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(fr) Une action femme se termine dans la brutalité policière à Montréal

From Jaggi Singh <jaggi@tao.ca>
Date Thu, 9 Mar 2000 05:33:51 -0500


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      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
            http://www.ainfos.ca/
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-> Une action femme se termine dans la brutalité
policière à Montréal

-> Un manifestant est sévèrement battu, laissant une
flaque de sang sur le trottoir

-> L'intérieur d'une église catholique est "re-décoré"
avec des graffitis, des condoms, des serviettes
sanitaires et des soutiens-gorge

-> Mise à jour: Un critique de la police est arrêté
quelques heures plus tard par 10 flics

Montréal, 7 mars 2000, 18 h 10 – Une action femme à la
veille de la journée internationale de femme s'est
terminée brutalement par l'intervention de policiers
casqués du SPCUM (police de mtl), armés de matraques
qui ont coursé et battus des manifestantEs. Au moment
d'écrire ces lignes (à peine deux heures après la
manif), au moins 3 femmes et 2 hommes sont détenuEs
par la police. Un des hommes a été sévèrement battu
par au moins 4 flics et on croit qu'il est à
l'hôpital. D'autres manifestantEs ont été soumit à des
points de pression au cou et aux mains, en plus de
coups de matraques. Une des femmes arrêtéEs, qui
opérait une caméra vidéo, fut isolée par les flics et
arrêtée.

L'action femme en tant que telle a eu lieu au quartier
général de l'Archidiocèse de Montréal, en face de
l'hôtel Queen Elizabeth dans le centre-ville de
Montréal. Après avoir quitté l'église, les
manifestantEs, qui étaient entre 50 et 75, ont pris la
rue University. Des voitures et des fourgonnettes de
la police, remplis d'officiers casqués, ont commencé à
encercler les manifestantEs. Sans avertissements, les
officiers sont sortis des véhicules et ont commencer à
courser les manifestantEs en donnant des coups de
matraques à l'aveuglette. Les véhicules policiers ont
également poursuivi les manifestantEs a haute vitesse.

Les manifestantEs se sont diviséEs en deux groupes, la
majorité courant le long de la rue Cathcart, coupant
par des hall d'entré et s'engouffrant à la course dans
un centre d'achat. Au coin de Cathcart et McGill
College, la police a rattrapée certaines personnes
qu'elle considérait être des manifestantEs. En tout,
cinq personnes eurent droit à des tordages de bras,
ont été menottées et éventuellement amenées. Il n'est
pas encore clair si d'autres manifestantEs ont été
arrêtéEs ou battu ailleurs.

Un homme en particulier, qui avait essayé de pousser
un agent pour dégager un autre manifestant, a subit le
gros de l'attaque policière. Il fut projeté au sol par
4 policiers casqués, c'est fait tordre le cou et les
bras et fut frappé de plusieurs coups de matraques.
L'auteur de ces lignes a vu l'homme recevoir au moins
5 coups de matraques en rafale sur la tête, alors
qu'il était au sol, les mains derrière le dos. La
lutte a continué pendant au moins quelques minutes
avant que le manifestant, un jeune homme au début de
la vingtaine, fut placé dans une ambulance. Il avait
une grande tâche de sang sur le front, et on a du le
soutenir pour le faire monter dans l'ambulance. Des
passants se rappellent avoir entendu l'ambulancier
crier aux policiers d'arrêter de le frapper ("Ça
suffit. Ça suffit").

Le matraquage a laisser une grande flaque de sang
foncée sur le trottoir qui, avec la présence
policière, a attirer une foule de passantEs sur ce qui
est normalement une rue achalandée du centre-ville, en
face du restaurant Le Commensal, et proche du Planet
Hollywood. De nombreux passant ont demandé à connaître
la raison de l'arrestation mais les policiers ont fait
les imbéciles, ce qui n'est pas surprenant. D'autre
dans la foule émotive et crinquée –à ce point elle
n'était plus composée que de non-manifestantEs ou
presque- ont rappelé les noms de Jean-Pierre Lizotte
et Richard Barnabé, des hommes qui furent battu à mort
ces dernières années par la Police de Montréal (des
cas qui avait été camouflé dans un premier temps).

La police a quitté la scène de façon très rapidement,
ne laissant que la flaque de sang et les lunettes
cassées de l'homme comme seule preuve de leur passage.

L'après-midi avait commencé sur une note festive quand
les manifestantEs se s'était rassembléEs plus tôt au
square Philips. L'action femme avait été appelée par
un collectif local qui se décris comme "féministe et
radical" et qui s'oppose à la fois au capitalisme au
patriarcat. La publicité pour la manif de soutien,
ouverte aux hommes et aux femmes, annonçait une action
directe contre "un pilier du patriarcat", mais le site
exact n'était connu que du collectif d'organisatrices
de l'Action.

Un bulletin, intitulé "Les Sorcières", fut distribué.
Il y avait un article qui attaquait la religion comme
"misogyne, autoritaire et patriarcale" tandis qu'un
autre article fournissait des informations sur comment
se faire débaptiser.

Les manifestantEs ont ensuite prisES la rue pour
couvrir la courte distance qui les séparait du lieu de
l'action, la grande Église qui sert de quartier
général à l'Église Catholique de Montréal sur le
Boulevard René-Levesque. Les manifestantEs, menéEs par
les femmes, ont pénétré dans l'Église et se sont mis à
rapidement re-décorer l'endroit. Des condoms et des
serviettes sanitaires ont été mis sur plusieurs
statues, des idoles et des photos. En particulier, les
yeux d'une grande photo du pape Jean-Paul II furent
couvert d'une serviette sanitaire. L'hôtel fut décoré
avec des ballounes-capotes et des soutiens-gorge,
tandis que des pancartes dénonçant le patriarcat et
appelant au contrôle des femmes sur leur corps furent
placées stratégiquement un peu partout dans le
building. Des tracts et des bulletins furent placé
dans les bibles et les prions en églises que les
manifestantEs n'avaient pas pitché au bout de leur
bras.

Les trois personnes qui étaient présentes dans
l'Église pour prier, furent scandalisée par l'action.
De façon controversée des croix de bois furent
allumées dans les marches en dehors de l'Église avant
que la manifestation ne quitte les lieux. Quelques
manifestantEs ont soulignéEs que brûler des croix est
associé à l'anti-noirs, anti-sémite et anti-catholique
Ku Klux Klan; il est clair cependant que les
organisatrices ne voulaient pas l'intention de laisser
une telle impression (il n'est même pas clair qu'elles
en étaient conscientes).

Mise à jour (20 h 10 pm)

L'action gratuite de la Police de Montréal
d'aujourd'hui ne s'est pas terminée avec leur passage
à tabac de fin de manif. 4 militantEs, après avoir
appris les événements de l'après-midi, se sont
rassemblés sur le trottoir à l'extérieur du centre
opérationnel de la Police sur la rue Guy où plupart
des arrêtéEs étaient emprisonnéEs. Pas moins de 10
policiers sont rapidement sorti pour arrêter et
emprisonner Alexandre Popovic, un militant
anti-brutalité policière bruyant, animateur de radio
et membre actif de COBP (CitoyenNEs opposéEs à la
Brutalité Policière) [Alex, est aussi un des militants
anars québécois les plus connus et un contributeur
assidu d'A-Infos]. Popovic n'était même pas présent à
l'action femmes, et était venu à la station pour
fournir du support pour quiconque aurait put être
libérer et s'enquérir des accusations.

Popovic est la cible de l'acharnement policier depuis
plus de 5 ans. Il s'est fait avoir plusieurs fois avec
de fausse accusations, s'est vu attribuer "la
planification et le leadership" d'action auquel il ne
participait même pas et a été forcé d'accepter des
conditions de remise en liberté excessive. Son
arrestation aujourd'hui, même incidieuse comme elle
est, ne surprendra absolument personne de familié avec
le milieu militant montréalais, et l'attitude débile
des flics.

Une mise à jour de l'action d'aujourd'hui et des
arrestations suivra en même temps que l'information
deviendra disponible.

-- un article de Jaggi Singh jaggi@tao.ca pour
act-montreal, a-infos et le Direct Action Media
Network (DAMN). Ce texte est basé sur des informations
de premières mains et des témoignages visuels. 

http://concordia.pirg.ca/activist,
http://www.ainfos.ca
http://damn.tao.ca

anti-copyright

TRADUCTION: Phébus pour A-Infos-Fr
 

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