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(fr) Sommet du Québec et de la jeunesse, le consensus à CASSER ! (3)

from worker-a-infos-fr@lists.tao.ca
Date Fri, 18 Feb 2000 02:30:36 -0500


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      A - I N F O S  N E W S  S E R V I C E
            http://www.ainfos.ca/
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-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-
Ce qui suit est la fin du dossier que nous avons
commencé à diffuser au début de la semaine sur le
Sommet de la jeunesse. Ces deux derniers textes sont
extraits du numéro d'hiver de Rebelles, un journal
socialiste libertaire québécois. Certaines mise à jour
ont été effectuées par A-Infos, surtout dans le
deuxième texte et sont placé entre [...].

Rappel: de nombreux groupes, dont Rebelles, appellent
à MANIFESTER à Québec contre le Sommet, le 22 février
prochain (rassemblement à 18 h 30 devant le Grand
Théâtre, 269 René-Levesque). Des autobus partiront de
Montréal --info : (514) 278-2211, c'est le numéro de
la Coalition Autonome Populaire Jeunesse-- et de
différentes régions du Québec --entrez en contact avec
avec CAP-Jeunesse ou le MDE, (514) 847-1051, pour en
savoir plus.

                            -l'ouvrier d'a-infos-fr
-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-

--> deux textes de Louise Boivin (Rebelles), mis à
jour par A-Infos

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Concertation jeunesse
AUTONOMIE ZÉRO

En juin 1999, la frustration commençait à se faire
sentir chez certains membres du comité aviseur appelé
«Comité jeunes du Sommet du Québec et de la jeunesse»,
formé d'une trentaine d'organisations «jeunesses»
choisies par le gouvernement. Ne se sentant pas
vraiment écoutées par le gouvernement, des
organisations étudiantes et syndicales, entre autres,
lancent une invitation pour créer un lieu «autonome»
de concertation et d'élaboration des revendications en
vue du Sommet. La coalition Concertation jeunesse
naît. Elle réunit environ 20 groupes. Les trois
regroupements communautaires jeunesse, qui n'ont pas
été invités au Sommet, ont accepté d'en faire partie,
soit le Regroupement des maisons de jeunes du Québec,
le Regroupement des auberges du coeur du Québec
(maisons d`hébergement) et le Regroupement des
organismes communautaires autonomes jeunesses.

Les positions politiques qu'affiche Concertation
jeunesse dans ses textes rendus publics sont floues :
il s'agit d'une liste d'épicerie des demandes des
différents organismes membres qui ne sont pas sans
entrer parfois en contradiction les unes avec les
autres (cesser de soumettre la société au
marché/développer l'entrepreneurship, autonomie des
groupes communautaires/complétamentarité avec les
services publics, etc.). Le comble de l'ambiguité est
le manque de démocratie dans Concertation jeunesse
alors que 80 % de ses organisations membres
participent aux chantiers de travail ou au Comité
aviseur du Sommet mais ne reçoivent aucun mandat de
Concertation jeunesse et ne sont pas redevables devant
elle.

La présence des regroupements communautaires au sein
de Concertation jeunesse nous semble avoir une double
utilité dans le cadre des préparatifs du Sommet.
D'abord, elle leur offre un forum à vocation
occupationnelle pour exprimer leurs critiques sociales
sans que celles-ci n'interfèrent pour autant avec les
orientations du Sommet. Deuxièmement, la présence
communautaire accroît la pseudo-légimité et la force
des délégué-e-s d'organismes participant aux instances
du Sommet car ils et elles peuvent à la fois se
réclamer de la «large» coalition Concertation jeunesse
et défendre des positions comme bon leur semble, sans
mandats démocratiques, au nom de la jeunesse
québécoise. Encore une fois, les regroupements
communautaires siègent sûrement à cet autre genre de
table de concertation aux pratiques démocratiques
nébuleuses par crainte «de manquer quelque chose» ou
dans l'espoir «de faire passer leur point de vue». Il
semble qu'ils choisissent pourtant le meilleur moyen
de transformer leurs craintes en réalité par refus
d'assumer politiquement leur dissidence.

[note d'A-Infos : depuis la parution de cet article,
le gouvernement Bouchard a annoncé que Concertation
jeunesse «serait de la partie». Un siège de plus donc
pour le tiers-état de la jeunesse, coincé entre ceux,
beaucoup plus nombreux, de l'aristocratie affairiste
et du clergé péquiste (ou apparenté, comme les jeunes
loups de la FEUQ, par exemple). Sans parler, bien sûr,
des nombreuses «personalités», invitées
personnellement par le gouvernement, dont on sait de
quel bord elles penchent systématiquement... Pourtant,
les libertaires ne devraient pas tant critiquer
l'anti-démocratisme évident du Sommet, que la logique
de collaboration de classe induite par des années et
des années de «concertation». En effet, on ne récolte
que ce que l'on sème.]

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L'opposition s'organise

Certains groupes communautaires jeunesses et maisons
de jeunes ont refusé de participer aux consultations
régionales dans le cadre des préparatifs du Sommet de
la jeunesse. Le 6 novembre, le Citoyen-ne-s opposé-e-s
à la brutalité policière (le COBP) organisait une
manifestation devant le Palais des congrès où se
tenait les consultations montréalaises en vue du
Sommet. Un grand nombre de gardiens de sécurité
bloquaient toutes les portes pour que personne ne
vienne déranger le déroulement «prévu».

Par ailleurs, le Mouvement pour le droit à l'éducation
(MDE) et la Fédération canadienne des étudiantes et
étudiants - section Québec (FCEE-Québec) revendiquent
l'annulation du Sommet de la jeunesse de février 2000
et des mesures contenues dans le Plan d'action
jeunesse de juin 1998. Dans l'Étincelle express du MDE
publiée dans la semaine du 1er novembre 1999, on peut
lire : «[...] Il est donc important de militer contre
ce sommet pour démontrer au gouvernement et à la
population que nous ne voulons pas de consultations
bidon, dans lesquelles nos intérêts sont synonime de
néant. Ne pas s'y opposer, ce serait l'accepter, ce
serait donc faire un pas de plus contre la
démocratie». Le congrès du MDE tenu en Outaouai les 4
et 5 décembre dernier, visait à planifier la réplique
étudiante face au Sommet. Le MDE et la FCEE-Québec
organiseront des actions de dénonciation durant le
Sommet. 

[note d'A-Infos : depuis la publication de cet
article, tout cela c'est clarifié un peu. Ainsi le MDE
et la FCEE-Québec sont apparement à l'origine de la
coalition «radicale» qui appelle à la manif du 22
février. Pour ce qui est des autres actions, s'il y en
a, il est très difficile d'avoir des précisions à ce
sujet et même les militant-e-s étudiant-e-s
progressistes de la région de Québec ne savent pas
trop ce qui se prépare.] 

L'assemblée générale de l'AGESSHALCUQUAM (sciences
humaines, arts, lettres et communications) s'est aussi
prononcée pour un boycott du Sommet et l'association
étudiante veut organiser une manifestation jeunesse
avec la Coalition étudiante du Montréal métropolitain
et avec les organismes intéressés. 

[Note d'A-Infos : la position des associations
étudiantes de l'UQAM semble particulièrement floue à
l'heure actuelle, ainsi soit elles se sont abstenue
soit ont voté contre la participation de leur
fédération, la FEUQ, au Sommet (du jamais vu!) mais
refusent encore aux dernières nouvelles de s'associer
à la manif du 22 (à l'UQAM, c'est le Comité d'action
politique, le CAP-UQAM, qui signe les affiches et
mobilise en ce moment pour le 22). Des manifs «jeunes»
au contenu politique douteux ont eu lieu hier (le 16)
un peu partout au Québec et il semble qu'en général ce
fut un flop (c'est le cas en tout cas à Québec même
puisque, contrairement à leur habitudes, les
militant-e-s étudiant-e-s progressistes de la capitale
n'ont pas appellé à manifester de façon «critique»).]

La Coalition autonome et populaire jeunesse
(CAP-Jeunesse) a aussi été formée pour regroupper des
groupes et individus qui ne comptent pas aller au
Sommet du Québec et de la jeunesse, ni faire partie du
comité aviseur jeunes du Sommet. Elle regrouppe des
associations étudiantes, le Regroupement autonome des
jeunes (le RAJ dans sa deuxième vie), le centre
communautaire l'X, le comité jeunes d'Alternatives,
l'ADDS-Montréal [note d'A-Infos : groupe radical de
lutte des assistés sociaux], etc. CAP-Jeunesse veut
donner la parole à des jeunes qui ne sont généralement
pas entendus et aborder des sujets qui ne sont pas
nécessairement à l'agenda du Sommet. La Coalition
entend organiser des tribunes et un sommet populaire
ainsi que des actions de mobilisation. [note d'A-Infos
: le contre-sommet de CAP-Jeunesse aura lieu et elle
s'est jointe à l'appel à manifester le 22 février.]

Plusieurs organisations n'ont pas encore décidé si
elles participeront au Sommet de la jeunesse, que ce
soit les comités jeunes des centrales syndicales ou
les regroupements communautaires. [note d'A-Infos :
côté syndical, le SFPQ appel au boycott, la CSN de
Montréal également (et est membre de CAP-Jeunesse), la
CSN nationale participe, la FTQ aussi, pour les
autres, je ne sais pas] Les décisions se prendront en
décembre 1999 et en janvier 2000 [dans certains cas,
ça a tardé encore plus que ça!]. 

Plus les organisations attendent pour décider, moins
elles auront de temps, si elles décident de ne pas
participer au Sommet, pour se faire entendre quand
même et pour organiser la participation de leurs
membres aux activités d'opposition au Sommet.
Plusieurs mois après le Sommet socio-économique de
1996, les centrales syndicales CEQ et CSN ont retiré
leur appui au consensus autour de la lutte au déficit
qui s'y était «dégagé». Il était trop tard.

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REBELLES est un journal de socialisme et de liberté,
publié par les Éditions Rouge et Noir. On peut trouver
le journal dans tous les bons kiosques à journaux du
Québec. REBELLES veut contribuer, sans dogmatisme, à
l'élaboration d'un nouveau projet de société. Après
plus de dix ans d'existence le journal est en pleine
redéfinition. Ce travail de réflexion est ouvert à
toute personne soucieuse de développement et de
l'avenir du journal. On peut contacter le journal en
écrivant à : Case postale 205, succursale «C»,
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