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{Info on A-Infos}
(fr) Black bloc 5/8 : À bas les réformistes
From
<leblackbloc@excite.fr>
Date
Fri, 23 Mar 2001 15:36:09 -0500 (EST)
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A - I N F O S N E W S S E R V I C E
http://www.ainfos.ca/
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Depuis que l'état existe, on nous en a toujours donné
une vision erronée pour qu'il se fasse accepter par la
population comme une nécessité. On nous dit que le
début de l'état est un contrat passé entre tous les
membres d'une société. Bizarre, on ne m'a pas demandé
mon avis, et vous? En y regardant de plus près, on se
rend vite compte que l'état existe uniquement dans le
but de garantir la propriété privée. Les grands
propriétaires avaient besoin de protection extérieure
pour avoir la certitude que leurs avoirs resteraient
bien les leurs. L'état est donc une institution par
laquelle la classe dominante fait valoir ses intérêts.
Le problème ici est que cette volonté d'une minorité
apparaisse comme celle d'une majorité et englobe
l'ensemble de la société. Les lois qui nous sont
imposées ne sont pas les nôtres; nous ne les avons pas
choisies.
L'argent que les riches possèdent provient directement
de l'accumulation de ceux et celles qui n'ont d'autres
choix que de travailler, et donc de se faire exploiter
pour subvenir à leurs besoins. La propriété est donc
la domination des besoins humains par l'exploitation
de ces mêmes personnes qui produisent la marchandise,
puisqu'elle est l'accumulation des efforts humains par
une minorité. Il faut donc dénoncer ces rapports de
production puisqu'ils enlèvent aux femmes et aux
hommes leurs droits légitimes. Les êtres humains se
font littéralement voler le pouvoir de leur libre
initiative, de leur originalité, de leurs intérêts et
de leurs désirs pour les choses qu'ils et elles font
dans leur travail. Et c'est " la relation politique de
pouvoir (qui) précède et fonde la relation économique
d'exploitation. Avant d'être économique, l'aliénation
est politique, le pouvoir est avant le travail,
l'économique est une dérive du politique, l'émergence
de l'état détermine l'apparition des classes."
(Pierre Clastres, La société contre l'État)
Le système électoral des états actuels est de type
représentatif. Mais comment une autre personne que
moi-même peut-elle me représenter, je vous le demande.
Nous avons touTEs des intérêts différents et la
personne pour qui l'on vote, peu importe son parti, ne
veut que se faire réélire pour satisfaire sa soif de
pouvoir et ses intérêts personnels. Les partis
représentent les classes économiquement dominantes et
tentent de nous faire croire qu'ils représentent
l'ensemble de la population, comme si les riches et
les pauvres avaient les mêmes priorités. Le bipartisme
est aussi une plaie qui ne fait qu'accentuer ce
non-choix que nous avons, on peut donc bien voir que
le pouvoir nous est imposé et que nous avons aucune
alternative, sauf faire la révolution. Cette fausse
démocratie n'est que passive, la preuve en est que le
temps qui nous est alloué pour participer à la vie
politique n'est que d'un vote par 4 ans. Par cela,
l'état exclut la population des décisions et maintient
son pouvoir. En effet, comme notre système est pourri,
la demande de participation ne vient pas du peuple
mais bien des dirigeants et uniquement pour légitimer
le pouvoir en place. Le citoyen, la citoyenne n'est
qu'une marionnette à qui on fait croire que son vote a
de l'importance.
Ce n'est pas pour rien que des groupes de pression
existent, ils ne peuvent changer la politique de
l'intérieur alors que de l'extérieur les choses
deviennent possibles. Les groupes d'intérêt, comme les
multinationales et les investisseurs étrangers, se
font supplier par notre bel état pour qu'ils
investissent et ouvrent des usines au pays. Ce dernier
ne se gênera pas pour couper dans l'éducation et la
santé pour donner de plus grandes subventions au
milieu privé, qui atteint déjà des profits records. De
plus, au niveau international on remarque déjà cette
forte tendance qui se traduit par une perte de pouvoir
de l'état. Celui-ci n'est plus apte à rivaliser avec
la mondialisation du capitalisme, il n'a de choix que
de l'accepter, et ce, même si sa population s'y
oppose. L'état ne prend en compte que les intérêts
économiques internationaux, il pourra ensuite se
vanter que l'économie va bien, et ce, même si la
pauvreté croît à un rythme alarmant.
Plusieurs autres décisions de ce cher gouvernement
sont contradictoires avec le bien-être de "ses"
citoyenNEs (il cherche simplement à nous faire ignorer
les enjeux sociaux par la ruse), que se soit en
acceptant de mettre des OGM (organismes génétiquement
modifiés) sur le marché pour faire de nous des cobayes
ou en subventionnant massivement l'industrie porcine
en ne prenant aucunement en considération que leurs
eaux usées se retrouvent dans nos robinets à moitié
traitées. Comment se fait-il dans une démocratie où
touTEs, en théorie, peuvent décider que la misère
règne et que le gouvernement va à l'encontre du
peuple? Simplement parce qu'on nous l'impose… Il n'en
tient qu'à nous de changer les choses. De plus, le
gouvernement fait souvent du travail inutile pour
satisfaire la population, alors qu'il y a un nombre
incalculable de problèmes beaucoup plus important à
régler. La récente réforme en éducation au primaire en
est un exemple. Cette réforme n'a pas été voulue par
la population qui n'avait d'ailleurs rien à redire sur
les méthodes d'enseignements de l'ancien système
d'éducation primaire. Elle donne donc l'impression à
la population que le bon gouvernement travaille pour
elle et dans son intérêt, alors qu'il ne cherche qu'à
satisfaire la population sur un point sans importance
pour obtenir son indulgence sur des choses beaucoup
plus grave.
L'état est la domination de la conduite humaine. En
effet, il enclave l'esprit humain en lui dictant sa
conduite par des lois. C'est toujours une partie de la
population qui fait les lois et une autre qui doit
obéir : nous. Mais peu importe le gouvernement ou le
parti qui est au pouvoir, ce dernier réclamera une
subordination complète de l'individu, et si ce dernier
lui refuse, l'état se servira de moyens tyranniques et
oppressifs pour que l'individu égaré puisse rejoindre
le troupeau. L'état est fondamentalement injuste
puisqu'il juge des offenses mineures, mais se
maintient au pouvoir par la destruction et
l'annihilation de la liberté humaine, crime beaucoup
plus grave. On nous dit que l'état maintient la paix,
l'harmonie et l'ordre social, mais il ne peut
atteindre ce résultat qu'en faisant régner la terreur
et la soumission en accordant des privilèges aux
garants de l'ordre, comme la police et l'armée.
L'ordre social devrait se faire par solidarité
d'intérêts et libre association et non par
l'oppression des idées et des gens.
L'état, même s'il est composé de gens " élus ", est
aussi formé de fonctionnaires. Il faut comprendre que
ces fonctionnaires n'existent pas par nécessité mais
bien par résultat de l'absence de démocratie dans
notre système. Ces gens qui travaillent habituellement
aux mêmes postes toute leur vie, connaissent beaucoup
mieux la machine que les élus qui peuvent changer au 4
ans. Ces bureaucrates s'approprient donc le pouvoir
en ne songeant qu'à leurs intérêts personnels.
Mais le pire est de voir à quel point les gens sont
habitués d'être soumis à l'autorité. La domination de
l'homme par l'homme est récente et n'est pas naturelle
chez les êtres humains; elle ne va pas de soi. En
voulant s'émanciper de la nature, nous l'avons
transformé pour la dominer, c'est cette même mentalité
qui refait surface avec la domination d'un être sur un
autre. Les gens sont devenus ennemis l'un de l'autre à
cause de la compétition et de la recherche du pouvoir;
c'est cette mentalité qui appui les régimes
totalitaires. La paranoïa tente de s'imposer à nous,
refusons cette irrationalité futile. Nous n'avons pas
besoin d'un ordre supérieur pour nous imposer une paix
qui ne repose en fait que sur la peur de l'autre et
sur la satisfaction de croire que les " méchants "
citoyens ne font rien de mal par peur d'aller en
prison. Il suffit de changer de lieux et/ou d'époques
pour réaliser que l'humanité est tout autre. Chez les
Inuits et chez les aborigènes australiens par exemple,
les individus sont solidaires entre eux et à leur
communauté. Leurs vies sont adaptées à leurs besoins
(et non à leur sur-besoins ou besoins inventés comme
dans notre société de surconsommation actuelle)
puisqu'ils exercent le minimum de domination
nécessaire sur leur milieu. Il n'y a donc ni division
du travail, ni hiérarchisation. Dans les sociétés où
la propriété privée et la division du travaille
existe, l'être humain sera toujours plus tenté de
rabaisser les autres pour monter en grade, mais on n'a
qu'à regarder Montréal dans les années 70 pour
s'apercevoir qu'un large mouvement collectif et
solidaire existait.
Au Canada un parti politique élu n'a que 2% de marge
de décision, c'est-à-dire qu'une infime partie des
lois peuvent être changées, le reste étant statique
notamment à cause de la constitution, alors oubliez
d'aller voter et vous verrez bien que rien ne changera
et ce peu importe le parti au pouvoir. De plus, on
sait déjà qu'un vote sur 6 millions ne change rien,
mais pour le prouver de manière encore plus claire,
prenons l'exemple des suffragettes, ces femmes qui
luttèrent pour l'obtention du suffrage universel alors
que dans ce temps seul les hommes pouvaient voter. En
1918, les femmes canadiennes obtinrent le droit de
vote au fédéral, elles étaient convaincues que la
politique entière changerait à ce moment. Cependant,
dans les faits tout les partis politiques et leurs
idéologies bourgeoises et patriarcales sont restés les
mêmes, et ce même si 50% de la population venait
s'ajouter au scrutin! Il faut être conscient que
l'idéologie qui est présente dans nos sociétés vient
d'en haut et qu'elle est récurrente pour que nous
l'assimilions mieux. La publicité et les médias en
général font bien ce travail. De ce fait, donner le
droit de vote à touTEs lorsque l'on endoctrine le
peuple passe plus facilement.
Voter ne change rien et tenter de réformer l'état est
une erreur puisque ce monstre administratif est trop
rouillé pour se faire réparer. La révolution reste la
seule solution. En effet, les réformes n'existent que
pour mieux protéger et conserver l'état. Le meilleur
exemple pour illustrer ce fait est la monarchie
britannique qui par voie de réforme est devenue une
monarchie constitutionnelle pour ne pas totalement
perdre son pouvoir. Les réformes ne sont en fait
qu'une soupape de pression qui sert à maintenir le
peuple dans un état de satisfaction relative. Je
m'explique, si le peuple réalise trop son
insatisfaction à l'égard du pouvoir dominant, il
voudra le rejeter, mais si l'état s'adapte (toujours
partiellement) à ses nouvelles demandes, il pourra
continuer d'exercer sa tyrannie. Le peuple est donc
voué à être éternellement insatisfait de l'ordre
régnant s'il ne prend pas les armes pour le renverser.
* Ici état est écrit en minuscule puisque nous n'avons
aucun respect pour cette pseudo-institution.
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