A - I n f o s
a multi-lingual news service by, for, and about anarchists

News in all languages
Last 30 posts (Homepage) Last two weeks' posts

The last 100 posts, according to language
Castellano_ Català_ Deutsch_ English_ Français_ Italiano_ Português_ Russkyi_ Suomi_ Svenska_ Türkçe_ All_other_languages
{Info on A-Infos}

(fr) Sommet des Amériques : tract de la NEFAC

From "Groupe anarchiste Émile-Henry" <emile.henry@sympatico.ca>
Date Fri, 20 Apr 2001 08:07:17 -0400 (EDT)


 ________________________________________________
      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
            http://www.ainfos.ca/
 ________________________________________________

[Québec, 19 avril 2001 - Dans le contexte de la
mobilisation contre le Sommet des Amériques, la
Fédération des anarcho-communistes du Nord Est a
décidé de frappé un grand coup propagandiste. Voici
les textes en français d'un tabloïd bilingue de 4
pages que nous avons commencer à distribuer
aujourd'hui à 10 000 exemplaires.]

On ne les voit jamais que lorsqu'on a peur d'eux
LES ANARCHISTES

Il paraît que c'est à cause de nous qu'on va mettre
une clôture au milieu de la ville et 6500 flics
autour. Nous sommes des anarchistes de Québec. Vous
comprendrez que, dans ce contexte, on aurait deux ou
trois choses à vous dire.

Même si nous n'avons pas collectivement déterminé de
ligne tactique particulière pour le Sommet (et oui,
tous les anars ne rêvent pas que de Black Bloc),
depuis quelques mois, on n'a de cesse, dans les
journaux et à la télévision, de vous mettre en garde
contre nous. Certains, ne sachant pas qui nous étions
--on cache bien notre jeu-- et s'imaginant sans doute
qu'un anarchiste, ça a nécessairement l'écume aux
lèvres et le regard fou, nous ont mis en garde contre
nous-mêmes...


Sur la lutte contre le Sommet et la ZLÉA

Pour nous, la lutte contre la mondialisation est
indissociable de la lutte contre le système économique
qui la soutient : le capitalisme. Nous sommes
radicalement contre le capitalisme et c'est parce que
la mondialisation aggrave la situation que nous nous y
opposons. Pour nous, les entreprises capitalistes sont
des tyrannies privées, des dictatures, dans lesquelles
les salariéEs n'ont que les droits arrachés de haute
lutte. Le capitalisme crée une richesse inouïe et il
fait rouler l'économie, c'est vrai, mais c'est au prix
d'une concentration tout aussi inouïe de la dite
richesse et d'une exploitation maximale des ressources
naturelles et des salariéEs. Comme en plus le
capitalisme n'a pas éliminé la misère -au contraire,
il l'entretient- et nous mène à notre perte à cause de
la recherche de profit qui se fait au détriment de
toute autre considération (y compris écologique), nous
ne voyons aucune raison de soutenir ce système.

D'autre part, nous ne croyons pas que les États soient
victimes de la mondialisation. En fait, ce sont eux
qui en balisent la voie. La preuve, la ZLÉA n'est pas
qu'un coup de force des entreprises et des lobbys
patronaux, mais bien un projet qui mûrit dans les
officines des ministères des affaires étrangères des
34 pays membres de l'Organisation des États Américains
(OEA, l'organisation cachée derrière le Sommet des
Amériques). Nous allons plus loin et nous disons que
l'État, qui repose sur l'autorité et le pouvoir des
élites, ne fait pas partie de la solution mais du
problème. Il n'y a aucune raison de soutenir un
système de gouvernement qui va systématiquement à
l'encontre des intérêts de la majorité de la
population et qui, de plus, se réserve le droit
d'imposer les décisions des riches et des puissants à
tous et toutes. L'État est un monstre froid. Si la
démocratie a encore un sens, elle ne peut se
construire qu'à l'extérieur de l'État et contre lui.

Nous sommes pour une lutte radicale (qui va à la
racine des problèmes) et sans concession. Nous
refusons les règles du jeu et, donc, refusons de nous
enfermer dans les limites du " possible " et des
réformettes sans conséquence. Nous ne sommes pas
contre toutes les réformes à priori, certaines sont
effectivement bénéfiques et peuvent aller contre la
logique du système, mais nous sommes contre le
réformisme. Nous sommes révolutionnaires, si en chemin
nous réussissons à arracher des concessions
importantes au pouvoir, tant mieux, mais vous ne nous
verrez jamais quêter des miettes. Notre alternative
est le socialisme libertaire, c'est-à-dire une
économie reposant sur l'autogestion, la satisfaction
des besoins des gens et la démocratie directe. Face au
Sommet des Amériques et à la ZLÉA, nous adoptons donc
une attitude d'opposition catégorique et de
confrontation.

Unissons-nous dans un seul contingent libertaire le 21
avril

Sommes nous violentEs? Non. En général, nous ne sommes
pas violentEs et tabasser les gens dans les manifs ne
fait pas partie de nos pratiques. Si nous ne comptons
attaquer personne dans la rue, ni mettre Québec à feu
et à sang, par contre, nous nous réservons le droit
absolu à l'autodéfense et nous refusons la passivité.
Nous croyons que c'est raisonnable. Si nous sommes
attaqués physiquement, nous répondrons. Les vrais "
violents " ce sont ceux et celles qui se préparent au
Sommet en accumulant gaz lacrymos, balles de
caoutchouc et poivre de cayenne. Ceux et celles qui
votent sans sourciller des lois et des mesures qui
mettront dans la rue des centaines de milliers de
pauvres, ceux qui signent des ententes qui menacent
les soins de santé de millions de personnes, ceux qui
permettent aux compagnies pharmaceutiques de faire des
milliards avec la maladie en causant la mort de
millions de personnes, ceux qui brevêtent le vivant
créant ainsi la dépendance et la famine. En un mot
comme en cent, ceux qui mettent leurs profits avant
nos  vies. C'est d'eux et d'elles qu'il faudrait avoir
peur, pas des anarchistes.

Si ces quelques idées vous rejoignent, nous vous
invitons à marcher avec nous samedi sous les bannières
noires et rouges et noires. Lors de la journée du 21
avril, l'idée pour nous n'est pas de diviser le
mouvement ni de le provoquer, mais bien que toutes les
tendances libertaires se déploient et se rendent le
plus visible possible. Non pas visibles pour le
concentré de médias bourgeois indigeste qui détournera
toujours à son avantage ce qui attaque les fondements
du système capitaliste, mais directement visibles pour
les gens, avec nous, dans la rue. Par contre, notre
discours ne saurait souffrir aucun compromis et il
n'est pas question que les forces réformistes puissent
récupérer notre mobilisation d'aucune façon. Nous
espérons donc un large et bruyant contingent
anarchiste à l'image de la diversité de notre
mouvement. 

Rendez-vous à 12h
Sur les Plaines, proche des contingents CLAC et CASA

Le capitalisme est une prison
Brisons les murs !

Groupe anarchiste Émile-Henry
Avril 2001

=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=

Déclaration internationale des communistes
libertaires, Québec 2001
CONTRE LA GLOBALISATION CAPITALISTE ! 
POUR LA LIBERTÉ, L'AUTOGESTION ET LE SOCIALISME ! 

À Québec, en avril 2001, 34 chefs d'États de toutes
les Amériques - à l'exclusion de Cuba - se réuniront
pour un troisième Sommet des Amériques. L'enjeu des
négociations de ce Sommet comporte, entre autres, la
création d'une Zone de Libre-Échange des Amériques
(ZLEA) pour 2005. Cet accord de libre-échange est, en
fait, une extension des accords déjà adoptés en
Amérique du Nord (ALE et ALENA) désormais étendus de
l'extrême Nord du Canada à la Terre de Feu. L'ALENA a
déjà meurtri très profondément le Mexique, sans
compter les blessures qu'il a également infligées aux
prolétaires, aux étudiantEs, aux paysanNES, aux
sans-emploi et aux retraitéEs du Canada et des
États-Unis. Ainsi, nous pouvons déjà voir concrètement
quels seront plusieurs des effets désastreux de ce
fléau que sera la ZLEA sur les populations des
Amériques.

Les accords de libre-échange sont la pièce maîtresse
de la globalisation et aggravent une situation déjà
intolérable. En effet, ils permettent la
dérèglementation et la libéralisation des marchés,
c'est-à-dire qu'ils éliminent les " entraves au
commerce " que sont, par exemple, la protection de
l'environnement et les droits des travailleurs. De
plus, ces accords contribuent à la privatisation et la
marchandisation de toutes choses, même des services
essentiels comme la santé ou l'éducation. Évidemment,
ce phénomène de globalisation ne tient pas compte des
intérêts de l'immense majorité des êtres humains, il
ne vise qu'à l'enrichissement de cette poignée de
nouveaux " maîtres du monde ", financiers et grands
capitalistes. C'est la globalisation de l'exploitation
et du pillage autant économique qu'écologique ! C'est
la globalisation du chômage, de la précarité, de la
misère et de l'injustice !

Et l'on veut nous faire croire que tout cela est
inévitable ! Eh bien, nous refusons la fatalité de la
logique capitaliste. À Seattle, à Prague, à Nice, nous
l'avons refusée. À Québec, en avril 2001, nous la
refuserons encore.

Nous luttons pour une société sans frontière,
égalitaire, sans classe, sans sexisme, sans racisme;
une société autogérée, où chacunE contribue selon ses
moyens et reçoit selon ses besoins. Cette société sera
libertaire, solidaire, sans État et s'appuiera sur la
démocratie directe. La liberté, la justice et la
dignité sont possibles !
 
Résister et s'affirmer, s'organiser et construire une
alternative contre le capitalisme à tous les jours.

POUR UNE SOCIÉTÉ COMMUNISTE LIBERTAIRE !

Signataires; 

Northeastern Federation of Anarcho-Communists /
Fédération des Anarcho-Communistes du Nord-Est (United
States, Canada); Al Badil al chooii al Taharouri
(Liban); Alternative Libertaire (France);
Ceskoslovenska Anarchisticka Federace (République
Tchèque, Slovaquie); Workers Solidarity Movement
(Irlande); Congreso de Unificación Anarco-Comunista
(Chili); Fédération anarchiste francophone (France,
Belgique); Federacja Anarchistyczna Bialystok
(Pologne); Priamej Akcie - Anarchokomunistickej
Organizácie Práce (Slovaquie); Bikisha Media
Collective & Zabalaza Books (Afrique du Sud);
Solidarita Organization of Revolutionary Anarchists
(République Tchèque); Federazione dei Comunisti
Anarchichi (Italie); Organisation Communiste
Libertaire (France); Autonomist Action (Russia);
Federation of Social Anarchists - IWA (Czech
Republic); Siberian Confederation of Labor (Russie);
Organizacion Socialista Libertaria (Argentine); Rézo
Maloka (France); Anarchist Federation (Grande
Bretagne)

=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=

LES RÉFORMES, KOSSÉ ÇA DONNE?

Quand on parle de groupes et de militantEs
réformistes, on parle d'un courant politique qui
cherche à opérer des changements à l'intérieur des
structures de l'ordre établi, par opposition aux
groupes et militantEs à orientation révolutionnaire
qui prônent ni plus ni moins que d'anéantir ces
structures pour bâtir une société égalitaire sur les
ruines du vieux monde écrapoutit.

L'avènement du phénomène " globalitaire " a comme
conséquence politique directe de rendre l'un des
organes chéris des réformistes, le parlement,
complètement soumis aux milles et un caprices du
capital multinational. Mais, depuis Seattle, ceux-ci
et celles-ci cherchent à reprendre les devants. En
janvier dernier, des réformistes du monde entier se
sont réuniEs à Porto Alegre, au Brésil, pour un "
Forum social ", dont l'objectif est la création d'une
nouvelle Internationale réformiste. À Québec, le "
Sommet des peuples " s'inscrit dans la même veine.

Tant que le peuple s'en câlice de la globalisation,
les gouvernements se câlicent des réformistes. Mais,
une fois que la rue se remet à s'agiter et à déborder,
les gouvernements les rappellent à la rescousse. En
effet, qui de mieux placé qu'un bureaucrate syndical
prétendant s'exprimer au nom des travailleurs et
travailleuses pour désamorcer la bombe sociale qui
menace de leur péter dans face? Sûrement pas ce yuppie
frais-chié de Pettigrew!   

Mais que veulent les réformistes (à part des jobs
subventionnées)? Bien que certainEs d'entre eux et
elles s'opposent catégoriquement à la globalisation,
le courant majoritaire du réfomisme limite ses
ambitions à vouloir lui donner une façade humaine.
Concrètement, les réformistes militent pour que des "
clauses sociales " soient inclues à l'intérieur des
accords libre-échangistes.

Ça changerait quoi, à part de déplacer le terrain de
la lutte de la rue jusqu'aux cabinets d'avocatEs? De
nos jours, tout miser sur le légalisme revient à
sacrifier sa dernière chemise (si t'es pas déjà en
bedaine...). Ça nous avancera à quoi d'avoir un
article sur les droits des exploitéEs dans la ZLÉA
quand on voit Ottawa se torcher avec SA Charte
canadienne des droits et libertés pour discuter de
démocratie " en toute sécurité " avec 34 canailles des
Amériques???

Au fond, ce que cherchent avant tout les leaders
réformistes c'est de pouvoir représenter la " société
civile " aux côtés des big boss. La joke, c'est que
personne semble capable de dire c'est qui au juste qui
en fait parti de leur " société civile ": ça inclus-tu
les businessmen? les émeutierEs?? pis les flics en
civil, y en font tu parti de leur " société civile
"??? 

Parler de " société civile " pour éviter de parler de
classes sociales, c'est comme monologuer sur la
mondialisation pour ne pas prononcer le mot
CAPITALISME. Au-delà des fleurs du tapis, nous vivons
toujours dans une société où l'écrasante majorité des
gens sont dépossédés de tout véritable pouvoir sur
leurs destinées au détriment d'une minorité de
privilégiéEs accapareurSEs. 

Alors que des millions de nos frères et de nos sœurs
continuent d'investir leurs espoirs dans les promesses
sans lendemain du réformisme, il est vital de
réaffirmer clairement que la seule façon de mettre fin
à cette absurdité c'est de construire le camp du
prolétariat, la seule force sociale capable de faire
dérailler définitivement ce train fou qui nous dirige
tout droit dans un abîme sans fond.

Finalement, pour répondre à la question-quiz qui sert
de titre à ce texte:

COMME LE CHLOROFORME, LES RÉFORMES NOUS ENDORMENT!

=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=

UNE PSYCHOSE CALCULÉE

Accuser les flics et le gouvernement d'avoir perdu les
pédales avec leurs mesures de sécurité, c'est déjà
leur fournir un alibi de trop: la folie. Or, les hauts
gradés de notre État policier démocratique savent
parfaitement bien ce qu'ils sont en train de faire.
Ils travaillent là-dessus depuis un an et demi. Ils
sont allés voir ailleurs, à Seattle, Prague, Nice,
etc., pour comparer.      

Être cinglé, c'est perdre le contrôle. Or, c'est
justement ce qui n'est PAS en train de se passer.
L'opération ultrasécuritaire du Sommet des Amériques
est surplanifiée, rien n'est laissé au hasard. 

Par ses dimensions, les mesures de sécurité dépassent
largement l'événement auquel elles sont destinées.
Québec 2001 est en quelque sorte un laboratoire de la
répression antimondialisation, ne serait-ce qu'à cause
que le périmètre de sécurité s'est installé à
l'intérieur d'une zone résidentielle, du jamais vu à
l'échelle planétaire.

Dans le cadre de cette expérimentation,
l'État-policier démocratique peut mesurer quel est le
niveau de tolérance de la population québécoise par
rapport à un déploiement aussi draconien de force
répressive. Ils veulent savoir jusqu'où ils peuvent
aller. 

Plusieurs autres aspects de l'opération
ultrasécuritaire seront encore utiles à l'appareil de
répression une fois le Sommet terminé. Les formations
en contrôle de foule que reçoivent des centaines de
flics, leur apprentissage de comment coordonner autant
de corps policiers différents sur le théâtre des
opérations, leur rééquipement en technologies
répressives, etc.

Sans oublier que toute leur collecte massive de
renseignements sur les groupes et individus impliqués
dans la mobilisation, des plus modérés jusqu'aux plus
radicaux, leur permettra de faire une mise à jour de
leurs fichiers politiques qui pourra leur être fort
utile dans les années à venir...

Plusieurs activistes ont déploré que la médiatisation
des mesures policières se fait au détriment des enjeux
entourant la ZLÉA. Pourtant, l'accroissement de la
force de frappe répressive, que l'on peut observer
tant dans la rue au jour le jour que lors d'événements
comme le Sommet, est pleinement partie prenante du
phénomène de la globalisation. Comment pourraient-ils
privatiser un continent au complet sans pouvoir
compter sur une armée de flics?

Vouloir l'ignorer serait une grave erreur, car ce
n'est qu'une fois confronté à la répression que se
mesure la force véritable d'un mouvement. Et c'est
l'attitude de ce mouvement face à la répression qui
sera déterminante pour l'avenir de la lutte.

Contre la surenchère répressive, notre arme la plus
puissante, c'est la solidarité! 

=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=X=

Qui sommes-nous

La Fédération des anarcho-communistes du Nord-Est
(NEFAC) est une organisation de révolutionnaires
venant de différents mouvements de résistance et
s'identifiant à la tradition communiste dans
l'anarchisme. Les activités de la fédération sont
organisées autour du développement théorique, de la
propagande anarchiste et de l'intervention dans les
luttes de notre classe, que ce soit de façon autonome
ou par une implication directe dans les mouvements
sociaux.

Comme communistes libertaires, nous luttons pour une
société sans classe et non-hiérarchique. Nous
envisageons une fédération internationale de
communautés et de lieux de travail radicalement
démocratiques et autogérés. Pour atteindre cette
société, notre classe abolira le salariat et
socialisera toutes les industries, les moyens de
production et de distribution. Nous rejetons la
division du travail qui condamne un individu à une vie
d'activités restreintes pour les seules fins de
l'économie de marchandise. L'abolition des marchés et
de la valeur d'échange permettra la satisfaction des
besoins humains en adhérant au principe communiste:
"de chacun selon ses moyens, à chacun selon ses
besoins".

Plus de détails sur www.nefac.org

Pour tout contact :

Au Québec :
Groupe Anarchiste Emile-Henry
C.P. 55051, 138 St. Valliers O. 
Quebec (QC)
GIK IJO 
emile.henry@sympatico.ca
www3.sympatico.ca/emile.henry/nefac.htm

Aux Etats-Unis :
Roundhouse Collective
c/o Black Planet Books
1621 Fleet St. 
Baltimore, MD
21231
(410) 563-2008 
roundhouse@mobtown.org


=====
| Groupe Anarchiste Émile-Henry (à Québec)  :  |
| http://www3.sympatico.ca/emile.henry/eh.htm  |
| Membre de la NEFAC - http://www.nefac.org    |
|----------------------------------------------|
| --> A-INFOS, l'agence de presse anarchiste : |
| http://www.ainfos.ca           (multilingue) |
| http://www.ainfos.ca/fr           (français) |


                       ********
               The A-Infos News Service
      News about and of interest to anarchists
                       ********
               COMMANDS: lists@ainfos.ca
               REPLIES: a-infos-d@ainfos.ca
               HELP: a-infos-org@ainfos.ca
               WWW: http://www.ainfos.ca
               INFO: http://www.ainfos.ca/org

 To receive a-infos in one language only mail lists@ainfos.ca the message
                unsubscribe a-infos
                subscribe a-infos-X
 where X = en, ca, de, fr, etc. (i.e. the language code)



A-Infos
News