu’on parle de changements révolutionnaires. Nous ne
permettrons pas des concessions de surgir qui nous stopperons dans notre
avancée, car il est trop tard… Il est trop tard pour ce gouvernement
pour faire des concessions. Et ils le savent (…) Et les vies de leurs
victimes ne peuvent être écartées sans représailles et conséquences.»

Présentation d’OCAP :

« OCAP c’est quoi ?
C’est une organisation d’action directe anti-pauvreté basée à Toronto,
Ontario, Canada. Nous menons des campagnes contre les politiques
gouvernementales régressives alors qu’elles affectent les pauvres et les
gens qui travaillent. De plus nous offrons un soutien par action directe
au niveau individuel contre les évictions de logements, les fins de
prestations sociales et les déportations. Nous croyons au pouvoir du
peuple à s’organiser lui-même. Nous croyons au pouvoir de la résistance



« OCAP, une courte histoire.

Depuis 1990, OCAP a confronté des gouvernements ontariens successifs
issus des trois partis dominants, Libéraux, Néo démocrates et
conservateurs. Les méthodes d’OCAP se sont développées alors que
l’organisation a évoluée et que l’agenda d’exclusion sociale s’est
intensifié. Quoiqu’il en soit OCAP a toujours travaillé à construire un
mouvement des pauvres qui remporte des victoires en créant des crises
politiques pour ceux au pouvoir, en menant des actions collectives de
perturbation.

OCAP a développé une capacité à défendre les gens sur une base
quotidienne. Nous amenons des délégations de masse aux bureaux d’aide
sociale ou d’immigration afin d’obtenir ce qui est dû ou de bloquer les
déportations. Nous confrontons les propriétaires qui tentent d’évincer
les locataires et nous piquetons les employeurs qui refusent leurs
salaires ou travailleurs mis à la porte. OCAP a aussi développé les
compétences requises pour aller au tribunal et représenter ceux-celles
qui sont harcelés avec des amendes pour avoir campé dans un parc sans
permis, mendiés près d’une entrée de métro et autres outils de classe
que le système de justice utilise pour criminaliser les pauvres.

OCAP a mené des actions plus larges. Nous occupons des immeubles vides,
des parcs publics, nous fermons des réunions du conseil de ville, nous
envahissons des restaurants de luxe, marchons  dans les quartiers riches
et nous nous battons avec le RCMP, la police royale montée canadienne
sur la colline parlementaire à Ottawa pour défendre les sans-logis.
Nous ciblons et perturbons les entreprises et les agences qui mettent en
place les programmes de workfare (travail obligatoire) afin d’exploiter
les pauvres et de miner la force des travailleurs employés. Nous
confrontons les flics et les gardes de sécurité qui attaquent les gens
de la rue, les jeunes et les communautés de couleur.

Tout en construisant cette résistance à la guerre aux pauvres, nous
contribuons aussi à élargir la bataille plus vaste contre l’agenda du
Capital Global et ses affreuses manifestations locales en Ontario – les
Mike Harris, Parti conservateur, le gouvernement.
Quand nous avons marché sur la législature ontarienne le 15 juin 2000
faisant face aux flics anti-émeutes dans ce qui est connu comme «
L’émeute de Queen’s Park » nous avons lancé un appel à toute la classe
prolétaire et aux organisations populaires à se battre pour gagner «
Fight to win ».

OCAP considère que les régimes comme les tories d’Ontario vont accroître
leurs attaques sur la population aussi longtemps que notre mouvement
reste prisonnier des méthodes de protestation contenue. Nous appelons à
une vraie résistance qui puisse rendre l’agenda de régression sociale
impossible à appliquer.

Avec des douzaines d’organisations des Premières Nations (autochtones),
des travailleurs et des communautés, OCAP a monté une campagne de
perturbation économique contre le gouvernement Harris en octobre 2001.

Sur nos lieux de travail dans nos communautés il y a un pouvoir qui est
littéralement impossible à arrêter. Nous pouvons perturber et défaire
l’agenda qui nous exploite en tant que travailleurs, nous dérobant la
santé, l’éducation et empoisonnant notre environnement.
Cependant nous ne pouvons faire cela que si nous dépassons les rituels
de l’opposition factice et si nous nous battons pour gagner. FIGHT TO
WIN.

OCAP est une organisation dédiée au combat politique contre un système
politique qui maintient et profite de l’inégalité, l’indignité et la
souffrance de la pauvreté.

OCAP croit que le système opère pour le bénéfice des riches alors que
les pauvres et les travailleurs  s’asservissent pour peu en retour. OCAP
sait que le système ne changera que lorsque les gens le fonceront à
changer, au moyen de la résistance organisée et du combat. OCAP est
composé de personnes qui ont décidé d’arrêter de se plaindre et de
commencer à se battre.

Dans sa onzième année d’histoire OCAP a montré qu’un mouvement de pauvre
peu secouer ceux au pouvoir et contribuer à l’élaboration de luttes
sociales décisives. En tant qu’organisation militante, anti-capitaliste,
nous rejetons la notion selon laquelle nous avons des intérêts communs
avec les détenteurs du pouvoir économique et politique. Nous rejetons
aussi les rituels de la protestation symbolique qui confine les
mouvements sociaux au niveau de vaines discussions morales. Nous nous
battons pour gagner et nous faisons parti d’une force croissante dans la
société qui est prête à s’organiser sur cette base. »


« L’Ontario est ouvert pour le Business »
Premier Ministre d’Ontario Mike Harris

Depuis 1995, les problèmes sociaux en Ontario se sont aggravés :

- Le nombre de familles sous le seuil de pauvreté a augmenté
- A Toronto les rangs des pauvres grossissent plus vite que ceux des
riches
- Les loyers augmentent plus vite que les revenus
- Le nombre de sans logement s’accroît
- Plus de 2000 familles sont évincées chaque mois rien qu’à Toronto
- Quelques  60 000 familles ontariennes ont été évincées de leurs
logements en 2000. Ce nombre a grimpé de 10% annuellement depuis
l’abolition du contrôle des loyers par le gouvernement Harris en 1998.
- 19 sans logement sont morts dans l’hiver 2000
- Les hausses de salaires sont inférieures à celles salaires et revenus
boursiers des PDG
- Les changements du Child Welfare Act ont résulté en une hausse de 56%
des retraits d’enfants des familles appauvries des premières nations.


« Lorsque OCAP a occupé pacifiquement le bureau du ministre du travail,
il n’y a eu aucune couverture médiatique. Lorsque OCAP a réalisé ce qui
est appelé l’éviction du bureau du ministre des finances, ça a fait les
unes des journaux. » Le Toronto Star (journal bourgeois)


QUELQUES ACTIONS MAJEURES D’OCAP

1995
Marche sur Rosedale
OCAP organise une marche bruyante de quelques 4000 personnes de Regent
Park de Toronto – le plus vieux et un des plus pauvre projet de logement
de la ville – et fait une courte distance dans les quartiers les plus
riches avec quelques-unes unes des maisons les plus luxueuses du pays.
La marche est répétée en 1996.

1997
Occupation de 88-90 Carlton St
Reprise très publicisée d’un bâtiment  abandonné pour le logement. La
campagne intitulée « Use it or lose it » vise à forcer Toronto à
instituer un règlement obligeant les propriétaires non-occupants à
convertir les propriétés abandonnées en HLM.

1998

Mendicité de masse
 Lorsque le Chef de la police de Toronto, Dave Boothby appelle
publiquement Ottawa à ré-introduire les lois anti-vagabondage et la
législation anti-mendicité, OCAP organise une ‘mendicité de masse’ à
travers des boutiques et un centre commercial du centre-ville.

Senator Restaurant
Le proprio d’une attraction touristique : un restaurant/jazz ‘high
class’ s’allie avec son « Association  de revalorisation d’affaire » et
avec un conseiller municipal en appelant à la fermeture d’un local
voisin de l’armée du salut. OCAP répond avec des piquetages quotidiens
pour presque deux mois, forçant le propriétaire a changé d’idée sur la
fermeture.

1999

Safe Park
Pour protester contre la nouvelle campagne de Toronto ‘Targeted
Policing’ (le harcèlement et la criminalisation des gens vivant dans la
rue) et pour attirer l’attention sur le manque de places d’hébergement
et de logement accessible, OCAP occupe un parc, ‘Allans Garden’. De la
bouffe, du logement et des services communautaires sont accessibles à
tous-toutes alors que des milliers tiennent le parc pendant trois jours,
jusqu’à ce que la police exécute un raid matinal pour ‘nettoyer’ le
parc. Après le raid des activistes étudiants et des sans logement
lancent le ‘projet Allan Garden’ en dormant chaque vendredi dans le parc
jusqu’à ce jour.

Combat pour le logement
OCAP mène une caravane de sans logements aux bâtiments du parlement à
Ottawa pour demander que 1.2 milliards de dollars soient dépensés au
niveau national pour le logement public chaque année pour les cinq
prochaines années afin de loger les sans-logis. Plus de 1000 personnes
se battent avec la police anti-émeute. Le leader du parti conservateur
tente de s’adresser à la manif et il est battu à coup de pieds et de
poings par les manifestants. Il est évacué par la police.

2000
Marche du 15 juin sur Queens Park
Les manifestants d’OCAP  marchent sur la législature ontarienne à
Toronto et demandent à entrer pour s’adresser à l’assemblée concernant
la pauvreté, la rue et les droits des travailleurs. Se voyant refuser
l’entrée les 2000 sans logements, pauvres et travailleurs engagent une
bataille de rue d’une heure avec la police.

45 policiers et 8 chevaux de police sont blessés. Le dommage à la
propriété du gouvernement et à l’équipement policier est de 100 000 $.
40 manifestantEs sont arrêtés, incluant un organisateur clé d’OCAP. Le
chef de la police de Toronto commence à parler d’OCAP en terme de
‘terroristes intérieurs’. Harris premier ministre, dénonce la
manifestation lors d’un cocktail de soirée de la haute classe.

2001
Éviction du ministre ontarien des finances
OCAP évacue symboliquement le bureau du ministre provincial des finances
à Whitby, Ontario, jetant son équipement de bureau à la rue. Le raid sur
le bureau donne au ministre une petite dose de « l’extrême perturbation,
de l’intense souffrance et de l’extrême humiliation » que les locataires
ressentent lorsqu’ils sont évincés de leurs logements, leurs affaires
jetées à la rue.

Ouverture de frontière à Akwesasne
OCAP et des militants Mohawks ouvrent la frontière USA/Canada afin de
permettre aux manifestants anti-globalisations de passer vers la ville
de Québec pour dénoncer le Sommet des Amériques.

16 octobre 2001
Campagne de perturbation économique
OCAP envoie des organisateurs dans chaque ville et petite ville
d’Ontario pour appeler et former une large alliance de base – Le Front
Commun Ontarien – dans le but de lancer une campagne massive de
perturbation économique et chasser le gouvernement provincial.

Le but : créer un mouvement d’opposition, durable, de base, qui coûtera
tellement aux entreprises d’Ontario (et du Canada)  que cela créera une
crise politique faisant tomber le gouvernement.

De façon significative, OCAP a lancé sa campagne sur une base
anti-autoritaire. Contrairement au « journées d’actions » du mouvement
syndical ontarien (grèves générales tournantes d’un jour dans les villes
ontariennes au milieu des années 90) qui a été tué de l’intérieur par
les leaders syndicaux, de peur de perdre le contrôle. OCAP rejette toute
notion d’être le co-ordinateur central de cette campagne. Les syndicats
ou groupes locaux individuels et les groupes communautaires organisent
les actions qu’ils pensent  appropriés pour leurs communautés  et leurs
membres, tels des blocages d’autoroute et de chemin de fer et les
fermetures  des points clés aux frontières (des millions de dollars de
biens traversent les frontières d’Ontario chaque jour).

A Toronto le « Front Commun contre Harris » est mené selon les méthodes
anarchistes d’assemblées générales ouvertes et de démocratie directe.
La campagne d’automne commence avec une fermeture massive du district
financier de Toronto le 16 octobre 2001.

« Si les gens n’ont pas de place ou vivre, OCAP incite les gens à
pénétrer dans les bâtiments vides, ou érige une tente dans un parc de la
ville. S’ils n’aiment pas les politiques gouvernementales, ils mènent
des manifestations aux législatures ou les arguments sont souvent
traduits en roches lancées à la police et aux politiciens molestés par
les protestataires » Le Globe & Mail   (journal bourgeois)

OCAP en action !

-Actions au cas par cas sur des dossiers  – Notre pain quotidien chaque
jour et chaque semaine
-Actions de type grandes campagnes (15 juin, Flaherty, Safe Park,
Carlton, Ottawa Caravan etc.)
-Actions intermédiaires – exploratoires par nature – pas attachées à un
cas particulier et pas à une campagne. Elles sont considérées comme des
« actions sur sujets spécifiques » mais pas des points historiques
marquants. Des exemples sont les actions aux conseils municipaux, les
perturbations des soi-disant rencontres de liaisons entre police et
associatif, le piquetage de restaurants ou d’entreprises afin de cibler
tel politicien ou homme d’affaire. Ces actions sont nombreuses et
diverses.

OCAP et les droits des travailleurs

Bien qu’OCAP, par définition, soit une organisation des personnes
pauvres, notre travail va au-delà des plaidoyers et actions habituels
pour le stéréotype du pauvre, du chômeur ou du sans-logement. La logique
d’aujourd’hui est de répandre la pauvreté, particulièrement parmi la
population travailleuse de la planète.
(…)
Depuis que le gouvernement Harris est arrivé au pouvoir, il a
systématiquement dépouillé les travailleurs des droits durement acquis.
Ils ont supprimé la législation anti-briseurs de grèves, introduits le
workfare, changés la législation des relations de travail afin de rendre
difficile la syndicalisation sur le lieu de travail, et ils ont passé
d’innombrables lois signalant une nouvelle ère d’arrogance et d’attaques
patronales. Le slogan simplet du gouvernement le résume parfaitement : «
Ontario, Open for Business » (Ontario ouvert pour le Business).

OCAP a été en première ligne, dans la bataille pour les droits des
travailleurs-euses.
Non seulement les prestations sociales, les loyers et le logement
accessible sont des problèmes essentiels pour les gens, mais aussi sur
une base quotidienne, OCAP doit mener ses actions directes d’assistance
sur le lieu de travail.

Par exemple, un employé d’une station service a travaillé pendant deux
semaines lorsqu’il demande à son patron son premier chèque de paye. Le
boss dit qu’il n’a pas été vraiment engagé et que durant tout le temps
où il travaillait, il était en fait en « entraînement » et que par
conséquent il ne serait pas payé.

Le matin suivant, OCAP organisa une marche vers la station d’essence. La
période matinale très fréquentée est une « vache à lait » pour le profit
de cette station Shell situé proche d’une sortie d’autoroute. Nous avons
installé un piquetage impromptu à toutes les entrées de la station,
bloquant les consommateurs potentiels. Nous avons passé des tracts aux
conducteurs expliquant pourquoi nous piquetions et nous avons inclus les
emplacements d’autres stations dans les environs qui payent leurs
employés. Après une demi-heuree le gérant est sorti avec un chèque de
paye.

OCAP et l’immigration

Depuis 1996, des gens sont venu voir OCAP pour de l’aide avec leurs
problèmes d’immigration. Nous avons mené de l’assistance par action
directe avec plus de 50 familles faisant face à un système d’immigration
qui déporte les pauvres chaque jour sachant pertinemment qu’ils feront
face à l’absolue pauvreté, à la persécution et même la menace de mort
dès qu’ils sortiront de l’avion. Les familles venant voir OCAP font
généralement face à une déportation imminente.

Nous aidons les gens à remplir des demandes légales et è obtenir du
soutien public, mais plus important, nous menons des actions contre le
Département d’Immigration, le type d’actions qui fait de nous un tel
embarras, une telle perturbation (« such an embarrassing, disruptive
pain in the ass »), qu’il est plus facile pour l’état de donner à une
famille un statut d’immigrant que d’essayer de poursuivre la
déportation.

Que ce soit en occupant le bureau du ministre de l’immigration, ou en
perturbant le centre de déportation jusqu’à obtenir une rencontre avec
la direction, les assistances en immigration ont été extrêmement
efficaces et nous ont aidés à développer des relations cruciales avec
les différentes communautés immigrantes. OCAP a travaillé sur les
dossiers d’immigration avec des gens des Caraïbes, Russie, Georgie,
Nigeria, Somalie, Afghanistan, Ouganda, Iran, Iraq, Sierra Leone et
Djibouti.





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