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(fr) La bataille du Sommet de Québec: LA JEUNESSE RÉVOLTÉE VOLE LE SHOW

from <mbubuv@yahoo.com>
Date Fri, 25 Feb 2000 03:12:51 -0500


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"eh les jeunes, ça gaze?"
-Lucien Bouchard s'informant sur l'état de la jeunesse


Mardi soir le 22 février à Québec, une date que nous
ne serons pas prêtEs d'oublier. 1500 personnes
protestent contre le Sommet de la Jeunesse du Québec
(SJQ), les sales porcs de la Sûreté Municipale de
Québec gazent à qui mieux mieux tout ce beau monde. Le
gouvernement annule toutes les activités du SJQ en
soirée. Compte-rendu de deux journées de protestations
riches en solidarité et en combativité.

Le 22 février, dès le début de la soirée, le ton est
l'affrontement. Alors que les manifestantEs ne sont
que quelques centaines, les jeunes opposantEs les plus
décidéEs tentent de forcer leur entrée à l'intérieur
du Grand Thâtre de Québec, le lieu où se déroule le
SJQ (quoi de plus approprié qu'un théâtre pour une
bande de bouffons politichiens qui jouent à la
concertation avec un soupçon de comédie absurde à la
Ionesco!). 

Les jeunes révoltéEs saisissent une des barrières de
métal qui bloquent l'accès au Grand Théâtre pour en
faire un bélier, question de tester la solidité des
vitres. D'ailleurs, elles passent le test haut la main
puisque la vitre ne cèdent en rien aux pressions du
bélier d'infortune. C'est après cette tentative que
l'escouade anti-émeute des salauds de porcs de Québec
est déployé, à peine une dizaine.

Les chiens anti-émeute ne tardent pas à envoyer leur
premières salves de lacrymogènes. Au début, elles
créerent un certain vent de panique, les gens n'étant
pas habituéEs à ce genre d'attaque. En fait, tout le
long de la soirée, des dizaines et des dizaines de
grenades seront catapultés sur la foule qui grossit au
fur et à mesure que débarquent les manifestantEs
provenant de l'extérieur de la ville.  

Les gaz utilisés sont le CS, un des plus puissants
qu'on connaissent. Par contre, les grenades lacrymos
se suivent mais ne se ressemblent pas. Une de celle
qui a fait le plus sensation est une engin qui, une
fois tirée en l'air, explose pour se diviser en quatre
petites grenades lacrymogènes. Les cochons s'amusent
parfois en tiré leur grenades à une distance de
seulement quelques pieds des manifestantEs,
occasionnant de vives douleurs. CertainEs oppsantEs
qui s'approchent de trop près goûttent aussi aux jets
de poîvre de cayenne.

De la résistance courageuse jusqu'à la lâcheté la plus
crasse

Cependant, les manifestantEs les plus résoluEs
organisent la riposte. Divers projectiles sont offert
à la racaille policière: des cocktails Molotov, qui
auront un effet boeuf, en passant par les balles de
neige, tiennent les pourris en respect. Des petites
boules, qui ressemblent à si méprendre à des boules de
billard, sont aussi destinés au effectifs porçins, et
l'une d'elle serait à l'origine d'une blessure au
coude d'un des sales porcs. Seulement une poignée
d'individus eurent la prévoyance de s'équiper de
masques à gaz. 

Les opposantEs les plus décidéEs se jettent
systématiquement sur les grenades lacrymogènes pour,
soit les relancer aux cochons sales, soit les enterrer
sous la neige. D'ailleurs, plusieurs personnes
boufferont de la neige pour justement neutraliser les
effets gazeux. Tout le monde y a goûtté. Ce fut, pour
l'immense d'entre-nous, notre baptême aux lacrymos
dans ce qu'il convient d'intituler les Jeux d'hiver de
Québec.

Notons que la plupart des organisateurs et trices de
la manif brillent par leur absence lors de ces
affrontements. À aucun moment ne peut-on entendre de
mot d'ordre stratégique, les rares slogans sont
inaudibles et soporifiques (!) malgré le fait qu'un
camion équipé d'un système de flûtes avait bel et bien
été loué par les 'responsables' (!) de la manif. La
résistance des opposantEs fut uniquement le fruit de
l'action spontannée d'individus n'ayant vraiment pas
froid aux yeux. Cependant, on ne peut en dire autant
de touTEs les manifestantEs qui étaient là. CertainEs
chiaient littéralement dans leur froc et s'employaient
à courir pour le simple fait que des gens se mettaient
eux et elles aussi... à courir! Pire encore, un
manifestant fut brutalisé pendant une longue minute
par des agents en civil sous les yeux de d'autres
jeunes qui n'ont pas levé le petit doigt pour lui
venir en aide!! Il y a quand même des bornes à la
lâcheté, tabarnak!!! 

Il y a avait aussi les habituelLEs adeptes de la
non-violence, mais ce soir là on peut dire qu'ils et
elles ne tenaient vraiment pas le haut du pavé, pour
ainsi dire, étaient autant, sinon plus, dépasséEs par
l'agression porçine. Il y a avait donc vraiment toutes
sortes de protestataires sur place, des plus aguerriEs
en passant par des jeunes qui en était à leur première
manif. Il n'y avait pas non plus que des jeunes, car
des gens parfois assez âgéEs, provenant, pour
l'essentiel, du milieu communautaire ou
d'organisations néo(?)staliniennes, étaient de la
partie. 

Des cochons dépassés par les événements

Soulignons l'aspect désastreux de la performance
policière, s'expliquant en partie par le peu
d'effectifs mobilisés pour contre-carrer les
manifestantEs. Les porcs n'ont pu charger et ont du
tenir une position défensive lors du siège du Grand
Théâtre. Cela est sûrement dû au fait que les sales
porcs ont sous-estimé le nombre d'opposantEs qui
viendrait manifester. Les cochons de Québec qui
tentent de compenser leur stupidité par leur brutalité
n'ont pas aider à redorer leur image dans les
massmédias. Un caméraman de Radio-Canada a même été
malmené par les gros-bras-petite-tête en uniforme
durant l'exercie de ses fonctions. Aussi, les
journalistes n'ayant pas été épargnéEs par l'effet des
gaz, certainEs ne leur ont pas fait de cadeau dans
leur couverture des événements, le quotidien Le Devoir
en particulier ne s'est pas géné pour leur donner
mauvaise presse (une fois n'est pas coutume!).

De plus, nous avons apprit qu'une bonne partie de
bataillons anti-émeute de la Sûreté du Québec (cochons
provinciaux) avaient été affectés à défendre
l'Assemblée nationale, le parlement provincial, située
à quelques dix minutes de marche de là. Comme personne
n'avait eue le projet d'aller assiéger le parlement,
c'est une curieuse idée de la part de la SQ, qui
furent vraiment low-profil lors du siège du Grand
Théâtre. On a pu voir qu'une seule colonne de 20 flics
anti-émeute de la SQ, apparue tard en soirée et
repartie presque aussitôt, laissant leur collègues
porçins municipaux débordés dealer avec la jeunesse
enragée. 

La nonchalance des cochons provinciaux
s'expliquerait-elle par le fait que l'APPQ, le
syndicat des porcs, est en pleine escalade des moyens
de pression sur le gouvernement du Québec, pour lui
arracher une hausse salariale de 7,5%, sans parler de
la guerre de mots entre le syndicat et le nouveau
directeur de la SQ, Florent Gagné, un civil, qui se
fait qualifier de 'Pinochet' (!) dans des tracts que
fait circuler l'APPQ? Pour ma part, je suis d'avis
qu'il faudrait les encourager à entrer en grève
générale illimitée...

Quoi qu'il en soit, le gouvernement a prudemment
cancellé toutes les activités prévus en soirée,
incluant un spectacle 'jeune'. D'ailleurs, plusieurs
familles qui étaient venus pour ce show durent non
seulement rebrousser chemin, mais en plus eurent droit
à leur part de gaz lacrymogènes, ce qui a eu pour
effet de doubler leur colère! Pour ce qui est des
déléguéEs du SJQ, la police leur a interdit de quitter
l'édiffice, faisant de ces collabos les otages des
assaillantEs du Sommet pendant plusieurs heures.   

Le bilan des affrontements s'est soldé par deux
arrestations, dont les circonstances restent encore à
établir, deux vitres du Grand Théâtre fendues, une
autopatrouille (joyeusement) vandalisée. Remarquons
qu'une visière de casque anti-émeute fut brisée par un
projectile des manifestantEs, de même qu'un sale flic
de merde en a mangé un en plein les couilles (bien
fait pour toi, fumier!). Nous devons déplorer qu'une
personne a dû être hospitalisée après avoir un reçut
un coup de matraque au ventre. Au moment de notre
départ de Québec, hier soir, cette personne reposait
toujours à l'hôpital, les médecins lui ayant
diagnostiqué des troubles au niveau respiratoire. 

Blocus matinal

Le 23 février, la journée de protestation commence tôt
en matinée, avec un blocage du Centre des congrès de
Québec organisée par le MDE (Mouvement pour le Droit à
l'Éducation, gauche étudiante présentée à tort dans
plusieurs journaux comme étant "associée au mouvement
anarchiste", probablement par désinformation des
services de renseignements politiques policiers). La
participation a été plutôt faible, certainEs ne
parlaient que de cinquantaine de manifestantEs, ce qui
s'explique entre autres par le fait que plusieurs
étaient convaincus qu'avec les événements de la
veille, que la police ne se gènerait pas pour arrêter
tout le monde (n'oublions pas que plusieurs avait
aussi du sommeil à récupérer...). Aussi, il semblerait
que l'appel au blocage n'a été lancé qu'à la dernière,
ce qui n'aide pas à garantir le succès d'une
entreprise aussi risquée . Or, la réponse policière,
d'une brutalité prévisible, fut néanmoins en-dessous
de nos craintes.

Les gros porcs puants ont arrêtés quatre personnes
sans ménagement. Les cochons sadiques se sont amusés à
frapper tour à tour un des arrêtés alors qu'il était
menotté avec des attaches de plastique (tye-wrap) et
coincé entre deux rangés de flics de merde. Un autre
des arrêtés avait ses tye-wrap attachées si serrées
qu'elle laiserait des marues mauves sur ses poignets,
et, comme si ce n'était pas assez douloureux les
brutes lui ont coupé la peau avec des ciseaux au
moment de les lui retirer.

Lorsque nous avons apprit ces arrestations, nous
étions à la tribune populaire du Contre-Sommet,
organisé par CAP-Jeunesse (Coalition Autonome
Populaire- Jeunesse). Un débat ouvert fut entreprit
pour savoir quoi faire à leur sujet et on a entendu
des interventions honteuses appelant à poursuivre
l'ordre du jour du Contre-Sommet comme si de rien
n'était... Heureusement, la solidarité a prévalue et
environs 300 personnes prirent spontannément la rue
pour réclamer la libération immédiate et
inconditionnelle de toutes les personnes arrêtées. 

Manif de solidarité

Sur notre chemin, un chauffard est passé à deux doigt
de nous écraser avec son pick-up (peut-être allait-il
fermer le robinet de sa baignoire qu'il avait
peut-être laisser couler???). Il y a eue plus de peur
que de mal, cependant, sur son passage il a brisé le
rélefteur d'un véhicule stationné. Les manifestantEs
sont arrivéEs au poste de police central où une
dizaine de policiers les attendaient déjà, le
Contre-Sommet étant probablement infiltré par de
cochons-doubles. Les agents municipaux nous ont alors
informés que les arrêtéEs avaient été transferréEs au
Palais de (l'in)Justice. 

Nous nous sommes alors rendus là, et une fois encore,
les porcs nous avaient précédés. Cette fois, ils nous
bloquaient carrément l'accès au Palais, avec une ligne
de 7 ou 8 porcs postés devant la porte principale. La
colère grondait dans les rangs manifestantEs, mais la
foule était divisé sur les moyens à prendre, certainEs
scandaient 'non-violence', d'autres voulaient tout
simplement foncer dans le tas. Étant moi-même loin
d'être convertit à la non-violence, j'étais néanmoins
d'avis que cette option n'était pas du tout
souhaitable, et ce, pour deux raisons: 1) les cochons
anti-émeute nous attendaient à l'intérieur et il était
peu certain que nous arrivions à avoir le dessus sur
eux; 2) un tel affrontement aurait eu pour conséquence
de repousser au lendemain la compuration de nos
camarades emprisonnéEs et ne les aurait certainement
pas aidéEs à faire bonne figure au près de la Cour. 

Pendant que des pourparlers se tenaient avec les
autorités, un jeune cagoulé a tenu bon de rappler
qu'il y a deux ans, en janvier 1998, une cinquantaine
de cochons municipaux étaient venus manifester au
Palais de (l'in)Justice sur leur heures de travail et
avec les armes à feu pour montrer leur solidarité avec
un de leur collègue accués d'avoir fracassé le crâne
d'un jeune de 16 ans à coups de mag-light (lampe de
poche), un incident qui avait suscié énormément
d'émois au niveau médiatico-politique. Si eux le
peuvent, pourquoi pas nous?!?! Élémentaire, mon cher
Watson, parce que la Ville de Québec est un État
policier!!!! Finalement, une délégation de 20
manifestantEs fut autorisée à assiter aux procédures. 

En bout de ligne, trois des quatre arrêtéEs furent
remisE en liberté. La 4ième resta détenue à cause de
son statut de minuere (elle a 17 ans), signifiant que
ses parents doivent faire le voyage pour venir la
chercher (nous ne savons pas au moment d'écrire ses
lignes ce qu'il en est --Note d'A-Infos, elle est
libre sous conditions (pas de manif, couvre-feu,
interdiction de séjour à Québec, ect) et devra passer
en cour en mars sous diverse accusation (particiation
et incitation à l'émeute, entrave, etc...)). Quant aux
autres arrêtés, l'un deux fait face à des charges de
'participation à une émeute' et de 'voies de fait sur
un cochon de la paix' (rappelons que le blocage était
ultra-pacifiste). Comme le veut la tradition de
répression politique de la Vieille capitale, les
conditions de remise en liberté sont typiquement
draconiennes: couvre-feu de 23hrs à 7hrs, interdiction
de séjour dans le district de Québec et interdiction
de particper à des réunions politiques destinées à
organisées des manifestations!!! 

Comme ces conditions constituent un châtiment avant
jugement, faisant fi de toutes présomption
d'innoncence, et qu'elles demeurent d'ici la fin des
procédures judiciaires, il reste à souhaiter que
l'avocat de la défense entreprendra au plus vite des
requêtes en modification de cautionnement. De plus,
les arrêtéEs devront recevoir tout notre support tout
au long de cet interminable calvaire judiciaire qui
les attends, c'est-à-dire en argent, pour couvrir les
frais de déplacement Montréal-Québec, et  en
mobilisation pour ne pas qu'ils et elles aillent à la
Cour toutE seulE. 

Dans l'éventualité d'un verdict de culpabilité, il est
à craindre que la Cour fasse preuve de sévérité comme
par le passé pour les personnes associées aux
'émeutes'. Nous avons déjà vu des gens sans casier
judiciaire recevoir des sentences aussi élevées que 6
mois d'emprisonnement uniquement pour une charge de
'participation à une émeute', classée comme 'crime
dangereux' par les autorités carcérales qui le mette
au même pied d'égalité que les crimes de violence et
ceux reliés à la guerre des biker. 

Un fiasco épouvantable pour le PQ

Encore reste-t-il à tirer le bilan politique du
Sommet, qui doit officiellement prendre fin
aujourd'hui. Ce qui est clair, c'est qu'il s'agit du
pire fiasco pour la politique concertationnaire du
Parti Québécois de Lucien Bouchard et ce, pour
plusieurs raisons: 

1) comme à Seattle, la rue a volée la vedette aux jeux
de pouvoir élitistes; 

2) malgré le fait que le PQ ait prit la peine de trier
sur le volet les jeunes invitéEs à y participer sur la
base de leur modération, cela n'a pas empêcher ces
dernierEs de se sentir manipuléEs par le gouvernement
et de taper du poing sur la table, obtenant ainsi la
modification de l'ordre du jour prédéfini lors de la
première journée des travaux; 

3) vu le caractère 'relations publiques' de
l'événement, la couverture médiatique très défavorable
ajoute au plomb dans l'aile à ce Sommet qui ne vole
définitivement pas haut. 

On en tient pour preuve que le lendemain de la soirée
au gaz, l'infecte ministre de l'éducation, Legault, a
proposé de rencontrer les opposantEs réuniEs au
Contre-Sommet, une provocation rejetée du revrs de la
main comme il se doit, mais qui dénote néanmoins que
le PQ a comprit qu'il a perdu énormément de plumes et
qu'il cherche aujourd'hui à se racheter.  

Il sera interessant de voir quelles seront les
retombées de cette formidable expérience de lutte pour
toute la mouvance militante radicale et jeune,
incluant dans le milieu étudiant. À première vue, il
semble que les habituels déchirements sur ce
faux-débats qu'est violence/non-violence n'aient pas
eu lieux, du moins il n'en a pas été question au cours
de la tribune populaire durant l'avant-midi du 23
février. L'autodéfense militante, après des années de
salissage de toutes parts par les massmédias et les
Duhamerdistes, serait-elle enfin en train de retrouver
ses lettres de noblesse grâce au déploiement sauvage
de violence policière contre les manifestantEs en
particulier et contre les prolos et les jeunes en
général? Seul le temps pourra le dire.

Ce qui est clair pour moi, c'est que la place où il
fallait être hier et avant-hier, c'était à Québec, et
que si les absentEs n'ont pas forcément toujours tort,
eh bien que dans ce cas-ci, oui, vous aviez tort! 


bob
Montréal, le 24 février


À MORT LES PORCS DU QUÉBEC ET DU MONDE ENTIER!

RENVERSONS NOTRE GOUVERNEMENT AUTORITAIRE AU PLUS
VITE!

LONGUE VIE À LA JEUNESSE INSURGÉE, PUISSIEZ-VOUS NE
JAMAIS RAMOLIR COMME LES AUTRES QUI NOUS ONT PRÉCÉDÉS!!!



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