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(fr) Québec: La Nuit, no1

From "Groupe anarchiste Emile-Henry (NEFAC)" <emile.henry@sympatico.ca>
Date Mon, 17 Sep 2001 16:37:07 -0400 (EDT)


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   A G E N C E  D E  P R E S S E  A - I N F O S
            http://www.ainfos.ca/
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La Nuit, bulletin communiste libertaire, no1
Une publication de l'Union locale de Québec (Nefac)
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Femmes 
sans peur

Le 21 septembre prochain en soirée, des femmes prendront d'assaut les rues de
Québec, sans body guard -sans hommes!- dans le cadre de la marche féministe "La
nuit, femmes sans peur".

L'appel nous est parvenu des Amères Noèlles qui, sur une base individuelle,
invitent toutes celles qui sont intéressées à se joindre à elles ce soir-là
pour marcher dans les rues de la ville en protestation à la violence faite aux
femmes, Le rassemblement se fera le 21 septembre (à l'équinoxe d'automne,
moment de l'égalité entre le jour et la nuit) à 21h00 à la bi-bliothèque
Gabrielle-Roy. Sachant bien que les hommes sont solidaires à la cause, ces
femmes les convient à offrir leur soutient technique (diffusion, affichage,
etc.). En effet, puisque l'objectif est de permettre aux femmes d'occuper la
rue, la nuit, sans peur face aux potentiels agresseurs, la non-mixité de la
marche apparaît essentielle à sa signification. On peut rejoindre les
organisatrices en contactant le 524-5225 ou en écrivant à femmes@oqp2001.org.

La première marche "La rue, la nuit, femmes sans peur" a été organisée en 1980,
à Toronto, en réaction à un viol. Depuis, cette marche a été reprise maintes
fois à Toronto, à Montréal, à Québec et ailleurs. Ce défilé de femmes dans les
rues d'une ville la nuit vise à attirer l'attention sur la réalité de la
violence faite aux femmes et à leur permettre de prendre un certain contrôle
sur l'espace public de leur milieu. L'atteinte à l'autonomie des femmes que
représentent les agresseurs potentiels est un aspect de l'oppression souvent
négligé, mais la lutte féministe ne se sera pas gagnée tant que chaque femme ne
pourra pas marcher seule et sans peur la nuit. 

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Le travail, c'est la santé !
"Avez-vous passé de belles vacances?"
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L'été, c'est le soleil, les vacances… 
                      (air bien connu) 
Mais ce n'est pas toujours à cause du beau temps si la sueur coule sur notre
front.

	Ce n'est plus un secret pour personne: nos conditions de travail se
détériorent davantage chaque jour. On voit même réapparaître certaines
pratiques datant du 19e siècle! Au Canada, 15% de la population travaille
maintenant plus de 10 heures par jour, tandis qu'en Ontario, le gouvernement de
Mike Harris vient de faire passer la semaine de travail de 40 à 50 heures en
claquant des doigts. Ici comme ailleurs, la reprise économique des dernières
années a d'abord et avant tout profité aux patrons et aux actionnaires. La
baisse du taux de chômage cache une explosion des emplois précaires payés au
salaire minimum, du travail sur appel aux jobines du secteur des services.
Lorsque l'économie va bien, les capitalistes s'en mettent plein les poches.
Mais quand la crise se montre le bout du nez, ce sont encore les travailleurs
qui écopent...

Une crise qui n'en finit plus
	En système capitaliste, une crise économique n'attend pas l'autre.
L'instabilité du capitalisme est telle qu'après quelques années de croissance
soutenue, c'est encore le chaos, la récession. Alors, de nouveau, on demande à
la population de se serrer la ceinture, d'être plus flexible, de se faire
discrète et conciliante. En un mot, de se soumettre aux conditions du patronat,
sinon... c'est la porte! D'ailleurs, les entreprises ne se gênent pas ces
temps-ci pour licencier des centaines de milliers de personnes partout à
travers le monde. Que voulez-vous, il faut bien rassurer les investisseurs qui
prennent des risques en jouant à la bourse comme on joue au casino! Pas une
semaine ne passe sans que de petites, de moyennes, mais surtout de très grosses
entreprises se débarrassent de leur bois mort. Qu'il s'agisse des vieux qu'on
fout à la poubelle dès qu'ils dépassent les 50 ans, des jeunes embauchés à
contrat ou de celles et ceux que les patrons ne jugent plus assez rentables
pour leur permettre de faire toujours plus de profits:  tout le monde est dans
le même bateau.

A qui la faute?
	Si certainEs travaillent à s'en rendre malades pendant que d'autres n'ont rien
pour vivre, ce n'est pas en raison d'un soi-disant conflit de générations entre
jeunes et baby-boomers, malgré ce que peuvent prétendre des groupes comme
"Force Jeunesse", le lobby des chambres de commerce et des jeunes cadres
dynamiques. C'est n'est pas non plus la faute des travailleurs-euses étrangerEs
ou des immigrantEs si un jour ou l'autre on se retrouve au chômage, comme
l'affirment certains politiciens racistes profitant de la misère pour attiser
la xénophobie. Le vrai problème, c'est que le système capitaliste repose sur un
principe simple et destructeur: tout s'achète et tout se vend, y compris notre
travail. Dans une société capitaliste, le travail est une source de richesses
si celui qui l'achète arrive à le payer le moins cher possible pour en tirer le
maximum de profits. Voilà d'où viennent les pressions continuelles des patrons
pour abaisser nos conditions de travail, à commencer par la pitance qu'on nous
verse comme salaire. Lorsqu'un capitaliste nous "donne" de l'emploi, il le fait
en vue de réaliser un profit, un point c'est tout. Si ses profits disparaissent
ou s'amenuisent, le patron n'hésite jamais à nous mettre à la porte. Aux yeux
des employeurs, rien ne doit entraver cette course effrénée, pas même la
souffrance qu'elle ne manque pas de causer. C'est ça, la lutte des classes. 

Défendre nos droits avant que les patrons ne s'en 
chargent
	Qu'on se le dise une fois pour toute: peu importe leur âge, leur sexe ou la
couleur de leur peau, les travailleurs et les travailleuses n'ont pas les mêmes
intérêts que la classe des patrons, petits et grands. Dans un système
capitaliste, la production de biens et de services n'est pas réalisée en vue de
répondre aux besoins réels de la population. Elle ne sert qu'à enrichir une
minorité d'individus au détriment de tous les autres. Voilà pourquoi on ne peut
rien attendre de ceux qui possèdent les moyens de production: leurs profits
sont en train de creuser nos tombes. Le problème, c'est qu'en oubliant nos
intérêts communs, nous nous divisons inutilement au lieu de faire front contre
ceux qui nous exploitent. Pour arrêter de subir les assauts du Capital, il n'y
a pas trente-six solutions: en se regroupant pour défendre nos droits les plus
fondamentaux, nous pouvons briser notre isolement. L'entraide et la solidarité
sont nos armes les plus précieuses. Encore faut-il s'en servir contre ceux qui
vivent à nos dépend. 

______________
Washington DC
Appel à l'action [directe!]
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"L'action directe est représentative de la bataille livrée à l'exploitation et
à l'oppression. Elle proclame, avec une netteté qu'elle porte en soi, le sens
et l'orientation de l'effort de la classe ouvrière dans l'assaut livré par
elle, et sans répit, au capitalisme. L'action directe est une notion d'une
telle clarté, d'une si évidente limpidité, qu'elle se définit et s'explique par
son propore énoncé. Elle signifie que la classe ouvrière, en réaction constante
contre le milieu actuel, n'attend rien des hommes, des puissances ou des forces
extérieures à elle, mais qu'elle crée ses propres conditions de lutte et puise
en soi ses moyens d'action."  -Emile Pouget

	La Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International contrôlent plus de
capital financier et disposent de plus d'influence sur l'économie mondiale que
toute autre institution. Ils restructurent les économies en fonction du
néocolonialisme, forçant l'exportation de la production des pays pauvres au
détriment des populations locales qui ne peuvent plus subvenir à leurs besoins
de base. Ils diminuent les salaires, multiplient les sweatshops et écrasent
toute volonté d'organisation des travailleuses et travailleurs. Ils imposent
des projets de développement qui saccagent la planète. Ils privatisent
l'éducation, les soins de santé et l'eau; réduisant leur accessibilité à tous,
particulièrement aux femmes du monde entier. Ils expulsent les gens de leurs
terres et interdisent la gestion collective de celles-ci. Tout ça, ils le font
au nom du néolibéralisme, un concept absurde et raciste qui nie une réalité
historique toujours actuelle : l'exploitation massive et déshumanisante des
gens de couleur, spécialement ceux vivant au "tiers-monde".
	Ces raisons - et combien d'autres? - font de la Banque Mondiale et du Fonds
Monétaire International les justes cibles de manifestations contre la marée
montante de la globalisation capitaliste. Mais la force du prolétariat ne
réside pas dans les manifestations. Elle est dans l'action directe.
	C'est au cœur d'un empire de multinationales que se dressent les forteresses
arrogantes et voraces de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire
international. Pour les garder, des milliers de robocops sont entraînés à la
guerre chimique. Dans ces gigantesques pawnshops, bien planqués, les plus
féroces requins capitalistes s'engraissent sans cesse de leurs différents
programmes économiques, ces "offres" qui ne se refusent pas.
	La gouverne globale capitaliste est un immense État policier érigé sur le
mensonge. Leur "démocratie" n'est qu'une farce pour nous distraire de la triste
réalité : nous vivons en dictature, sous le règne d'un empereur nu entouré de
généraux et de politiciens assoiffés de gloire et de pouvoir... Aucun n'est
réellement élu, n'a de compte à rendre, n'a été désiré, n'est utile. Si c'est à
ça que ressemble la démocratie, nous préférons passer à autre chose.
	Peut-on dire ses quatre vérités à un pouvoir qui naît du mensonge? Peut-on
faire appel à ce même pouvoir sans reconnaître la légitimité de son règne?
Peut-on condamner le recours à l'autodéfense quand ils défendent leurs propres
mensonges par la violence? Peut-on condamner le sabotage quand l'accumulation
de biens et de profits détruit tout? Nous ne voulons aucun siège au banquet
sanglant de ceux qui se nourrissent de la misère.
	Nos défilés et nos manifestations ne vont nulle part. Nous tournons en rond.
Nous courrons de sommet en sommet dans l'espoir d'être aperçus par les
puissants ou, du moins, remarqués par les médias à leurs bottes. On ignore nos
pancartes. On ridiculise nos marionnettes. On déchire, on souille nos bannières
rouges et noires. On étouffe nos voix, nos slogans et nos chansons sous les
gaz. On fait taire nos tambours et on met fin à nos danses sous les matraques
et les balles. On méprise nos appels à la justice. Et, malgré tout, nous
résistons!
	Mais le bruit des pas ne change pas le monde. Le spectacle des manifestations
est vite oublié. Une confrontation symbolique à coup de matelas ou de cocktails
molotovs reste une confrontation symbolique. Se nourrir de miettes ne satisfera
jamais notre appétit. Manifs, manifs, manifs... Pouvons-nous passer à autre
chose? Oui, à l'action directe.
	Nous appelons les révolutionnaires du monde entier à se joindre à la
Convergence des forces anticapitalistes contre le néolibéralisme et la
globalisation de l'oppression. Nous agirons sans intermédiaire:  il ne peut y
avoir de médiateurs dans la lutte de classe. Nous défierons l'autorité de
l'État : leurs lois sont nos chaînes. Nous violerons la propriété des
capitalistes: ils ne sauraient rien nous offrir qui ne nous appartienne déjà.
Nous passerons à l'action directe.

Pour l'anarchie et le communisme!

Fédération des communistes libertaires du nord-est (NEFAC) 
(endossé par une quinzaine de groupes nord-américains)

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Nouvelle revue 
libertaire
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Plus de six mois après la parution du premier numéro du Northeastern Anarchist
, le magasine anglophone de la NEFAC, nous sommes fierEs d'annoncer la sortie
imminente d'une revue en français. Au sommaire de ce premier numéro : "Vers une
nouvelle stratégie révolutionnaire", les racines de l'anarchisme au Québec, la
tradition communiste dans l'anarchisme et un dossier sur l'organisation. Le
deuxième numéro portera sur le patriarcat. Date de parution du premier numéro :
début octobre 2001.  Infos: 
nefacquebec@yahoo.com

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Fin de semaine de réflexion sur le patriarcat
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Les 20 et 21 octobre aura lieu une fin de semaine de réflexion sur le
patriarcat dans la région de Montréal. Les thèmes abordés pendant la fin de
semaine seront, entre autres, les diverses analyses théoriques et historiques
du patriarcat, les liens entre le patriarcat, le capitalisme et la  lutte de
classe, le sexisme et l'homophobie dans le mouvement anarchiste et dans la vie
de tous les jours ainsi que la répression de la diversité sexuelle. Toutes les
militantes (et tous les militants!) de bonne volonté sont invitées à participer
à cette fin de semaine! Info et inscription: nefacmtl@yahoo.fr

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Tu cherches Le Trouble?
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Au moment où vous lirez ces lignes, le numéro 7 du 'célèbre' journal anarchiste
montréalais sera disponible à Québec (Tabagie "la pipe", sur Saint-Jean). Au
menu, un retour sur le squat...

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Qui sommes nous?
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"La Nuit" est publié à Québec par les membres de la Fédération des
anarcho-communistes du Nord-Est (NEFAC). La NEFAC est une organisation de
révolutionnaires venant de différents mouvements de résistance et s'identifiant
à la tradition communiste dans l'anarchisme. Les activités de la fédération
sont organisées autour du développement théorique, de la propagande anarchiste
et de l'intervention dans la lutte de classes, que ce soit de façon autonome ou
par une implication directe dans les mouvements sociaux.

Bien que la NEFAC soit présente à Québec depuis plus d'un an (par l'entremise
du Groupe anarchiste Émile-Henry), nous avions besoin d'une structure plus
large pour regrouper l'ensemble des membres et sympathisantEs qui se sont
joints à la NEFAC au cours des derniers mois.  L'Union locale nous permet de
mieux intervenir sur des enjeux régionaux de manière coordonnée, notamment à
travers la production de ce bulletin mensuel et de diverses activités
publiques. Vous désirez entrer en contact avec la NEFAC à Québec?  Il vous
suffit de nous écrire à l'adresse suivante: 
nefacquebec@yahoo.com

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Pourquoi "La Nuit" ?
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Exercice de mémoire... De 1976 à 1983, un collectif d'anarchistes montréalais
désirant briser l'hégémonie du discours marxiste-léni-niste publie "La Nuit",
un journal de format tabloïd paraissant de façon régulière. Le nom fut choisit
en réaction au journal "Le Jour", très proche du Parti Québecois. 18 ans plus
tard, "La Nuit" est de retour, sans dieu ni maître!

_______________________________________________________________________________
Pour toute correspondance : Groupe anarchiste Émile-Henry, C.P. 55051, 138
St-Vallier Ouest, Québec (Qc), G1K 1J0. 
Abonnement: simplement nous envoyer autant d'enveloppes pré-affranchies que de
numéros désirés... Il n'est bien sûr pas interdit de joindre un don!

http://www3.sympatico.ca/emile.henry/nefac.htm

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