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(fr) L'Agitprop no 5, Contre le Sommet du Québec et de la jeunesse

from emile.henry@sympatico.ca
Date Tue, 22 Feb 2000 18:36:00 -0500


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      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
            http://www.ainfos.ca/
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[Le Groupe anarchiste Émile-Henry de Québec a diffusé,
ou plutôt s'apprète a diffuser, 1 000 copies de tract
à la manifestation contre le Sommet du Québec et de la
Jeunesse]

L'AGITPROP, feuille anticapitaliste, 
numéro 5, février 2000

--> Contre le Sommet de la jeunesse, pour une
alternative libertaire

Au sommaire :
-> Nous voulons tout, et nous prendrons le reste !
-> Face à la mondialisation, politise tes inquiétudes
-> En bref (Mumia, Marche des femmes)
-> L'après Seattle, la solidarité contre la répression
s'organise aussi à Québec

_______________________
NOUS VOULONS TOUT
(et nous prendrons le reste)

Ainsi, elle aura lieu cette rencontre au Sommet où
s'établiront des consensus sur les moyens à prendre
pour pouvoir continuer d’exploiter notre travail (ou
notre misère) sans que nos bons “entrepreneurs” ne
perdent leur place dans la ronde internationale de la
compétitivité ; ce fameux Sommet de la jeunesse où,
main dans la main, la future et l’actuelle “élite”,
certains bureaucrates syndicaux, étudiants et
communautaires, sans parler des bureaucrates tout
court, discuteront du meilleur moyen de nous plumer
pour des siècles et des siècles (amen!).

Pour donner le la et battre la mesure, et éviter tout
malentendu avec ses jeunes “partenaires”, le
gouvernement péquiste déclarait la semaine dernière
que “la hausse du salaire minimum attendra”. Le jour
même, Bouchard annonce que “le Sommet de la jeunesse
sera une bonne occasion de parler du remboursement de
la dette”.

Ce sont des signes de mépris évident de la jeunesse,
considérant que plus du tiers des jeunes de 25 à 29
ans ont moins de 500$  par mois pour vivre. Et quand
on sait que plus de la moitié des jeunes considèrent
que la priorité dans l'utilisation des surplus du
gouvernement devrait être donnée au réinvestissement
dans les services publics, on voit bien que, non
seulement le gouvernement n'écoute pas “la jeunesse”,
mais qu'en plus il s'en sacre!

Et que dire de nos supposés “représentantEs” qui, tels
les petits-bourgeois de la Fédération Étudiante
Universitaire du Québec (FEUQ), revendiquent que les
“mesures de réinsertion à l'emploi” soient élargies à
l'ensemble des jeunes précaires. Non, mais, ils sont
malades! En bon français, les “mesures de réinsertion
à l'emploi”, ce sont des programmes de travail forcé
sous-payé par le B.S. Revendiquer l'élargissement de
ces mesures, ça veut dire revendiquer plus de cheap
labor, plus de flicage des jeunes précaires (comme si
ce n'était pas assez d'avoir un boss!). 

Soit dit en passant, on a bien vu, en conférence de
presse, le vernis de la “solidarité générationnelle”
craquer quand le porte-parole de la FEUQ s'est exclamé
: “notre génération ne veut pas payer pour des
centaines de milliers de retraités et des dizaines de
milliers de jeunes chômeurs”. Jeunes chômeurs,
retraités, même combat contre la FEUQ ? Et vlan ! pour
la théorie du “conflit de génération”... Chassez la
lutte de classes et elle revient au galop !

Pouvait-on réellement s'attendre à autre chose après
des années d'une pratique politique caractérisée, pour
trop de “mouvements sociaux”, par l'à-plat-ventrisme,
la “concertation”, la collaboration de classes et
l'élaboration de revendications “réalistes”, au
détriment de nos besoins et de nos droits? Non, car on
ne récolte que ce qu'on sème.

Il est urgent de relever la tête et de se retrousser
les manches. Il faut remettre l'autonomie politique et
organisationnelle des mouvements sociaux à l'ordre du
jour (dehors les péquistes!). Si certains s'obstinent
à vouloir imposer le même cul-de-sac réformiste à nos
luttes, nous, nous militons pour une radicalisation
des perspectives et pour lier les luttes entre elles. 

Dans cet esprit, les revendications que nous défendons
aujourd'hui sont fort simples:

Contre le cheap labor,
Contre le travail forcé,
Attaquons le Sommet!

Pour ne plus perdre notre vie à la gagner,
Pour une alternative libertaire,
Nous voulons tout et nous prendrons le reste...

Groupe Anarchiste Émile-Henry
Québec, 22 février 2000

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Face aux défis de la mondialisation de l'économie
Politise tes inquiétudes, tu inquiéteras les
politiciens!

D’après les documents du gouvernement, la tenue du
Sommet de la jeunesse a, entre autres, pour but
“d’établir des consensus sur les moyens à prendre pour
réussir les défis de la mondialisation et de la
compétitivité”. Or, s’il y a une chose qui ne fait pas
consensus présentement au Québec et un peu partout
ailleurs dans le monde, c’est bien la mondialisation!

À lire la “grande” presse, on voit bien que les
mobilisations sur la question de la mondialisation de
l'économie inquiètent au plus haut point les
politicienNEs. C'est que, au fur et à mesure que
l'information et la sensibilisation font du chemin,
l'opération “séduction de l'opinion publique”, de
laquelle participent des initiatives comme les Sommets
si chers au P.Q., pour vendre la  mondialisation va de
moins en moins de soi. En effet, plus les gens sont
inquiets et plus ces inquiétudes sont politisées, plus
il est difficile de les convaincre des bienfaits de la
mondialisation. Une question, cependant, demeure et,
tant qu'elle ne sera pas résolue, l'opposition restera
sur la défensive, donc facile à contenir : quelles
alternatives opposer aux projets des multinationales
et de leurs laquais étatiques?

Non pas qu’il faille attendre la recette miracle, bien
au contraire mais, face aux multiples systèmes de
domination qui s’imbriquent les uns dans les autres
pour former l’assise du capitalisme, bien peu de
propositions dépassent la simple réaction à l’un ou
l’autre des aspects du problème. Parmi ces
propositions, au moins deux tendent à émerger. 

La première est le projet de la Taxe Tobin, défendu
mondialement par Le Monde diplomatique et, ici, par
Attac-Québec. Ce projet consisterait “simplement” à
taxer les mouvements de capitaux. Ses partisans font
miroiter les sommes gigantesques qu'une telle taxe
générerait. Cependant, on ne nous dit toujours pas qui
gérerait ces sommes, ce qui est déjà un problème. Une
autre question, capitale à notre avis, se pose. En
effet, militer pour la Taxe Tobin ne revient-il pas à
capituler devant la mondialisation et la spéculation?
En outre, l'idée voulant que plus les mouvements de
capitaux détruisent les économies et les conditions de
vie des populations, plus on récupère de fric pour
réparer les dégâts, en dégoûte plusieurs.

Une autre proposition qui circule beaucoup
consisterait à demander un “contrôle citoyen” sur les
institutions économiques internationales, bref, à
démocratiser la mondialisation. C'est bien beau, mais
on n'a pas encore commencé à nous expliquer comment un
tel contrôle s'exercerait. Surtout qu'au point de
départ, lesdits “citoyens” n'ont que peu de contrôle
sur leurs propres États (et ce sont les États qui
siègent sur des instances comme l'OMC et l'OCDE).
Comment, dans le contexte actuel, peut-on penser
imposer quelque chose de plus substantiel que ce qui
existe déjà au niveau des États? Aux dernières
nouvelles, dans les “démocraties” membres de l'OMC par
exemple, les “citoyens” sont censés exercer un
“contrôle”. Pourtant, cela a-t-il jamais empêché les
États de faire le contraire de la volonté populaire?
Pourquoi cela serait-il différent avec l'OMC, le FMI,
la Banque Mondiale? 

De tout temps, la citoyenneté fut un moyen pour les
pouvoirs de déterminer à qui ils voulaient bien
accorder des droits (voir les cas de sans papiers qui
se multiplient partout en Occident). Penser un réel
contrôle citoyen impliquerait donc, avant tout, de
repenser l’ensemble des institutions politiques,
économiques et sociales qui fondent les systèmes
politiques en place et non pas seulement “gagner” le
droit à une “représentation citoyenne” sur quelques
instances ici et là (comme, par exemple, certains
groupes sociaux au Québec qui “gagnent” une place dans
des tables de concertations bidon ou à des Sommets…).

Nos alternatives de lutte

Un autre point nous tracasse dans ces deux
propositions, il s'agit de l'approche même de la lutte
à la mondialisation proposée par leurs partisans. En
effet, ces gens n'ont de cesse de faire appel à la
"société civile" et aux "citoyenNEs" pour contrer la
mondialisation. Or, l'emploi même de cette
terminologie, parce qu'elle a tendance à obscurcir les
enjeux et les forces en présence, est problématique
selon nous. En effet, le terme de "société civile"
recouvre non seulement le "peuple" et ses
organisations (populaires, syndicales, étudiantes,
féministes, etc.) mais aussi les "citoyens
corporatifs" (les entreprises), les associations
patronales et les partis néolibéraux, c'est-à-dire les
artisans même de la mondialisation. De même, les
citoyenNEs ce sont, bien sûr,
Monsieur-Madame-tout-le-monde, mais aussi des gens
aussi peu fréquentables que Paul Martin, Bernard
Landry, Paul Desmarais ou encore Conrad Black.

Des exemples de ce que donne cette merveilleuse
entente sociale? Quiconque suit la politique
québécoise depuis quelques années aura déjà trop
entendu parler des sommets et de partenariat. Mais
qu’en est-il de ce beau “modèle québécois”, quand on
connaît non seulement les résultats aberrants que ça a
en pratique (ex : le consensus autour du déficit zéro
en 1996), mais qu'on sait également que la plupart des
institutions internationales (ONU, Banque mondiale,
Banques régionales de développement, OMC, OCDE, etc.)
prônent ce modèle depuis près de 30 ans? 

Encore aujourd’hui, pourtant, le gouvernement
québécois parade en se vantant que le Sommet de la
jeunesse constitue un autre exemple du modèle
québécois de concertation. Il ne s’agit pas là “d’un
modèle québécois de concertation”, mais plutôt d’une
copie des projets mis en place dans plusieurs pays
occidentaux, portant le sceau du capitalisme sauvage
et de l’Organisation de coopération économique. La
société civile est traversée d'intérêts antagonistes
et c’est se leurrer que de penser pouvoir unir tout le
monde pour régler les problèmes sociaux sans devoir
aborder la question des rapports de forces et
l’impératif d’un changement social total. 

La mondialisation est un produit de différents
intérêts économiques, et ces intérêts, comme par
hasard, recoupent des positions de classes. C’est donc
à d'autres intérêts, économiques bien sûr, mais
surtout humains, qu'il nous faut faire appel dans la
lutte contre la mondialisation. La question centrale
de toute lutte contre la mondialisation et de toute
politique alternative devrait être celle du pouvoir,
le pouvoir que les gens ordinaires n'ont pas sur leur
vie en général, sur leur travail, sur l'économie et
sur la politique. La lutte contre la  mondialisation
ne peut pas faire l'économie de la construction d'un
projet de société alternatif visant à redonner aux
peuples le pouvoir sur leur destinée. La vérité, c'est
qu'on ne peut s'opposer à la mondialisation ou à tout
projet s’en inspirant (comme ceux du gouvernement
québécois) sans remettre en question les systèmes
économique et politique qui rendent possible leur
existence. On ne peut critiquer la mondialisation sans
critiquer le système capitaliste, et on ne peut
critiquer les institutions comme l'OMC sans critiquer
la démocratie parlementaire et l'État capitaliste.

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EN BREF...

Libération de Mumia Abu-Jamal
LE LUTTE CONTINUE

La lutte pour faire libérer Mumia Abu-Jamal, ce
révolutionnaire américain condamné à mort pour un
crime qu'il n'a pas commis, se poursuit. La phase
actuelle de la lutte est critique. En effet, deux
décisions juridiques touchant directement au cas
Abu-Jamal pourront rapidement être rendues. Dans un
premier temps, la Cour suprême des États-Unis statuera
bientôt sur la constitutionnalité du “Effective Death
Pennalty Act”. Il s'agit d'une législation introduite
par l'administration Clinton visant à accélérer le
rythme des exécutions et qui a pour effet pratique de
priver les prisonniers, comme Mumia, de leur droits de
présenter de nouvelles preuves lors de leur appel à la
Cour suprême. Il reste donc vital de maintenir la
mobilisation, voir de l'accroître. Pour plus d'infos
sur les initiatives qui seront prises au Québec et sur
l'histoire du cas de Mumia, visitez notre site web
(www3.sympatico.ca/emile.henry/mumia.htm).

* * *

Marche mondiale des femmes de l'an 2000
Où SONT PASSÉES LES CRITIQUES 
DU PATRIARCAT ET DU CAPITALISME

Plusieurs ne se retrouvent pas dans la démarche de la
Marche mondiale des femmes de l'an 2000,
essentiellement basée sur le réformisme et sur les
revendications à satisfaire par les différentes
institutions étatiques. Nombreuses sont les militantes
qui se demandent : “Mais où sont donc passées les
critiques du patriarcat et du capitalisme portées par
certaines sections du mouvement féministe ?” On peut
légitimement se poser la question puisqu'après tout,
le mouvement féministe québécois a été fondé, entre
autres, par des militantes socialistes telle que
Simonne Monet Chartrand, Madeleine Parent et Lea
Roback. Une initiative internationale a été lancée par
certaines organisations anarchistes européennes
(telles l'Organisation communiste libertaire
(OCL-France), le Réseau No Pasaran ! (France),
l'Organisation socialiste libertaire (Suisse)) visant
à organiser une campagne autonome, en marge de la
marche, pour marteler que: 1) La lutte contre la
pauvreté des femmes passe nécessairement par une lutte
contre le capitalisme; 2) La lutte contre la violence
faite aux femmes passe nécessairement par une rupture
avec le patriarcat sur un plan individuel, collectif
et institutionnel. Le Groupe anarchiste Émile-Henry
souhaite relancer cette importante campagne au Québec.
Toutes les militantes (et tous les militants)
intéressées sont invitées à nous contacter. 

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L'après-Seattle; 

Plusieurs anarchistes sont menacés de prison
La solidarité s’organise aussi au Québec

Comme chacun le sait, grâce à la récupération
spectaculaire des médias du monde entier, l'opposition
au Millenium round de l'Organisation mondiale du
commerce (OMC), qui s'ouvrait à Seattle à la fin
novembre, fut féroce. On a pu ainsi voir un couvre-feu
être décrété dans une grande ville américaine, des
manifestantEs arrêtéEs par centaines, matraquéEs,
gazéEs, poivréEs, etc. 

Contrairement à la majorité des autres militantEs
arrêtéEs à Seattle (toutes les accusations, sauf une
douzaine, ont été abandonnées contre les
"non-violentEs"), au moins 18 militantEs anarchistes
feront face, sous peu, à des accusations au criminel
et à des procès avec jury. Ces camarades auront besoin
de toute notre solidarité internationale.

Déjà des initiatives sont en place. Ainsi l'Initiative
pour une fédération des communistes libertaires du
Nord-Est organise, en ce moment, une campagne de
solidarité et a lancé un appel à une levée de fonds.
L'argent récolté -d'après les camarades américains, il
s'agirait déjà de plus de 1 200 $ US- sera remis au
Fonds légal d'aide mutuelle, une organisation sans but
lucratif créée spécifiquement à cette fin par des
libertaires de la côte ouest américaine.

Nous nous sommes jointEs à cette initiative et c'est
pourquoi le Groupe anarchiste Émile-Henry organise,
samedi 26 février, une soirée de solidarité avec les
militantEs qui ont été arrêtéEs pendant les
manifestations contre le Millenium Round de l'OMC à
Seattle. Il y aura projection de vidéos sur la
Bataille de Seattle et une petite conférence. Cette
soirée aura lieu au Tam-Tam Café (421 boul. Langelier,
coin Charest) à 19h. Tous les sous récoltés seront
versés au fonds de défense. Notez que des camarades de
Montréal comptent faire de même (info:
mainnoire@altern.org)

Un cas concret de répression

Nous apprenions récemment qu'Anne Dashielle (surtout
connue sous le nom de plume qu’elle utilise dans Earth
First !, Annie Oakley), une militante anarchiste
américaine membre du collectif BAN, est présentement
en prison dans le Wisconsin rural. De là, elle attend
une extradition vers Seattle. Elle fut arrêtée au
Wisconsin pour une infraction routière et eut la
surprise de découvrir qu'elle était sous mandat
(apparemment, elle ne se serait pas présenter à une
date de cour à Seattle).

La militante avait été arrêtée le 30 novembre à
Seattle pendant les manifestations anti-OMC et avait
été accusée de " malcious mischief ". Elle avait passé
8 jours en prison (le montant de la libération sous
caution se chiffrait à 25 000$ US) jusqu'à ce qu'un
juge décide de la relâcher.

Son premier procès devrait normalement commencer en
mai et ses camarades craignent qu'elle doive rester en
prison d'ici là. En effet, la caution risque d'être
particulièrement salée, surtout considérant que les
autorités semblent disposées à la trimbaler d'un bout
à l'autre du pays. De plus, on craint beaucoup que le
procureur de Seattle tente de lui coller une
accusation d'"assaut", ce qui serait ridicule,
considérant la manière dont elle fut arrêtée. D'après
un témoin, elle fut attaquée en pleine foule par des
flics en civil, aspergée de poivre de cayenne et
projetée au sol (on a déjà vu pire comme assaut !).

Elle reçoit présentement de l'aide d'un groupe qui
essaie de lui procurer de la bouffe qu'elle peut
manger (elle souffre d'une intolérance au lactose).
Les autorités la menacent d'extradition à tout moment,
sa situation est donc précaire. Elle dit qu'elle
apprécierait réellement des lettres de support
(attention à la censure !), du papier vierge, des
timbres et des enveloppes.

Pour l'instant, il s'agit là de toute l'information
dont nous disposons.

Campagne de Solidarité:

Dans l'Est des États-Unis, veuillez s.v.p. envoyer les
fonds à :
Seattle Legal Defense
c/o We Dare Be Free
P.O. Box 230685
Boston MA 02123
USA

Au Canada, veuillez les adresser à :
Seattle Legal Defense
c/o Groupe anarchiste Émile-Henry
C.P. 55051 138 St-Vallier O.
Québec (QC) 
G1K 1J0
Canada

Les chèques peuvent être faits à l'ordre de "We Dare
Be Free," et "Groupe Émile-Henry," respectivement. 

On peut également contacter Anne en écrivant à :

Anne Dashielle
Adams County Jail
PO Box 279
Friendship, WI 53934

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