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{Info on A-Infos}
(fr) DU BUCHER AU BAREBACKING, QUELLE REALITE POUR LES HOMOS ?
From
ocl_relex@hatomail.com
Date
Fri, 30 Jun 2000 12:17:19 -0400
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A - I N F O S N E W S S E R V I C E
http://www.ainfos.ca/
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Cet article est le premier consacré à l'homosexualité,
la transsexualité et à l'identité de genre. Espérons
qu'il suscitera des débats.
De la charité chrétienne au flickiâtre
Au Moyen-âge on les brûlait, entre un Juif et une
"sorcière" au nom de la charité chrétienne et pour
sauver leur âme de l'enfer.
Au fil des siècles, le flic et le psychiatre ont
remplacé l'inquisition, l'idéologie se faisant passer
pour scientifique et humanitaire. Tout a changé et
rien ne change.
Lorsqu'elle est apparue, la psychanalyse était
subversive. Freud ne disait-il pas que l'homosexualité
se fonde sur la bisexualité psychique, inhérente à
tout homme et à toute femme ? Cela ne pouvant faire le
jeu de la société, on a châtré Freud. On a beaucoup
abusé des ambiguïtés freudiennes, opportunisme oblige
: Les homosexuels souffriraient d'une régression du
développement sexuel à un stade infantile! Naît alors
le refrain devenu tristement classique de leur "peur
des femmes" : Toute fille représentant leur mère (et
on ne baise pas sa mère), ils s'identifient à elle et
ils prendront les garçons, objet de leurs désirs, pour
l'enfant qu'ils croient avoir été en les aimant comme
leur mère les a aimés. C'est le narcissisme. Ou, plus
édifiant encore, ils auraient inversé leur Oedipe.
C'est avec papa qu'il y a un problème. Ils veulent
qu'il leur donne un enfant, ils détestent maman et se
font "tout femme" pour que papa les encule. Mais
manque de pot, cela ne marche pas. Ayant dévalorisé
leur "pénis-phallus" (c'est la castration), ils se
retournent vers les mâles pour reprendre le phallus
perdu : ça s'appelle récupérer l'être dans l'avoir. Le
sort des lesbiennes n'est pas meilleur. Malgré les
apparences, elles ne sont pas mieux acceptées. Si les
réactions à leur endroit semblent moins virulentes, ce
n'est pas par tolérance, mais simplement par la
sempiternelle négation de la sexualité féminine.
Il faudra attendre 1971 pour (enfin) voir la création
du FHAR - Front Homosexuel d'Action Révolutionnaire.
Mouvement politisé, engagé dans les luttes de son
époque, celui-ci aura pour but de prendre d'assaut "la
normalité sexuelle fasciste". Ses militants crient
haut et fort : A bas la société fric des hétéro-flics,
à bas la sexualité réduite à la famille procréatrice.
Le corps est politique, à bas la répression sexuelle.
Dans un ouvrage intitulé "Rapport contre la normalité"
ils s'adressent aux homophobes. A l'Etat, en tout
premier lieu, pour qui ils sont un fléau social (au
même titre que la tuberculose, l'alcoolisme et le jus
d'orange frelaté, selon la loi Pétain-de Gaulle,
amendement Mirguet, de sinistre mémoire). Ils
dénoncent la répression, laquelle a pour but
d'extirper leur sexualité et de les réintégrer dans le
bercail naturel de la sacro-sainte famille, berceau de
la chair à canon de la plus-value capitaliste et
stalino-socialiste. Ils rappellent qu'ils sont objet
de mépris pour leur père et d'effroi pour leur mère.
Ils s'adressent aussi aux militants "progressistes",
leur faisant remarquer que dans leurs luttes, ils
peuvent tout à la fois défendre les Noirs et traiter
les flics d'enculés, comme s'il n'y avait pas de pire
insulte.
Rapidement, le FHAR s'investira dans la lutte des
femmes. Il déclarera, à l'attention de leurs
oppresseurs communs "Nous sommes avec les femmes le
tapis moral sur lequel vous essuyez vos con sciences".
Il dénoncera la fête des mères, héritage pétainiste
et patriarcal. La presse de l'époque, on s'en doute,
ne sera pas tendre, à commencer par Minute. Mais s'il
est établi qu'on ne peut guère attendre mieux d'un
journal d'extrême droite, les moins avertis ( si
toutefois il en existe encore en ce domaine!) seront
surpris de Lutte Ouvrière qui, en Mai 1971 s'attaquait
au magazine "TOUT", quinzomadaire du FHAR et
qualifiait ses rédacteurs d'intellectuels
petits-bourgeois "qui en arrivent, après s'être
réclamés du socialisme dans un seul pays à se faire le
chantre du socialisme dans un seul lit". Ils
précisaient qu'ils ne demandaient pas la répression de
l'homosexualité mais contestaient que "TOUT" mêle la
Politique à ... "cela", précisant que l'on peut se
demander "ce qui peut amener des gens qui se disent
révolutionnaires à éditer un journal dont le contenu
est à la hauteur de graffitis de pissotières" (SIC !).
Comment faire admettre que l'homosexualité est une
forme d'amour comme une autre, face à une propagande
hargneuse et à une société post-pétainiste qui a bien
compris qu'être homo, cela remet en cause le schéma
Travail, Famille, Patrie ? D'autant plus que quelques
sociologues, médecins et autres personnalités de la
"flickiâtrie" enfonceront le clou : "Pour ces
délinquants mentalement anormaux, médecins et
magistrats réclament une loi de Défense sociale avec
possibilité d'avoir des asiles de sûreté, où les
malades pourraient être soignés et réadaptés par la
psychothérapie et le travail" (Les troubles mentaux -
G. Henyer - 1968) ou encore "L'homosexualité est
acquise, elle présente dans le comportement d'un être
humain le symptôme d'une névrose profonde, non
résolue" (L'homosexualité féminine - Dr Caprio -).
ANNEES 80 : AVENEMENT DE LA GAUCHE AU POUVOIR ET DU
SIDA
Le SIDA, surnommé "cancer gay" du fait de son
existence massive dans la communauté homosexuelle,
amènera ghettoïsation et diabolisation de celle-ci. La
gauche à la Présidence de la république couvrira les
descentes de flics dans les backrooms*, les
préservatifs y seront régulièrement saisis car
"incitant à la débauche", couvrira l'accueil
lamentable dans beaucoup d'hôpitaux où les jeunes
contaminés sont traités de façon tellement humiliante
et dégradante qu'ils préféreront renoncer à se
soigner. L'Eglise, mais est-ce une surprise, ira de
propos réactionnaires en propos assassins. Elle qui
considère déjà l'homosexualité comme un acte contre
nature faisant offense à dieu, verra pour nombre de
ses membres une "juste punition divine" dans cette
contamination. Ajouté à cela le manque de moyens réels
pour la prévention et la recherche, et c'est
l'hécatombe! Les discours les plus édifiants seront
alors entendus, telle la proposition de "parcage" des
gens contaminés (sidatoriums).
C'est en 1989 que se créera la branche française d'ACT
UP et avec elle naîtront les actions que l'on connaît.
* Backroom : lieu peu ou pas éclairé, attenant à des
endroits ouverts au public -boîtes, bistrots- où il
est possible d'avoir des relations sexuelles.
QU'EN EST-IL AUJOURD'HUI?
Au même titre que les mouvements féministes, les
associations gaies ont subi une dépolitisation
destructrice. Pour bon nombre, la contestation a
disparu et on assiste plutôt à une forte demande
d'assimilation. Cette dépolitisation a ouvert la voie
à la récupération par certains partis politiques. Les
assoc' qui leur sont inféodées ne revendiquent alors
que ce qui leur est propre, ce qui correspond à leurs
programmes électoraux, des choses simples et
facilement accessibles, on ne trouve plus de remise en
cause du patriarcat, alors que celui-ci est encore
dénoncé par les associations de transsexuels.
Pourtant, à l'instar des féministes qui revendiquaient
le droit de "faire un bébé toute seule", les
lesbiennes n'ont pas le droit à l'adoption, il faut
dire que ce serait (enfin!) une sacrée remise en cause
du rôle du mec dans la société!
ET LE PACS DANS TOUT CA, EXEMPLE TYPE DU DESIR
D'INTEGRATION?
Le PActe Civil de Solidarité est né des revendications
de mouvements tel ACT'UP qui voyaient là un moyen de
donner un cadre légal aux homos vivant en couple.
Jusque là, quand un des deux membres du couple venait
à disparaître, l'autre, n'ayant aucun reconnaissance
légale, se retrouvait le plus souvent jeté de
l'appartement commun et des situations inextricables
et dramatiques voyaient le jour.
Les associations homos y voient une amorce d'égalité
avec les hétéros, estimant que l'existence d'un cadre
juridique n'implique en rien l'obligation d'y entrer.
Après tout le droit de vote n'exclut pas l'abstention,
celle-ci étant différente de l'interdiction de vote de
par sa nationalité ou des jugements iniques. Mais,
dans les faits, ce PAcs cadre les rapports humains
dans un esprit de monogamie et ne répond pas aux
espoirs les plus légitimes. Il n'a pas encore fait
évoluer les mentalités et cette avancée semble
illusoire, des jeunes continuent à se faire virer de
chez leurs parents pour cause d'homosexualité,
déclarer publiquement son homosexualité (faire son
"comin out") reste très risqué dans la plupart des
cas, les "pacsés" étrangers doivent lutter avec
beaucoup de préfectures pour la reconnaissance de leur
droit au séjour.
Idée controversée dans les milieux homos, certes, mais
de l'avis de tous combat à mener: le Pacs ne résout en
rien le problème de l'impossibilité d'adoption par les
homos, celui de l'obscurantisme qui entoure la
Procréation Médicalement Assistée. Et pourtant,
combien d'homos élèvent des enfants avec comme seul
problème réel le regard d'une société homophobe et
ringarde? L'envie d'hurler monte d'elle-même quand le
"grand révolutionnnaire" Cohn Bendit déclare (sans
rire) qu'en théorie, il est pour l'égalité des droits,
mais qu'il faut rester prudent en matière d'adoption
du fait de la marginalité des homos (sic).
Ce n'est pas un hasard si cette bataille du PAcs a été
gagnée, elle ne remet rien de fondamental en cause
dans notre société capitaliste et patriarcale, permet
aux politiciens qui l'ont votée (même après quelques
péripéties parlementaires) de se pavaner à bon compte
en affichant une volonté progressiste et surtout ...
de s'attirer de précieuses voix.
TRANSSEXUALITE ET IDENTITE DE GENRE
On ne naît pas femme disait Simone de Beauvoir, on le
devient.
Autant le sexe est biologique, autant le genre se
construit. Selon le Centre d'Aide et d'Information sur
la Transexualité et l'Identité de Genre (CARITIG),
"notre culture impose une bipolarisation du genre en
tenant compte de l'anatomie et il est temps que nous
définissions le comportement en terme d'humain, plutôt
que de masculin ou de féminin.
Généralement, l'être humain ne se pose pas la question
de savoir quelle est son identité de genre. Il n'y a
pas de discordance entre celle-ci et son corps
morpho-anatomique. Mais ce n'est pas le cas pour tout
le monde ...
L'identité de genre est vécue de diverses manières
selon les individus:
- Les travestis qui ont conscience d'appartenir à leur
genre et sexe biologique mais qui, sans se
l'expliquer, éprouvent le besoin de s'habiller avec
les vêtements du sexe opposé.
- Les transgendéristes qui vivent leur identité de
genre dans la diversité. Certains revendiquent le
droit à l'androgynie (cf PLATON-NDLR). D'autres vivent
en temps que femme ou homme, bien que non opéré(e)s.
Le transgendérisme s'exprime au plus profond de la
dualité.
- Les transsexuel(le)s qui mettent en conformité leur
sexe anatomique et leur morphologie avec leur identité
de genre. Ils ne changent pas leur identité profonde,
mais rectifient uniquement l'enveloppe corporelle".
Il faut savoir que changer de sexe, c'est entrer dans
des dédales incommensurables, tant au niveau
administratif qu'au niveau médical.
Une fois les interventions chirurgicales terminées, il
faut compter un à deux ans avant d'obtenir le
changement de ses papiers d'identité (à noter que la
France a été condamnée en 1992 pour avoir refusé des
changer son état civil, durant 17 ans, à une
transsexuelle, condamnation reposant sur le non
respect de la vie privée).
Mais comme le parcours médical situé en amont de ce
changement est long! Il est quasiment impossible de
consulter un endocrinologue ou un chirurgien sans
l'avis de psychiatres. La plupart d'entre eux, tout
droit sortis de la flickiâtrie évoquée plus haut ne
sont pas loin de considérer que les trans' sont des
"fous", des hystériques ou des psychotiques ... et le
dialogue s'instaure. D'où l'utilité première
d'associations comme le CARITIG qui fait un formidable
boulot d'écoute, qui apporte un soutien moral, se bat
pour des soins de qualité dans le respect de la
dignité humaine, revendique l'attribution de papiers
d'identité adaptés aux trans' pendant la période de
transition, pour la garde de l'emploi, du logement et
du droit parental.
Les transsexuels ont conscience, certainement plus que
d'autres, de la nécessité de lutter contre le
patriarcat. Un mariage a eu lieu dernièrement aux
Etats Unis entre un homme et un homme devenu femme. La
Cour a fini par reconnaître la possibilité de cette
union "bien que le femme ne puisse avoir d'enfant",
reconnaissant ainsi que le rôle de la femme ne se
réduit pas à celui qui lui est habituellement imposé:
celui de procréatrice.
A noter qu'au niveau de la transsexualité, tous les
cas de figures sont possibles : Homme qui devient
femme (M2F), femme qui devient homme (F2M), des hommes
qui deviennent femmes lesbiennes etc.
Dans tous les cas, les trans' subissent la violence,
et ce dans tous les milieux. Ils sont rejetés,
culpabilisés par toutes les autres communautés, d'où
le besoin criant d'associations spécifiques.
Cerise sur le gâteau, mais qui s'en étonnera, la
gauche plurielle a expulsé à tours de bras des trans'
algériens, lesquels avaient deux horizons qui
s'offraient à eux, la prostitution "ici" pour ne pas
crever ou aller se faire égorger "au bled".
* CARITIG -BP 756- 75827 PARIS CEDEX 17 - Téléphone 01
53 17 05 27
www.caritig.org E-mail : caritig@caritig.org
SAFE SEX ET BAREBACKING
Que l'on soit homo, trans' ou autre, dès que l'on
s'écarte de la sexualité normée par la société, il y a
rejet.
Alors que le safe-sex (sexe sans risques, aux rapports
protégés) est prôné par les assoc' travaillant sur les
comportements à risques et leur prévention, un tout
autre courant est né : le barebacking. Il s'agit de
relations sexuelles établies entre individus
sérodiscordants, c'est à dire entre séropositifs et
séronégatifs, ou entre séropositifs contaminés par des
souches différentes du virus.
Pour ces derniers, leur comportement est fondé sur le
fait qu'ils estiment que le VIH n'est pas leur
identité, qu'il n'y a plus de risques avec les
nouveaux traitements, que la surcontamination n'existe
pas (alors que chacun sait que la maladie change). Ils
estiment que les discours sur le SIDA ont brimé la
sexualité, l'ont normée ; que l'on a à travers eux
renforcé un enfermement dans les normes d'un nouveau
contrôle social et sociétal. Ils estiment pouvoir
faire ce qu'ils veulent de leur corps et refusent
toute "ingérence".
En ce qui concerne les séronégatifs qui se prêtent à
cette roulette russe, les choses sont différentes.
Etre homo, c'est le plus souvent être rejeté par les
parents, c'est être "rien" pour la société. Pour
beaucoup de jeunes, le fait d'être séropos les aide à
faire leur comin out dans la famille, ils ne sont
alors plus "rien" pour la société, mais ils sont
"séropos".
Quelle a été l'évolution depuis le Moyen-âge, que les
gens soient attachés sur un bûcher ou que le regard de
notre société les pousse à des comportements
suicidaires ? L'homophobie est un problème
profondément politique. Ce n'est pas par hasard que le
nazisme s'est intéressé aux homos, si le triangle rose
pour les gais et le triangle noir pour les lesbiennes
ont existé dans les camps, si les homos sont encore de
nos jours persécutés dans un nombre hallucinant de
pays. L'homosexualité assumée, c'est la remise en
cause du patriarcat et de l'ordre moral. Le combat
pour l'éradication de l'homophobie est vital.
Evelyne - Reims - le 21 mai 2000
Mes plus chaleureux remerciements à Jean, Jean-Marie,
Sébastien et Vincent, pour leur patience, leurs
analyses ou leur témoignage.
Vous voulez réagir à cet article, vous avez été membre
ou sympathisant du FHAR, vous voulez à travers votre
propre vécu témoigner sur ce qui est abordé dans cet
article, merci de nous écrire à :
OBLIK
Evelyne GARNIER Sébastien LAMBEAUX
BP 25 - 51871 REIMS CEDEX 3
oblik-reims@yahoo.fr
Vos courriers nous seront précieux.
Les intersexués, otages de l'esthétisme et des
idéologies douteuses
C'est un groupe humain dont on parle peu. Il est
constitué de ceux que l'on appelait autrefois les
hermaphrodites, c'est à dire ceux qui présentent à la
naissance les caractères sexuels des deux sexes.
Ce sont les médecins, et eux seuls qui décident de
leur sort. La plupart des interventions chirurgicales
se font sur les bébés avant l'âge d'un an! C'est dire
s'il est tenu compte de l'avis du patient. Les
critères, qui se disent en accord avec la nature (!)
et esthétiques relèvent en réalité d'une idéologie
bien obscure. Ainsi, si le bébé présente un pénis jugé
trop petit (par rapport à quelle image du "mâle"?), il
sera fait fille. On lui retirera donc le pénis jugé
"hors normes". L'individu sera remodelé au fil des
années, en particulier une vaginoplastie sera
effectuée. En cette matière, les critères sont clairs
et sans appel : un vagin doit être un orifice
permettant la pénétration par un pénis.
A l'adolescence, un traitement hormonal adapté viendra
conforter le choix des chirurgiens. A noter que dans
le peu de pays où les interventions ont lieu à
l'adolescence, c'est à dire APRES l'apparition des
caractères sexuels secondaires (apparition des poils,
mue de la voix etc...), le choix est fait en
collaboration avec la personne concernée.
[Extrait de Courant Alternatif, un mensuel édité en
France par l’Organisation communiste libertaire]
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