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FRANCE: L'ETAT VEUT LA MORT DES MALADES ETRANGERS

from Migrants contre le sida <MAHA@espaceweb.ch>
Date Mon, 21 Feb 2000 07:12:55 -0500


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      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
            http://www.ainfos.ca/
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COMMUNIQUE NUMERO 9
MIGRANTS CONTRE LE SIDA
 
Dossier complet disponible:
http://www.hivnet.ch/migrants/dossiers/ratonnade/
 
Du harcèlement à la ratonnade : chronique ordinaire de
l'acharnement policier

L'ETAT VEUT LA MORT DES MALADES ETRANGERS
 
Ce vendredi 18 février, Ali B. se rend Gare de l'Est
pour manifester son soutien aux participants à
l'action « un train antifasciste et gratuit pour
Vienne ». Dès son départ de son domicile, il remarque 
des policiers en civil qui le suivent ostensiblement.
Arrivé sur les lieux, il se fait presque immédiatement
arrêter tandis qu'un impressionnant dispositif
policier se met en place pour empêcher les 
manifestants de prendre le train. Alors que les autres
manifestants interpellés sont emmenés au commissariat
Louis Blanc (Xe), il est isolé et amené rue de Nancy :
là, des flics qui se réclament ouvertement du Front
National commencent une ratonnade en règle : insultes
racistes, coups de poings et de matraques pleuvent. 
L'horreur va durer plus d'une heure pendant laquelle
Ali va vainement demander un médecin et un avocat.
C'est la pression d'une soixantaine de camarades, qui
seront d'ailleurs chargés par les CRS, devant le 
commissariat qui finit par contraindre le commissaire
à arrêter le tabassage et à libérer Ali.

Au troisième « anniversaire » de son expulsion, la
police veut lui faire sa fête
 
Ce n'est pas la première fois qu'Ali B. subit la
répression pour sa  participation à une action
politique. En moins de trois semaines, la police a
interpellé Ali B. pas moins de trois fois. Le 2
février, Ali était tombé dans une embuscade préparée
par des civils qui l'avaient embarqué et cuisiné sur
ses fréquentations politiques. Le 16 février, c'est
une nouvelle convocation dans un autre commissariat. À
chaque fois, une audition et un interrogatoire
humiliant, et, hier soir, un vicieux tabassage
raciste.

Depuis 3 ans, Ali B. est en lutte pour l'égalité des
droits des malades du SIDA
 
Le 7 février 1997, il y a tout juste trois ans, Ali
B., gravement malade, suivant une trithérapie, était
expulsé vers la Tunisie car frappé par la Double
Peine. Une forte mobilisation - en plein vote des lois
Debré - avait abouti à son retour en France. Mais il
s'est retrouvé, comme avant l'expulsion, privé de tous
droits sociaux et interdit de circuler car soumis à
une assignation à résidence, véritable condamnation à
perpétuité qui interdit tout déplacement. Depuis il
n'a jamais cessé de lutter pour sa dignité et celle de
tous les autres qui affrontent, au quotidien, le sida
et les lois et les pratiques qui tuent les malades
étrangers.
 
Cela, aucun état raciste ne peut le supporter de la
part d'un malade immigré. Alors depuis trois ans,
policiers et magistrats utilisent tous les moyens à
leur disposition pour lui faire passer un seul
message: la soumission ou la mort. En lui délivrant un
récépissé de seulement trois mois, la préfecture lui
ôte toute possibilité de se faire soigner et de vivre
correctement tandis que même de très anciennes
condamnations judiciaires, peines de prison et
interdictions du territoire sont ressorties de son
dossier pour justifier l'acharnement contre lui. Jeté
dans les griffes de l'humanitaire, Ali refuse de subir
les humiliations imposées aux malades du centre de la
Croix-Rouge du Moulin Joly. Expulsé du centre, il est
à l'initiative d'une campagne visant à faire cesser 
les pratiques de celui-ci. Pour avoir diffusé un
tract, il est interné de force en juillet 1999 et
plainte est portée contre lui pour violences.

La solidarité, pas la pitié !
 
L'histoire d'Ali est exemplaire non pas par son statut
de « victime » du racisme mais parce qu'elle montre
que tout l'éventail de l'acharnement des
fonctionnaires racistes - qu'ils sévissent dans les 
préfectures, les prisons ou les hôpitaux - ne suffit
parfois pas à briser la détermination de celui qui
lutte pour sa dignité, en refusant l'assistanat
insultant des services sociaux ou celui plus mesquin
des humanistes de tous bords. Aussi le soutien dont il
a besoin aujourd'hui est celui de tous ceux qui seront
capables de voir en lui un camarade et non un « cas
humanitaire ». Ali B., comme tous les autres
sans-papiers, doit obtenir la carte de dix ans, seule 
solution lui permettant de vivre et de se soigner dans
la dignité.

Ali B. passe en appel au tribunal
Rendez-vous le 25 février à 9h30 au Palais de Justice,
10e Chambre, Métro Cité

Migrants contre le sida
Paris, le 21 février 2000
 
Pour en savoir plus, nous appeler au 06 80 87 48 60.



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